‹ Archives du diocèse de Chartres (volume 4)Chapitre 16 sur 63 · LA RESTAURATION DES VITRAUX · texte numérisé non relu

LA RESTAURATION DES VITRAUX

DE LA GATHÉMALË DE GHARTRfc;&>.

La reslauralion des vitraux de la cnlhédrale de Cliarires, limircusemeot cnlroprise aux Trais de l'État, intéresse au plus haut youki • les artistes cl les arch^^oloftnes.

Les verrières du porluii royal ou occidental, rcpuléui» du 111" aftcUi mètkeai ose atlenliom toute tpéciale. Leur rmm 6» pkHBb est aujovrd^btii eebevée. Saoe donto, rexëcation malérielle de cet importent lebesr offre tontes les ipmnlies de solidité dési« rtbles, mats rarliste et r«rebéologae penveot avoir quelques réserves à faire et quelques obsenationa à pr<ésenl«. Membre du clergé cbartrain , nous ne pouvons Tester indiiïérent à tout œ qui concerne la splendeur de notre merveilleuse rathédrale.

Notre ]Mf tiiière observation \hp <]uelques fragments neufs que Ton a cru devoir ajouter à la vei i n r c de la baie cenlrale. Il s";i{;it de la bordure inférieure. Avant ia descente du vitrail, ea 1900, celte bordure nexistait plus : une assise de pierre de taille en tenait place., Elle avait existé cependant jadis, et Lassus a pu la dessiner peur sa monographie de la calbédnle<'^, planche XXVIIL A-l-die été descendue lors de la reslaunition du portaU ven iS&o, pour appuyer, les échafaudages sur le bord de cette fenêtre ou pour toute autre cause? Toujours est-il quelle ne figure pas dana liGs primitives pliolographiea de cette façade aolérieureii à 1 900.

MoHOgrniAiê de la calhêdrnle dt CUartret, publioc par ordre de l'Empcrcor cl par Icfl !ioini« de U. le liioûtrç de l*lii»lniclion puMiqne. — l^rjs, Imprimerie Mtioiutk,

La bordure nouvelle est d*on colorb beauooup trop clair, & cAté de reste da vitrail; le différence 8*Mcentne sona les rayons du eokil; rémail du verre n^opposc plus un obstacle suflisant a la trop grande vivarild de la lu[Di^rè; ta douceur, la licJieflse el le velouté des couleurs disparaissent : celte bande est alors en opposition violente avec le reste du vil r,^ il.

Mais il est «n nuire point, plus jjravr notre avis, sur lequel noiië croyoiis dc^ notre deveir d*appc^er ralieuûoii du monde artis* tique.

Restaurer un monument n*est pas le transÇonner» mais lui * rendre son état primitif, le rétablir tel qo*il est sorti des mains de rartlsle. Pour atteindre ee but,-il faut bien comprendre Vidée qui a dirigé eebû ipii fa conçu et exécuté; et, sUI reste des doutes anr son dessein primitif, mieux vaut alors le laisser dans la disposilion précise oà on fa trouvé, que de tenter une disposition încer' taine.

Cod»' fnute avait été commise au xvi* siècle, lors d'une première feslnur.ition , comme il seru facile de le constater bientôt. Les traces de ce premier essai se remarquent en plusieurs points, spécialement h la lôtc de la Vierge. M. Duiimd, auteur du texte explicatif de la monographie de Lassus Ta reconnu sons crainte d'erreur.

» - r ré m

Le verrier do xvi* riMe ne semble pas avoit compris les sujets représentés dans chaque panneau, quand il adopta f ordonnance copiée fidèlement par Lassos dans son magnifique AtUts. Pour en }0(fer ^us sArement, il est utile de rappeler plusieurs principes :

1* Le vitrail est consacré à Tenfance dcNotre-Seigneur;

5° L'u iisfp, très habile, il faut le proclamer, voulut donner à son œuvre tout le charinu [xissihlo pour Tteil , j)ar l'agenromentdes couleurs et des dessins et par la symétrie parfaite. C est ainsi que les panneaux sont les uns ronds avec un fond bleu, el les autrej carrés avec un fond rouge. Cette variété exigeait un dasseinent' spécial. Les ronds ne pouvaient se suivre tous, mais dtemer avec les carrés : par ce (ait, les coidentii se niélangeaioit dans une éclatante et merveilleuse mosaïque.

