‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et de l'ArtoisChapitre 5 sur 43 · CHATEAUX DU 8 01 85011 R O I S · texte numérisé non relu

CHATEAUX DU 8 01 85011 R O I S

AcT. Dépendance de la maison de Coucy. Construit parEngucrrand UI dans le XI 11" siècle. --An izT. Le premier château d'Anizy avait une antique origine et apparte-

rnents remplacèrent l'appareil militaire. On décora les portes de frontons historiés ; les arabesques et les feuillages sculptés s* étalèrent sur les murs, auxquels on adossait de gracieuses tourelles , des niches et des statues que des dentelles de pierre entouraient. Une transition s'opérait entre le style ogival et l'architecture grecque, et cette transformation de l'art trouva dans François P*" un ardent protecteur. Il fit construire plusieurs châteaux

où les artistes qu'il encourageait développèrent toutes

•Il

les ressources de leur génie ; les seigneurs ée la cour imitèrent le prince; quelques-uns démolirent leurs for^

naît aux érèques de Laon. Le château actuel s'éleva dans son voisinage au commencement du XVI* siècle. Le cardinal de Bourbon y reçut François I"* ; une chambre dn châtean porte encore le nom de ce prince. — Atticht. Henri IV séjourna dans le chAtean d'Attichj en 4590. Démoli dans les dernières années du XV] H* siècle.

— Amblkht. Vieux château-fort dont Torigine était , dit-on , antérieure an XI* siècle. Il fut bâti par les seigneurs de Pierrefonds. — Baillt. On voit les ruines de ce château-fort. De vastes souterrains y avaient été pratiqués. — Bazochbs. Quelques historiens affirment que les Romains eurent des greniers d'abondance k Basoches et qu'ils y formèrent un établissement. Le château de Bazoches fut assiégé et pris par les Bourguignons en 1422. — BLiaincouaT. Construction de Mansard. Ce château s*éleva par les soins de Bernard Potier duc de Gesvres. — Baaiiib. Voir le texte et les notes des pages 11 et 12. — Busauct. Chef-lieu d*une vicomte, dépendance du château de Pierrefonds. Le château de Busancy appartint long-temps à la maison de Boye. — Chclle. Château démoli en d770. Chef-lien d*une vicomte.

— CoucT. Voir le texte de la page 31. — Cablepout. Maison de plaisance des évéques de Laon. Le château de Carlepont fut bâti en 1200 et reconstruit en 1750. — - CtAMAiLLEs. François I*' séjourna souvent dans le château de Cramailles et y rendit des édits. On voyait autrefois au-dessus de la porte principale la statue de ce prince, à cheval et entouré de plusieurs seigneurs. — GaAifonAisoif . Benand de Beaune , archevêque de Sens, 6t bâtir ce château au XVI* siècle. Il appartint plus tard à M. de Fitz-James, évèque de Soissons. — Gitrat. Bâti par un seigneur de la cour de François I**". On plaça dans Tnne des pièces de ce château des salamandres et la devise : NutrUco et extinguo, — Folbmbeat. Voir le texte de la page 44. — Lon- OETiLLs. La forteresse de Longeville résista aux Espagnols en 1650. Buinée. — Maetimoht. On croit que ce château reposait sur des fondations d'origine ro-

terewes pour édifier sur leurs ruines d el^ants châteaux. tt Les ooncfuètes de Charles VIII, de Louis XII, eo n Italie , opérèrent dans les arts — dit M. de Laborde » dans ses ManumenUf de la France — un changement » pareil à celui qu'avaient produit les croisades; on )> abandonna tout-à-fiadt le style et le plan des édi- » fices gothiques; Tétude de l'Antiquité fit chercher à » appliquer les formes grecques aux édifices modernes ; }i intention difficile à mettre en œuvre, que nos mœors » contrariaient, à laquelle notre climat s'opposait, » mais qui dut cependant céder au génie d'hommes

