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La fine enveloppe testiculaire ou pérididymc, est constituée par une membrane de tissu amorphe parsemée de pigmentum jaune, qui lui donne sa coloration.

Le testicule proprement dit, dépouillé de son enveloppe, montre ses tubes qu'on peut dévider en partie, mais je ne suis pas parvenu à voir leurs terminaisons.

En ouvrant un testicule, non pas sous l'eau, mais à l'air libre, sur une lame de verre et en regardant vite au microscope, après avoir recouvert la préparation avec une mince lamelle, on voit des spermatozoïdes contenus dans les tubes ou en sortant par une extrémité rompue. Ils sont agiles et exécutent des mouvements d'ondulation. Ils deviennent raides et immobiles si on ajoute de l'eau ou si on a ouvert le testicule dans ce li<[uide.

Dans l'intérieur des tubes (fig. 2 et 3\ les spermatozoïdes sont agglomérés comme des nattes de cheveux. Cha([ue spermatozoïde pris à part est allongé et n'a ni tète appréciable, ni crochet enroulé, formé par le corps replié en cercle à l'une de ses extrémités.

Le contenu des lubes spermifiques est floue constitué par les

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spcrmalozo'ulos, el, cmi oiilre, on y voit des noyaux pâles de eelluk's. Je n'y ai pas trouvé toutefois les cellules mères dans lesquelles, ooninie on le sait, se dévelop|)ent les spermatozoïdes.

La struelure lubuleuse du leslieule me i)araît évidente eliez VAnlIui.ria inanca. On ne i)ourrail eroire à une capsule que si on négligeait d'enlever \c pérididyine. Je suis loin de nier la possibilité de pareilles capsules spermifi((ues, MM. L. Dufour, Burmeister, les ayant décrites, mais je dois dire que j'ai trouvé à mon grand étonnement des tubes i)res([ue pareils à ceuv du lesticule de l'.l. manea, dans un insecte qui a le testicule à peu ])rès semblable à celui du Me/o/onf/irt ii«/(^a)is et par conséquent avec des capsules types, c'est le Rhizotrogus fulvescens Latreille, (fui était cette année très commun. Ces tubes étaient sous une épaisse envelojjpe blanchâtre.

(^n comprend cond)ien il était important de constater chez VAnthtxia manca, quel était l'organe producteur du sperme, essentiellement caractérisé par la présence des spermatozoïdes.

Evaminons maintenant les glandes annexées, appelées vésicules séminales.

Le tube allongé (fig. 1 c et 4) se compose d'une paroi fine, parsemée de noyaux et de granulations, ayant un contenu presque diaphane. Je n'ai pas aperçu de spermatozoïdes dans son intérieur, excepté à l'entrée du tube. On ne saurait donc regarder, dans le vrai sens du mot, ces tubes comme des réservoirs spermatiques ou des glandes séminales. Il me paraît bien plus probable qu'ils fournissent un liquide destiné à fluidifier le sperme. On sait que chez l'homme le sperme testiculaire est brunâtre et que son mélange avec les diverses humeurs prostatique et des glandes de Cowper le rend blanchâtre et plus fluide.

La deuxième paire de glandes vésiculeuses olTre une paroi plus épaisse que celle des tubes précédents, et l'intérieur est rempli par une matière blanciie, faisant émulsion dans l'eau et

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ayant l'aspect et les réactions des corps gras. Elle est composée de gouttelettes ou de granulations réfractant fortement la lumière, rapidement solubles dans l'alcool et l'étlier. 11 n'y a pas traces de spermatozoïdes.

Ces corps glanduleux ne sont donc, pas plus que les précédents, des réservoirs spermatiques, mais plutôt un organe destiné a sécréter un fluide gras, qui, probablement, enveloppe le spei-mc véritable et le conserve dans les endroits spéciaux du corps des femelles où il est déposé.

Pour moi, les vésicules séminales ou leurs analogues seraient ici les six renflements qu'on trouve au point où va commencer le canal déférent.

Ce canal est solide avec des fibres musculaires transversales peu marquées. Le canal tyaculateur (fig. G) a de véritables faisceaux musculaires placés en travers et formés de fibres musculaires finement striées elles-mêmes. On lui distingue nettement une sorte de tube inclus formé par une paroi foncée, résistante. A sa naissance il existe des séries de poils internes, pressés, qui lui donnent aussi beaucoup de résistance. L'existence de ces poils courts et à base large, lamclleux, est incontestable, même à un grossissement médiocre.

Le tissu de l'armure copulatricc est corné, formé de cbitine.

Les différences sexuelles de YAntaxia manca sont peu marquées à l'extérieur du corps. Le d* est ordinairement, mais non toujours, plus petit et surtout plus brillant que la ? , ses antennes sont plus dentées, le dernier segment abdominal inférieur est tronqué transversalement et un peu émarginé à l'extrémité tandis ((u'il est transversal cliez la $ . Ces caractères sont peu tranchés.

L'abdomen a huit demi-segments en dessus et cinq en dessous. Les supérieurs sont d'un beau bleu, passant au violet et les inférieurs d'un rouge cuivreux. A l'extrémité et sous les deux

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derniers demi-segments sont deux autres demi-segmenis brunâtres faisant partie de l'armure génitale.

Ce n'est point ici le lieu, à propos d'anatomie descriptive, de discuter la composition segmentairc de l'abdomen, je ferai remarquer seulement que le neuvième demi-segment constitue la valve supérieure de l'armure, le divièmc le fourreau ])ropre de la verge et que les deu\ gaines latérales paraissent correspondre à deux épislerniles.

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