NOTIONS HISTORIQUES SUR LAON
407. Les Vandales assiègent sans succès la ville de Laon. — 451. Laon résiste à Allila. — 493. Laon se soumet à Khlovigh. — Vers 500. Établissement de l'évêché de Laon. — 533. Mort de St-Remy, archevêque de Reims. Il était né à Laon. — Vers 600. Brunehaut fonde l'abbaye de Saint-Vincent. ( Voir les détails qui s'y rapportent à la page 199 du I"" volume de cet ouvrage.) — Vers le milieu du VIP siècle. Fondation de l'abbaye de Saint-Jean. (Voir les détails qui s'y rapportent à la page 200 du I*'' volume.) — 741. Peppin et Karloman assiègent Laon et s'en emparent. — 858. Mort d'Isaac de Laon , évêque de Langres et canoniste célèbre. — Vers 882. On bat monnaie au coin de l'évêque Didon. Les pièces frappées représentent un évêque coiffé de sa mître ; une crosse est placée au revers. — 883. Laon résiste aux Normands. — 892. Valgaire , comte de Laon , se révolte contre Eudes. Celui-ci assiège Laon , s'en empare et fait décapiter Valgaire. — 895. Siège de Laon par Karle-le-Simple. — 922. Robert, frère du roi Eudes, assiège Laon et s'en rend maître. — 928. Laon assiégé par Herbert de Vermandois. — 931. Raoul s'empare de Laon. — 933. Herbert tente sans succès de reprendre cette place. — 936. Louis d'Outre-Mer est sacré à Laon. — 937. Ce prince assiège le château Gaillot. — 938. Siège et prise de Laon par Herbert de Vermandois. Louis d'Outre-Mer reprend cette place la même année et s'empare du château Caillot. — 940. Herbert et Hugues, duc de France, assiègent Laon sans succès. — 941. Nouvelles et infructueuses tentatives de Hugues et d'Herbert pour se rendre maîtres de Laon. —
la volonté royale '. On voit bien que l'indépendance des communes touche à sa fin puisqu'elle est à la merci du prince. Enfin Charles-le-Bel , voulant donner satisfaction aux ardents adversaires de la commune , déclare par son ordonnance de 1322 « qu'en la ville, » cité et faubourg de Laon , il n'y aura plus, à l'ave- » nir, commune , corps, université, échevinage , maire, » jurés, coffre, commune, beffroi, cli)che, scel,ni au- » cune autre chose appartenant à l'état de commune. )) Un tel arrêt paraissait fait assurément pour décourager les bourgeois de Laon ; mais ils se souvinrent que l'argent versé dans l'épargne des rois de France avait eu autrefois raison des ordonnances qu'ils promul -
942. Naissance à Laon du roi Lother. — 947. Laon assiégé par Louis d'Oulie-Mer, les lois de Bourgogne et de Germanie. — 94S. Premier concile de Laon . — 949. Louis d'Outre-Mer rentre dans Laon. — 965. Second concile de Laon. — 9S1. Laon assiégé par Charles , duc de Lorraine , oncle de Louis V. — 988. Ce prince s'empare de Laon. — 99d. Hugues Capet assiège Laon. L'évêque Adalberon lui livre le duc de Lorraine. Extinction de la race karlovingienne. Laon cesse d'être la capitale du royaume. — 996. Couronnement à Laon du roi Robert. — 1000-1004 . Adalberon se révolte contre ce prince qui vient assiéger Laon. Adalberon ne tarde pas à se soumettre. — 4018. Troisième concile de Laon. Le pape Benoît VIII le préside. — 4031. Henri I" assiège Laon. — 1087. La peste afflige la ville de Laon. On porte processionnellement les châsses de St-Thierry et de St-Théodulphe.— 4110. Meurtre de Gérard de Quierzy l'un des plus vaillants chevaliers qui prirent part aux croisades. Gaudri, évêque de Laon , le fit assassiner dans la cathédrale. — Vers JllO. Établissement de la commune. — 1112. Louis le-Gros abolit la commune. Révolte des habitants. Meurtre de l'évêque Gaudri. Incendie de la cathédrale. Pillage de la ville. — 1114. Reconstruction de la cathédrale. — 1147. Mort du célèbre Anselme de Laon surnommé le docteur des docteurs. ( Voir les détails relatifs à ses disciples et à l'Ecole de Laon dans le P' volume, pages 122 et 123. ) — 1124.
' ( Quamdiu rcyieplacuerù voluntati. Ordonnances des rois de France, tome XI , page 446. )
guaient; et hdèles aux traditions de leurs pères, on vit les bourgeois entreprendre une véritable négociation d'argent avec le roi Charles- le -Bel. Le clergé, de son côté, épiait la bourgeoisie et découvrit bien vite l'expédient ; l'évéque en savait la valeur et offrit , à son tour, de grosses sommes. On ne saurait trop étudier cette curieuse époque où les libertés communales, pour lesquelles la bourgeoisie avait si long-temps combattu, furent mises aux enchères et abandonnées par le roi de France au plus offrant.