nuioe. Il est entiéreiDenC détruit. — MoiiTicsnr-LBiic&AiH. Amègé elpris par Louis d*0alre-Mer en 938. Démoli peu d'anoécs après par Herbert , comte de Yermandois. — Moht-Notbe-Damb. Voir les notes de la page ià. — Muair. Ce chltcaa appartînt aux seigneurs de Pierrefonds et À la maison de Coodé. -*-Nkiiiut-5âivt- Faomt. Construit en 4236 par Thibaut , comte de Champagne. Assiégé et pris par les Anglais et par les Bourguignons dans les guerres dn XV* siècle. — Ostsl. Démantelé sous le règne de Charles VII par le comte de Vendôme et par lesoonmoncs du Laonnois que le prévôt de Laon commandait. — Oucht. Résidence d*un comte sous la seconde race franke. Le cbâtean d'Ouchy appartint aux comtes de Trojes depuis le X* niècle jusqu*au XIII*. Il fut pris et démantelé par les Anglais en i4ti. — Pact. Ce lieu avait titre de châtellenie sons Phi lippe- Auguste. Les châtelains de PacjT étaient puissants en Valois. — Plessis-Beiou . Construction du XVI* siècle. La seigneurie de Plessis>Brion appartint long-temps à la maison de Thorotte. — PivoM. La terre de Pinon fut possédée par les maisons de Coucj et de Lameth. Le château, bâti par le président Dubois, fut acquis au commencement du XVIII* siècle par la famille de Counral qui le possède encore. Ce château est l'un des plus beaux de la province. On admire la magnificence des jardins. — Poutaigt. Brûlé par les Normands en 923 ; reconstruit ; souvent assiégé et pris au moyen-âge; au pouvoir de Mayenne pendant les guerres de la Ligne. — Puisizdx. Constniclion antérieure au XIII* siècle. Dépendance des seigneurs de Béthisy. — Saivt- Aoata. Construit dans les premières années du XIII' siècle par Enguerrand III de Coucy. — Septmoicts. Très-ancien château-fort reconstruit en 1223 par Jacques de Bazochcs, évèqne de Soissons. Ce prélat y reçut Saint- Lonis en i237. Ce prince venait de se faire sacrer à Reims. — Teagt-lb-Val. Ancienne résidence. Elle app«irtient depuis 4770 à la maison des Acres de TAigle. — Vailly. En 883 les Nor-

» habiles et persévérants. Ils consacrèrent à jamais leurs » noms et le règne du prince aimable qui les proté- » geait, par une suite d^édifices qui forment une épo- » que distincte connue sous le nom de la Renaiêêcmce. » Depuis lors , la Picardie et TArtois rirent beaucoup de leurs chàteaux-Forts transformés en maisons de plaisance. Picquigny, ErmenonyiHe et Chantilly furent de ce nombre. Le nom de Picquigny est célèbre dans rhistoire. C*est a Picquigny qu*en 942 1 Guillaume Longue-Epée, duc de Normandie, fut iÏMassiné par Âjmould) comte de Flandre; et c'est a Picquigny en-

mands traitèrent à Vailly a? ec KarlooMO. Forterene oocupée par les NaYarrofe et |Mir les Anglais an XIV* siècle, a Vellj étoit alors — dit Froissart — la son^eraîne » garnison de ee {lays de ces pilleurs. » — VAVXBVtir. Henri IV concha à Vauibnin après sa réconciliation avec llajenne à qai ce châtean appartenait. — Vic-sua- Aisvx. Voir les notes de la page 16. Le roi Eudes afait fortiSé Tancienne maison royale de Vic-sor-Aisne; elle fat pliisienrs fois assiégée et prise pendant les guerres de la Ugne. «— VmcT. On affirme que des tournois enrent lieu à Vierzj. Les restes d'un grand nombre d'arcades en ogirea sembleraient indiquer remplacement de la lice oà combattaient les cher aliers.

CHATIAUX OB hk TIÉtAGHI.

Gbbct. Château-fort construit dans le Xin** siècle par Enguerrand III sire de Coucy. Plusieurs fois assiégé et pris, au XI V, parles Armagnacs et les Bourguignons. Basé dans le commencement du XV" ( Momtrtleî ).— Guub. Construit en 1549 par Claude de Lorraine, doc de Guise; ce château remplaça une trèsancienne forteresse et résista aux Espagnols en 1650. — Hibsok. Château-fort occupé dès le XI« siècle par les seigneurs de Guise. Presque entièrement détruit au XVP par les Espagnols. — • La Fbbb. Le premier château de La Fère fut bâti, fers 1207, par Enguerrand III de Coucy. Le second , que Louis de Luxembourg, comte de Saint-Pol, fit construire, se rendit à Henri IV en 1596; les Espagnols l'occupaient alors. — Lavdovbt. Ruiné pendant le règne de Charles VII par Jean de Luxembourg, partisan du duc de Bourgogne. — BIable. Construit dans les premières années du XIII* siècle par Enguerrand III de Coucy. Il appartint longiemps aux puissants seigneurs de Marie. — Mabtigkt. Dépendance de la maison de Riimigny. Il est question de ce châtean dès le XII* siècle. — Mobtcobitbt.

