I. Pores antennaires diffus
— — cachés par une pu-
bescence d'aspect hydrofuge. . . . JiiLOorrES.
UNTOMOI.OGlQUliS. 159
Pores antouiiairos visibles et occupant
les deux faces des articles Ciialcopiiouitiîs.
1 1 ; Ces pores concentrés dans une fossette
sur chaque article Buprestites vrats.
Ayant étudié attentivement ces pores des antennes, à l'aide d'une loupe (Stanhopc) d'un fort grossissement, chez plusieurs Buprestidcs de grande taille, tels que les Calhoxantha , les Euchroma et les Conognatha, j'ai pu m'assurer qu'en effet ils éprouvent, dans ces insectes, les modifications indiquées par Lacordaire. ÎMais je dois dire qu'il est assez diflicile d'apercevoir ces modifications, non seulement sur les antennes des espèces de petite taille, mais encore sur la plupart des espèces de taille moyenne. D'autre part, ce qui est positif, c'est que les antennes des Buprestuks présentent quelques différences de forme dont il est bon de tenir compte. Ainsi chez les Julodites, les huit derniers articles sont presque pyriformes; chez les Chalcophorites, ils sont plus ou moins pectines ; enfin, chez les Buprestites vrais, ils sont plus ou moins arrondis; mais tous les passages existant entre ces formes si diverses, ne permettent point de considérer ce cai-aclère comme fondamental. Il résulte pour moi, de toutes ces appréciations, que je n'oserais pas baser la classification des Bitprestides uniquement sur les modifications autcnnaires.
J'ai été heureux de voir que Lacordaire a rétabli le nom générique de Buprestis. Ce grand entomologiste ne s'est pas montré aussi bien disposé à l'égard du genre Scarabœus , qu'il n'a pas admis dans le tome troisième de son Gênera. Il me semble toutefois qu'il eût été préférable d'appliquer le nom du Buprestis à YEiieh'oma fjigantea plutôt qu'aux Ancijlocheira et Eunjthjrea , comme l'a fait Lacordaire. Mais il faut observer, cependant, que le genre lAtchroma, d'après sa classification, doit rentrer, non
IGO
dans le groupe des Biiprestites vrais, mais bien dans celui des
Chalcophorites.
Viennent ensuite les familles suivantes :
Fam. 33. Throscides.
— 34. Euenémides.
— 35. Élatérides.
— 36. Cébrionides.
— 37. Cérophytides.
— 38. Rhypicérides.
— 39. Dascyllides.
Fam. liO. Malacodermcs.
— 41. Clérides.
— 42. Lymexilonides.
— 43. Cupésidos.
— 44. Plinidcs.
— 45. Bostricliidcs.
— 46. Cissides.
« La classification des Elatérides, dit Lacordaire (loc. cit., p. 137), présente des difficultés excessives et peut-être insolubles En étudiant les travaux de Gcrmar et d'Erichson,
on voit que tous deux ont désespéré de la classification de ces insectes. Le second a exprimé ailleurs (Arch. 1845, H, p. 90) le vœu qu'on découvrît enfin quelques caractères nouveaux qui permissent de l'établir sur des bases rationnelles. Plusieurs mois d'un travail assidu m'autorisent à dire que ces caractères n'existent pas, et qu'on les cherchera en vain. Il faudra, dès lors, que la tradition supplée à l'impuissance de la science. »
Passant à la famille des Malacodermes, il me semble qu'il eût été préférable de lui appliquer le nom de l'une des tribus qui la composent, celui, parexemple,de jCom/Ji/nJes, qui désigne particulièrement les insectes dont l'abdomen est pourvu d'un appareil phosphorescent.
Je ferai observer en passant, que les auteurs varient beaucoup sur la question de savoir s'il convient de conserver cette famille telle quelle, ou s'il serait préférable de la subdiviser en celles AesLycides, des Lampyrides, des TéUphorides et des Méhjrides.
« Les divergences d'ojiinion qui se sont produites à cet égard
KNTOMOLOGIQUliS. Kil
prouvent, dit Lacordaire, combien ces insectes sont voisins. « Ce sont CCS divergences, et les passages insensibles qui existent entre ces groupes, qui l'ont décidé, non sans quelque hésitation, à les fondre tous dans une seule famille.
