‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et l'ArtoisChapitre 128 sur 140 · NOTIONS HISTORIQUES SUR NOYON · texte numérisé non relu

NOTIONS HISTORIQUES SUR NOYON

532. Sl-Médard , évêque de l'Auguste de Verrnandois , transfère son siège à Noyon. — 640. St-Eloi, trésorier de Dagobert P', devient évêque de Noyon. Il établit une école épiscopale dans cette ville. — 768. Sacre de Karle-Ie-Grand dans la cathédrale de Noyon. — 814. Un concile s'assemble à Noyon pour régler les limites des diocèses de Noyon et de Soissons. — 830 , d'autres disent 83i. Un nouveau concile s'assemble à Noyon. On y prononce la déposition de Jessé, évêqne d'Amiens. — 859-860. Passage des Normands. Ils saccagent la ville et brûlent l'abbaye Ae Saint -Eloi. {\" volume, page 219.) — Après 1049. Fondation du prieuré de Saint-Biaise ou d'Orroir dans le faubourg de Noyon. — 4064. Erection de l'abbaye de Saint -Barthélémy. (I*' volume, page 223.) —1092. Fondation de l'hôpital Saint- Antoine. — 1108. L'évêque Bandry concède une charte communale aux habitants. — 1146. Séparation des évêchés de Noyon et deTournay. — 1156. Incendie de Noyon. Les flammes consument presque toutes les habitations. — 1161. Lettres du pape Alexandre III en faveur de l'hôtel-Dieu. — 1178. Fondation de l'hôlel-Dieu appelé aussi Hôpital Saint-Jean. — 1179. Bulle du même pape confirmant à la cathédrale de Noyon la possession de l'église paroissiale de Saint- Maurice. — 1188. L'évêque Etienne de Nemours institue un chapelain dans la léproserie de Saint- Ladre pUcée dans le faubourg Saint-Jacques. — 1195. Etablissement des Augus- <in<?«dans l'hôtel-Dieu de Noyon. — Vers 1200. Les Templiers avaient alors un monastère à Noyon. ( Le f^asseur.) — 1222. Désordres à Noyon à l'occasion

tenteraient pins tard de la détruire. Sur les instances de Baudry , Louis - le - Gros sanctionna peu de temps après la commune et fit apposer le sceau royal sur l'acte oïl étaient transcrites les dispositions de la charte jurée. A l'exemple de son père, Louis -le -Jeune confirma aussi en 11 40 la commune de Noyon qui reçut , en 1181 , une confirmation nouvelle du roi Philippe - Auguste. Ce prince était alors à Fontainebleau.

La charte de Noyon jurée dans l'année 1108 est, après celle de Cambrai, le plus ancien monument de l'affranchissement communal du nord de la France. Beauvais , Saint-Quentin , Laon , Amiens , Soissons et beaucoup d'autres villes picardes ne participèrent qu'a-

(l'un clerc maUiaité par quelques habitants. — 1230. Établissement des CordcUers. — 1232-1233. \ln concile s'assemble à Noyon à l'occasion des désordres qui affligent la ville de Beauvais. — 1233. Ferrand , comte de Flandre, meurt à Noyon. — 1272. Moréri affirme qu'un concile s'assembla cette année -là à Noyon. Les ouvrages qui traitent des conciles n'en font point mention. Les évêques d'une même province ecclésiastique se réunissaient fréquemment au moyen-âge. Peut-être ceux de la province de Reimss'assemblèrenl-ilsà Noyon eu 1272. — 1278. Reconstruction de l'hôtel-Dieu. — 1293. Incendie de Noyon. — 1293-1294. Philippe-le-Bel cède aux évêques de Noyon la chàtellenie de cette ville moyennant sept mille livres parisis. — 1296. Il est déjà question à cette date de l'hôpital de Robert Lefelvre. Il était situé dans la rue de Puits en Puits. — 1300. Regnaud de Rouy, trésorier de Philippe-le-Bel , fonde un monastère sur le Mont-Hérimont. Des Chartreux s'y fixèrent en 1308. Ce lieu reçut le nom de Chartreuse du Mont-Reijnaud. On l'appela aussi le Mont-Saint-Louis. — 1328. Passage de Philippe de Valois. Ce prince fait construire le beffroi. — 1338. Etienne Albert est appelé au siège épiscopal de Noyon. Il devient pape sous le nom d'Innocent VI. — 1344. Les évêques de la province de Reims s'assemblent à Noyon. — 13S7. Le parlement de Paris condamne le chapitre de Noyon à contribuer aux dépenses des fortifications et à la solde des troupes. — 1402. Désordres à Noyon. Meurtre de plusieurs habitants sous le portail de la cathédrale. — 1413. Les Bourguignons s'emparent de Noyon. — 1414. Les troupes de Charles VI reprennent cette place. — 1419. Noyon retombe au pouvoir

près ce temps aux bienfaits de cet alTranchissement ;

et, à ce titre, la charte de Noyoïi occupe une place

bien belle dans les annales glorieuses de rémancipa-

tion communale , source de nos plus chères libertés.

