‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et l'ArtoisChapitre 109 sur 140 · MAIEURS DE BOULOGNE · texte numérisé non relu

MAIEURS DE BOULOGNE

1402. Jean Buscart, dit Morlet.-— 4405, 1410, 1433, 1436, J437. Jacques Vine(.

— 1424. Jean de l'Espaiit. — 1431. Jean Marchant. — 1448. Jacques Benauld. — 1449. Honoré Renauld. — 1457, 1466. Robert de la Bouveiie. — 1477. Jean Lemarchant , sieur de i'Epinoi. — 1480. Louis de RousseL — 1482, 1495, 1497. Jean Legrand, sieur de Raventhun. — 1516. Antoine Lust. — 1534. Ansel deMarcq. — 1535. Mathieu le Magnier. — 1539. Antoine Dauvergne. — 1541. Eurain ou Euruin. —1550. Pierre Lardé. — 1552, 1553, 1554, 1560. Willecot d'Ecaut. — 1555, 1556, 1557, 1612 à 1614. Jacques Lardé. —1558, 1559, 1563 , 1568 et 1587. Jacques Willecot. — 1561. Jacques Morel , licencié-ès-Iois. — 1565 , 1566 , 1567, 1570 , 1574 , 1577 et 1580. Robert de Parenty. — 1568 , 1569 , 1576. Furcy de la Planche. — 1571, 1572, 1573. Adrien Bertrand. —1575. Antoine deGriette.

— 4577. Pierre Delahaye. — 1578 , 1579. Jean le Seiller. — 1581 , 1582 , 1583. François de Joigny, seigneur d'Estrées. — J5S4, 1585 , 1586. Guillaume Dublaisel.

— 1590 à 1594. Gilbert Monet. -- 1596 à 1598. Aniadis de la Planche. — 1599 , 1600, 1607 et 1608. François Duwiquet de Dringhen. — 1601 , 1602. Pierre Wil-

» de tenir, garder, et exécuter leurs jugements, éta- » blissements , ordonnances , chartes , lois , usages , fran- » chises, corps, honneurs et héritages.

» Personne ne sera regardé comme sénéchal , vicomte , » bailli ou sergent s'il n'a prêté serment à la ville.

» Si les maïeur et échevins négligeaient de connaître » de certaines affaires qui seraient de leur compé- » tence , cela ne devrait leur porter aucun préjudice, » et il ne serait pas permis de leur dire qu'ils sont » parjures ou que leur loi est corrompue.

•>•> Si le contenu de ces lettres avait besoin d'être » entendu et éclairci , ce serait en faveur des maïeur , » échevins et communauté de la ville. »

Les habitants de Boulogne ne restèrent pas long-temps en possession des privilèges qu'ils devaient à leurs comtes. Vers 1285, les bourgeois s'étant portés à des

lecot Despiiez. — 1603, 1606, 1609, 1610, 1611 , 1612. Guillaume Mouton. — 1615, 1617. Renaud Deslailleur. — 1618. Oudart de la Planche. — 4619. Jérôme Morel Datlinghen. — 1620. Charles Vaillant.— 1621. Guillaume de Mouton, seigneur de Longueville. — 1622 à 1625. Antoine Monet, seigneur de Beaurepaire. — 1626 et 1627. Framery d'Hambreucq. — 1628 et 1629. Antoine Carpentier. — 1630. Bertrand Willecot. — 1631 , 1641 , 1642 , 1643 , 1647. Oudart de Fiennes de Druca. — 1632, 1633 , 1644 , 1645, 1646. Jean Framery. — 1634, 1635. Antoine Lamirand. — 1636. Pierre Lardé. — 1638 à 1640. Jacques le Camus. —1648, 1649 , 1650 , 4651 , 1655 , 1656 à 1660. Claude Lesseline de la Maloterie. — 1653, Anselme Heurteur Dorinqueval. — 1661 à 1664. Louis de Campmayor. — 1667 à 1676, Marcq Slricq. — 1677 à 1749. Achille Mutinot , par l'ordre du duc d'Aumont. — 1750 à 1754. Guillaume Coilliot. — 1755 à 1759. Cannet, avocat. — 1760 à 1765. Wyant. — 1766 à 1768. Chinot de Chailly. — 1769 à 1771. Lateux. — 1772 à 1774. Dublaisel Durieux. - 1775 à 1777. Cazin de Cauraartin. — 1778 à 1780. Le chevalier Dublaisel. — 1780 à 1783. Leporcq de Lannoy. — 1784 à 1786. Dixmude de Hames. — 1787 à 1789. Legressier de Belterre.

