FAÇADE DE LÉULISE AVANT LA RESTAURATION
Marie Méot et par D"' Rose-Marie-Henriette Célina Clauzel ; M*' Clausel de Montais, évêque de Chartres. M. F. A. Migneau, curé de Lèves, A. C. Delacroix maire, S. Dolu, E. A.my, Aiglehoux, marguilUers. »
D'après le procès-verbal, M. Pie aurait prononcé un fort beau discours.
L'ancienne cloche avait été cassée le dimanche 4 mai 1845, en sonnant le dernier coup de la messe, elle portait l'inscription suivante : « L*an 1753. j ai été bénite par M. Pierra Lambert, et nommée par messire Dom Louis Josué de Fauchais de la Fauchérie, religieux de la Congrégation de S. Maur, prieur de Tabbaye de S. Père de Chartres, et noble dame Louise-Denise-Fran^
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çoïse de Cugnac, épouse de M" Nicolas-Louis de Bruet, chevalier, seigneur de la Chaisnaye, M. Claude Bouchars, Jean-Baptiste Marît Gaillaume Durant, tous trois gagers. » L'ancienne pesait 431 kil. , la nouvelle 482 kil.
Refonte de la cloche : 594 fr. Réfection du belfroi : 900 fr.
1846, 22 janvier. Bénédiction de U ehapelie d'Alan et translation des cendres de M"' la marquise d'Aligre, dans le caveau, au milieu de ta chapelle.
1846, 15 novembre. Le Conseil municipal « considérant que le presbytère actuel tombe en ruines et que depuis 10 mois le prêtre ne l'habite plus, » approuve le devis de reconstruction s'élevant à 9995^,22. Les travaux confiés à M. Damars, architecte, etexé« cutés par Gérondeau et Oury, par suite de modifications au cahier dès charges, dépassèrent de 1107^47, le crédit prévu. Ils étaient terminés le %) mai 1849> et après quelques difficultés furent payés le 9 février 1851. "
1848, 90 avril. Bénédiction par M..rabbé Pie, vicaire général de ÏMtel de la Suinte Vierge» « en pierre, construit par M. Rer-
ver », 4000 fr.
M"* Barrellier avait donné 200 fr.
1850. Translation des reliques de S.' Théodore, par M. Tabbé Pie. V. g. Cette translation avait été précédée d'une reconnaissance officielle dont Pacte authentique, rédigé par M. l'abbé Pie,
lui-même, alors cvéque nommé de Poitiers, af6rme que ces reliques furent retirées du bûcberdressé devant les portes de l'église abbatiale, où l'on avait jeté la chasse, la plus grande partie des reliques de l'abbaye avec la statue cl la bannière du saint, par Anne Scholastiquc <Vommicr, qui depuis avait gardé avec grand soin ce pr/cieux dépôt, d'a|ires le teiu(jii,^na;:;e de personnes digues de loi cl si).'ciHlemenl de IMiuippa Gommier, nièce de la dépositaire, septembre IS i'.'. La translation eut lieu le l"' septembre 18r»0, solennité de la féte de sauii Lazare.
1Sr>i. SIhIIl's dans le cliifur. construites par M. Butbon, 450 fr.
1859. Réparation de la toUure del ét/lise^ rejointement et assainissement des murailles par la commune.
1859-1862. Etablissement d*un tttmbrit de chêne à là wâtede fé-
ÉGLISE KT Pa'hOISSE -
jr^iM: projet dressé par M. de Fréville. agent-voyer cantonal le 5 mai ; exécuté par M. Butbon, menuisier à Lèves en 1862. Coût: 5219^, 27.
1861» 29 juillet. Don de 5fr. de rente par demoiselle Marie Clauzet, demeurant rue Caumartin, 10» à Paris, et au Mousseau de Lfèves, à charge d'une messe le lô février, pour le repos de l'Ame de sa mère, M'"" Camille-Louise Sophie Costaz, épouse de Ga> briel-Pierre-Almé-Henri, comte Clauzel. décédée au Mousseau le 15 février 1859. Autorisation de i'£mperettr du 10 juin 1861.