Après la mort de Charles -le- Bel , Philippe de Valois donna satisfaction aux bourgeois jusqu'au moment oii l'évcque Vlbert de Boye obtint l'abolition définitive de
Fondation de l'abbaye de Suint- Martin. (Voir les détails qui s'y rapportent à la page 205 du V' volume.) — 1428. Kélablissenient de la commune. — 4d33. Mort de Raoul de Laon, célèbre docteur, écolâtre de l'église de Laon après la mort d'Anselme, son frère. — dd34. Mort du cardinal Matbieu de Laon , évêque d'Albano. St-Bernard et Pierre-le-Vénérable parlent de lui avec éloges. — dl40. Les Templiers s'établissent à Laon. — IMd. Mort d'Albéric de Laon , archevêque de Bourges et disciple d'Anselme. St-Bernard parle de lui avec éloges. — 4d46. Quatrième concile de Laon. — Vers le milieu du XIP siècle. Mort d'Herman, religieux de l'abbaye de Saint-Vincent de Laon , auteur du livre qui a pour titre De mirucuHs B. Mariœ Laudunensis . Doni Luc d'Achery publia cet ouvrage en 1651 dans l'édition desœuvres de Guiberl deNogent. — 1178. Fondation delà collégiale de Saint- Julien. — 1188. Mort de Gérard de Laon qui fut à la fois philosophe , poêle et orateur. Ses contemporains le comparèrent à Virgile et à Cicéron. — 1189. Philippe-Auguste confirme la commune. — 1190. Création du bailliage de Vermaudois. Philippe-Auguste établit à Laon le souverain siège et ressort de ce bailliage. — 4207. Philippe-Auguste fait réparer la tour de Louis d'Outre-Mer bâtie par le prince qui lui donna son nom. — 1213. IJémêlés entre la commune et le chapitre de Laon. — 1233. Cinquième concile de Laon. — 1234. Établissement des Cordeliers. — Vers 1250. Établissement du Béyuinaye. — Vers 1250. Hier de Mauny, évêque de Laon , transfère l'hôtel-Dieu sur la place de l'évêché. Il était d'abord situé entre l'église Saint-Rémy-Porle et le portail de la cathédrale. Les anciens titres font mention de six autres hospices , savoir : Vliôpitul Saint-Julien ; celui de la vue de
la commune. Le Gallia Christiana fait foi que ce résultat fut le fruit de rabandoii d'une somme considérable dont le trésorier de France donna quittance à l'évoque le 29 avril 1330.
La charte qui prononça l'abolition de la commune de Laon, après plus de deux siècles de durée, est célèbre dans l'histoire et reçut le nom de Philippine. Voici le texte du préambule : ce Philippe , par la grâce » de Dieu, roy de France, sçavoir faisons à tous pré- » sens et à venir, que comme nous considérant que » la commune jadis de Laon, pour certains meffaits « et excès notoires , énormes et détestables , avoit esté » ostée et abatue à tous] ours par arrest de la cour de
Saint-Jean-VAhhaye ; la maladierie de la Neuville ; l'hospice de Saint-Fiacre ; l'hôpital des Pestiférés ; le couvent de la Congrégation s'éleva sur remplacement du sixième. — 1264. Mort du pape Urbain IV, né à Laon. Il fut enfant de chœur et plus tard archidiacre de la cathédrale. — 4268-1269. Naissance à Laon du célèbre Raoul de Presles , secrétaire de Philippe-le-Bel et de Philippe-le-Long. — 1294. Sédition à Laon à l'occasion des démêlés existant entre les habitants et le clergé. — 1296. Philippe-le-Bel abolit la commune ; le pape Boniface VIII met la ville en interdit. — 1297. Rétablissement de la commune à des conditions expiatoires. (Voir les détails qui s'y rapportent à la page 123 du F"^ volume.) — 1302. Démêlés de Philippe-le-Bel et de Boniface VIII. Le chapitre de Laon prend parti pour le pape. Celui-ci supprime la commune par une bulle que le roi fait brûler. — 1314. Fondation à Paris du collège de Laon. — 1315. On lit à celte date dans les registres du parlement de Paris que l'évêque de Laon avoit le droit de forger monnoie Manche. — 1317. Philippe-le-Long et Eudes , duc de Bourgogne , tuteur de Jeanne , fille de Louis-le-Hutin, tiennent des conférences à Laon pour la succession de ce dernier. La loi saliqueest confirmée. — 1322. La commune de Laon est abolie par le parlement de Paris, pour les excès commis en 1294. Gharles-le-Bel approuve cet arrêt. — 1331. Les habitants s'étaient pourvus contre la décision du parlement. Des lettres de Philippe de Valois prononcèrent l'abolition définitive de la commune. — 1331. Charte royale portant création d'un prévôt royal pour gouverner la ville de Laon. Cette charte est célèbre et fut appelée la Philippine. — 1358. Robert Lecoq , évêquc de Laon , trahit le roi de France et tente de livrer sa ville épisco-