«> MoHograjAie de Notft-Dame de OwrfnM, — ExpKciUaos des |ilattrli«s |Mr M* Paol Durand. — Puis, Imprinwrîc oalioMle, iBéu

Oe ilevail «iMtchtr aiiMi à jartniii» 1m fi(Uâ«i 1 1 éviter à» l«s induire en fmur« Il deviit done saine on ordre ligiqne dans ift nprdwntetîoQ des f«fs,^doptar imif c^nQl<igie déterminé, el non pM jeler âfee insouciance tes scènes sans avoir ^ard ni

au temps, ni eut circonstances. La visite des Mages, par exemple, ne peut être placée indistinclemeiil avant tel ou tel autre fait de renfance de Jésus; el puisque plusieurs tabieaux lui sont consacrns, ils doivent avoir entre eux une snccession raihonuee. Poser ia qucstioD, c'est lu rt'suudre. Les peintres verriers du xii" siècle ne Je cédaient certes en rien k ceux de nos jours dans la science de Thisp loire sacrée. On no pont done les accuser, ni les soupçonner d^igno* ranee sur co point, que si Tordre ehionologique ne peut en aneune façon s*adapiar à la symétrie de leur «navre; mab si» par conttt,''^ s'étebltsîiaBt simallanénient sans dtfliculté, cettn concqiw daoce n*esl pas reffél d« hasard, elle a été voulue évideaunnst et primitivonient suivie.

Or, daas la disposition .idopt»'»*' au wi" siècle, b symétrie seule a été respectée, ia ciii(*nolo)fj»' * si mise de ciAé, Jetcx un coup d'«pii sur la spleodide chrouioiuliugrapliie de Lassus, et Terreur ¥0us apparaîtra évidente (voir plus loin le tableau I).

Llartiste nodoiie a voola , et & bon droit, coniger oetle faute. 1| reeoonstt par là le principe exposé ci-dessus, de la concordance nécessaire do Iliistoire avec la symétrie; mais on peut craindre quil a*ait en partie échoué dans Vapplicatioa de ce principe.

Ponr plus d'évidence dans noire démonstration, nous allons dresser trois tableaux : le preminer reproduit lV»rdro donné dans î>f>smis; h douxièmc, Tordre actuel; le troisième, Tordre qa*oa aurait du suivre ;» noire avis (voir plus loin h ligure).

La 1* r ttii r tlu Mirait so fait de [raucho .'i druilu e( (i<^ l>as en )iaut. Nous ilehiguons chaque |>tinnuuu par une lettre de ruiphabet. 11 k^ra facile d^ suiv^'e ain#i, duu tableau à Taalre, les Uviospo^if» lioM adoptées far Tafli^ mo^lfiipn el celles, qae aoiis.prpposoiHU

1" TmiM. 9' vébuud.

1 A. Aunondalion.

a B. Vinlatiaii.

3 C Nativité.

h D. Anges et bergers.

à Ë. Uérada aLJat docleuiik

I A. Aunonciation.

a Vinlatiiin. :

3 C. Nativité. >

4 D. Anges et bergei-s.

I3 M. Hérod6 «mloiiiie k

là N. MasncradM limoemtoi

ï5 O. Id.

Les Magw pr^BenleaC kiin

offrandes.

Marie et Jésus les reçoivent, lies mafjes s'en reloarneDt guidés pr l'ctoîle.

Purification.

Marie et le vieillard Siméon.

L*angc a |t| tarait flUX Mages

— « — [49] 6 L L'Ange apptratl lux HigeB

iH R.

Il) S.

ao T.

Ftiitf^ on Ejfy|jle.

