‹ Archives entomologiquesChapitre 102 sur 231 · SUR LE GENRE TRIAMMATUS · texte numérisé non relu

SUR LE GENRE TRIAMMATUS

DE LA FAMILLE DES CÉRAMBYCIDES

22 mai 1857.

Ce genre, fondé par M. A. Chevrolat (Rev. et Mag. de Zool. 1857, mars, p. 105) sur une espèce qu'il avait déjà désignée dans le même ouvrage sous le nom spécifique de Saumlersii ''", me parait avoir été caractérisé par cet auteur d'une manière très incomplète. En effet, dans sa diagnose générique, M. A. Chevrolat n'a cité que des caractères propres aux <? , négligeant ainsi de parler de ceux de l'autre sexe, qui sont très différents des premiers.

Je donne ci-après la partie de la diagnose générique de M. A. Chevrolat qui a rapport à ce que viens d'avancer.

(Genre TRIAMMATUS Chevr. , loc. cit.)

Antennes de onze articles : premier grand, épais, rebordé transversalement avant le sommet; deuxième court; troisième, quatrième et cinquième fortement noduleux ; onzième plus grand que les précédents et comme brisé et recourbé.

Prosternum étroit, parallèle, allongé, arqué à sa partie poslé-

(1) Loc. fit. 1856, janvier. 7'nrtTnTO«^!/.5,Sat<nrfcr5!i Chevr. Alatus, cinereus. Elylris nigro flavoqiie variegatis , basi tul)erculatis. Capitc, Ihorace, peclorequc infra in lateribus albidis ; antennis basi cinercis, articulis tribus nodosis apice elongatis nigris. Long. 32 miil.: larg. 11 niill. Patrie : Bornéo.

rieure, longitudinalement sillonné. Mésosternum moyen, subconiquement élevé.

Possédant un certain nombre d'individus d' et ? du Triammatiis Saundersii, et ayant étudié attentivement leurs caractères génériques et spécifiques, je crois devoir rétablir la diagnose ci-dessus citée de la manière suivante :

Premier article des antennes le plus gros , un peu renflé en arrière, où il est coupé transversalement; deuxième très petit, inséré près du bord latéral interne du précédent; troisième plus long que chacun des deux suivants ; chez le d" , les troisième et quatrième articles fortement noduleux à l'extrémité, le cinquième noduleux un peu après le milieu de sa longueur ; les suivants aussi longs que le troisième ; le dernier le plus long de tous ; Chez la ? , le troisième article le plus long, le quatrième plus gros , renUé d'avant en arrière , plus long que les suivants, qui vont en diminuant de longueur vers l'extrémité. Chez ie c? , la saillie prosternale en triangle très allongé est très aiguë, arquée à sa partie postérieure. Saillie mésosternale petite, ronde, subconiquement élevée. Chez la ¥ , la plaque prosternale non en triangle, assez étroite, faiblement rétrécie au milieu. Saillie mésosternale comme chez le d" .

Les Triammatus, quoique très voisins des Monochammus, comme l'a fait observer M. A. Chevrolat, se rapprochent encore davantage d'une espèce de Bornéo décrite par M. Pascoe sous le nom de Monochammus Blattoides. (Trans. of the Ent. Soc. of London, 2° Séries, vol. 4, p. 48). Cet insecte n'appartient évidemment pas à ce dernier genre, et doit en former un nouveau pour lequel j'ai déjà proposé le nom de Hotarionomus dans mes Archives entomologiques, vol. I, p. 78.

DESCRIPTIOÎV

Page 1