» noire tiès-clicr seigneur et oncle le roy Philippe » le- Bel par grant délibération de noslre conseil avons » ordené que jamais commune , corps , collège , esche- » vinage, maire, jures ou aucun autre estât ou signe » à ce appartenans ne soient instituez ou établis n )> Laon. » La charte Philippine règle ensuite que le bailli du Vermandois connaîtra de toutes les affaires; elle institue un prévôt de Laon qui exercera au nom du roi haute, moyenne et basse justice. La charte , en un mot, détermine dans tous ses détails la forme du nouveau gouvernement de la cité. L'article qui s'applique au beffroi est caractéristique et mérite d'être reproduit : « Nous ordenons et commandons que les
pale aux Navarrois. Son projet échoue. Fuite de Robert Lecoq. Ses complices sont décapités. — 4393. Lettres donnant permission à deux Lombards de tenir à Laon une maison de prêt sur gages. — 4393. Mort de Guillaume de Harcigny, né à Laon , premier-médecin de Charles VI. — 4444. Laon assiégé et pris par Jean-sans-Peur, duc de Bourgogne. — 4444. Les Bourguignons sont chassés de Laon. — 4448. Laon retombe en leur pouvoir. — 4449. La ville est livrée aux Anglais. — 4429. Les habitants reconnaissent l'autorité de Charles VIL — 4429. Mort de Gérard Columelle , né à Laon, auteur d'un commentaire du livre d'Âristote De interpretatione. Il publia aussi une édition des œuvres de Paul de Venise. — 4434. Les Bourguignons commandés par Jean de Luxembourg s'emparent ûnioriSaint-Fincent. — 4456. Edit portant création de l'hôtel des monnaies de Laon. — 4 504. Mort de Jean Langlel, né à Laon, premier-médecin de Charles VIII, — 4538. Le chancelier Dubourg traversait Laon monté sur une mule. Il allait joindre François I'^'^ à Liesse. Le peuple se pressa tellement autour du chancelier qu'il fut renversé de sa monture et mourut peu de jours après des suites de cette chute. On déposa son corps dans l'église des Cordeliers. — 4547. Mort de Jean Desjardins, né à Laon, premiermédecin de François P^ — 4552. Êlablissemenl du présidial de Laon.— 4554. Henri II confirme la charte Philippine. — 4555. Fondation du collège. — 4558. Henri II réunit ses troupes à Laon après la journée de Gravelines. — 4560. Le calvinisme pénètre à Laon. — 4567. Tentatives infructueuses des religionnaires pour se rendre maîtres de celle ville. — 4568. Établissement du tribunal consulaire. — 4576. Le célèbre Bodin , auteur du livre de lu République , représente
)) cloches de la commune jadis de Laon , les deux qui » sont en la tour que l'on seult dire le beffroy et tous le )) merricn (men^ain , bois) ou elles pendent, ce qui en )i pourra estre osté, sans empirement ou dommage, soient )i tantost ostces et appliquées à nostre proufit pour trans- )> later hors de Laon, sans ce que jamais j soient retour- » nées. De/fendons que ladite tour ne soit jamais ap- » pelée Beffroi , mais soit appelée et nommée dores » en avant la prison du Prévost. )5
Ainsi fut abolie sans retour cette commune de Laon si célèbre dans nos annales. Nous ferons remarquer , en terminant , que la Philippine fut loin , en réalité , de servir les intérêts du clergé qui l'avait accueillie
aux étals de Blois le bailliage du Veimandois. Il était alors conseiller au présidial de Laon. — 15S5. Tentatives du duc d'Aumale pour s'emparer de Laon. Son projet échoue. — dBSS. Laon reconnaît la Ligue. — 1590. Les Ligueurs battent monnaie à Laon. On frappe des quarts d'écu, des demi-quarts d'écu et des pièces de six blancs. Les premières et les secondes pièces portaient d'un côté la croix et la légende Sitnnmen bencdictum ; de l'autre les armes de France et l'inscription Carolus decimus Francorum rex avec un chiffre au bas formé des lettres L et A. — 4595-1596. Commencement des constructions de la citadelle. — 4613. Etablissement du couvent des Capucins. — 4644. Création de la compagnie de l'arquebuse. — 4646. Troubles dans le royaume pendant la régence de Marie de Médicis. Les Mécontents s'emparent de Laon. — 4622. Lettres-patentes pour l'établissement des religieuses i\ela Congrégation. — 1625. La peste désole Laon. — 4648. Mort de Louis et Antoine Lenain, nés à Laon. Ils peignirent ensemble le maréchal-ferrant et sa famille, l'un des bons tableaux de notre école que possède le musée du Louvre. — 4649. L'archiduc Léopold se présente sous les murs de Laon avec une armée de 40,000 hommes. Il attaque le faubourg de Vaux et s'en rend maître mais n'ose assiéger Laon. — 4653. Louis XIV, Anne d'Autriche, Mazarin et la cour séjournent à Laon. La guerre continue. On discute les opérations militaires de la campagne dans l'abbaye de Saint-Martin dont Mazarin était abbé commendataire. — 4663. Fondation de l'hôpital. — 4665. Mort d'Antoine Bellolle, doyen de la cathédrale de Laon , auteur de l'ouvrage qui a pour titre Hitus ecclesiœ Laudunensis redivivi. — 4668. La peste désole Laon. — Vers 4669. Naissance de Nicolas Villette, docteur de
