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INTRODUCTION ANTÉRIEURE A

Quand Weber a fondé le genre Eumovphus, en 1801, il ne connaissait qu'une seule espèce rapportée de Sumatra par Daldorf, et il lui a donné le nom de E. Sumatrœ. Fabricius, qui a adopté le genre de Weber, dans son Systeina ekutheratorum publié dans

(l) Voir Arch. Ent. I, p. 153.

(i) J'annonce celte Monographie dans mou texte de Ylconogr. du Rignc animal Ins. p. 316, ouvrage publié de 1829 à 18i4, et ma planche 50 des insectes, leprésentant les Trimùres, est datée de 183i.

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a même ainu'e, y a rapporle' deux ospùccs (/i". immarginatus vl marginatiis) et il a confomlu VE. Sumatrw de Webcr avec son E. iiniimrgimtus, sans donner d'antre raison que sa simple volonté.

Dopnis l'abricins, les collections se sont accrues d'un assez grand nombre iV Enmorphns découverts à Alanille, à Java, à Singaporc, à Coylau, dans TAssam, etc., sans parler des insectes, que l'on réunissait à ce genre, et qui proviennent du Sénégal, de Madagascar, et de l'Amérique méridionale, ce qui nous a permis de rapporter avec quelque probabilité plusieurs de ces espèces à celles de Fabricius. Si l'on ne savait pas avec quelle légèreté les auteurs qui nous ont précédés notaient les localités des insectes qu'ils ont décrits, et si Ton était bien sûr, par exemple, que les Enmorphis indiqués par Weber et Fabricius sont réellement de Sumatra et de la Nouvelle-Hollande, on ne devrait pas leur rapporter les espèces positivement propres à Java : mais tout le monde connaît le peu d'importance attachée par certains voyageurs à la localité précise des objets qu'ils recueillent; et l'on a vu de nos jours des naturalistes donner comme du Bengale des insectes pris à l'Ile-de-France et confondus dans leurs boîtes avec ceux du continent indien, ou attribuer à une petite île de la mer du Sud, A^anikoro, par exemple, une foule d'espèces prises sur divers autres points. C'est ainsi que les personnes qui ont travaillé d'après la collection de Labillardière , ont rapporté ;\ la Nouvelle-Hollande des insectes qui ne portaient pas d'indications de localités, quoiqu'ils pussent tout aussi bien avoir été pris à Java, aux îles Moluques, etc.

En voulant établir le synopsis suivant, nous avons été assez embarrassé au sujet de YE. marginatus de Fabricius, décrit par cet auteur, et presque en même temps par Olivier, d'après les individus de la collection de Labillardière. Nous avions des doutes

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au sujet de celte espèce, en voyant que M. Dejean avait cru devoir en distinguer quelques individus sous le nom d'jE'. rotundipeiinis et nous pensions que sa distinction était motivée sur des caractères positifs; mais comme sa collection était alors en vente, et qu'il avait fermé son cabinet aux entomologistes, nous ne pouvions voir en quoi consistait la dilTérence entre ses deux espèces, ne trouvant dans les collections de Paris aucun autre individu rapporté à YE. marginatus de Fabricius.

Pour essayer de lever nos doutes, nous nous sommes rendu au Muséum afin de voir si, parmi les débris de la collection de Labillardière, donnés à cet établissement par M. Turpin, il ne se se trouverait pas quelques restes de YE. marginatus, type des descriptions de Fabricius et d'Olivier, mais nous n'avons rien trouvé. Nous avons vu la collection de M. Chevrolat, dans laquelle il y a un E. margimittis provenant du cabinet d'Olivier, et nous avons reconnu avec lui que cet insecte ne diiférait nullement de plusieurs E. rotundipennis , communiqués par M. Chevrolat à M. Dejean, et étiquetés de la main de cet entomologiste. Tous ces insectes, et plusieurs individus de tailles un peu différentes que nous avons étudiés dans les collections de MM. Buquet, Reiclic et IIopc, se sont trouvés identiques pour les caractères spécifiques et ne différaient en rien, surtout les moins grands, de la figure de YE. marginatus donnée par Olivier, en sorte que nous avons dû en conclure qu'ils ne faisaient qu'une seule et même espèce. Nous avons fait plus à cette époque : malgré la clôture de la collection de M. Dejean, nous avons tenté de la voir, et sur notre prière , cet entomologiste a eu l'extrême complaisance de nous l'ouvrir un instant, ce qui nous a mis à même de constater que l'unique individu qu'il rapporte à YE. marginatus àe Fabricius, n'est qu'une variété un pou plus petite de son E. rotundipennis, de forme un peu

