‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 3)Chapitre 33 sur 55 · PLAN DV VILLAGE DE BROUK EN · texte numérisé non relu

PLAN DV VILLAGE DE BROUK EN

URUVK (776-f»15 r.

BROUF. 307

publique ou des changements faits dans le nombre des propriétés bâties.

Si on compare le plan ci-dessus avec ce qui existe aujourdliui, on peut constater combien les modifications apportées dans les propriétés bâties depuis plus d'un siècle sont importantes.

La perception des ressources communales ne s'est pas toujours opérée comme aujourd'hui.

Pendant la Révolution, elle était mise en adjudication et c'est celui qui prenait le moins cher pour faire le travail qui était nommé percepteur.

Cette adjudication se renouvelait chaque année.

De ce fait il y eut â Broué un certain nombre de percepteurs.

Nousavoùs relevé les noms de MM. François Dablin. Guillaume Berranger, Etienne Prunier, Jacques Laire, Prunier, instituteur. ^

L'ordonnance royale du 31 octobre 1839 créa les perceptions divisées en classes :

Broué fut le chef-lieu d'une perception qui comprenait les communes de Champagne, Goussainville, Marchezais et Serville.

Les titulaires de cette perception ont été MM. Dupont 1837-1844, Basset 1844-1850, Genêt 1850-1853.

La perception de Broué fut supprimée par arrêté ministériel du 31 décembre 1853 et la commune fut réunie à la circonscription de Bû.

Broué eut alors comme percepteurs-receveurs MM. Legendre 1853, Binard 1877. Delabrousse 1878, Lecat 1881, de Hees 1883, Desprairies 1884, Guerrier 1887, Christol 1890, Behier 1902.

Broué et Marolles possédaient aussi autrefois des officiers ministériels.

310 BROUÉ

conque payerait 20 pour 100 sur un revenu de 100 livres et plus ; et tout roturier ayant de 50 à 500 livres de mobilier, ou de 20 à 100 livres de revenu devait marcher en rhost ou se racheter ; de même tout noble ayant 50 livres de rente en biens fonds.

M Au mois d'octobre 1303, parut un édit qui obligea tous les propriétaires nobles et ecclésiastiques à fournir un homme d'armes équipé et monté par 500 acres de terre; les non nobles devaient fournir six sergents à pied, dont quatre piquiers et deux arbalétriers par cent feux. » « Bientôt on put remplacer l'homme d'armes équipé par 100 livres ; les bas et hauts taillables, n'étant point hommes du roi, durent fournir deux sergents par cent feux. »

Il en fut ainsi jusqu'en 1445.

L'armée, précédemment plus nombreuse et composée de bandes indisciplinées, fut réduite à quinze compagnies de cent lances chacune et réparties dans toutes les villes. Les villes furent chargées de payer ces troupes. La solde de chaque homme d'armes, pour lui et pour toute sa lance fournie, était de 30 livres par mois. Cette somme qui serait dérisoire aujourd'hui, était considérable autrefois, car un mouton entier se vendait 5 sous, et les autres vivres dans la proportion.

Chaque lance ou homme d'armes devait avoir avec lui cinq personnes, dont trois archers, un écuyer et un valet, tous montés et équipés.

Sous François l*'et Henri 11, il fut enjoint à chaque paroisse de cinquante feux de choisir un homme habile à tirer de l'arc, qu'elle armerait et équiperait à ses frais et qui serait toujours prêta marcher pour le service du roi, moyennant une solde de 4 livres par mois. Ce furent les francs-archers.

BROUÉ Mi

En 156U, les compagnies des divers corps d'infanterie et cavalerie furent organisées en régiments et cet état se maintint jusqu'en I79() (I).

Pendant le siècle qui a précédé la Révolution, le recrutement de Tarmée se faisait par le racolement, le tirage au sort de la milice et par Tenrôlement des étrangers.

Broué eut alors ù fournir ses miliciens qui étaient versés dans Tarmée régulière.

