‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 3)Chapitre 24 sur 55 · ASSISTANCE PUBLIQUE · texte numérisé non relu

ASSISTANCE PUBLIQUE

I" — Hospices,

lJa coiumunede Broué n'a jamais, à aucune époque, été dotée d'un hospice.

Elle eut toujours recours, pour faire soigner ses malades à hospitaliser, aux établissements de ce genre établis à Houdan, à Dreux, et plus récemment, à Anet»

Dans les premiers temps de l'Eglise, l'évêque était chargé du soin immédiat des pauvres de son diocèse.

Lorsque les ecclésiastiques eurent des revenus assurés, on en assigna un quart au soulagement des pauvres, et, pour les entretenir plus commodément, on fonda les maisons de piété, auxquelles on donna plus tard le nom d'hôpitaux.

Gouvernées à l'origine par des prêtres et des diacres, elles le furent depuis Louis XIV par des fonctionnaires ou notables devant faire partie du bureau de direction.

Les ordonnances d'août J693 et décembre 1698, placèrent les hôpitaux sous la direction des Parlements.

On donnait plusieurs noms à ces sortes d'asiles.

HRov^: (775+15 c.) ao

2îU BROUÉ

11 y avait: les hôpitaux militaires dont le nom indique assez la destination ; les hospices, où des religieux donnaient riiospitalité à des étrangers ; les commanderies, qui étaient d'ordres réguliers ou séculiers ; les léproseries, ou maladreries qui étaient destinées à renfermer les malheureux atteints de la lèpre.

Il y eut autrefois à Broué un lépreux qui habitait en face l'église.

On alla le chercher, avec le cérémonial accoutumé et il fut relégué dans une maison isolée, sise entre Broué et Marolles, à proximité du chemin de Mantes, probablement à la PersîUetterie, hameau aujourd'hui détruit.

L'hôtel-dieu de lloudan, qui fut originairement la maladrerie de Saint-Mathieu, a été fondé vers le commencement du XIIP siècle. Des lettres-patentes de Louis XIV, de 1696, réunirent à cette malsidrerie celles de Saint-Fiacre, de Saint-Léger en Yveline, de Saint-Michel d'Oulins et de Saint-Thomas d'Epône. Le deux dernières communes qnt encore droit chacune à un lit et demi- En 183S, rhôtel-dieu de Houdan renfermait 6 lits pour hommes et 4 pour femmes,

Par son testamenten date du 30 octobre 1856, le D' Aulet légua au dit hôpital la somme de 30.000 francs destinée à la création de trois lits en faveur des malades indigents ou infirmas des communes de lloudan, Marchezais et Broué.

Cettedernière commune, voulant rappeler le souvenir, du bienfait du D' Aulet, a fait graver, sur une plaque de marbre placée dans la mairie, l'inscription suivante :

TïRouft 235

A hk MÉMOIRE

DE M. Pierre Prairial AULET

docteur en medecine

ancien chirurgien major des armees,

Chevalier de la Légion d'honneur,

NÉ A Saint-Ange, canton de Ghateauneuf

LE 13 juin 1794, DÉCÉDÉ A HOUDAN (SeINE-ET-OiSe)

le 12 novembre 1859 Bienfaiteur de la commune de Broué

QUI FUT LE berceau DE SES ANCÊTRES, IL ÉTERNISA

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