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plus ovalairc, avec la dilatation des élytres un peu plus allongée en arrière, le corselet un peu plus étroit en avant, et les quatre taches jaunes un peu moins larges.

Comme ces faibles dilTércnces se trouvent chez d'autres individus que nous avons sous les yeux, et qu'elles s'elTacent insensiblement, des plus petits aux plus grands, nous avons été tout à fait certain de l'identité des deux espèces.

Ayant observé que tous les individus de YE. marginattis avaient le milieu des élytres relevé en bosse à la suture, que leurs jambes antérieures étaient arquées à la base avec cette portion comprimée et tranchante au côté externe, que leur côté interne offrait au milieu une forte épine, et que leur abdomen était terminé par un large segment transverse, nous avons pensé que c'étaient des individus mâles. Nous avons été confirmé dans cette opinion en remarquant que chez les autres espèces, dans des individus pareils pour la forme et les couleurs, il s'en trouve à jambes armées et à jambes inermes, ce qui distingue les sexes. Nous avons voulu ensuite chercher si l'on connaissaitdes femelles iVE. marginatus, mais sur vingt-huit individus vus dans diverses collections, nous n'en avons trouvé aucun qui n'ait pas l'épine des jambes antérieures et le dernier segment abdominal transverse et large.

Soupçonnant qu'une autre espèce, très voisine pour la forme, mais sans élévation au milieu des élytres, pourrait bien être la femelle cherchée, nous en avons examiné aussi, dans diverses collections, vingt-trois individus tous semblables et constituant YE. epipedus des collections, et nous avons trouvé qu'ils ont tous les jambes antérieures simples et sans épines, les élytres non élevées au milieu, et que leur abdomen est terminé par un segment plus long que large.

Ces deux espèces se trouvent à Java ; on en reçoit toujours en égale quantité dans les collections qui viennent de ce pays,

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les uns sont toujours des mâles, les autres toujours dos femelles, en sorte qu'il est permis de conclure que ce sont les deux sexes d'une même espèce, et que tout porte à croire que l'observation directe confirmera cette prévision. Nous avons donc réuni sous le nom ô! E. marginatus Fabricius les E. rotiindipmnis cl epipedus des collections de Paris.

La différence dans la forme du dernier segment de l'abdomen suivant les sexes, n'est pas seulement propre à YE. marginatus; on l'observe dans toutes les espèces. Seulement entre celles qui n'ont pas les élytres dilatées, la différence consiste eu une écliancrure au milieu de ce segment, chez les ^ , tandis que les ? l'ont tout à fait arrondi.

On peut couper le genre Eumorphus en deux divisions, selon que les élytres ont les bords dilatés ou non; mais ces divisions tendent à se confondre par des d'espèces chez lesquelles ces dilatations sont peu sensibles.

Genre EUMORPHUS.

Eumorphus marginalus Fabr. Syst. Eleuth.,t. 2, p. 12 (1801).

— — Oliv. Hist. des Ins. Col. , t. G, genre 99,

p. 1065, pi. 1, fig. l,a,b (1808).

— — Laporte, Suites à Buff., Ed. Dumesnil,

An. art., t. 3, p. 522 (1840).

Noir luisant, élytres bordées d'une large dilatation foliacée, d'un noir bleu, à reflets violets avec quatre grandes taches arrondies et jaunes ; les deux premières placées au-dessous des angles huméraux, près du bord externe, les deux autres près de l'extrémité.

n,\TOMOi.O(; lyi i;s. UtilS

Dans le .^ {E. margimtus cl rotumlipennis) , les élylres sont élevées et bossues au uiilicu, les jambes antérieures ont des carènes on dessus et en avant, qui les font paraître comme torses et une forte épine au côté interne. Le corselet est un peu plus large en arrière, terminé de chaque côté par une épine assez saillante, un peu courbée en arrière et en bas; le dernier segment abdominal est coupé droit en arrière, à peine écbancré au milieu, beaucoup plus large que long {E. rotundipennis des Collecteurs). Long. 21 mill. L. lGl/2mill.