Les caractères fondamentaux et absolus qui, d'après Lacordaire {loc. cit., p. 415), séparent les dérides des Malacodermes sont : chez les premiers, la présence de lamelles sous les articles des tarses, et la forme de leurs hanches postérieures. Les lamelles peuvent être très réduites, peu visibles même (Calcndijma). mais ne disparaissent jamais complètement ; les hanches sont étrangères à tous les Malacodermes sans exception, et seraient identiques avec celles des Cérophjtides, si elles étaient un peu plus planes et plus enfoncées.
Arrivant aux additions et corrections faites pour le tome III de son Gênera, Lacordaire considère le genre Ranzania de M. Bcrtoloni comme un sous-genre des Ceratorhina. Ce savant entomologiste dit ne pas avoir trouvé, dans son exemplaires des l\Iémoires de l'Académie de Bologne, la cinquième dissertation de M. Bertoloni (sur les produits du Mozambique) , où la Ranzania splendem a été décrite et figurée; par conséquent il l'a citée, dit-il, d'après moi. Tout ce que je puis dire à ce sujet, c'est que je possède un tirage à part de cette dissertation qui m'a été envoyée en 1856 par M. Bertoloni "\
Le volume dont je viens de donner une bien courte analyse est, il faut le reconnaître, tout à fait à la hauteur de ceux qui l'ont précédé, et mérite d'être mis au nombre des meilleurs et des plus utiles ouvrages de l'entomologie.
(1) Je ferai obsefver à celte occasion que Lacordaire, toutes les fois qu'il a cité mon nom, lui a imposé une orthogi uplic qui ne lui appartient pas.
i)t:scuiPTio\
irUN GENRE DE LA TRIBU DES TRICHIITES"'.
1" juin 1857.
INCALA Whilc, Cat. B. M. Cetonidccp. 50'-'.
Voisin des Ima.
Caractères fjénériqncs. Alciitoii fortement bilobô, les lobes arrondis. Palpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux ; dernier article de tous plus large et arrondi à l'exlréuiité. Dernier article des antennes très gros, arqué; leur massue allongée. Yeux gros et saillants; canthus oculaires coupés assez obliquement. Chaperon ( $ ) beaucoup plus allongé que chez les Inca, plus étroit à son sommet, plus large et arrondi antérieurement. Prothorax une fois plus étroit que les élytres à sa base, très convexe, dilaté vers le tiers antérieur, non crénelé sur les côtés, ensuite couj)é obliquement de dehors en dedans sur les bords latéraux postérieurs; couvert de rugosités. Ecusson cordiforme. Elytres convexes, subparallèles, allongées, avec deux grandes saillies rondes près de l'extrémité, où elles sont arrondies et légèrement sinuées. Pattes longues et robustes; attaches de la première paire très allongées, ayant deux petits tubercules au milieu; cuisses antérieures inennes, non munies comme chez les Inca
(1) Je n'ai vu qu'une Ç de ce genre intéressant; on voudra donc bien eu tenir compte poui- les diagnoses géUtTiques et spéciliques. Si j'ai commis des erreurs ou omissions, je désire ardemment qu'on puisse les corriger ou les modilier.
(2) M. White, qui est rauteur de ce nom, ne parait pas en avoir donné une diagnose cénériqiie.
KMOMoi.ociQi i;s. M'm
(l'une (lent a leur |)ai'lie supérieure inlerue. plus uiiuees el plus aplaties : tibias de la uièiiie paire munies de trois fortes dents au deliors, les autres bidentées chez la ? , probablement unidentées eliez le d" ; tarses de la longueur des tibias, leurs croeliets grands. Pygidium el mésosternum comme chez les Inca "'.
On voit que les caractères prinoi|)au\ ([ui séparent les Imala tle ce dernier genre sont :
1° Les cuisses antérieures inermes ; '2" la forme du chaperon et celle du prothorax.
11 représente évidemment, en Afrique, les Jma du Nouveau- Monde.
INCALA QUIMALANCA Tliomson.
Pallie : Gabon. Long. 20 à 21 iiiill. ; hirg. 10 mil!.
Ressemble assez, pour les couleurs, à Y Inca Jiomphnidii.
