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Pierre-Paul Rubens, peintre, né en 1577 et mort en

26. Jacques de Surhon, orfèvre et géographe, florissait à Mons, de 1548 à 1555.

27. Jacques da Trezo, graveur de sceaux et de médailles, et tailleur de pierres fines, Italien de naissance, qui travailla dans le Milanais, aux Pays-Bas et en Espagne, sous les règnes de Charles-Quint et de Philippe II.

28. Louis Van Boghem, architecte, qui florissait à Bruxelles dans la première moitié du XVe siècle.

29. Jean Van Coninxlo, peintre, qui florissait à Bruxelles au XVIe siècle.

50. Michel Van Coxcyen, peintre, né à Malines, florissait au XVIe siècle.

31. Jean Van den Perre, orfèvre et graveur de sceaux, florissait à Bruxelles de 151 S à 1551.

32. Gaspar Van der Heyden, graveur des monnaies frappées à Tournai, sous les Archiducs et Philippe IV.

33. Jean Van der Wygk, dit Van Battel, peintre décorateur, qui florissait à Malines de 1504 à 1549.

34. Godefroid Van Gelre, orfèvre et graveur de médailles, florissait à Bruxelles de 1585 à 1604.

35. Liévin Van Lathem, orfèvre et graveur de sceaux, qui florissait à Anvers de 1493 à 1515.

36. Jean Van Nymmegen ou Van Vlierden, orfèvre et graveur de sceaux de monnaies, qui florissait à Anvers de 1488 à 1521.

37. Bernard Van Orley, peintre, qui florissait à Bruxelles, sa patrie, au XVIe siècle.

38. Henri Van Pe ou Van Pede, architecte, qui florissait à Bruxelles dans la première moitié du XVIe siècle.

39. Othon Van Veen, peintre, qui florissait à Anvers au XVIIe siècle.

40. Denis Waterloos, graveur de sceaux et de médailles, né à Bruxelles en 1627, mort en 1715.

41 . Sigebert Waterloos, graveur de sceaux et en tailledouce, qui florissait à Bruxelles de 1600 à 1624.

42. Augustin de Wynter, orfèvre et graveur de sceaux, qui florissait à Bruxelles en 1550.

§ 49. Verriers et Verrières.

Sommaire : Antoine et Hubert Wypart. — François Lowichs. — Tilmaa Pisset. — Guillaume Smelz. — Jean de Bastoingne. — Thiéri Leumont. — Godefroid de la Motte. — Jean Hardy. — Verrières au palais épiscopal, au séminaire, à l'église de Saint-Servais, à la cour échevinale, aux églises de Saint-Servais et des jésuites, à Liège. — Verrières à l'église de Reckheim, aux abbayes de Robertmont et du Val-Benoît, à Liège. — Verrières données par les évêques de Liège pour embellir la demeure de diverses personnes. — Verrière au couvent des Filles-Dieu, à Tournai.

Peinture sur verre, a Liège. — Les comptes des dépenses des évêques de Liège qui existent aux Archives de l'État, à Liège, sont loin d'offrir pour l'histoire des arts de grandes ressources : la collection n'embrasse que la seconde moitié du XVIe siècle, et de plus le rédacteur a été d'un laconisme désespérant.

Voici quelques notes que nous avons recueillies sur les vitraux qui furent payés par Ernest de Bavière, depuis 1587 jusqu'à 1596, tant pour l'ornementation du magnifique palais épiscopal que pour l'embellissement de quelques églises ou communautés religieuses de ses états. Nous avons classé ces notes d'après la date des payements.

11 janvier 1587. Verrière aux insignes et armes de l'évêque pour le palais : 18 florins (2).

19 février 1587. Verrière exécutée par Antoine Wypart ou Wypartz (vitrifex), et donnée à l'abbaye de Robertmont : 70 florins de Brabant (3).

Le même jour. Autre exécutée par le même artiste, et donnée à l'église de Saint-Servais à Liège : 120 florins (4).

Janvier 1588. Grande verrière exécutée par le même

(1) Tous les payements sont en florins de Brabant.

(1) Compte de la recette générale de 1586-1587, chambre des finances, aux Archives de l'Etat, à Liège.

(5) Ibidem, f<> 234, v°.

(4) Ibidem.

artiste, et donnée à l'église de l'abbaye du Val-Benoit : 150 florins (j).

31 mars 1588. Verrière aux armes de l'évêque, exécutée par François Lowichs (vitrifex), et placée dans la demeure de Jacques de Hervé : 4 florins (2).

11 septembre 1588. Antoine Wypart reçoit 14 florins pour quatre petites verrières aux armes du prince, et dont deux avaient été placées dans la maison du doyen de l'église Saint-Servais, et les deux autres dans la demeure du chanoine Pierre Curtius, à Liège (3).