core quen 1475, Louis XI conclut un traité célèbre avec Edouard IV, roi d'Angleterre. Les détails de leur entrevue indiquent combien était grande la défiance mutuelle des deux princes. « Il fut ordonné, dit Commines, » de faire un pont bien passant assez large, et four- » nismes les charpentiers et les estofies; et au milieu » de ce pont fut faict un treillis de boys, comme » Ton faict aux cages de ces lions; et n'estoient point » les trous entre les barreaux plus grands qu'à y bouter » un bras iT-^on aise. » Lorsque la prudence eut dicté ces garanties, Louis XI et Edouard firent assaut d'amé-

et pris par les troupes du duc de Lorraine pendant le règne de Charles VI. — Noovioh-l'Abbsssb. Pris et rasé par Louis-le-Gros en iH5. 11 appartenait alors au célèbre Thomas de Marie. — Oist. Rasé par les Bourguignons dans les premières années du XV« néc\e {Monstrêlet). — Ribemoht. En 881 , ce château résista à Loub, roi de Germanie, et en 1373 aui troupes anglaises que le duc de Lancastre commandait. ^~ RosoT. Pris par les Ligueurs eu 16J7 et par les Espagnols en 4651. Le château de Rosoy était flanqué de sept tours. — Sàiat-Limbeet. Henri IV l'habita dans sa jeunesse. Ruiné. — ViAgi. Château-fort pris et détruit par les Bourguignons dans les premières années du XV' siècle (Monstrêlet.)

CHATEAUX DU TALOIS.

AcT-iR-MuLTiEK. L'aucieu château fut le chef-lieu de Tune des plus importantes juridictions du Valois. Des constructions modernes Tont remplacé. — Autheuil. Ancienne forteresse dont il reste quelques débris. — Béthist-Saimt-Pibjiee. Ancienne maison royale. (Voir les notes de la pageli2). Béthisy devint un château-fort, résista aux Anglais en i358 et fut démantelé par Tordre de Louis XIII. — Betz. H ne reste plus de traces de l'ancien château des seigneurs de Betz dont il est question dès le XI* siècle dans l'histoire du Valois. — Bouillanct La tour de Bouillancy appartint long-temps à la maison de Béthisy. Il n'en reste rien. — Bouesoiche. Ce château eut de Timpor tance à cause des nombreux fiefs qui en relevaient. Il eut titre de vicomte. — Brasseuse. Ancienne dépendance des Bouteillers de Sentis, des maisons de Cnignières etdeDammartin. Des constructions modernes ont remplacé ce château. — Cbautillt. Voir le texte de la page 6J . •— Chateect. On affirme que ce château fut construit par Oger, favori de Karle-le-Grand. Il tomba au pouvoir des Anglais , dans le XIV* siècle , et fut ruiné pendant les guerres de la Ligue.

nité et de courtoisie. Il faut lire dans Commines ce qu'il raconte de la salutation mutuelle des deux rois , lorsqu'ils s' entrebrassèrent par les troics des barrières. Le premier château de Picquigny fut détruit en 1470 par les troupes de Charles-le-Téméraire, duc de Bourgogne; on voit encore les ruines du second, construit par les ducs de Chaulnes et dont il est question dans les lettres de M"« de Sévigné. c< Nous arriTames — dit-ellç — » dans un château où tout l'orgueil de Vhéritière de )) Picquigny est étalé. C'est un vieux bâtiment élevé )> au-dessus de la ville, comme à Grignan. Je ne

