‹ Archives entomologiquesChapitre 20 sur 231 · I. PARTIE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

I. PARTIE HISTORIQUE

Vigors décrivit en 1825-26, sous les noms de Lamia Perpiilchrum, 5-notahim et Smtigernm, Zool. Jour. T. 1, p. 417, 418, et T, 2, p. 239, trois espèces rentrant aujourd'hui dans ce groupe.

Le comte de Mannerhcim en publia une quatrième, L. Phaleratum, Entom. Bras. Nova acta de Bonn 1825, T. 12, p. 421.

Serville créa plus tard, en 1835, Ann. Soc. Ent. Vol. 4, p. 55, le genre Compsosoma.

Le comte Dejcan, dans sonCat., 3° éd., 1837, p. 369, signale les six espèces suivantes : C. Concretum, Dej. ; Posticum, Dej. (Phalemtwn , Mannerh.); Niveosignatiim Dej.; Impériale Dupt. ; Arachnoïdes Dej. (Spinosum, Dupt.; k-spinosum, Buqt.); Vi'olaceiim, Dej. [Chalihœiim, Buqt.).

Depuis, Rlug publia la C. MudUarium, Ent. Bras., p. 463, N° 79; et enfin M. Newman a fondé le genre Euspherinm, qui nie paraît être identique avec le genre Compsosoma.

AUCIIIVES l'NTOMOI.OCIQl i;S. 00

Malgré les rapports incontestables qui existent entre le genre Microdeptes, de M. Newman (Enlomol. 18/i0-2, p. 11), et le groupe actuel, je ne crois pas devoir l'y comprendre; je pense néanmoins que ce genre forme le passage entre les Compsosomitcs et les JErenœa, qui, pour leur part, ont de l'analogie avec les Gijmnocerns et les Jlypsioma.

M. A. Chevrolat (Dict. univ. d'Ilist. nat. de d'Orbigny, v. ft, p. 163) a considéré à tort la Compsosoma Arachnoïdes , Dej. , comme étant le type du genre Microdeptes; M. Newman, au contraire, l'ayant fondé sur une espèce du Chili, qu'il désigna sous le nom (ÏAranea, en lui donnant des caractères qui n'ont pas le raoindi'e rapport avec le genre cité ci-dessus. Comme j'ai dû créer un genre nouveau pour la C. arachnoïdes, on voudra bien comparer la diagnose que j'en ai donnée (page 72) , avec celle que M. Newman a faite pour son genre Microdeptes '*'.

Le nombre des espèces connues de Couipsosomites est fort limité; la plupart sont ornées de parures très élégantes et très variées ; elles habitent généralement l'Amérique méridionale..

M. Chabrillac, qui a fait pendant de longues années des études très intéressantes sur les mœurs des Coléoptères brésiliens, confirme tout ce que Lacordaire a écrit sur ces insectes, dans son mémoire sur les habitudes des Coléoptères de l'Amérique méridionale. Les Compsosoma , suivant M. Chabrillac , sont des insectes très lourds qui vivent dans l'intérieur des

(1) Voici la diagnose qu'en a donnée M. Newman (loc. cit.) : Microcteples, Newman. Capul pronum, protltorace vix augustius ; faciès complanata, lata, trigona'-. antennce 11 articiilatce , corpore longiores, arliculo basait majori ; oculi ctongali, mcdio angustissimi : protlwrax vaille convexus, lateribus redis, spim'i aculn armatis : ehjtra valdt convexa, hiimeris \-dcntata : pcdcs médiocres, fcmoribus tumidis, mclafemora cly- Iris longiora.

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l'orêls, jamais sur leurs lisières. « J'en ai pris, m'a t-il dit, plusieurs espèces aux environs de Rio, pendant les grandes chaleurs des mois de janvier et de lévrier. Le jour ils se tiennent en repos sur le pied des troncs d'arbres; je n'en ai jamais vu aucun se servir de ses ailes, mais je pense qu'ils doivent voler pendant la nuit. »

M. Chabrillac ainsi que M. le comte de Mniszecli, ont bien vonlu me permettre de décrire toutes les espèces nouvelles de Compsosomites de leurs collections.

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