excès contre les officiers royaux, IMiilippe-lc-Hardi lit démolir le bellVoi , briser la cloche et déclara la commune abolie. Elle était déjà rétablie sous le règne de Philippe de Valois. On restaura vers ce temps le beffroi où l'on plaça une nouvelle cloche fondue en 1345 et qui reçut le nom de V Estourmie ou l'Eveil. Voici ce que portait l'inscription tracée sur cette cloche en vieux caractères : u L'Eveil est mon nom. Jehan Lisos, » père et fils , employèrent xi mille livres de métal )) à me faire. Laurens Tailleauwe était alors maïeur )) pour la seconde fois l'an 1345. Que Dieu garde la )) ville de malheurs , si je puis lui être utile et plaire » à ses magistrats. Jachob Lisos qui grava ces lettres » était un des enfants du fondeur. »

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ALAis, si célèbre dans nos annales, ne fut d'abord qu'un obscur village oii de pauvres pêcheurs venaient s'abriter. Les habitants payaient la dîme à Saint-Bertin et relevaient tour à tour des comtes de Boulogne ou du comté de Guînes; ils reconnurent, à la fin du X' siècle , l'autorité des comtes de Flandre. L'un de ces derniers, Baudouin, surnommé le Barbu, fit creuser le port en 995. Les commencements de l'importance maritime de ce lieu remontent au temps où le comte Baudouin vivait.

La première charte communale de Calais fut concédée aux habitants vers 1 ] 70 par Mathieu d'Alsace , comte de Flandre. Gérard , comte de Boulogne et de Gueldres, en confirma les dispositions en 1180. « Nous )i accordons , dit Gérard , à nos bourgeois de Calais » demeurant sur nos terres, ainsi que le comte Ma- » thieu l'avait fait précédemment , les privilèges et )-> coutumes qui suivent : Ils pourront vendre et ache- » ter, sauf notre droit, des maisons et masures selon » la coutume de Merck. Ils seront quittes de fossato » ( service de bêche ), partout si ce n'est pour se dé- M fendre contre la mer dans les limites de la ban- » lieue. Celui qui tirera son épée par colère paiera » soixante sols. Nous accordons aux bourgeois un éche- » vinage et une Quore ( heure , loi ) ; et tous les jours » de Tannée, les échevins et les hommes de la Quore « jugeront les affaires portées devant eux. »

Au mois de mars 1252, Mahaut, comtesse de Boulogne, confirma ces privilèges, concéda aux habitants une banlieue et des franchises nouvelles. La charte qui en dépose détermine aussi les peines qui s'appliqueront aux crimes et délits. Elle est transcrite, comme celle du comte Gérard , dans le curieux manuscrit de Godefroy , conservé à la Bibliothèque Royale. « Si quel- » qu'un, dit la charte de Mahaut, est cité par la loi » de la ville pour avoir violé une femme , on lui » coupera la tête ; ses biens seront à la merci du sei- » gneur. S'il est déclaré innocent, la femme qui aura » porté plainte paiera douze livres au seigneur.

» (lelui qui sera convaincu d'avoir volé jusqu'à cinq sols et plus des marchands étrangers , sur des chemins ferrés, sera pendu; ses biens seront à la merci du seigneur. Si le vol vaut moins de deux sols, on coupera l'oreille au coupable, et il sera pendu ) s'il commet un nouveau vol,

» Celui qui aura fait une mellée (cherché querelle) ) à quelqu'un dans l'église ou dans Z'a/re ( cimetière) ) paiera neuf livres au seigneur et dix sols à celui ) qu'il aura attaqué.

» On tiendra une franche -vérité tous les ans pour ) toutes choses fourchetées. On élira les échevins le ) vendredi après l'octave de la Pentecôte. Les anciens échevins en nommeront cinq qui feront serment devant le bailli. Quand ils auront juré, ces cinq en éliront huit autres qui feront aussi le même serment , et ils seront treize échevins. Même loi pour les Cormans ( hommes de la Quore) '. Ceux qui con-

' L'échevinage et la Quore formaient deux degrés distincts de juridiction municipale. Ils connaissaient des matières civiles et criminelles ; mais l'autorité des échevins était plus étendue que celle des cormans. Les premiers, par exemple, pouvaient lorsqu'il s'agissait d'immeubles imposer des amendes jusqu'à soixante livres; celles que les cormans fixaient ne devaient point dépasser trois livres. Le niaïeur ne fut pas compris d'abord dans la composition de l'échevinage.

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