Le peuple acclame Jésus,

Retour d'J«lffypte.

Chute de» idoles.

Bapt^e de J&us, Sdogv de Joseph.

Entrée de Jés^us à Jérusalein.

La fottk «odaine Jésus.

7 I. Lts Mages guM^ purr^oilÉ

s'en retournent.

8 H. Marie et Jf^ii" reçoivent.

9 G. I>es mafrrs presenleot leur»

uffi'aud^. -

10 J. PuriRcalion.

1 1 K. Marie cl le vieillai'd Siméon.

19 F. Les Mi^ dsboot : rëtoile

k dupifu.

i'3 M. H6i>de ordontie le nuuMcre

des lni)''.Tiii<?.

là N. Massacre ^InnocenU.

i5 O. id.

li) P. Fuite en ^ifypte.

1 7 U. Soiifje de Joseph.

18 K. Hetour d"Kj]nfpte.

ly S. Chute des idole».

20 T. Baptême de Jésus.

«1 I>e ppu|>le aeeleme Jéats.

a a V. Entrée de Jésus à JéruMileiu.

si Y. La foule «eètame léras.

Au bomnei, ^orificatiuu de Marie.

Le premier tableau est déleclueux. La ?impl«' lecture do la légende If prouve. La Purificalioii et la Présentation au temple, J, ¥y sont intercalées au milieu des tableaux consacrés aux Mages. La chute des idoles, S, est placée après le retour d'Égypte : elle «ut lieu, «n féaliltf, lora de Tarrivée de Mme en cette contiée. Le eooge de loaeph, qui eut lien au retonr d'Égypte, vient après le bapUme de J^ms.

Le deoxiime, qui reproduit Tétat actuel, est peur nous plus réprébensiUe encore.

Ainsi, aa n** 6 L, t'apparitioa de l ange aui Mages endormis est

placée avant leur arrivée devant Jésus, et cependant, d'après TÉvangile elie eut lîeo après Ituradoralion, tu moment du retour.

Or.lrr rr[irn.luit <Mn MImI. (Ml* fMfOti*

CatUédralc de Cbarirci. — IHlnit de la façade.

Au u* 8 H, Jésus re^it les Mages et leurs olfraiides, et cep(;n> dant, au numéro suivant, n* 0 G, les Mages oot toujours leur pièce d'or à la main et tournent le dos au divin Enfant. L*inver8e devrait euster.

La même anomalie se voit aux n"* 5 et 6. Hérode, au n* 5 E, après avoir consulté les docteurs, . veut transmettre ses recoamsndatîons aux Mages qui étaient venus le consulter; mais au numéro suivant, G L, il a devant lui, non des Mages attentifs à ses paroles, mais profondément endormis.

Au.n* 19 F, les muges paraissent encoro après les deux scènes de la Purification et de la Ptésentetion an temple. Dans ce tableau n* 19, les Mages se consultent : ils sont privés de la lumière miraealense de Tétoile, ee qui leur arriva à Jérusalem, quand ils vinrent demander favis d'Uérode avant d*aller à Tétable. C'est un nouvel anachronisme.

Enfin, au n* 19 S, la ebule des idoles est placée après le'tetour •d'Egyple 1 eUe «ut lîM eertalBenient à Tarrivéïe de Jésns en ee pays.

Cette dispeeilton est doue moins aeeepteUe eaoore ^oe celie do xTi* siàele.

Si Ton coRsulle avec tttention les données des Évangiles et de la Iradilion, la solulion du problrnip sera facile ol l'accord de la symctrie et de I hisloire sei n paiTail. Nous avons Irr ssé, pour faciliter rinlelligencc de celte disposition, un troibièiue tableau dont voici lexplication.

1 A. — Annoneialioa. Marie est debout, «0 Km d'or fermë rataaa mr la poitrine par unûn ^uche. Se robe ronge et son maoteau bleu sont ornës de riches brotleriL-îs , un voile blanc loi couvre la l^te. L'Espril-Sainl , sous forme de colombe avec rauréolc divine, vient se reposer sur elle. L*ange, avec ses grandes aîki mnltieolorefl, na loepire k la main, h idne. (S.Loe, I, 96, 97.)

