‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et de l'ArtoisChapitre 30 sur 43 · NOTIONS HISTORIQUES SUK GUISE · texte numérisé non relu

NOTIONS HISTORIQUES SUK GUISE

1456. Rétablinement du chapitre de Guise dont la fondation était antérieure au XII* siècle et que Tabbaye de Fesmy atait remplacé en 1442. — 1177. Le château de Guise est rasé par les troupes des comtes de Flandre et de Hainaut en guerre alors atecle sire de Guise, Jacques d'Avesnes. — 1191. Mort de Jacques d'Atesnes , sire de Guise , l'un des plus taillants cheralliers de la trobième croisade. 11 périt à la bataille d'Arsur et combattait encore après avoir perdu une jambe et un bras. Les annalistes des croisades comparèrent quelquefois sa valeur à celle de Richard- Gœur-de-Lion. Jacques d'Avesnes était né à Guise. — 1339. L'armée d'Edouard III ravage la Tiérache. Guise est pillé et livré aux flammes. Jeanne de Hainaut , fille du comte de Soissons, s'enferme dans le château et repousse les assiégeants. — 1396. Mort de Jean de Noyelle ou Nouelle, né à Guise, abbé de Saint*Yiucent de Laon , auteur d'un recueil diplomatiqueetdu Miroir fcwiortoi. — 1424. Les troupes royales, l'armée du duc de Rourgogne et des corps anglab couvrent la Picardie. Guise est la seule ville de la province qui tienne encore pour le roi. Jean de Luxembourg , capitaine bourguignon , assiège le château. — 1425. Guise se rend à Jean de Luxembourg. — 1440. Jean de Luxembourg meurt à Guise. — 1444. Lettres-

saldagne commandait les Flamands et campa à Flavigny-le-Petit; dom Estevan de Gamare arriyait par Vadancourt ayec les Espagnols; le comte de Ligne?îtle plaça ses Lorrains à la Censé de Courcelles, dans le petit bois et jusqu'à celui des Agneaux; Sfrondate commandait les Allemands et prit quartier au-dessus du bois de Fay et vers la Bussière; eafin, et ceci est phis triste à dire 9 le grand Turenne que des dissentiments séparaient alors de la cour s'était mêlé aux assiégeants et prit position à la Mothe avec le corps français qu'il conduisait. M. de Bridieu, gentilhomme poitevin ) commandait dans Guise où tenaient^ garnison les régiments de Clermont -Tonnerre et de Persan, un régiment polonais, deux compagnies suisses de Salis et soixante chevaux d'une compagnie d'ordon-

patentes portant doDation de Guise , avec titre de comté, à Charles d* Anjou, comte du Maine. — i486. Les Impériaux assiègent Guise sans succès. — iiSfJji^iBe de noufeao assiégé. Frédéric de Horn , seigneur de Montigny y est dangereusement blessé devant celte place. Les assiégeants renoncent h leur projet. — 149i. Lettrespatentes portant donation du comté de Guise en faveur de Jean d* Armagnac et de Louis , son frère. — 1499. Naissance de Claude de Lorraine , premier duc de Guise et tige de la maison de Guise. — 1520. Transaction entre François P', les maisons de Lorraine , de Luxembourg , de Rohan et d'Anjou touchant la possession du comté de Guise accordé par cette transaction au célèbre Claude de Lorraine. — 1510. La duchesse de Lorraine établit à Guise une compagnie de Tare. — 1528. Erection du comté de Guise en duché-pairie en faveur de Claude de Lorraine. »- 1536. Prise de la ville et du château de Guise par les Impériaux. — 1549. Claude de Lorraine bâtit le château actuel. — 1580. Naissance à Guise du jurisconsulte Dumesnil Bomery, élève de Juste-Lipse et auteur d^un savant commentaire sur les Institntes. — 1594. Les Ligueurs commandent dans Guise. Henri IV attaque les faubourgs et les brûle. — 1613. Fondation des Minimes. -^ 1614. Établissement de rélection. — 1621. Les Calvinistes de Guise sont désarmés. — 1633. Mort de Jean-Baptiste Bnridan , né à Guise , commentateur des coutumes du Vermandois.

nance. La ville (îit emportée après onze jours de siège; mais le château résista , grâce à la bravoure des troupes et au courage que déployèrent les habitants. Le 2 juillet 9 l'ennemi leva le siège après avoir perdu six mille soldats. — Pour consacrer le souvenir de cette belle défense, Louis XIV accorda de nombreux privilèges à la ville de Guise, fit frapper une médaille et anoblit le maïeur Poulain, le lieutenant Desforges et réchevin de la Chasse.