Chez les variétés plus petites, le corselet est un peu moins élargi postérieurement, les taches jaunes sont moins grandes et la dilatation des élytres est un peu plus prolongée en arrière, ce qui donne à l'insecte une forme un peu plus ovalaire {E. manjinatus). Long. 16 ci 19. L. 11 1/2 à 14 1/2 mill.

Dans la femelle {E. epipedus) , les élytres n'offrent aucune élévation au milieu, les jambes antérieures sont simples. Le corselet est à peu près aussi large eu avant qu'en arrière, sans épine aux angles postérieurs. Le dernier segment abdominal est beaucoup plus long que large, étroit, arrondi au bout.

Les quatre taches jaunes des élytres sont disposées comme dans le d* . La dilatation latérale est un peu moins large, et leur forme est un peu plus arrondie. — Long. 15 à IG mill, L. lia 12 mill.

Cette belle espèce se trouve à Java, où elle est assez commune, et à Bornéo.

E. dilatutus. Perly. Obs. non. in Colcopt. Ind. Orient, p. /|2 (MonachiilSM. in-4% fig.).

D'un brun noir, avec les côtés du corselet, dessus et dessous d'un jaune fauve. Élytres d'un noir luisant à reflets violets,

avec les bords dilatés el la suture d'un jaune un peu fauve, et quatre pctiles taches égales, rondes et tuberculeuses d'un jaune pâle ; les deux premières au tiers antérieur, près du bord externe assez en arrière des angles liuméraux ; les deux autres en arrière, près des bords.

Dans le d* , les élytres sont relevées en bosse au milieu, les jambes antérieures sont un peu courbées et peu comprimées à leur base avec les carènes et les sillons moins marqués que dans l'espèce précédente, armées au milieu du côté interne d'une forte épine. Le corselet est un peu plus large en arrière à angles postérieurs terminés par une pointe assez saillante. La dilatation des élytres est très large. Le dernier segment abdominal est beaucoup plus large que long, à peine échancré au milieu. — Long. 14 1/2. L. 10 mill.

Dans la ? toutes les pattes sont simples, les élytres ne sont pas bossues au milieu et le dernier segment abdominal est saillant en arrière.

De Java. — Nous avons vu cinq à six individus de cette espèce dans les collections. Ceux de Dejean portaient le nom (ÏE. ehuratus.

11 est évident que Perty n'a connu que la femelle de cette espèce, qu'il décrit ainsi :

E. dilatatm subtus ferrugineus ; thorace fusco, margine ferruginco ; elytris cyanescentibus, margine lato guttisque in singulo duabus testaceis. — Long. 6 à 6 1/2. lign. Lat. hum, 2 1/2 lign. ad med. élytr. !i lign.

Subtus bruneo-ferrugineus. Thorax subquadratus, antice profunde eniarginatus, fuscus, lateribus ferrugineis. Elytra elliptica, late marginata margine pauUum rctlexo, sordide flavo ; disco convexiusculo cyanescentc, guttis duabus in singulo testaceis, su-

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tiira fcrniginca. Aiitcnna' \\ï<^rx. l'cdes picei. — £. k-fiuttatus St. ''^ forte hune rcrerondiis.

E. tetraspt lotus, ITope. Grifliltli, Anini. Kingdom, Ins. t. 2, p. 786, pi. ()0, r. G et 75 T. (> délails. Description donnée par Ciriflitli : >< Pnrplish, willi Cour yellon spots on llie elUra. " — Hab. Tanasseriui.

Nous avons sous les yeux l'individu de la collection de Ilope qui a servi au dessin de la planche du Rèsne Animal Anglais.

Il y a, dans la collection de M. Deyrolle, un individu femelle un peu plus grand, d'un brun plus foncé presque noir à rellets bleus et pourpres, avec les jambes antérieures simples et le corselet moins épineux aux angles postérieurs. Il vient, dit-on, de Bornéo, Appartient-il à cette espèce comme variété de coloration : est-ce une autre espèce voisine?