Palpes et antennes d'un rouge fauve. Tète et prothorax noirâtres, vai'iés de jaune. Elytres d'un brun foncé un peu rougeàtre varié de noir; deux taches d'un jaune assez clair avec de |)etits points noirs au milieu de la suture des élytres; huit autres petites taches, dont deux sous les épaules, quatre vers le tiers postérieur, et deux sur les saillies postérieures. Dessous du corps noir; pattes d'un brun foncé brillant.
Tête fortement ponctuée, les points grands, ronds et distincts. Rugosités du prothorax d'un noir brillant. Ecusson et élytres lisses. Dessous de la tête fortement sillonné. Métathorax et abdomen ponctués comme la tète, mais obsolèlenient. Pattes criblées de gros points enfoncés. Pygidium lisse.
L'Inca /i/ieo/a Westw. , A}xana Ent. I, p. 187, pi. /jG, lig. G,
(1) Voir la description de ce genre dans le denera des Colcopli rcs de Lacordaire, vol. 3, p. 556.
404 AKCIIIVCS
de Sicrra-Leoiic, me paraît devoir rentrer également dans le genre actuel. Voici la diagnose qu'en a donnée cet auteur :
Nitjra, capite et pronoto fulvo, varioloso, hoc tuberculis iiigris, ebjtris albido griseo nigroque variis, alboque giittatis, singiih ullra médium et versus suliiramlineola nigraornato. Sierra-Leona. Long.: lin. 10. In. Mus. Britan.
DESCRIPTIOI\ D'UN ELATERIDE, DE DEUX CARABUS
ET
D'UN HELLUONITE NOUVEAUX.
15 mars 1857.
JULODISCIIEMA Tliomson.
(Jutodis, nom iriiii genre de la famille des Biiprcstidcs, o'W», figure,)
Caractères géuériques. Faciès des Julodis '''. Yeux très grands. Antennes insérées à la base interne de ceux-ci, de onze articles ; le premier le plus gros, les autres pectines, sauf le dernier qui est subarrondi. Labre grand, arrondi. Palpes maxillaires in/inimeut plus longs que les labiaux, leur anté-pénultième article le l)lus long, le dernier tronqué : l'un et l'autre munis de très petites épines latéralement ; dernier article des labiaux sécurilorme ;
(I) Ce genre appartienl à la tribu des OxijnopléiUes, et me paraît être voisin des Beliopliorus (Lac. Gen. Col., vol. ti, p. 159).
i:NrOMOi.o(;iQi;r:s. l()ô
menlon transversal: lèvre proprement dite grande, arrondie. Prolliorax. arrondi laléralenient, beanconp plus large à la base ; saillie prosternale grande, allongée; saillie uiésosternale avancée en gouttière et creusée eu guise de fourreau à sa naissance. Ecusson circulaire. Elytres à peine plus larges que le prothorax, très convexes, un peu plus étroites au tiers antérieur, un peu dilatées au tiers postérieur, diminuant fortement de largeur vei's l'extrémité, où elles sont arrondies. Dernier segment abdominal le plus grand.
JLLODISCHEMA LACORDAIREI Thomson.
Patrie : Bornéo. Long. 25 mill. ; larg. 9 niill.
Entièrement brun, recouvert d'une pubescence grisâtre; yeux d'un noir brillant.
Corps très finement ponctué sur les élytres; la ponctuation formant des stries longitudinales très obsolètes et très serrées.
Dédié à Lacordaire.
CARABUS TIEN-TEI Thomson.
Patrie : Chine boréale. Long. 30 à 3'2 mill. ; larg. 11 à 12 mill.
Très voisin du C. prodiuus, à la division duquel il appartient.
Entièrement d'un noir bleuâtre. Palpes et les quatre premiers articles des antennes d'un noir brillant; les autres articles bruns.
Tète, prothorax, stries et tubercules sur les élytres. comme chez le C. prodigus. Elytres dilatées, non atténuées après le milieu de leur longueur ; leur extrémité obtuse, non pointue, et les échancrures postérieures excessivement faibles; bordure noire.
Comme chez le C. jirndigus. douze stries longitudinales élevées sur chaque élylre; après chaque série de trois stries, une ligne
l (■)(') ARCHIVES
*](' lubcrculcs très allongés, ce qui donne trois lignes de tuberriiles pour chaque élytre. Pattes intermédiaires et postérieures ;nec une rangée de points enfoncés longitudinaux. Dédié à Ticn-Tè, chef de l'insurrection chinoise.