Donnons notre attention aux dispositions principales de ce document. Nous y pourrons d'ailleurs découvrir à combien de titres rétablissement communal dut être cher à un peuple opprimé et qu'aucune garantie, jusqu'alors , n'était venu protéger contre les excès des grands : — L'évêque et le châtelain, dit la charte, ne pourront rien exiger des hommes de la ville si ce n'est un peu de vin ou fjuelque chose de tel. — Tous ceux qui auront des maisons dans Noyon devront le guet, la garde et les frais de commune. — Si la commune est violée , que tous ceux qui l'ont jurée

<les Bourguignons. — 1425. Les Anglais licnnenl garnison à Noyon. — 4430. Jeanne rl'Aïc , prisonnière sous les murs de Conipiègne , est amenée à Noyon. On la condnit ensuite dans le cliAteau de Beaurevoir. — d436. Consécration de l'église paroissiale de Sai7it-Muriin. — 1438. Consirnclion de la chapelle de la Sle-A'^iergc dans l'église paroissiale de Saint-Hiluire. — 1451. Dédicace de l'église paroissiale i\c Saint-Germain, (le vasseur. ) — 1468. Passage de Lonis XI. — '14y6-'1499. La peste désole Noyon. — 1509. Naissance à Noyon de Jean Calvin. — 1545-1516. Nouvelle peste à Noyon. — 1523. Construction de la galerie de l'hôtel-de-ville. — 4523. Un compte de cette année constate que l'hôpital Notre-Dame , institué pour la ijésine des pauvres femmes enceintes , était situé dans la rue Saint- Eloi cl qu'une lampe brûlait nuit et jour an dortoir des pauvres. — 1527. Passage de François I".

— 4531. Passage de la reine Eléonore d'Autriche et des enfants de France. — 4538. La ville donne à ferme la maison des filles de joie moyennant soixante sols. — 1539. Passage de Charles- Quint. — 1552. Les Impériaux brûlent Noyon. — 4552. Destruction i\a cornent des Cor deliers. Il fut reconstruilsous le règne de Charles IX.

— 1554. La peste à Noyon. — 1556. Démolition du couvent i\es Cor délier s. — 4557. Les Espagnols s'emparent de cette ville après la bataille de Saint-Quentin. — 1559. Noyon est rendu à la France par le traité du Cateau-Cambrésis. — 4562. Les cal-

marchent pour sa défense ; que nul ne reste dans sa demeure, s'il n'est infirme, malade ou tellement pauvre qu'il se trouve tenu de soigner lui-même sa femme et ses enfants malades. Il sera excusé s'il déclare par serment avoir ignoré qu'il était requis de marcher. — Les jurés de Noyon ne pourront citer qui que ce soit hors de la commune. — Le boulanger convaincu par le juge d'avoir fait pain trop pelit perdra son pain et paiera une amende. Il y aura des mesures publiques pour le mesurage du grain. — Si quelqu'un est blessé ou tué sur le territoire de la commune, les jurés de Noyon feront justice. La forfaiture est réservée, comme auparavant, à l'évêque et au châtelain. — Nul ne sera reçu dans la commune si ce n'est par les jurés. L'argent qu'il donnera devra s'appliquer aux

vinistes sont expulsés de Nojon. — 1567. Entrée de Charles IX. — 1576. Privilèges accordés par le pape Grégoire XIII à l'église paroissiale de Sainte-Madeleine. — 1582. Passage d'Henri III. — 1591. Henri IV assiège et prend Noyon où les Ligueurs commandaient. — 1593. Ces derniers rentrent dans cette place à l'aide des Espagnols.— 1594. Henri IV assiège et reprend Noyon. — 1610. Ëtablissement des Capucins. — 1620. Reconstruction de l'église paroissiale de Saint-Jacques. —

— 1628. Établissement des Ursidines. — 1631. Démolition de la citadelle. Reconstruction surson emplacement de l'abbaye de Saint-Eloi. —1636. La peste à Noyon.

— 1638. Mort de Jacques Le Vasseur , doyen de la cathédrale de Noyon , né à Vismes enPonthieu , auteur des Annales de Véglise de Noyon. — 1645. Passage de Marie de Gonzague , reine de Pologne. — 1650. St-Vincent de Paul visite Noyon.

— 1652. Fondation du Séminaire. — 1660. Mort de Sarazin , sculpteur célèbre, né à Noyon.- 1674. Établissement de la communauté desi'œî/ri de la Sainte Famille.

— 1691. Passage de Louis XIV. — 1692. Mort de Bonaventure Fourcroy, avocat célèbre, né à Noyon. — 1739. Établissement de la communauté des Frères des Ecoles Chrétiennes. — 1779. Écroulement des constructions de l'église paroissiale de Saint-Pierre. — 1784. L'église paroissiale de Sainte-Godeherte où le culte était suspendu depuis 1774 est rouverte aux fidèles.

besoins de la ville. — Celui qui trouvera un larron chez lui reprendra son bien et livrera le eoupable au juge. — Si Tévéque accuse un homme de la commune, la forfaiture ne pourra être prouvée par un sergent du prélat ; et si ce dernier ne peut être appuyé d'un autre témoin, l'accusé sera cru sur serment. — Que nul ne soit contraint de répondre sur une plainte , si le délit n'est d'abord constaté devant les échevins ou les jurés. — Toute marchandise valant moins de six deniers sera exempte de tonlieu. — On abolit le droit perçu chaque semaine par le châtelain. — On brisera toutes fausses mesures.

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