— C0MP1È6NE. Voir le texte de la page 12. — C&eil. Le château de Creil existait déjà au IX* siècle. Il fat pris et repris par les Anglais dans les guerres du moyenâge et démoli en 4780. Il est sourent question de ce château dans Froissart et dans Moostrelet. François I*" et Henri IV l'ont habité. — CaikpT- en-Valois. Les châtelains de Crépy eurent le titre de Burgare "el plus tard celui de Capitaine, Les Anglais assiégèrent et prirent Crépy en 1431. Ce siège est célèbre i les vainqueurs incendièrent la ville et la détruisirent. Crépy avait alors trois châteaux. Le premier était connu sous le nom de Château de Bouville ; le second portait celui d'Hôtel de la Comtesee ; les Anglais minèrent, en outre, une forteresse où se trouvait le donjon ; mais ils ne tardèrent pas à la relever pour s'y établir. Remis en très-bon état pendant le règne de Louis XII , et long- temps habité par les comtes de Crépy, ce château-fort exble encore. — EmEKORYiLLE. Voir le texte de la page 60. — Foh- TAiHE-LEs-Coanus. Très-ancienne forteresse qu'une maison de plaisance a remplacée.

— Glàgres. Construction du XII' siècle. — Heeheuse. Ancienne dépendance du palais de Verberie. Il n'en reste rien. — Iyoes. Philippe- le-Bel séjourna dans ce château en i307 et en 1308. Entièrement détruit. — LA-FxxTi-MiLOR. Construit vers le milieu du IX° siècle par Helmogadus , favori de Lodewig-le- Débonnaire. Philippe-le-Bel y résida. Il tombait en ruines au XV siècle et fut reconstruit par les soins du duc d'Orléans, frère de Charles VI ; Henri IV le fit démolir en 1594. On aperçoit , dans le voisinage de La-Ferté-Milon , les ruines de l'abbaye de Cerfroid où, Tan H98, St-Jean de Matha et St-Félix de Valois fondèrent Tordre de la Sainte-Trinilé pour la rédemption des captifs. Ces ruines sont sur le territoire de Brnmetz dont le château, depuis plus de deux siècles, est possédé par une branche (le rillustre maison de Melun. — La Houattb. Ce château est souvent désigné dans les vieux documents sous le nom de Grauye-Saint-Amovld. Philippe-Auguste et

» sais si la fondation est aussi belle; mais ce sont des » terrasses sur la Somme qni fait cent tours dans les » prairies; voilà ce qui n*est pas a Grignan. n

Henri IV , roulant reconniutre les bons services de Dominique Deric, érigea en vicomte le château d'Ermenonville et ses dépendances, qui avaient appartenus pendant le moyen-âge aux grands-bouteillers de Senlis. Devic méritait cette faveur royale ; il s'était distingué a Ivry et mourut de douleur en passant dans la rue de Paris où son prince venait d^ètre assassiné. Le château

Philippe d* Alsace, comle de Flandre, 7 eoreot one entreme. H ne reste aucniie trace de ses constmctioiis. — Lâaght. Aodenne dépendance des conles de Valois.— Li Haxot. Résidence des grojen de la forêt de Cuise. Enliérement détruit — Lk Vu. Les comtes de Valois résidèrent d'abord à Yez. La fortere«e qni défendait ce lien atait une aotiqœ origine puisqu'elle fut rebâtie sous le règne de Philippe-Auguste. La construction de la tour de Vez date de 4360 ; cet édifice a six étages et cinq tourelles. — Lktichih. Le fieux cbâieao de Lévigneu, qni existait déjà sous la première race franke, appartint aux comtes et aux ducs de Valois. Il n'en reste aucune trace. — Lu Touxvblles. Forteresse considérable élevée sur remplacement d'un camp romain entre Béthisy et le Hazoy. Rainée dès le commencement do XIII* siècle. — MAiBniL-sva-OnacQ. Château- fort détruit au XVI* siècle. — MovririixoT. Forteresse dont on voit les ruines; bâtie au XH'* siècle sur les débris d'anciennes constructions ; plusieurs fois assiégée et prise pendant les guerres du moyen-âge ; démolie dans les premières années do XVI" siècle. — Mort-l'Ëvéque. Très-ancienne forteresse déCmite pendant le XV* siècle. Château construit au XVI* ; dépendance des évèques de Senlis. — Mcxhieiital. Construction fortifiée qui s^éleva pour la défense de Tabbajce de Morienval et dont il reste quelques débris. — Nar- TxciL. Charmante résidence où François I*' et Françob II se rendaient fréquemment. Détruite à la fin du dernier siècle. Elle appartint aux maisons de Guise, de Schomberg , d'Estrées et de Coudé. — PiExxxFoans. Voir le texte de la page 26. — Port. On l'appela d'abord château de Ftécamp. Philippe-le- Bel , Louis-le-Uutin et Philippe de Valois y ont séjourné. Les Anglais et les Bourguignons tinrent garnison dans ce château aujourd'hui ruiné. — PoRTAXMi. Rasé en 1434 k la prière des habitants de Senlis. — Raeat. On appelait ce château tour Rocart; il relevait de la lourde Béthisy. On n'en voitaocuuTestige.—SAiRTiKxs. Château-fort du X** siècle,