CARABUS HIÈN-FOUNGII Thomson, l^atiie : Cliiiie boréale. Long. 27 à 28 niill.; larg. 11 mill.
Voisin, poin- la forme, du C. Fiduciarms Thomson (Ann. Soc. F.nt. 185G, p. 338, pi. 9, fig. 3).
D'un brun foncé, avec des reflets métalliques rougeàtres en dessus; antennes, parties de la bouche, et pattes d'un noir brillant.
Tète très finement ponctuée. Prothorax plus large antérieurement, arrondi aux angles latéraux antérieurs et postérieurs; ces derniers un peu aplatis et tournés en dehors; bordé latéralement, avec deux impressions vers les angles postérieurs; ligne longitudinale médiane très faible; ponctuation fine et serrée. Eh très plus larges au tiers postérieur, bordées; bordure granuleuse, un peu rougeàtre, bornée antérieurement par deux lignes longitudinales d'un noir brillant ; sur chaque élytre, trois rangées de tubercules : un, trois, cinq; et trois carènes longitudinales : deux, quatre, six. Quelques points sur les bords latéraux du métathorax. Abdomen lisse, sauf le dernier segment {|ui est un peu chagriné. Cuisses avec de gros points enfoncés assez écartés les uns des autres.
Dédié à S. IM. Ilièn-Foung, l'empereur actuel de la Chine.
HERINNIS Thomson.
[Uinit, (lial)k'sse.)
Ce genre se dislinciue surtout de ceux de la tribu des Ilel-
KATOMOrOCIOlES. 107
luonites par la Ibrinc anormale de ses palpes, dont le dernier article n'est ni sécurifornie. ni renflé, ni en triangle '".
Caractères génériques. Antennes grêles, diniinnant de grossenr vers rcxtrémité. Palpes maxillaires bcancoup plus longs que les labiaux ; tous allant en s'amincissant graduellement jusqu'à Vertrémité; dernier article plus long que le pénultième. Labre transversal, coupé carrément. Dent du menton non apparente. Protliorax subcordiforme, plus large antérieurement, rétréci an milieu de sa longueur ; angles postérieurs tournés en dehors, ayant deux excavations en regard de ces derniers. Elytres allongées, siibparallèles, très grandes comparativement à la grosseur de la tète et du prothorax.
HEBINNIS CHABRILLACII Ttiomson.
Pairie : Rio-Janeiro. Long. 20 à 21 mil!. ; laig. 7 à 8 mill.
Presque entièrement d'un brun foncé; tète noire; labre et les deux premiers articles des antennes et des palpes d'un rouge fauve.
Tète fortement ponctuée. Prothorax avec des points enfoncés ; carène longitudinale du milieu et excavations postérieures assez apparentes. Elytres avec seize stries longitudinales et autant d'espaces ponctués alternants. Poitrine brillante avec des points enfoncés latéralement. Abdomen et jambes lisses, brillants.
J'éprouve le plus vif plaisir à dédier cette espèce très remar quable à M. F.- Chabrillac, qui l'a prise et a bien voulu m'en faire don.
(1) Voir le Gcnciu de Lacordaire, 1, p. 90 et suiv.
DESCRIPTIOrV D'UIV GEIVRE INOUVEAL
l>E LA l'AUlLLE DES BUPIiESTIDES.
1" juin 1857.
TYNDARIS Thomson.
( Nom propre. )
Caractères génériques. Diffère des Ptosima ^'^ par les caractères suivants :
Corps plus ramassé, plus trapu. Cavités antennaires grandes ot arrondies; antennes grêles, dentées à partir du cinquième article; épistonie faiblement échancré. Prothorax arrondi sur les bords latéraux postérieurs. Ecusson allongé. Elyires resserrées au tiers antérieur, où elles sont moins larges que la base du prothorax, un peu dilatées au tiers postérieur, échancrées obliquement et quadri-épineuses à l'extrémité. Crochets des tarses simples.
J'ai fondé ce genre sur la Ptosima planata Gory, Chili. Je connais plusieurs espèces inédites provenant du même pays, qui devront probablement rentrer dans ce nouveau genre.
P. S. Le quatrième volume de Lacordaire, qui vient de pai-aîlre, signale (p. GG) la Ptosima planata comme devant former également une coupe ou division à part.
(1) Voir la description de ce genre, Lacordjirc, Gen, des Col., vol. /j, p. 65.