avec joie ; et comme si ravenir ne devait être autre chose qu'un perpétuel démenti donné aux prévisions humaines, il arriva aussi que le peuple de Laon trouva dans cette même charte , qui le dépouillait de ses privilèges, une protection efficace contre les exactions des clercs et des chevaliers. Le maïeur fut remplacé par un prévôt royal ; mais les habitants intervinrent dans le choix des autres magistrats de la cité , et l'expérience démontra combien étaient précieuses les garanties que le peuple trouvait dans la fusion de l'autorité royale et de l'élément municipal. La Philippine devint bientôt aussi chère aux habitants que l'avait été autrefois la charte de Louis-le-Gros, et nous voyons Henri II confirmer , en 1 554 , sur leurs supplications réitérées , les dispositions de la charte de 1331 , écla-
Sorbonne, gTand-archidiacre de la calhédrale de Laon, auteur de VHistoire de Vimaye miraculeuse de Notre- Davie-de-Liesse. — 1675. Mort du jésuite Marquette, célèbre missionnaire, né à Laon. — 1684. Les frères de la doctrine chrétienne ouvrent une école à Laon. — 1685. fondation de la communauté des sœurs Marquette. — 1694. Établissement du grenier à sel. — 1710. Les Minimes s'établissent dans le prieuré de Saint- Nicolas-Cor délie. — 4730. Réunion de la prévôté de Laon au bailliage. — 1731. Edit royal rétablissant le droit qu'avaient autrefois les habitants d'élire leur maire. — Vers 1732. Mort de Claude l'Eleu , docteur de Sorbonne et archidiacre de Laon , .luteur de curieux mémoires sur l'histoire du Laonnois. — 1740. Mort du jésuite Fromage, né à Laon, supérieur-général des missions du Levant. Il publia un grand nombre d'ouvrages en langue arabe. — 1742. Naissance du maréchal Sérurier. — 1743. Naissance de Berthelemi , peintre distingué. — 1744. Naissance de l'astronome Méchain. — 1757. Naissancede Beffroi de Hegny, connu dans le monde littéraire sous le nom du Cousi?i Jacques. — 1762. Les Jésuites sont expulsés de Laon. — 1779. Mort du bénédictin dom Bugniâtre prieur du Mont-Saint-Quentin et des Blancs-Manteaux , auteur de curieux mémoires sur l'histoire de Laon. — 1780. Le collège de Laon est confié aux religieux do l'abbaye de Saint-Jean,
tant témoignage de la sagesse de Philippe de Valois. Ce qui a précédé est loin de s'accorder avec ce qu'ont écrit , de nos jours , quelques historiens qui ne surent pas toujours dégager leurs aperçus et leurs récits des préoccupations politiques. Pour nous , qui en remontant aux annales de la commune de Laon n'avons cherché que la vérité , nous n'aurions garde d'oublier que si l'histoire ne saurait être abandonnée à la discrétion des romanciers elle est bien loin aussi d'être au service des partis politiques. Les œuvres de l'imagination et la presse périodique offrent certes des champs assez vastes aux romanciers et aux partis pour qu'ils puissent en donnant cours à leurs idées garder toujours un religieux respect à la vérité historique.
CATHEDBALE DE LAON
YT^ A charte communale de Montdidier fut octroyée en 1195 par le roi Philippex\uguste. On lit dans le préambule que ses dispositions furent réglées sur celles de la charte de Laon. Les articles de ces deux documents sont , en effet , presque entièrement identiques ' . Voici les seules variantes qu'il convient de signaler. Les pouvoirs déférés à Févêque par la charte de Laon sont réservés au roi pour Montdidier,
' ( Voir les pages 246 et suivantes pour le sommaire de la charte de Laon. )
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mais il n'y «niira aucun droit de gîte quoiqu'il eu soit du trois à Laon. Philippe- Auguste abandonne à la ville, moyennant une rente annuelle de six cents livres parisis, les redevances du tonlieu et celles du travers dans l'étendue de la chàtellenie ; une terre labourable située à Montdidier ; les droits d'échange , d'aubaine et de salut , à l'exception cependant de ceux du portier du château ; les servitudes attachées aux
NOTIONS HISTORIQUES SUR iMONTDIDIER.