1865. Reeonstruelion du elœher. L'ancien menaçant ruine, le Conseil de fabrique approuve le plan dressé par M. de Fréville le 12 mars 1865 pour la commune qui prenait ces travaux à sa charge. Ce projet fut abandonné. Le 4 avril 1869, la fabrique approuva un nouveau projet dressé par M. Moutoné. architecte, s'dievant h 15,(X» fr. il fut approuvé et mis à l'adjudication le 29 mai 1870. La partie faisant saillie dans i'ép[lise sera démolie et supprimée : i! élève quelque peu la maçonnerie, exhausse aussi la charpente et surmonte le tout d'une lleche qui parait gracit;use. »
Les travaux, contiésa M. Bégué. furent retardés par la guerre de 1870 71. Ils étaient terminés en lîi73 et le compte fui vérifié et approuvé le 4 mai 1873, et clos au chiffre de 10,021', 53. Y compris la Mcrû/te, construite au midi de l'église
1808, 30 août, a'-ceptation d'un don de <) francs de renie fail par Eugénie Godfrin, à charge d une messe par an pour le repos de l'Ame de Philippe- Adr u n fifi/ihinlt (î;illi>'{t;, sua mari, décédé à Ouarviile, commune de Levés, le lU janvier 18Vj. L'acte définitif fut passé le 8 octobre ism en l étude de M* Bonnard, notaire à Chartres.
1871. 17 décembre, acceptation d'un legs de 200 francs fait à l'église par iV/. Franr<tis Mé',i , propriétaire au lioisdela Chambre, par codicille du 2 novembre IHtiU, « pour venir en aide à la reconstruction du clocher ».
4872. 7 juillet, acceptation d'im Ioî^s de tOO francs fait le 12 mai iS72 p:\r Louise-Agulhe-Elisabeth linUnnf, décédée le 20 mai 1872 « pour les réparations delà chapelle de la samte Vierge ».
1874, 4 octobre, acceptation d'une donation de 3(> francs de
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rente par Marie-Emilie Poucheux, veuve de AJ. Jacques- Jean Milon, demeurant à Paris, 86 boulevard Beaumarchais, et à Longsault à Lèves, à charge de 26 messes par an.
4 avril i875,acceptation d'undevis de travaux dressé parH.Mou> toné, architecte, le 90 octobre 1872, pour rtstûurûUon de U fo»7ore» enduit» inUrieurM, fenêtres deC»bêidef « qui avaient été fermées par de mauvaises maçonneries », murs et voûte de la chapelle sous le clocher, s'élevant à li,061^43. Les travaux furent exécutés la même année, car un mémoire de M. Albert Antoine, peintre à Chnrtres. s'élcvnnt n 2. 27.'»*", 59 fut soldé le 7 novembre 1875. Il s'iigissait des peintures décoratives du lambris du sanctuaire, des murs du chœur à partir du lambris jusqu'au soubassement, 4 croix de consécration, etc.
4 juillet 1875, acceptation d'un legs de 1500 francs, en vertu du testament du 18 octobre 1874 Emilie />apnnt, veave de François- Félix f'ârier. décédée le 2H octobre suivant, à charge de messes qui furent fixées au nombre de 27 au lieu de '^(\ vu l'insuffisance de la rente, par décret épiscopal du 28 décembre 1S7G.
21 juillet . 1878. Acceptation d'un legs de 25 fr. de rente, en vertu du testament de Louis-Etienne Beaafre, à charge de 12
messes. M"*" Catherine -Euphrasie Favier, veuve Beaufre, ajouta 1') fr. de rente pour rendre possible l'acceptation de cette charge, par acte du 20 juillet 1878.
16 novembre 1SS1. Acce^ptation d'un legs de l.(KX) fr. par M'^ Herie-Désirée'-Amilie Chevé, le 1" mai 1884, à charge de messes qui furent fixées au nombre de 12.
Eq 1888, M. Antoine Migneau fut nommé chanoine honoraire de la cathédrale de Chartres, à l'occasion de ses noces d or de prêtrise et de curé.