Nous éprouvons quelque plaisir a pouvoir, en inscrivant ici ces trois noms, donner aussi un souvenir aux habitants de Guise qui commandaient les douze compagnies bourgeoises. Voici leurs noms : Lefèvre , de Mardigny, Desforges, Haiiy, de Vives, de Lastre, Guyart, le Blond, Chimai, Loiseau^ Pierrot et Ba-

— 1636. Le prince Thomas de Savoie assiège Gaise sans succès. — Vers 1650. Mort de Nicolaijhàfenluim delà Framboisière, né à Guise, médecin d'Henri lY el de Louis XIII. — 1650. Belle défense de la ville el do chfllean de Guise assiégés par les Espagnols. — 1654. Naissance à Guise d'Hyacinthe Ravechet, savant théologien el docteur de Sorbonne. — 166S. Fondation de rhôlel-Dieu.— 1671. Mort du chanoine Claude Dormay, né à Guise, auteur de V Histoire de Soissons, — 1673. Naissance à Guise du savant bénédictin Nicostrat Bara. — 1675. Naissance à Guise de Prosper Marchand, bibliographe érudit, long-temps rédacteur du célèbre Journal Littéraire , publié à La Haye , auteur de VHistoire de Vorigine el des premiers progrès de V Imprimerie. •» 1704. Guise est de nouveau érigé en duché-pairie en faveur du prince et de la princesse de Condé. — 1704. Établissement du grenier à sel. — 1740. Établissement du collège. — 1762. Naissance à Guise du conventionnel Camille Desmoulins , publiciste éloquent du vieux Cordelier et mort sur Tèchafaud pendant la tourmente révolutionnaire. — 1766. Lettres-patentes portant que le bailliage royal de Kibemont sera transféré à Guise. — 1787. Établissement d'une assemblée d'élection dans la ville de Guise. — 1789. Le bailliage de Guise s'assemble à Laon avec ceux de Chauny, Noyon,La Fère, Laon et Marie. Election des députés aux étals-généraux.

lagni. Ces compagnies formaient un corps de huit cents hommes et rendirent les plus grands services; on les vit Taire plusieurs sorties meurtrières pour enlever des convois à l'ennemi ou protéger le ravitaillement du château; et ce fut parmi ces hommes courageux que se trouva Pierre Ouateau dont l'intrépidité mérite d'être citée. Les Espagnols venaient de construire un pont de bateaui pour donner l'assaut à la place; Pierre Ouateau, méprisant tout danger, se jette dans l'Oise à la nage, sous le Feu de l'ennemi; ses dents retiennent un couteau dont il a pris soin de se munir et qui lui sert à couper les nombreuses amarres du pont. 11 revient ensuite à Guise dans un bateau dont il a su s'emparer, échappant ainsi, comme par miracle, aux balles et aux boulets des Espagnols.

T^ LU SIEURS historiens affirment que Tare Iran 1178 les Hesdinois ayant méconnu l'autorité de Philippe d'\lsace, comte de I Flandre , ce dernier abolit la commune 'd'Hesdin, fit transporter à Aire la cloche de son beffroi et précipiter du haut d'une tour les principaux chefs de la rébellion. La charte d'établissement de cette commune antérieure à 1 178 n'est point parvenue jusqu'à nous; i) n'en est pas question

dans le recueil de Godefroy; et te préambule de la charte communale que Philippe-Auguste concéda a la ville d'Hesdin, en 1101 , a tous les caractères d^un titre d^établissement primitif; rien n*y indique qu*on ait voulu reconstituer ufne commune autrefois abolie. La charte comprend six articles et fut octroyée à la demande faite par les bowrgeois d'une concession royale d'union et communauté.

Loœé Vin, fils de l^biKppe- Auguste, devenu possesseur éa pays d'Artois à la mort de {flippe d'Alsace, autorisa en 1220 la construction de la halle échevinale d'Hesdin, après avoir confirmé, en 1215, la charte concédée par son père et dont nous transcrivons ici les principales dispositions:

(( II y aura dans la commune vingt jurés dont un )) sera maïeur. On les changera chaque année. Un )) juré ne pourra Tètre deux ans de suite. Les anciens » choisiront cinq jurés qui éliront tous les autres.

» Celui qui tuera quelqu'un de la commune d'Hes- » din, dans les limites du château ou de la ban- » lieue, perdra sa tjète à moins qu*il ne se réfugie » dans une église. Sa maison et ses biens appartien- » dront au seigneur. Si le meurtrier s'évade , il ne » pourra rentrer à Hesdin ou dans la banlieue sans )) s'être réconcilié avec les parents de la victime et » sans payer dix livres à la commune.

» Celui qui fera perdre un membre à quelqu'un » sera privé d'un pareil membre , à moins qu'il ne » fasse la paix avec les parents du blessé; il conser-

vn

» yera alors ses membres , donnera cent sols à la » commmie, outre le droit de soixante livres au pro- )> fit du seigneur.

» Celui qui violera une femme sera jugé par les » échevins, sauf le droit du seigneur dans le cas de » rapt. Il pourra Tëpouser, si les parents de la femme » violée Tagréent. S'il ne peut être pris dans la » commune , il en sera banni pour sept ans. »

L'institution communale d'Hesdin fut modifiée en 1243 avec le consentement des bourgeois. Robert I«% comte d' Artois, Robert II et la comtesse Mahaut confirmèrent successivement les privilèges de la ville que les ducs de Rourgogne respectèrent à l'exemple de leurs prédécesseurs. En 1396 l'un d'eux, Philippe -le -

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