d'ErmenonyiUe , plusieurs fois restauré , fut acquis par la famille de Girardin et devint la résidence de J.-J» Rousseau. La tombe du philosophe genevois est placée dans rile des Peupliers, dépendance d'Ermenonville, au milieu d'un lac solitaire qu'entourent des parcs et des jardins enchanteurs.

La construction du premier château de Chantilly était antérieure au X" siècle. Il appartint d*abord à la maison de Senlis; passa aux Clermont-Nesle , aux Laval-Montmorencj, aux d'Orgemont , aux Montmorency,

reconstruit dans les premières années du XVI*. Il existe encore et fut célèbre au moyen-lge. — Suus. Voir les notes de U pêge 14. — Thibis. Dépendance des érèques de Beauvais. Ce château fut démanielé en 4367 et ruiné dans les guerres de U Jacquerie. 11 en reste des débris. — <- VitREviL. BUi pendant le XVI* siècle par Jacques de Safoie, duc da Nemours. Henri IV ainait la résidence de Vemeuil. Il érigea la terre en marquisat en faTcnr d^HenrieUe âê Balzae d'Entraigoes; ce marquisat détint un duché>pairie en d652. L^élégance des constructions du ebâltau et la beauté de ses jardins étaient citées. Il fut détruit en i76S par Fordre du prince de Coudé. — VuLLias-CoTTiaiTs. Voir le texte de la page 45. -~ Virins. Trèsancien châteanfort dont rbisloiredo Valois laM mention dès le IX' siècle. Béparé et agrandi au XIV par le coaUe de Flandre, Philippe d'Alsace. Il ne reste rien de ses coBstroctioos.

CHATEAUX OU VESMANOOIS.

Athies. Voir les notes de la page 12 Le palais d'Athies que Ste-Radegonde , fille de Berthaire, roi de Thuringe, atait habité devint un cbâteau-fort On montre encore quelques vestiges de ses constructions. — Bbâueetoui. Jeanne d'Arc , prisonnière sous les murs de Compiègoe , fut conduite au château de Beaurevoir dont Jean de Luxembourg était possesseur. Il fut pris par les Bourguignons, pendant le règne de Loub XI, et par les Espagnols en 1557. — Bohaiii. Cédé en 1475 à Charle»* le- Téméraire par Louis XI. Pris et repris dans les guerres du XVP siècle par les Impériaux , par les Français et par les Espagnols. — CiuLAiiicoiniT. Construction antérieure au XII® siècle. Incendiée en 1557 pendant le siège de Saint-Qnentio et rebâtie en 1765. Ancienne châtellenie érigée en marquisat en 1714. — Fatkl. Les amours et les infortunes de Gabriellede Levergies, dame de Fayel, et de son amant, Raoul de Coucy, ont rendu ce château célèbre. — HâM. Château-fort bâti en 1470

fri , ^rnfin « â la maifloo de Coude. L'empereur Charles- ^/ijinl, Qiarlesi I\, Henri TV et Lcmîs XV: Temperetjr d*\alriche. Joseph II: Chrisliaii, roi de Danemarck • Paal de Russie et le roi de Suède , Gustare III • furent recns à ChantillT. Le grand Gindé a illustré rette résidence oii il s'était retiré rers 1665. Il j donna plosiears fêtes brillantes dont la présence de f^ouis XI V^ (bt Toccasion ; et les lettres de M*^ de Sévi gné ont consacré le sonrenir durable de la magnifirence que le grand G>ndé déploya pour rendre Chantillj digne du roi qui le risitait. Les honmies de

