I. PARTIE HISTORIQUE
Olivier, le premier, décrivit sous les noms de Lamia Testator, Ent. IV, 67, p. 131, 180, Tab. 16, fig. 122, et deSaperdaprœusta, loc. cit. 68, p. 33, 43, T. 1, fig. 6, a, b, deux espèces appartenant à ce groupe.
Fabricius, de son côté, signala les suivantes : Cerambyx spkndidits, Daldorfii, nitens, fidgidiis. Lamia tornalor (Ceramb. tetrophthalmus, Forster^, testator ( Oliv. , Fab. ) , et Saperda prœiista, Syst. Eleut. 1802, Vol. 2, p. 279, 280 et 437.
Plus tard, en 1817, le genre Tetraopes fut créé, mais iion caractérisé par Dalman, dans la Synonymia insectorum de Scboulicrr.
Ce dernier y plaça toutes les espèces qu'il connaissait, loc. cit. p. 401 et 402, sauf la Saperda prceusta; il réunit sous le même nom, les Cerambyx Daldorfii, nitens et fulgidus.
Kirby créa le genre Tetrops en 1826, Man of Brit. Entom.
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Le comte Dejean , dans son catalogue des Coléoptères , signale sept espèces de Tetraophthalmus *'', cinq espèces de Tetraopes '^\ et trois espèces de Tetrops {Aiiœtia Dej.) ''.
M. Newman créa les genres Astathes , Eustathes et Tetraglenes dans V Entomologist, 1842, mai, p. 299 et 300.
Enfln, mon savant ami, M. Le Conte, décrivit, eu 1852, Art. XVIII, Journ. A. N. S., 2° séries. Vol. 2, part 2', p. 155, sept espèces de Tetraopes et deux espèces de Tetrops des États- Unis.
Les Tétraophthalmites sont des Longicornes chez lesquels l'insertion des antennes a lieu au milieu des yeux, qu'elle divise en deux parties, ce qui donne à ces insectes quatre yeux apparents.
Ils se rattachent, aux espèces dont les yeux ne sont pas divisés, par plusieurs genres chez lesquels les parties supérieures et inférieures de ces organes sont réunies ensemble par un filet plus ou moins étroit. Le nom de Pseudo-Tétraophthalmites conviendrait parfaitement à ces genres qui sont les suivants : Àgelasta i'", White; Etitelopes, Dej. ; Serixia Pascae, Trans. Ent. Soc. London, 2" séries. Vol. iv, p. 45, pi. 16, fig. 3; Neoxantha Pascae, loc. cit., p, 45, pi. 16, fig. 4.
Les insectes de ce groupe semblent former le passage des Dorcadionites aux Saperdites. Ils se trouvent probablement, comme
(IJ ViolaceipennisBaql, Splendidus Fah. (DaldorfU IWiger), BipartitusBuqi. {Semicyanea de Haan], Rufescens Dej., Nigricornis Dej., Lobicollis Dej., Teslaceus Dej.
(2) Varicornis K\aa (var. Maculicornis Klug), ii-punctalus Chevr., Tornatov Fab., Cordifer Say, i-Maculaliis Le Conte.
(3) Prœusla Fab., Gilvipes Stéven [Minulissima Faldermann), MiMfeldii Dej. {Discoïdes Megerle).
{'-i) Les antennes des espèces qui rentrent dans ce genre sont très longues, et leur donnent un aspect très différent de celles des genres suivants.
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le Tetraopes tetrophthalmus , sur des Euphorbiacées dont ils doivent se nourrir ''. La plupart des espèces habitent l'Asie orientale et rAniériquc du nord. Parmi les autres, une provient du Sénégal, une autre du Brésil (?), et les dernières d'Europe.
Les espèces asiatiques sont ornées de couleurs brillantes ; la parure des autres est recouverte en général d'un duvet lanugineux, et sa couleur se rapproche d'un rouge de brique plus ou moins vif ou foncé. Les premières sont courtes, trapues, et ressemblent assez au premier coup d'œil à des Galleruca; les secondes sont généralement plus allongées et plus sveltes. Aucune ne dépasse la taille moyenne.
La grande variabilité de ces insectes a fait dire à M. Newman, et avec raison (Entomol. 1842, p. 300) : Hiijiis generis species valdé perplexœ valdh incertœ : charactcres nuUo modo prcebent colores; sculptura nisi prothoracis specieriim omnium vaUVe similis.
MM. le comte de Mniszech et Lucien Buquet ont bien voulu mettre leurs collections à ma disposition pour ce travail.