1839. Re»t»Bration du pignon de Viglite, Le 28 avril, le Conseil de fabrique applaudit au projet formé par M. Tabbé Migneau, au lendemain de sa cinquantaine de prêtrise et de curé dans ta paroisse, de refaire le pignon de la façade de l'église, et de Ta*
jourer de 3 nouvelles croisées. Le devis s élevait à 4500 fr. Il fit également agrandir U i 4 fenêtres de la nef du côté nord de 17 centimètres 1/2 sur tout leur pourtour. Ces fenêtres avaient les 2 plus rapprochées de la porte d'entrée 2'*,9Q de hauteur, sur 0",65
SAINT-LAZARE DE I.feVES iHl
ÉGLISE DE LÈVES VUE DE LA COUR'dE l'aSILE d'aLIGRB
ÉGLISE BT PABOISSK
de largeur, les *i autres 'Z",40 sur i3r^9è. Elles ont actuellement 2^,70 sur 1 mètre. Avec ce supplément les dépenses s'élèveront à 5,296',66. Architecte, M. Vaillant ; entrepreneur, M. Rochereuil.
19 octobre 1890. Acceptation d'un legs de 70 fr. de rente par M"* Ml^rine-Euphriuie FAvier, par son testament du i" septembre 1800, à charge de 12 messes, approuvé par décret du 8 juin 1801.
29novembre 1890, A(jv:cplation d un legs de l.OOO fr. par le testament du ^U) juin 1872, deM."" Rose-Marie-Henrietle Clauzel, comtesse Pierre, décédée le 12 mars 1889, veuve de Justin-Georges- René, comte de Pierre, & charge de 12 messes, autorisé par décret du 14 janvier 1895.
6 décembre 1H')6. Acceptation d'un legs de 70 fr de rente en Vertu du testament de M"" ElUahelh-Ammiuime Mninlien, veuve Lelong, daté du 6 mai 1881, à charge de 12 messes, approuvé par décret du 7 mai 1897.
1897. Etablissement d un cnlorifère par décision du septembre 1897, par M. Hébert, entrepreneur à Versailles pour 2.m\ fr.
1H97. M. Mii^neaii. le 2 février, s'engage à faire personnellement tous les frais de l'achat et de la pose de 2 cloches « heureux de pouvou-, sur la fin de sa carrière, laisser à ses bien chers paroissiens, qui forment depuis bientôt sr)ixante ans sa famille spirituelle, le souvenir de son long séjour parmi eux ».
Le baptême de ces 2 cloches eut lieu solennellement le 4 avril 1897, par M'^' Mollien, évêque de Chartres.
Voici les inscriptions que portent ces deux cloches :
1 . J'ai été bénite le 4 avril 1897, sous le pontificat de Léon XIII et l'épiscopat de M" Gabriel Mollien, évèque de Chartres. J'ai eu pour parrain M. labbé Antoiue Migneau, mon donateur, et pour marraine M"' Dupàrc, Elisabeth-Henriette; étant fabriciens M'* Huet, maire, et Desilles, président, Soteau, trésorier, Houdebert, Debeauce et Prosper Gauglin.
Donnée à l'église de Lèves par Tabbé Antoine. Migneau, chanoine honoraire de N.-D. de Chartres, curé de ta paroisse depuis 1838, afin de perpétuer son appel à venir prier Dieu.
Saint Lazare, patron de la paroisse, protégez-la. Livn 18
164 SAINT LAZAKb Dfc LEVES
La 2" ne diffère que par les noms des parrain et marraine. « M. Petrot-Garnier, Pierre- Auguste Simon, et Mme Petrot- Garnier, Marie Lucile. »»
A ce tableau il faut cependant en ajouter un autre. Construction d'un maître-autel, à la place de Tautel grec à retable qui cachait les vitres du fond. Le nouveau fut construit en bois avec des débris de l'ancien, sur le modèle du maître autel de Saini-Merry de Paris, aux frais de M. Chevé, qui offrit également le vitrail de la fenêtre du fond représentant le crucifiement, 1872.
Les 4 autres fenêtres du sanctuaire furent à la même époque garnies de verres peints, tous sortis des ateliers de M. Lorin de Chartres.
A gauche : fiè.surreclion de Lazare, et l'Annonciation ;
A droite. Madeleine aux pieds de Jésus, et la Visitation, donnés par M. et M" Milon, 1872.
Les 2 vitres à 2 meneaux du grand chœur furent données, celle de gauche, la Xativiléet V Adoration, par M. Etienne Beauffre. celle de droite : Jésus et les Enfnnts, par M. l'abbé Migneau, en 1878.
