‹ Archives entomologiquesChapitre 130 sur 231 · IX · texte numérisé non relu

IX

(Voy. pi. XII, fig. 8 à 12.

Vappareil générateur femelle de VAnthaxia marna, est constitué par les ova'ies et leurs calices; les trompes ovariennes; Voviducte

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et ses annexes, poche copnlairice, rcceptamlum se.minis (glandes sébacée, sébifiquc on accessoire).

Ovaires. Quand on ouvre par la partie supérieure de l'abdomen un 4n(/wa:iflmanf a ? , on voit apparaître aussitôt deux gros corps blanchâtres, formés de grains et ressemblant à des grappes de chapelet. L'extrémité et la face interne embrassent l'intestin, la première va les fixer dans le thorax. En dessous un fort lien placé sous l'oviductc, maintient la fixité des deux ovaires et surtout de leurs trompes.

Chaque oraire (fig. 8 a^, a six gaines ovigires, de même qu'il y a six dilatations spermatiques. Chacune de ces gaines se termine en cœcum surmonté d'un fdament fin qui, réuni à ses pareils, constitue, en dernier lieu, le ligament suspenseur de l'ovaire (fig. 1 b). En bas, chaque gaine s'ouvre dans un espace un peu plus grand constituant le calice de l'ovaire, suivi luimême de trompe.

Les œufs contenus dans chaque gaine, sont au nombre de quatre à cinq. Ils sont brusquement plus gros vers les calices, aussi les gaines sont-elles peu allongées et se renllenl-elles assez vite, sans présenter la longueur et l'aspect cylindrique des gaines oîi les œufs sont presque conformément développés.

Les trompes (fig. a, c), sont courtes et réunies sous un angle obtiis peu ouvert en haut.

Ijoviducte (fig. 8 d), auquel le vagin fait suite, est un canal résistant, épais, blanchâtre, courbé dans le sens longitudinal, à concavité légère, supérieure, terminé en avant par une extrémité arrondie qui n'est autre que la poche copulatrice (fig. 8, e et fig. 10, e\ Ce conduit naît de la réunion des deux trompes. 11 finit en bas dans une cavité ou cloaque, où va se rendre le tube digestif qui lui est superposé. Au dessous du point de réunion des trompes un lien solide fixe l'oviducte à la paroi intérieure de l'abdomen.

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La poche copnlatrice (l(''jà (Ic'crilo ost aussi peu com])li([uéc, aussi sim])lo que possible. Klle est Ibniiée, dans YAnthaxia uianca, pai' un renllenient, un diverlicnle de l'oviduete sans canal, sans orifice rétréci à son origine. Le rcceptaculum seminis, glande accessoire (fig. 8 /" ctlO /■), est située à peine plus haut, presque à côté de la poclie copiilalrire et non sur elle. Sa forme est celle d'un S, à peine renflée au sommet. Sa couleur est blanciie, ses parois sont épaisses.

L'armure génitale (lig. 8, 9 et 12), est très simple, elle consiste en une sorte d'oviscapte formée par une enveloppe ou gaine membraneuse, mais forte et terminée en bas par deuv petits a])pendiccs articulés (fig. \^2h); on voit sortir ces deux appendices quand on presse Tabdomen. 11 y a, en outre, de chaque côté une baguette cornée (fig. 12 c), mue par de puissants muscles qui font sortir au dehors l'oviduete au moment de leur contraction.

J.-F. Meckel (loc. cit.) a trouvé que les gaines ovigères étaient au nombre de vingt, dans le B. lurida. La poche copulatrice est munie d'un col. Le rcceptaculum seminis a un réservoir et un tube.

M. Stein dans ses recherches sur les organes femelles des Coléoptères (Yerglcicheude Anatomic und Physiologie der lusccten in Monographieen bearbeitet. — Erste Monographie. Die weiblichen Geschlechtsorgaue der Kaefcr, Berlin 1847), a décrit et figure l'appareil générateur de YAnthaxia li-punctaia et celui du Capnodis cariosa. J'ai été heureux de voir une grande ressemblance entre la figure 11, de la pi. iv, donnée par M. Stein et celle que je doiuic moi-même. J'avais fait mes dessins avant do connaître ceux de lauteiir allemand.

et leur analogie est un garant de leur exactitude réciproque. On voit même sur la figure 11, de la pi. v, les deux appendices articulés et la gaine commune.

L'appareil du Capnodis cariosa est bien moins soigné que celui de YAnthaxia représenté par M. Stein. 11 a été fait avec l'insecte conservé dans l'alcool et il est moins bien réussi.

Je ne sais quel est le nombre de gaines ovigères qu'on trouve pour l'^l. Ix-punctata et pour le Capnodis cariosa et je n'ai point su découvrir ce nombre. Elles ne sont point figurées dans le texte (pages 27 et suivantes).

M. Léon Dufgur n'a rien publié à ma connaissance sur les organes générateurs femelles des Buprestidcs.

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