‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 2)Chapitre 25 sur 69 · ÉGLISE DU BOULLAY-THIERHY · texte numérisé non relu

ÉGLISE DU BOULLAY-THIERHY

genï au lion de gueules avec celles de sa mère Jeanne de Trie : d'or à la bande d'azur, comme cela se faisait quelquefois alors. Enfin les armes de Trié surmontent encore l'ogive de la principale porte d'entrée de l'église. 11 existait au-dessous deux autres écussons, mais dont les pièces ont été grattées à Tépoque révolutionnaire.

Après les Pellavoine, les Faviers ne furent pas moins généreux. Ils donnèrent le maitre-autel en bois peint de couleur blanche, rehaussé d'or. Il est orné d'un beau rétable en bois sculpté et sur lequel on voit encore des armes mutilées, mais que Ton peut suffisamment distinguer pour ne pas s'y tromper. En eflfet, les armes des Favier sont : Ùe gueules, à trois concombres d'argent : supports deux lions,

Jacques II Favier (1623-1671) portait : écartelé au i : d'or au chevron de gueules surmonté de 3 burelles de même, au 2 : de gueules au chef échiqueté d'argent et d'azur de trois traits ^ au 3" : de gueules fretté d'or^ au 4^ : d'argent à deux bandes de gueules; sur le tout de gueules à trois concombres d'argent, qui est Favier.

La Révolution a passé par là ; cependant on distingue encore très visiblement les chefs des deux quartiers supérieurs ; le bas du haume est intact, le haut est coupé à la hauteur du cou. Les lions qui servent de supports sont seuls intacts.

Le panneau qui fait pendant à droite porte aussi un écu, mais complètement gratté. Il est supporté par deux feuilles de palme entrecroisées et surmonté d'une guirlande de fleurs et de couronnes. Cet écu pourrait n'avoir rien eu d'héraldique.

Nous avons d'ailleurs le témoignage de M" Pierre Claye, bachelier en théologie de la faculté de Paris, curé du Boulay-Thierry pendant 59 ans, mort le 26 juillet 1778.

« Tout le pays, dit-il, se ressentoit encore des guerres des Huguenots et des désordres qu'a voit causé la Ligue. La plupart des églises n'étoient pas rétablies du pillage qui avoit été fait de leurs titres, meubles et ornements. Celle de BouUay-Thierry a plus souffert qu'aucune autre de ces désordres^ le nommé Gourdon, huguenot^ étant seigneur de cette paroisse à cette époque... M. Favier, duquel on voit la tombe au milieu du chœur, étant

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