En 1775, le comte de St-Germain, ministre de la Guerre, interdit le racolement et imposa des engagements réguliers et contracté» devant témoins.

En 1792, on proclama la patrie en danger et partout on ouvrit des bureaux d'enrôlement. Dans tous les départements s'organisèrent des bataillons de volontaires

Quelques volontaires de Broué allèrent s'enrôler à f>reux.

Nous avons retrouvé les noms de Jacques Fleury, qui fut blessé; Besnard, fils ; Louis Hébert ; Jacques Marais ; Maurice Desvaux.

Le 14 brumaire an IX, un homme de Broué fut désigné par le sort pour faire partie de la colonne mobile et le 5 pluviôse de la même année, il en partait un second.

La Constituante avait créé la garde nationale ; elle fut organisée à Broué le 22 juillet 1792.

Elle était commandée par MM. Desvaux, capitaine ; Dablin> lieutenant.

Bien que nous n'ayons pu retrouver que les noms de cinq de nos compatriotes partis comme volontaires, il est évident que le. nombre en était plus considérable.

En effet, le 10 messidor an 111, le conseil général dressait ainsi qu'il suit la liste des parents des défenseurs de

(1) V. plus haut, p. 72 une publication sur le reorutcinenl de lamée.

'M2 iMiovy.

la Patrie qui avaient droit à des secours à cause de Tabsence de leur père, époux, fils ou frère.

Marie-Suzanne Léveillé, veuve Louis Chemin ; Franroise-Claire Louvét, veuve Nicolas Laîné ; Etienne Prunier et son épouse ; Marie-Barbe Gravier, veuve Jean Maréchal ; Nicolas-François Nicole et son épouse ; Thérèzc Léchalat^ veuve Jean Rousseau ; Joséphine Dizier, femme de Charles Jeffroy ; Jac(|ues Cornillon ; Elisabeth Claye, veuve Jean Huchet ; Marie-Catherine Barbé, veuve Marin Thuvin ; Gilles Catin et son épouse ; François Leroy et son épouse ; Louis Louvet et son épouse ; Louis François et son épouse ; Guillaume Loiseau et son épouse ; Gilles Butet et son épouse ; Pierre Maîtrejean et son épouse ; Etienne Prunier, charron, et son épouse ; Rémi Prunier ; Marguerite-Françoise Gaillard ; Jacques Fleury et sa femme ; Marie Noël, veuve André Hébert ; Jacques Blondeau, père et son épouse.

Voici quel était en 1792, Teffectif de la première compagnie de grenadiers de la garde nationale de Broué, compagnie commandée par M. Guillaume Dagron, officier.

MM. Etienne Prunier, fils, charron ; Jean Baptiste Cauchon ; Jacques Aulet, laboureur ; Louis Aulet, fils; Nicolas Hervé, charron ; Jean Durvie, vigneron : Martin Marais, fils ; Jacques Godfroid, batteur; Nicolas Berranger, fils; Baptiste Dagron, maçon ; Jean Prunier, maçon ; Louis Aulet. laboureur ; Guillaume Louvet, fils ; Gilles Egasse, tailleur ; Jacques Laire, menuisier ; François GefFroy, marchand : Pierre Dagron, maçon ; Guillaume Maillier, bourgeois ; Auguste Maillier, tonnellier ; Jean Echard, maréchal ; Jacques Alleaume, maréchal ; Nicolas Besnard, fils.

Le Directoire organisa la conscription. Tout Français était tenu de servir de 20 à 25 ans.

Napoléon, en 1804, décida que pour chaque classe il y

BHOU^:

aurait un tirage au sort. Les conscrits qui avaient amc* né les plus faibles numéros étaient seuls incorporés.

Les plus riches pouvaient s'exonérer en payant un homme qui les remplaçait.

Le tableau ci-dessous nous indique le nombre des conscrits qui ont tiré au sort, dans la commune de Broué, depuis Tan XIII jusqu'à ce jour.,

rLASSES

an XllI an XIV

ia*Vi

NOMBRK

DK

CONSCRITS

l'I.ASSKS

laiO

Page 1