E. Columbinus. D'un brun foncé , avec la tète, le premier articles des antennes seulement, les bords du corselet et des élytres, la suture et l'extrémité des cuisses, d'un jaune roussàtre. Élytres peu dilatées aux bords, surtout en avant, un peu bombées en dessus, avec quatre taches jaunes arrondies; les deux premières assez éloignées du bord antérieur près du bord

(1) La thèse de M. Perty est précédée d'un catalogue des Coléoptères des Indes orientales, comprenant un grand nombre d'espèces non dccrites mais nommées par divers amateurs ou marcliands dans leurs collections. On voit souvent ligurer les abbréviations Dcj., Meg. et St., et cette dernière nous a embarrassé assez longtemps, car nous trouvions plusieurs espèces A'Ettmorphus suivies de cette indication, et nous craignions qu'elles ne fussent décrites dans quelque ouvrage publié. Après de nombreuses recherches, qui nous ont pris beaucoup de temps, nous avons reconnu que ces noms étaient ceux que M. Sturm leur a donnés dans un catalogue de sa collection publié à Nuremberg en 1S26, nonisque M. Dejeaii n'a pas adopté dans sou catalogue publié en 1837, probablement parce qu'il n'a pu faire le voyage de Nuremberg pour comparer ses espèces à celles de Sturni.

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externe, mais ne le tonchant pas, et assez en arrière des angles hunicranx ; les deux autres égales aux premières, placées en arrière, le jaune de la suture est étroit, sans dilatation au milieu. Dessous entièrement noirâtre.

Dans le d* , le corselet est un peu plus large que long, un peu élargi en arrière, avec les angles postérieurs prolongés en épines assez saillantes. Les jambes antérieures sont droites, leur première moitié est comprimée et tranchante sur le devant, leur seconde moitié a une côte tranchante au bord antérieur interne; elles sont armées au milieu et en dessous d'une forte épine dirigée en avant, formant le prolongement d'une autre carène interne, et produisant un empâtement assez fort à sa base. Le dernier segment abdominal est beaucoup plus large que long, fortement échancré au milieu.

Dans la $ , les jambes antérieures sont droites, faiblement comprimées, le corselet a ses angles postérieurs aigus, mais à peine prolongés en épines. Le dernier segment abdominal est plus large que long, simplement arrondi eu arrière. — Long. 12 mill. ; larg. 7 mill.

De Java.

E. lœtus. D'un brun foncé presque noir luisant, avec la tète, les deux premiers articles des antennes, les bords du corselet et les cuisses, à l'exception de leur base en dessous, d'un jaune un peu fauve. Élytres très peu dilatées aux bords, avec les angles huméraux assez saillants et un peu prolongés en arrière en une faible carène, d'un noir à reflets violets avec les bords et la suture jaunes, et quatre taches arrondies un peu ovalaires et transverses d'un jaune pâle, assez grandes, et dont les antérieures touchent le bord externe; le jaune delà suture est large, un peu dilaté au milieu. Dessous noirâtre avec l'anus jaune.

Dans le d* , le corselet est plus large ([ue long, un peu rétréci

EMOMOl.Or.IQUES. "IM

on avanl. avec les angles postérieurs terminés par une pointe assez saillante ; les jambes antérieures ont les mêmes carènes que chez l'espèce précédente, mais l'épine interne ne forme pas le prolongement d'une carène, n'a aucun empalement h sa base, naît brusquement, et n'est pas autant dirigée en avant. Le dernier segment abdominal est beaucoup plus large que long, coupé droit en arrière sans échancrure au milieu, ou n'en offrant qu'une très faible trace. — Long. 10; larg. G mill.

Dans la ? , les jambes antérieures sont simples et droites, la dilatation des élytres est un peu prolongée en arrière ; le dernier segment abdominal est beaucoup plus large que long, mais conique et pointu en arrière ; et le corselet est presque aussi large en avant qu'en arrière, avec les angles postérieurs simplement aigus, mais sans épines. — Long. 9 mill. 1/2 ; larg. 5 mill.