543. Naissance à Montdidier de la célèbre Fiédégonde. — XP siècle. Montdidier fait parlie des possessions des comtes de Ponthieu et de Montieuil. — 1415. L'évêque Geoffroy tient un synode général à Montdidier. — Avant 1130. Fondation de treize prébendes dans le prieuré de Notre-Dame. — 1130. Une charte de Simon de Vermandois , évêque de Noyon , fait mention à celte date de Hugues des Fayens , né à Montdidier, premier grand-maîlre de l'ordre des Templiers. — Avant 4145. Les titres font déjà mention de l'église paroissiale du Saint-Sépulcre. — Avant 4446. Il est question à cette date de l'église paroissiale de Saint-Pierre. — 1146. Tiiierry, évêque d'Amiens, confirme les droits du prieuré de Notre-Dame sut l'église paroissiale de Saint-Médard. — 1446. Une charte du même évêque fait mention de l'église de Saint-Martin qui portait en ce temps-là le nom àeFurcclHcourt. — 1185. Il y avait alors un hôpital à Montdidier dans le Faubourg de Paris. On y recevait les pèlerins et les pauvres. — 1194. Philippe-Auguste réunit Montdidier à la Couronne et fait démolir la forteresse bâtie par les comtes de Montdidier. — 1495. Ce prince octroie une charte communale aux bourgeois. — 1195. L'échevinage règle que tous les habitants feront les pûques commenieuls (communion pascale. ) — Vers 1200. Philippe-Auguste donne l'ordre de construire à Montdidier une enceinte fortifiée. — 1213. On ignore l'époque précise où l'hôtel-Dieu fut fondé. Le pape Innocent III approuva ses statuts en 4243. — Vers 4246. Fondation de la Maladrerie et de la chapelle de la Madeleine. — 4297. Philippe-le-Bel confirme les privilèges de Montdidier par une charte datée de Compiègne. — 1298. Guillaume de Hangest, trésorier de France, fonde un .second hôpital à Montdidier. Pour consacrer la mémoire de ce bienfait , cet établissement reçut le nom à'Hôpiial- Trêsoricr. — 1368. Mort de célèbre Robert le Coq, né à Montdidier, évêque de Laon. On sait qu'il prit une part active aux troubles qui agitèrent le royaume pendant le XIV'' siècle. — 1370. Les historiens placent à celte date la mort d'Aubry de Montdidier, assassiné par le chevalier Macaire dans la forêt de Bondy. Le combat singulier dont ce meurtre fut l'occasion a été reproduit par Montfaucon dans
moulins; les droits de vignoble el de ehanipart; diverses redevances en avoine et en cire ; les cens et censives ; enfin , les anguilles de la rivière que le roi ne veut se réserver que pour le temps qu'il viendrait passer dans son château de Montdidier. Philippe-Auguste réserve aussi la prévôté et l'institution de sept officiers royaux. qui ne relèveront point de la commune. Une autre disposition s'applique au prévôt de Rogon de la
ses Monuments de la monarchie française. — 1383. Charles VI vient à Montdidier. — 1411. Jean -sans -Peur, duc de Bourgogne, s'empare de cette ville. — 1413, Charles VI reprend Montdidier. Ce prince y convoque en armes la noblesse du bailliage d'Amiens. (Monstrelet. ) — 1417. Montdidier retombe au pouvoir des Bourguignons. — 1422. Les Anglais s'emparent de cette place. — 4430. Le grenier à sel de Montdidier existait déjà en 1430. Il est question à cette date de Jean de Haloy, grenelier. — 1431. Montdidier repris parles troupes de Charles VII. — 1433. Ordonnance de l'échevinage portant défense déjouer aux dés dans les hôtelleries. — 1433. L'échevinage renouvelle l'ordre donné à tous les habitants en 1195 de faire la communion pascale. — 1433. Il est question du pilori de Montdidier dans un titre de cette date. — 1435. Charles VII engage Montdidier au duc de Bourgogne , Philippe-le-Bon. — 1463. Montdidier fait retour à la Couronne de France en vertu du traité d'Arras. — 1465. Traité de Conflans. Montdidier est donné en pairie au duc de Bourgogne. — 1471. Les habitants secouent le joug des Bourguignons et reconnaissent l'autorité de LouisXI. — 1471. Incendie deMontdidier. «Il ne » laissaqu'une vingtaine de maisons.» (Le p. Daire.) — 1472. Charles-le-Téméraire assiège Montdidier