15 octobre 1590. La femme du verrier Tilman Pisset (yitrifex), reçoit 6 florins pour quatre fenêtres armoriées qui ornaient la nouvelle cour échevinale, à Liège (4).

30 août 1591. A Guillaume Smelz, verrier (vitrifex), pour une fenêtre, armoriée, selon toute probabilité, destinée à l'habitation de Nicolas Lampsonius, chanoine de Saint-Denis, à Liège (s).

8 novembre 1591. 20 florins sont payés à Tilman Pisset, pour différentes verrières, dont deux avaient été placées dans la maison de l'écolâtre de Liège, et deux autres, aux armes des ducs de Bavière, qui furent également données pour orner des demeures de particuliers (c).

Décembre 1593. Tilman Pisset ou Pissel reçoit encore 4 florins pour une verrière posée dans la maison d'Antoine Romarin (7).

Même date. Deux verrières, du prix de 8 florins et ser-

ti) Compte de la recette générale de 1587-1588, f° 233 v°, chambre des finances, aux Archives de l'État, à Liège.

(2) Ibidem.

(3) Ibidem.

(4) Compte de la recette générale de 1589-1590, f° 252 r°, ibidem.

(5) Compte de la recette générale de 1591-1592, f° 97 r°, ibidem. (G) Ibidem, f° 97 v°.

(7) Compte de la recette générale de 1593, f» 102 r°, ibidem.

vant à l'embellissement de la maison du suffragant, sont payées au verrier Hubert Wypart (vitrifex) (1).

5 septembre 1594. Deux verrières, exécutées par Jean de Bastoingne (vitrifex), et données pour orner le séminaire fondé par le prince évêque : 6 florins (2).

27 janvier 1595. Payement de 16 florins au verrier (vitrifex) Thiéri Leumont, pour deux fenêtres placées dans la chambre échevinale vers la galerie du palais (3).

1596. Antoine Wypart reçoit 230 florins pour une grande verrière donnée par l'évêque à l'église des jésuites, à Liège (4). Le prélat avait en outre payé les frais de l'armature de fer de la fenêtre (s).

10 avril 1597. 60 florins sont payés au même artiste pour une verrière donnée à l'église de Reckeim (ô).

14 juin 1598. Godefroid de la Motte reçoit 4 florins pour une verrière (7).

30 novembre 1598. Payement à Jean Hardy de 4 florins pour deux petites verrières (s).

Verrière au couvent des Filles-Dieu, a Tournai. — Au mois d'avril 1585, le duc de Parme gratifia les religieuses

(1) Compte de la recette générale de 1593, f« 102 v°, chambre des finances, aux Archives de l'État, à Liège.

(2) Compte de la recette générale de 1594., fo 333 r°, ibidem.

(3) Ibidem, f« 353 v°.

(4) Compte de la recette générale de 1596, f° 334 v°, ibidem.

(5) « Decembri a° 1595. Persolvi Symoni Fabri, ferrario fabro, pro confec- » tione ferramentorum fœnestrse vitrese collocatœ seu donatœ ex serenissimae » suœCelsiludinis liberalitate in ecclesia patrum societatis Jesu : ijc xl fl. viij s. »

« 29 maii 1596. Solvi pro 1792 libéras ferri ad magnam fenestram vitream » datam in templo jesuitarum. » (Compte de la recette générale de 1595-1596, fo 366 r° et 367 r«, ibidem).

(6) Compte cité de 1596, fo 335 r».

(7) Compte delà recette générale de 1597-1598, fo 341 r°, ibidem.

(8)« Ad donandum in navi Arnoldi le Page. » (Compte de la recelte générale de 1598, fo 357 v°, ibidem).

du couvent de la Madelaine, vulgairement appelé des Filles- Dieu, à Tournai, d'une somme de 20 livres pour l'achat d'une verrière aux armes de Philippe II, à placer dans l'église qu'elles venaient de faire bâtir (1).

§ 50. Collection de dessins et de miniatures.

Sommaire : Inventaire de la collection de miniatures et dessins de Philippe II, duc de Poméranie et de Stettin, dans laquelle se trouvaient des œuvres de Tob. Bernhart, Paul Bril, J. Bullcn, J. Fischer, Jér. Gunter, M. Kager, L. Kilian, J. Kônig, A. Mozart et J. Rottenhamer. — Il avait l'intention de former une galerie de portraits de princes contemporains et s'adressa aux archiducs dans ce but.