De Java.

Cette espèce se distingue de la précédente par sa forme un peu plus aplatie, par ses taches un peu plus grandes, par l'insertion et la direction de l'épine de ses jambes, et par le dernier segment abdominal du c? , qui n'est pas échancré au milieu.

E, circHincinctus. D'un brun foncé avec les bords latéraux du corselet et des élytres d'un jaune un peu roussàtre, et quatre grandes taches rondes et jaunes sur ces dernières. Élytres aplaties, surtout en avant, à angles huméraux saillants, relevés eu une petite carène qui se prolonge un peu en arrière, en s'efTaçant. Les deux taches antérieures sont placées très près de l'angle humerai, et touchent le bord dilaté. Les autres sont en arrière, égales aux premières.

Dans le d* , les jambes antérieures ont une double carène, l'une sur le bord externe et l'autre, un peu oblique, sur le bord antérieur, et il v a une forte dent au milieu du bord interne. Le

dernier scguicnl de l'abdomen est large et écliancré au milieu en arrière.

Dans la ? , les jambes antérieures sont droites en dedans, sans épines ; leur tranche externe est un peu carénée et arquée dans leur moitié antérieure. Le dernier segment abdominal est un peu |)lus long que large, conique, à pointe arrondie. Le corselet est de forme carrée, un peu plus large que long, à peine rétréci en avant, avec les angles postérieurs sans prolongements spiniformes. — Long. 11 mill. ; larg. G mill.

De Java.

Cette espèce se distingue parfaitement des deux précédentes par l'aplatissement de ses élytres, par ses antennes et ses pattes entièrement brunes, par l'absence de rougeàtreà la suture, et par la largeur et la position des taches de ses élytres.

E. (juadvinotatus. Noir luisant. Élytres d'un noir bleuâtre, bordées d'une large dilatation foliacée, avec quatre grandes taches jaunes de forme carrée ; les deux premières occupant le bord antérieur, interrompues seulement au milieu par la suture, les deux autres près de l'extrémité, de même grandeur. Dans les deux sexes le corselet est presque carré, un peu plus large que long, avec les angles postérieurs peu saillants.

Dans le d* , les jambes antérieures sont un peu arquées et peu comprimées à leur base, carénées, avec le côté interne armé d'une forte épine. Le dernier segment abdominal est beaucoup plus large que long, très faiblement échancré au milieu. — Long. 15 mill. L. 10 mill.

Dans la î^ , les jambes antérieures sont simples et droites. Les dilatations des élytres sont moins larges, et le dernier segment de l'abdomen est plus long que large, arrondi en arrière. — Long. 13 mill. L. 8 mill.

Assez commune à Java.

i;m()\ioi,<)(,i(h i;s. , '2h\)

E. (lunihivcirucosiis. D'un brun rougcàlre assez loncé avec les côlés du corselet, la suture et le bord externe des clytres rougeàtres ; celles-ci très peu dilatées sur leurs bords, aplaties à la base , ayant les angles huméraux assez saillants, en carène prolongée un peu en arrière, et portant quatre points jaunes, tubcrculifornies ou un peu saillants ; les deux premiers au tiers antérieur, ronds, ne touchant pas le bord externe, les autres au tiers postérieur. Corselet des deux sexes un peu plus large que long, à côtés un peu sinueux, très peu rétréci en avant, à angles postérieurs aigus, mais non spiniformes. Pattes brunes avec l'extrémité des cuisses fauve.

Dans le cî , les jambes antérieures sont droites, sans carènes, armées au milieu du côté interne d'une forte épine conique, presque droite. Le dernier segment abdominal est plus large que long, tronqué presque droit en arrière, avec une faible cchancrure. — Long. 7 mill. 1/2; larg. /i mill.

Dans la ? , les jambes sont simples, sans dents, les côtés du corselet sont un peu plus sinueux, et le dernier segment abdominal, encore plus large que long, est avancé et arrondi en arrière au milieu. — Long. 8 mill. ; larg. h mill.

De Java.