et s'en rend maître. — 1475. Montdidier repris par Louis XI. Ce prince ordonne qu'on démolisse ses murs , que ses fossés soient comblés et qu'on fasse de^lonldiàier une ville champêtre. (Archives de l'hôtel-de-villede Compiègne. -Lettres sur le département de la Somme par M. H. Dusevel.) — 1476. Établissement des Sœurs-Grises ou Cordelières. — 1477. Passage de Louis XI. — 1478. Il donne l'ordre de rétablir les fortifications. — 1493. A l'occasion de la publication delà paix conclue après la bataille de Saint-Aubin, l'échevinage de Montdidier organise des fêtes et donne quatre florins d'Utrecq aux deux hérauts du maréchal d'Esquerdes qui publièrent la paix dans la ville. — 1496. L'échevinage accorde un jardin à la compagnie des Archers de Saint-Sébastien. — 1496. Pour éviter la peste et la maladie de Naples , l'échevinage défend l'emploi desétuves, sous peine de bannissement. — 1499. L'échevinage ordonne que deux femmes de Montdidier, suspectes de lèpre , iront aux épreuves et commet pour y assister un échevin et un
Tournelle qui, lui aussi, ne sera point soumis à l'cchevinage. Le fief de la Tournelle ou des Tournelles était considérable ; sa mouvance comprenait un grand nombre de terres; il appartint long -temps à la famille de Soyecourt. Une maison située dans le voisinage du presbytère de Saint-Pierre et que deux petites tours surmontaient était le chef-lieu du fief des Tournelles. Celui qui le possédait devait entretenir les
iiiai'guillier de Saint- Pierre. — 1506. Naissance à Monldidier du célèbre Jenii Fernel , pieinier-inédecin d'Henri II. On a beaucoup écrit que Fernel parvint à rendre Catherine deMédicis féconde en employant les ressources de son art. Fernel eut une réputation telle que ses contemporains le placèrent au-dessus de Gallien. On comparait son savoir à celui d'Hippocrate et son éloquence à celle de Cicéron
— 1546. Établissement du bailliage de Montdidier. — 1519. Dédicace de l'église du Saint-Sépulcre située d'abord dans le faubourg de Paris, plus tard près de la Tour Bouye et reconstruite enfin dans le voisinage des Sœurs-Grises. — 1523. Les Anglais s'emparent de Montdidier. — 1524. On rétablit l'hôtel -dc-ville que ces derniers avaient livré aux flammes. — 1525. Reconstruction du chœur de l'église de Saint-Pierre. — 1526. On refond la cloche du befTroi au poids de 16d9 livres, l'ancienne cloche ayant été fondue par les ennemis après la prise de la ville. — 1527. « François 1"' vient à Montdidier; on va quérir le niay ; on netoje les rues. » - Poille présenté au légat d'Angleterre. - Crucifix mis au parquet de Montdi- » dier au-dessus du juge. » {Inventaire des titres des archives de la ville.) — 1530. L'échevinage défend d'aller de nuit sans chandelles , ny faire cry ny clameurs , ny porter hustons après la cloche sonnée. — 1533. Défense de faire couvrir ni réparer de chaulme pour péril de feu. — 1533. La peste désole Montdidier. On ne trouve personne pour enterrer les morts. Le fossoyeur a fui ; les maîtres et sœurs de l'hôtel-Dieu refusent d'ensevelir les corps des pestiférés. — 1544. Agrandissement du lioulevard du prieuré dont l'établissement remonte au XIV" siècle. — 1555. Lu luthérien nommé Michel de la Gramje distribue à Montdidier des livres où la Réforme est préconisée. Arrêté par l'ordre du lieutenant-général du bailliage, il est condamné à être brûlé vif. La sentence s'exécute sur la place du marché. — 4559. Passage du duc d'Albe , du prince d'Orange et du comte d'Egmont. L'échevinage leur offre des pièces de four. — 1560. Construction du clocher de Saint-Pierre.
— 1561. Troubles à Montdidier à l'occasion du calvinisme. — 4570. Établissement d'un prêche dans le faubourg. — 4575. Edit d'Henri III portant création de l'élection de Montdidier. — 1577. Les habitants reconnaissent la Ligue. — 1582. Nais-
deux louis, l'ouriiir une salle-, des sièges, une table et dix-neuf sols pour le feu , toutes les fois ([ue les officiers de la justice du lief s'assemblaient.