p»r Looif de Losemboorg , ooonétable de Saint-Pol. Ce châleMi derinl une priioo «t'étal, Panni cen qoe we% non ont reçus prisomiien nous dteroas le coMie de Marboeof , ancicfi foorerneor de U Corse et protedeor de NapoMoo dans sa jceoesse ; le maréchal Moocej ; MM. de Polignac, de Peyronnel, de CbanlelaiiieeC de GoemoO'Bainrille, mioistres de Charles X ; et le prince Loob Bonaparte. Han col 00 premier chileaa avant la coostroctioD de la fortereaae actœlle. Oo trooTe daos les siècles reculés des seigneorsparticaliers de HaroyCbâIeUins do lien. La seigneorie el chilelleoie de Ham appartint aox comtes de Vermandob, aox maisons de Coocy, de Loxemboorg, deRohao, de Vendôme et de Na? arre. « ATant la conquête de Camliraiy Ham était one des plos fortes places de la Picardie. En 1414 , le doc de Boorftt9%ne s*élant rendo maître de cette Tille , malgré la longue et admirable défeose du connétable d'Albret, la litra aox flammes, poor la punir d^avoir pris le parti du fluc d'Orléans. Dans le XVI* siècle, elle eut de nouTclles calamités i subir: tombée HU pou? oir de Tennemi après la bataille de Saint-Quentin, elle fut reprise par le duc de Bouillon sur les Espagnols en 1595. Peu d'affaires furent aussi vires. La tfarnison se défendit arec opiniâtreté j mais les Français, furieux de la mort du duc d'Humiéres , la repoussèrent de rue en rue, et finirent par la massacrer. La grosse tour a cent pieds de haut(;ur et de diamètre j ses murs ont trente-six pieds d'épaisneur : c*est la plus forte qui existe en France. M. Depping a prétendu i tort que le ctiâteau de Ham renfermait des oubliettes, à Taide desquelles on faisait passer subitement un malheureux prisonnier des douceurs de Tespérance au supplice le plus affreux. Il n*cxistedans cette prison que de sombres cachots. Pendant sa captivité M. de Pcyronnet composa son Histoire des France au chAteau de Ham». ( Lettres Mur le département de la Somme, par M. H. Dusetrl.) — LbCatelet-Gout. Ce château-fort s'élera en 1520 par les soins de François P^ H fut piis par les Espagnols

lettres les plus illustres, les généraux éprouvés et les grands artistes furent reçus par le grand Condé dans cette résidence enchanteresse. On y rencontrait Corneille, Racine, Bossuet, Molière, Boileau, Bourdaloue, La Rochefoucauld, La Bruyère et le maréchal de Luxembourg. Ecoutons Bossuet : « Condé parut à Chantilly comme » à la tête de ses troupes. Qu'il embellit cette ma- )> gnifique et délicieuse maison, ou bien qu'il munit )> un camp au milieu de pays ennemis, et qu*il for- » tifiàt une place ; cpi*il marchât avec une armée parmi » les périls, ou qu'il conduisit ses amis dans ces su- » perbes allées, au bruit de tant de jets d'eau qui » ne se taisoient ni jour ni nuit : c'étoit toujours le » même homme, et sa gloire le suivoit partout. » Le grand château fut embelli par Mansard ; Lenôtre dessina les jardins. Mats un jour, Torage des révolutions s'appesantit sur la demeure des héritiers du grand Condé; les nobles possesseurs de Chantilly s'éloignèrent; on enleva les tableaux, les statues, les bronzes antiques, le riche médailler et les gothiques armures; et Chantilly, oii Racine avait lu les scènes de ses immortels chefs-d'œuvre, en présence du grand Condé et des plus beaux génies de son temps ^ fut transformé en maison de réclusion ; on vendit à vil prix

eo 1557, en 1595, en 1636 el en 1650. La destruction de ses fortifications date de 1674. — Mot. La fondation de ce château était antérieure au XIP siècle. Il appartint aux seigneurs de Moj et passa , par suite d^alliances, dans la maison de Lorraine. Brûlé en 4422 par les troupes de Charles VII, à rapproche des Anglais, ce château a? ait été rétabli et existe encore. On y loH une magnifique salle de réception.

le petit château, bâti par le connétable Anne de Montmoreac;; le grand parc, le parc de SjWie, l'orangerie, rile d'Amour, le labyrinthe célébré par Santeuil et la chapelle furent déraatës ou détruits.

Le grand château de Chantilly a disparu ; on a restauré l'autre et réparé ce que la Révolution avait épatée. Le ch&teau d'Eiighien a été sauvé; et Ton Toit encore aux bords des étangs de Comelle les restes du gothique château de la reine Blanche; il est flanqué de deux tourelles; Saint-Louis et la reine, sa mère, l'ont habité.

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