E. quadriimculattis. Noir, très luisant, oblong, ovalaire ; corselet et élytres lisses ; celles-ci ayant quatre taches jaunes assez grandes, arrondies : les premières placées au tiers antérieur, touchant le bord externe et approchant assez de la suture ; les autres au tiers postérieur, aussi * grandes que les premières, approchant très près du bord externe, mais ne le touchant pas.

Dans le d" , les jambes antérieures sont droites à la base, très faiblement arquées vers l'extrémité, et armées au milieu d'une forte épine assez penchée sur la jambe, et dirigée obliquement en avant. Le corselet est un peu plus large que long,

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assez sinué sur les côtés, avec les angles postérieurs saillants et presque spinifornies. Le dernier segment abdominal est plus large que long, tronqué en arrière avec une assez forte écliancrure au milieu.

Dans la ? , les jambes antérieures sont simples, sans dents, les angles postérieurs du corselet sont un peu moins aigus, et le dernier segment abdominal, encore plus large que long, est saillant et arrondi en arrière. — Long. 10 à 11 mill. ; larg. 5mill. à 5 1/4.

De Java. Étudié sur dix individus <? et quatre ? ,

Nous avons trouvé dans la collection de M. Buquet une variété mâle plus grande, dont les taches jaunes sont un peu moins larges. — Long. 12; larg. 6 mill.

Java.

8. F. bipuiictatus, Perty, Obs. nonulL-e in col. ind. or. p. 42.

Noir, ovalairc, un peu élargi en arrière. Élytres presqu'entièrement occupées par une large tache jaune partant de leur quart antérieur, et terminée au quart postérieur, anguleuse en avant, un peu arrondie en arrière, laissant seulement la suture noire, et ayant au milieu, sur chaque élytre, deux gros points noirs, l'un au milieu, isolé, l'autre un peu plus petit, formant un demi-cercle confondu avec le bord externe.

Dans le <? , les jambes antérieures sont droites, sans carènes, avec une forte épine dirigée en avant, au milieu du côté interne ; le coi'selet est plus large que long, un peu rétréci en avant, avec les angles postérieurs assez épineux. L'abdomen est terminé par un segment plus large que long, tronqué, un peu échancré au milieu. — Long. 10 mill. ; larg. 5 mill. 1/2.

Dans la ? , les jambes antérieures sont droites, sans épine au côté interne. Le corselet est un peu moins large, les angles l)ostériours sont un peu moins prolongés. L'abdomen est terminé

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par un segment plus large que long, mais a\ancé et de forme eonicpie au uiilieu. — Long. 9 à 10 uiill. : larg. 5 mill. à 5 1/2.

De .lava.

Cet insecte est connu dans les collections sous le nom (ÏE. ambnslus.

E. hirhijanus. Latr. — Dans le règne animal, 2' éd., t. V, p. 159, J.atreille rapporte aux Dapsa son Eumorphiis Kirhyanus.

Latr., Gênera, t. III, p. 72, décrit le Kirhjanus, mais il a figuré pi. II, lig. 12, r^. immarginatus, et il le cite sous ce nom dans son texte.

Olivier n'ayant pas regardé de si près, cite la figure de Latreille sous le nom (ÏE. Kirbyamis.

Il est probable qu'il y a eu confusion ici i)our ces deux espèces. Olivier n"a vu que l'individu du Muséum qui est semblable au Jf'estermannii de Dej., et bien dilférent du Kiibyanus de la collection Latreille, qui était dans celle de Dej., actuellement au I\Iusée de Lyon. Cet E. Kirhyanus de Latreille, a la massue des antennes moins large et moins plate, ce qui explique pourquoi Latreille l'a rapporté depuis au genre Dapsa.

II y a donc deux E. Kirhyanus.

L'un d'Olivier, ayant pour synonymie YE. Westermannii Dej,, l'autre de Latreille, n'étant peut-être pas positivement du genre Eiimorphus.

Voici la description que nous avons faite de l'individu de la collection Dejean, vendue au musée de Lyon, et qui nous a été généreusement communiquée par j\I. Mulsant.

E. Kirhyanus. Noir luisant, ovalaire, corselet et élytres ponctués. Antennes allongées, à massue moins large et moins serrée que chez les autres Eumorphus. Corselet plus large que long, aussi large que les élytres à la base, arrondi sur les côtés, un peu

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