9 B. — Visilatiou. Mai ie a une vo\yc vcrle et un manteau rouge. Son vêtement change ainsi à chaque scène, mais partout le voile qui lui couvre la I4t0 porte i la haatear dn front ano H*, sauf qoaad eUe ert remplacée par nue eooronne. (S. Lvc, u Sg, 4o.)

3 C. — Nativité de NoUe-Seigneur. La sainte V ierge est couchée dans on lit à dooUe rideau. L^bta Jésus, enitftt«é do iiadMatiai, ^ erkdw élevée iur nno galerie k odooneai Lee lélae dirbonf et do rine aoot •uipenduee iinieeeni de TBafait (S. Luc, n, 7.)

h D. — Les auges annoncent la naissance du Meaiie à trois bergers. (8. Loc, n, 8, g à 17.)

F> F. Tableau à deux compnrfiments. Dans le promior, deux docteurs consultent ie livre ouvert des Snuiles écritures. Dans le deuxième. Hi'rwle, couronne en lèle, sceptre à la main, assis niir un Inine, la main droite levée, parie aux Mages qui panisBent dans la seène aoivanle. (S, MiTa., U. t h 7.)

r> F. — Ix-s Mages, en effet, touruës vers HtM-odo, écouteutses rectminuuHla lions perfides. Conformément au texte évangdique, ik sont eu ce motneot priinis de la faunièfe dorétoflemiraenieiiee. (& Miiu., 11, 7, 8.)

7 G. — Lm Mages, leurs présents à la ni fin s^e dirîjypnt vern Jésus; ils sont guidé:» (lar l'étoile. La pièce d'or qu'ils Ueuneul &euil>ie porter des earadères gravés. (S. Math., u, 9, 10.)

8 H. — Marie, assiiic sur un trône plac*' pous un arc Lriumphal, la této ceinte d'une cowoone, un aoeptfe à la maio droite conune uao raioo»

liait mr ses genoux rEnfiinl J^ns qui bénit les Mages de la scène précë> dflnie vert inqnah 3 est tourné. (& Mam, n, 1 1.)

9 I, — T/»s Ma[yf« s'en retournent, toujours guides par l'dtoilc. Ils n'ont plus la pièce d'or à la main, et ils tournent le dos à la scène précédente, pour ne laÎMwr anenn doute anr leur déjpert.

10 L. — Les Ma{j[cs ciulornin nnt un songe : un ange l«s avertit d'éviter Hérode et de s'en retourner en leur pays pr uu autre chemin. Les M^get ient Un» eonronnés. Ton d*eni pinlt ^ni jame avec sa barbe nainante, aucun d*eiix ii*eet noir. (S. Min., ii, ta.)

11 I^. — Marie présente l'Eufant Jésus au vieillard Siméuu et à la prophélesse ADue, au-dessous d'une sorte d*antd. (S. Lcc, ii, aa , 33, a5 à 38.)

n J. — Purification, l^os trois suivantes de Marie olFrent, l'une deux colombes, et les deux autre?? un cierge. (S. Luc, u, ùh.)

i3 M. — Herode, frustrt^ et furieux, assis sur son tjAne à colonnes, donne des ordres à deux stndes armés de longues cpées, et dont l'an est couvert d'une cotte de mailles. (S. Math., ii, 1 6.)

tk N. — Massaoredealniioeento, (liid.)