Philippe II, duc de Stettin et de Poméranie, succéda à Bogislas le Bon, son père, en 1606. Il naquit le 28 juillet 1573 de Claire de Brunswick-Lunebourg, et mourut le 3 février 1619 (n. st.), sans postérité. Philippe fut un prince qui aima les lettres, les sciences et les arts. C'est lui qui posa la première pierre du palais ducal situé près de l'Oder, à Stettin, et sous son règne, plusieurs belles églises de celle ville furent restaurées et embellies. Il se proposa d'orner ce palais des portraits des princes de l'empire contemporains et d'autres avec lesquels il avait des rapports d'amitié. Dans ce but il s'adressa également aux archiducs Albert et Isabelle, en 1617. Le duc de Stettin les remercie chacun isolément, dans la lettre qu'il leur écrivit, de l'envoi qu'ils lui ont fait de magnifiques dessins pour son album, et leur joint la grandeur des portraits peints qu'il désire obtenir. L'album, dont parle ici le prince, était une collection précieuse, composée en majo-

(1) Registre n° F. 2(58 de la chambre des comptes, aux Archives du département du Nord, à Lille.

rite de miniatures : il s'y trouvait aussi quelques dessins à la plume. Chaque pièce avait pour auteur un artiste en renom de l'époque. Nous avons eu le bonheur de découvrir aux Archives du royaume, une liste des trente-huit dessins dont se composait l'album du duc de Slettin et de Poméranie, en 1612. L'inventaire contient l'indication des sujets, lesquels sont tous puisés dans le Nouveau Testament. Les noms du plus grand nombre des donateurs y sont consignés et parfois aussi ceux des artistes, savoir : Tobie Bernhart, Paul Bril, Jean Bullen, Jean Fischer, Jérémie Gunter, Marc Kager, Lucas Kilian, Jean Konig, Jean Rottenhamer et Antoine Mozart.

Philippe avait épousé, en 1607, Sophie, fille de Jean le Jeune, duc de Holstein-Sonderbourg, morte en 1618, et sœur cadette d'Anne, sa belle-mère.

« Eximium singularis cuiusdam erga nos benevolentiœ testimonium exislimamus, serenissima princeps, cognata carissima, quo Dilectio Vestra ad petitionem nostrara librum illum quem mémorise omnium hac œtate viventium regum et principum consecravimus, et manu sua et insigniis, historiaque quadam biblica artificiossime depicta exornare voluerit. Debueramus equidem Dilectioni Vestrœ eo nomine iamdudum agere gratias, sed occasio commoda nobis defuit, quam hac vice nacti significare Dilectioni Vestraî voluimus officium illud nobis fuisse longe gratissimum, certoque Dilectio Vestra sibi persuadeat mnemosinon illud inter ea , monumenta quœ nobis carissima surit, diligenter asservatum iri.

» Caetcrum freti ea, quam hactenus apud Dilectionem Vestram experti sumus, promlitudine, unum adhuc ab ea amanter petimus. Palalium quoddam novum hoc tempore exstruimus, idque effigiebus regum et principum nostri seculi ad vivum depictis, insignire ornatiusque reddere studemus. Quia vero Dilectio Vestra inter heroinas nostrœ huius œtatis prœcipuo loco est, illius imaginem prœ cœteris desideramus. Maiorem itaque in modum a Dilectione Vestra contendimus ut effigiem suam artifîci manu pictam nobis per Jacobum de Sommere transmiltere velit, sicuti eliam serenissimum Austrise archiducem Albertum, Dilectionis Vestrœ maritum carissimum, idem officium nobis prœstiturum confidimus. Erit illud propensissimi erga nos affeclus iudicium, facietquc ad œviternam Dilectionis Vcslrse memoriam, et si qua in rc

Dilectioni Vestrae rursus gratificari poterimus, studium et voluntas nobis nunquam deerit. HisceDilectionemVestram féliciter valere ex animo optamus. Dabantur ex arce nostra in veteri Stetino, xvii aprilis anno MDCXVII.

» Philippds II, » Dux Stctinensium, Pomeranorum, etc. » (1).

Voici l'inventaire avec la traduction en regard.

« Verzeichnuss deses neuen Stambuechss welches der durchleichtige hochgeborne Furst und Herr Herr Philips, Hertzog zue Stettin-Pommern, etc., a° 1612 angefangen.

» Dass Format desselben ist in gross Quarto, unnd wirdt ailes auf Pergament gemahlet von Miniatur Mahlerey, oder auch wol schônen Federrissen, von den allerbesten unnd beruembsten Mahlern so hin unnd wider zue finden.

» Folgen die Namen deren so darin schon verwilligt sambt den Stucken so sie mahlen lassen; die Stucklein aber sein mehrentheilss genommen ex vita Christi :

i. Die rômishe Kayserliche auch 1. Miniature, donnée par l'empezue Hungern unnd Bôhaimen Konig- reur Matthias. — OEuvre de Jérémic liche Mayesteit Herr Matthiass, Erz- Gunter, peintre de la cour de ce hertzog zue Ossterreichen, unser aller prince, gnedigster Herr, Jeremias Gunter lhrer Mayesteyts Hofmaller ma h 1 et dass Stuckhlein, unbenant aber noch wass fur Historia.

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