Le pouvoir de l'échevinagc de Montdidier fut considérable au moyen -âge. Un arrêt du parlement de Paris décida en 1278 que la justice civile et criminelle de la cité appartenait exclusivement au maïeur ; un autre arrêt de 1314 ordonne qu'un criminel que
sance à Monldidier de Claude le Caron , avocat célèbre , aiileur de coiniiientaiies estimés sur la couUime de Péionne, Monldidier et Koye. — 4590. Les troupes d'Henri de Navarre menacent Montdidier. L'éclievinage écrit au duc de Mayenne pour l'exhorter à secourir la ville en cas de siège. « La lettre est touchante et mé- » rite d'être lue j on fait voir au duc l'importance de cette place j Montdidier , dit » la lettre, est dans la province comme le jaune au milieu deVœuf. » (Archives de la ville de Montdidier.) — 4594. Entrée d'Henri IV. — 4597. Ce prince repasse à Montdidier. — 4598. Dédicace de l'église de Saint-Pierre. — 4600. Mort de Bomain Dufeu, recteur de l'université de Paris, né à Montdidier. — 4647. Consécration de l'église des Capucins. — 4620. Commencement des constructions du nouvel hôtel-de-ville. Cet édifice coûta 5,000 livres et fut élevé par Nicolas Lepot , Jean Cousin, Jean Leclercq et Gilles BouUé. — 4623. Établissement des Ursulines. — 4624. Peste à Montdidier. — 4625. Passage de Marie de Médicis, d'Anne d'Autriche et d'Heurietle d'Angleterre. — 4628. Mort de Jean Hollandre , recleur de l'université de Paris, né à Montdidier. — 4636. Belle défense de Montdidier assiégé par Jean de Werl et Piccolomini. ( Voir à la page 52 de ce volume, lignes 28 et suivantes.) — 4636. Lettres de Louis XIII portant création de deux foires franches à Montdidier. — 4639. Mort du chanoine de la Morlière, né à Montdidier et non à Chauny comme l'ont avancé quelques historiens. Il publia Les antiquités, histoires et choses plus remarquables de la ville d'/lmiens , suivies du Recueil des illustres maisons de Picardie. — 4643. Les Espagnols faits prisonniers à la bataille deHocroi sont conduits à Monldidier. — 4646. Passage de Louis XIV. — 4647. Ce piince repasse k Monldidier. — 4653. Les Espagnols s'emparent de celte ville. Le grand Condé, séparé alors de la cour de France par de profonds dissentiments, était avec les Espagnols el fut complimenté par le sieur de la Villette, « après quoi , Pierre » Petit prenant la parole en qualité de maire ajouta : Monseigneur , toute notravillo » est fidèle aux Bourbons; vous êtes de ce saïuj si pur et si précieux ; que ne vous n accommodez-vous avec votre cousin.'' Cette naïveté picarde fit rire le prince qui » se retira après avoir reçu des contributions el des rafraîchissements. » ( Le père
le prévôt royal prétendait juger sera rendu à l'échevinage dont les droits comportaient haute , moyenne et basse justice '. Les archives de l'hôtel-de-ville renferment une sentence où la peine de mort est prononcée contre Madeleine Lemercier pour avoir celle sa grossesse et suffoqué son fruit. En 1511, Jeanne de Resty fut condamnée par l'échevinage et pour un crime
Daike.) — 1654. Louis XIV vient à Montdidier. — 1656. Le 20 juin , dom Bonavenlure Fiicourt , religieux bénédictin , fil représenter à Montdidier une tragédie latine de sa composition sur le martyre de St-Lugle et de St-Luglien. Les acteurs étaient au nombre de dix-neuf. — 1657. Passage de Louis XIV. — 1658. Ce prince confirme les anciens privilèges de Montdidier. — 1659. Fêtes publiques à Montdidier à l'occasion de la publication de la paix entre la France et l'Espagne. « Il y » avoit une figure de la déesse Bellonne qui fut brûlée sur un double théâtre dressé '> à la place du marché. » {Inventaire des titres des archives de la ville.) — 1671. Naissance de Claude Capperonnier célèbre helléniste. Il donna des leçons de langue grecque à Bossuet. — 1672. « L'échevinage permet à Pierre Fouquerelle, libraire, )) de s'établir à Montdidier, ouvrir boutique et exposer en vente toutes sortes de » livres permis, quoi faisant il demeurera déchargé de logement de gens de guerre » et contributions , attendu que cet établissement va à l'utilité publique. » (Inventaire des titres des archives de la ville.) — 1676. Louis XIV repasse à Montdidier. — 1677. Fondation de la confrérie des Dames delà Charité. — 4681. Établissement des Filles de la Croix. — 1716. Naissance de Jean Capperonnier, savant helléniste, neveu de Claude Capperonnier. — 1737. Naissance de Parmenlier. — 1749. Réunion de la prévôté de Montdidier au bailliage. — 1752. Établissement de la compagnie de l'arbalète. — 1759. Naissance à Montdidier dn célèbre orientaliste Caussin de Perceval. — 1762. Ecroulement d'une notable partie de la nef de l'église Saint-Pierre.