La Mort de saint Joseph, sous le clocher, par la confrérie de la sainte Vierge. 1879.
En face, dans la b'^sse nef. le Couronnement dr Marie par M"" Marie Méot, 1879.
En suivant dans cette nef. se présentent.
Saint Pierre et saint Paul, offerts par les religieuses de l'Asrfe d'Aligre. 1875.
Saint Philippe el saint Eugène, par M. et M"' Regnault La Galtière, 1875.
Sainte Philmnène et sainte Catherine, par M. Letoumeur. Le liaptème de ÎS'otre-Seigneur, donateur inconnu. , L'Oculus au sommet du pignon, grisaille, don de M. Prieur Méot, J889.
Fenêtre du milieu, grisaille, don de M" ' Juteau et de plusieurs personnes pieuses, 1889.
Le Christ, baie de gauche, don de M. Lelong, 1889.
La Trinité, baie de droite, don de M. Lorin en 1870: placée alors
KGLISB ET PAROISSK
dans te baie du milieu, qui était unique, transférée dans eelle de droite lors de la réfection du pi^on en 1889.
Les fenêtres romanes du câté nord de la nef représentent Saint AvguHin, donné par M"* Carême, 1880.
Sàinie Sophie, par M"* LetoUmeur, en souvenir de sa mère,1879.
Saitti Low, par M. et I.ouia Haidjr, 1879.
SaùU Joaëph, par M. et M"* Joseph Aiglehoux, 1880
Quand ces fenêtres furent agrandies en 1889, ces vitraux reçurent une bordare fleurie large de 0,17 centimètres.
Pour achever son œuvre, M. Migneau n'avait plus qu'à fonder des messes pour le repos de son âme. C'est ce qu'il fit par son testament du 31 mai 1900, léguant la somme de 1.000 fr. pour 4 messes annuelles. Ce legs fut approuvé par TEtat le 27 juin 1902, fut mis sous séquestre en vertu de la loi de Séparation par arrêté du 13 décembre 1905, avec toutes les autres fondations. Tous les titres de rente, inscrits au Grand Livre de la dette nationale et dont le revenu s'élevait à 400 fr., furent saisis contrairement aux volontés formelles des testateurs, le lundi 7 janvier 1907, par le ministère de M. de Guénet, agent des domaines.
Par ce simple énoncé chronologique des œuvres de M. Tabbé Migneau, il est facile de se rendre compte de Tactivité et du zèle de ce vénérable prêtre.
Seul (1) malgré son jeune âge, il sut calmer des esprits profondément troublés dans leurs croyances, les ramener sans bruit, peu à peu, à la vraie foi, sinon à la pratique fervente et régulière. La confiance des personnes éclairées ne lui fit pas défaut, et à son appel les ressources né* cessaires pour les restaurations et les embellissements de
{1) M. Migneau eut cependaot plusieurs vicairet : ie 7 Bspteinbre 1845.
M. Serpent. ' l'ierrc, vicaire assistait à 1 i btînédiction de la cloche.
M. Lapierre, Pierre-Eugène, égaiemeot chapciaia de Notre-Dame du Piiier, fut installé vicaire le 1" novembre 18 6, et vint plusieurs fois officier à Lèves.f le l" lévrier 18ti4. — le l"octobre 1869. M. l'abbé Claudius Fétiot. fut installé vicaire de Lèves, au quel aurait succédé M. l'abbé Michoa, Jean- François, installé le 5 mars 17d2. Le vicariat fut depuis supprimé par l'Btat, au grand détriment du ministère paroissial.
166 SAlMT-LAZARE DB LÈVES, âGUSE ET PAROISSE
son église affluèrent, discrètes mais généreuses. Le bon curé pouvait se cpmplairé dans le temple qu'il avait décoré : dilexi decorem domus tust ; statues, chemin de Croix, vases sacrés, ornements, il avait tout renouvelé. Son église était son œuvre et l'œuvre de tous.
Il avait espéré mourir en paix à Tombre de son clocher, entouré de Taffection de tous ; des larmes jaillirent de ses yeux quand il reçut Tordre de tout quitter. Il se retira à Bon-Secours à Chartres dans les premiers mois de lyOO, où il mourut le l*" janvier 19Q2.
Il avait semé, d'autres récolteront la moisson, sHl plaît à Dieu.