15 O. /«f. Lee Aeat boarream onl des épées bleues. {lUd.)

16 P. — Fuite en Egypte. Marie, assise sur une ûnessc hlan'-li^^ tient l'Enfant Jésus sur ses genoux et une palme à ta main gauche. Joseph ia «enduit , portent sur l'épaule on bâton anqnel saot suspendues nne beaaea et mie gonide en fbrm de tonodei lis voyageurs vont de gnnèhe h droite. (8w Hits.* n,

17 S. — Chute des idoles à l'arrivée de Jésus eu Égypte. Celles-ci disiâit éri|{iées sur deux colonnea et éteient rnued'or, à gaudie, et Fanlm d'aigent, ii drûte» dans un temple spadeuz à colonnades romanes, couvert par des toitures imbriquées . flan^iéesde loavdbs ajourées. An-desaos de chaone stetue brûlaient (rois lamDea*

18 R. — Retour d*Égyple. Les voyageurs vont de droite k gauche. Jéstts bénit de la main droite .et tient un livre de la main gauche, comme pour sîf^^nifier qu'il est maintenant en âge d'enseigner. O.ins le tebleau P, an dé|»art, il étendait les mains en a^ne d'admiration. (S. Mavb., n, at.)

«9 U. — Songe de Joseph. Avant d'arriver en Jndée, Tcnge ap|)arait A Joseph pour le rassurer et toi aimoiicer U mort dUdrode. ioseph a

Taiiréole eomme à la Nativité, nitii il en Aaît àéftvm k Tifler éL an retour d*£j^ple. (S. Math., u, aft.)

90 T, -~ Baptême de On» dhna le Joncdein* A m draîle lenn-Bapliflet I m giHche an anyeqni tient ion vAeraent L*Eiprk-Seint, son* forme de oolombe, descend mir Jésas. (S. HAtn., tu, i3.)

91 Qj, — Le peuple juif, rcpriiscnic par deux lemmee. In tAe oonverle d*un vmie, et trois hommn lortent de la ville pour éoooter les prddietlions de Jésus et le enivre. La ville est entourée de remparla tréonAèt^ munie de hautes tours.

99 V. — Huit apôtres, les pieds nus, dont troii lionnent des livres, sans doute les Éva^gélisles, suivtmt J4sns.

93 X — Les quatre autres les précèdent dans ce tableau; le quatri^e Évangëfisie porto aussi son livre. Devant eux, Jésus s*avanee, monté sur

nne Anesse blauche, un rameau irnr à la main, foulant aux pied» desi^ ni iitnt r (îp I riiirliiN d';,! i,ios et des vétcments. Devantiut, deux iiommes i'aociamcut, des branches à la main.

ai Y. — La foule, dans cr ïaMc.m, vient en triooiplie au-devant de Jésus, les portant des biaachcs, les autres montés mr les toîls des maisons; entia dans la ville le peuple contemple ce spectacle par-dessus Ips remparts crénelés, soutenus par s^pt loui-s. Deux portes de la ville, i une dWet l'autre d'argent, aux ferrures bien apparfulee, sont encore fennée8(*^

Pour être al><H>tunicnt rainpl<^t, nous devont ol>««r«it3r que le<t pannraui carlés de U eokmne conlralc, danc l'ordre suivi par Lmm (tableau i), ssvnirks paoneauzB, l(, Q-^^^ umt «neadrés dans aae petite hantare cMaposée de tvoia

pilier"; varitV« : fI'aiMlit'M|af», sucressivemcnt jaunes, rosps el vertes, séjinrces par des ronds et des carrés bleus. Les carrés des deux autres colonnes ool une hoi^ dore plwt simple, composé do dmi-ioses aliemativeinent jaunes, roses et vertes mr fond bleu.

Es iilomnK'nf I,n«su!> n voulu n"-i)fr|rT rcH*' symi'frii- . ."i [wiiii' pt'i'c.'ptilili^ niAm»» nvcr il>'s juDU'Ucs, ce qui Ta conduit à i'i>jclor la Chute <Uê Idolei, le Retour d'Effypte et te Songt Jt Joteph ,ipr^<^ le Baptême de /V- S.

L*arti<ite moderne ( ù' tal>lenii) nVn a pas teno rtinip!<> . i t n placé avec raîson le pannnau Q^apn';- t" Baptême de A'. S. , -uivant la clinim>|r>>Ti.'.