' Eclievinage, officiers et agents de la ville de Montdidier en 1492: — Le maïeur. — Le lieutenant de la mairie. — Douze échevins. — Le procureur de la ville. — Le clerc ou greffier. — L'argentier. — Les maïeùrs de bannières. — Les sergents du voyer. — Les esyards ou inspecteurs des métiers. — Les croquomenours ou mesureurs de terre. — Le vendeur de poisson. — Le vaquier. — Le porquier de la ville. — Le surveillant de l'horloge. — Les gardes des portes. — Les priseurs de biens. — Les mesureurs des aisselles cl soieries. — Les inspecteurs des eaux. — Le maître des hautes-œuvres.
de la même nature « à être traînée dessus une claie » depuis l'hôtel-de-ville jusqucs à la porte de Becquerel , » et d'icelle menée au gibet appelé Maurouart pour )i y être brûlée et consommée en cendres. »
L'échevinage de Montdidier exerçait une entière juridiction sur les corps de métiers de la ville. Nous lisons dans les statuts des cordonniers en neuf que les aspirants-cordonniers « devront faire un chef-d'œuvre » suffisant au choix du maire. L'échevinage règle que » les cuirs employés à la confection des souliers de
EXTRAITS DES COJdPTES DES ARGENTIERS DE LA VILLE DE MOKTDIDIER.
1402. Pour vin de Beaune, présenté à Mgr de Bourgogne. . . . 9' »'
4^73. A François Lagache , demeurant à Moreuil, pour l'horloge par lui fournie et assise à riiôtel-de-ville 42 »
1526. Pour la cloche du beffroi achetée de Simon de Bruières, clocqueniant d'Amiens 254 40
4529. A Jacques Platel , Jacques Harle et autres qui jouèrent plusieurs moralités et farces pour recréer le peuple à l'occasion de la paix
( la somme donnée n'est point indiquée au compte) » »
4536. Pour 2 couleuvrines et 12 arquebuses à crocq pesant environ 2000 , payé à Jacques Lebel , fondeur de la ville d'Amiens . . . 144 »
1536. Pour une enseigne de taffetas blanc, jaune, violet et incarnat, devant servir à faire la montre des habitants pour la garde de la ville durant le temps de la guerre {somme non indiquée). ...... » »
4591. Paiement du messager envoyé à Clermont pour reconnaître les actions de l'ennemi et si le canon était à Warty •> »
1592. Frais de mise au carcan d'un coupeur de bourses » »
4603. Paiement par la ville de la dépense faite à Montdidier par Mgr l'évêque d'Amiens durant quatre jours qu'il a baillé tonsure et donné
confirmation aux habitants » »
1629. A M. Etienne Darras , régent du collège , pour ses gages . . . 30 u
1651. Pour les tapisseries de la chambre de l'échevinage 100 4
4657. Pour 24 gâteaux offerts à Louis XIV à son passage à Montdidier. 30 »
1664. Au prédicateur pour les octaves 12 »
4665. Pour les gages des messagers delà ville allant à Paris. ... 6 »
» maroquin seront en veau dWngleterre , en vache de » Russie ou en mouton blanc-, on fera les talons de » cuir sec. » D'autres dispositions s'appliquent aux souliers de vache grasse avec talon de bois et aux gros souliers pour les paysans. L'autorité municipale s'exerçait au moyen-âge dans un ressort si étendu qu'en 1499 l'échevinage de Montdidier prit une délibération pour desnier à Jean de Béthenoourt sa noblesse , parce quil s'étoit meslè tous les jours d'achepter plusieurs bœufs maigres et de les engraisser , ce qui semblait chose déroger à Noblesse puisque Jean de Béthencourt pratiquoit pour argent.
^ E préambule de la eharte communale que Philippc-Vuguste concéda aux bourgeois de Montreuil , en 1188, indique que les habitants étaient depuis long- temps en possession d'une coutume et de divers privilèges. De plus, un acte de donation constate qu'en 1 1 44 Montreuil avait déjà son maïeur et son argentier'. La donation dont il s'agit fut faite à l'abbaje de Valoires par le châtelain Guillaume, dans la maison de
' ( Cartulaire de f^aloires. Archives (iépai'lcmentalcs de la Somme. )
pierre ( in domo petrina ) d'un bourgeois nommé Wascelin ; Guillaume la confirma ensuite dans sa maison de bois ( in domo lignea ) en présence de dix - sept chevaliers , moines ou bourgeois de Montreuil. Enguerrand, le maïeur {majore) ^ et Eustache , l'argentier ( mone^«rio ), figurent parmi les témoins.
La charte de Philippe-Auguste déclare que les foifaits autrefois commis par les habitants seront mis en oubli ; mais on ignore les circonstances auxquelles ce pardon s'appliquait. Quelques historiens ont con-