Il wrait lacilc toutefub de rcoié<lipr même à cette p<>tiCe irrégularité en corriffwA la faut« d« mise tn plomb commise an xvi* aiède. 11 soIRraHde dëtteW de M (>< nli [ stij !. Iiisleriqae du panneau S, CktiU d«a fdolfs, <>t dr le tran<<porter dans ia Urdun^ du panaeeu QjrteiM MrMi.Ces bordums on effet oiH afasulamenl les mêmes dimcn!9ion>i.

S, restant à la place que nous lui aasigncas dans la colonne centrale, aurait ainsi la mt^me bordure qm^ los autres |ianneam de cette même ColpMM et la symétrie serait respectée dajw toute sa rigueur.

154| — Il —

Lb TÎtrail «e termine par la Glorification de la sainte \l9rgBt asaîae sur on trône dans une ellipae ogivale, tenant un sceptre de chaque main, sur la téle une couronne ornée de diamants. Sur ses ^pnoux l'Enrnnt Jésm, tenant le livre des Ëcritnree de la main gauche, bénit de la main droite.

A f(auclie à droite, deux anges adorateurs s'inclinent avec admiration devant leur Reine, tenant à la main non pas un encensoir uu un cierge, mais un sceptre, sans doute |u>ur reconnaître la aonveraine royauté de Marie.

Ao-deasns d^enx, h gauche, le Soleil sortant des nuages par la téle radiée d*ttn jeune homme, et 1 droite la Lune, sous forme de croissant, que tient dans les plis de son manteau un buste do iemme, semblent aussi eu adoration devant le Christ et sa Mëre.

«Est-il ndcessaire, écrit M. Durand, de recommander a l'admiration le groupe de la Vieige et de son Filsî Leur pose hiératique est pleine de grandeur et de majesté; malheureusement au uv* siècle (au xvi% a notre avis), une désastreuse restauration a remplacé les deux télés anciennes et la courcmne posée sur la téte de Notre-Dame.*

Chaque panneau de cette verrière a 1 mètre de côté, et la bordure a o m.tw de lar^jour,

Comme on le voit, il est aisé do donner à ce vitrviif une disposition conforme à Thistoire et à la symétrie. On [»eut donc souhaiter que le Ministère des Cultes ou des Beaux-.\rls fasse procéder à cette restauration, en soi facile à exécuter et peu coûteuse. L*État qui a déjà tant fait pour la conservation de ces admiraUes verrières, nMSriterait de nouvelles louanges de la part de tous lesartistes.

Un mot seulement sur la restauration des deux autres haies.

Celle de gauche, consacrée à la Passion de Noire-Seigneur, comprenant 1 U scènes, a été bien rétablie dans son ordre logique; toute erreur était d'ailleurs impossible, cbaque panneau étant relié à ses voisins par une petite rosace dessinée sur l'angle intérieur.

Nous ferons seulement remarquer que la Imrdnre existe en entier à la partie inft'i'ieure du vitrail, qu'on la devine à la partie supérieure mais qu'elle a complètement disparu de cbaque côté, par suite du déplacement du portail roman, — question qui a tant agité

ku archéologues eo ces dernieni temps. Il serait mAïue facile

d'apprécier exactement les proportions de ce rëtrécissetnent par la double laigear de cette bordure enlevée, et de les contrôler par comparaison avec les ilimonsions (!<> la bain de droite.

Celle-ci représent»' l'iirhrc do Josst'. l'ar qnollc fortune un d^s panneaux latéraux, h la naissance de la courbe de l'arc hnsi', du côté gauche, cousacré au prophète Habacuc, a-t-il été entièrement refait, mais avec jun coloris si différent de tout le reste du vitrail, qu'il fait réellement tache sur to^t rensemhlef A notre ooitnaisiance ce panneaa a été refait deux fois sans sncefcs. Sertit^! împo0BQ>le à un artiste moderne de retrouver la teinte verte et rauge si brillante et si douce dans tous les autres panneani, puisqu'elle est ici trop foncée et trop terne?

II sufTirn de signaler ces quelques défectuosités pour en obtenir la correction.

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