CH.\TEAUX DU BEAUVAISIS
AcHY. Château fortifié dès le XIIP siècle ; on en voit des vestiges. Le cliâteau actuel s'éleva dans le voisinage de ses ruines. — Ansacq. Mazarin séjourna dans celte forteresse en 1651.' — Argenlieo. Chûleau-fort au moyen-âge dont il ne reste aucune trace. — Adnecil. Construction du X*^^ siècle dont on voyait encore une tour il y a quelques années. On l'appelait tour de Jules-César. — Bailletj-sdr-Thérain . Assiégé et pris au commencement du XIIP siècle par Philippe de Dreux, évêque de Beauvais. — Beauvais. Le château des anciens comtes de Beauvais s'éleva sur de vieilles constructions romaines. L'existence de ce château dès le XP siècle est certaine. Il n'en reste qu'une seule tour et les évoques de Beauvais n'y ont plus leur résidence. — Berneuil. Forteresse dès le XP siècle , détruite par l'ordre deLouis-le-Gros. Les seigneurs de Monchy la firent rétablir. Enlièrentent ruinée. — Bois-d'Ajedx. Voir les notes de la page 12. Ancienne résidence royale, convertie plus tard en château-fort, le Bois-d'Ajeux fut détruit par les Anglais pendant le règne de Charles VL 11 n'en reste aucune trace. — Boran. Des constructions modernes remplacèrent les fortifications du château de Boran qui appartint à la famille de Parabère. — Bresles. Ancienne résidence des évêques de Beauvais, fortifiée au XIIP siècle par les soins de Philippe de Dreux ; reconstruite à la fin du XV' siècle ; assiégée et prise par les Ligueurs en 4590 ; en partie ruinée. — Bulles. Les seigneurs de Bulles, célèbres dans les annales du Beauvaisis, possédaient deux châteaux-forts dans leurs domaines, dès le IX' siècle. Charles VII en fit démolir un ; l'autre, où logea Henri IV on 4592, fut brûlé dans le XVIP siècle. — Catenoy. Il
Lorsque des guerres lointaines ou des querelles de seigneurs appellent le châtelain loin de sa demeure , l'autorité de la dame du lieu devient absolue ; les hommes d'armes qui veillent à la garde du château reçoivent ses ordres; elle marche quelquefois à leur tête dans les fréquentes expéditions que l'honneur du fief a rendu nécessaires. « Cette situation élevée et pres- » que souveraine, au sein même de la vie domestique « — dit M. Guizot — donna souvent aux femmes de » l'époque féodale une dignité, un courage, des ver-
reste encore quelques vestiges de la forteresse de Catenoy. — Chamblt. Maison royale (voir les notes de la page 13.) Converti en chûteau-fort, Chambly appartint aux comtes de Beaumont-sur-Oise. — Cinquetjx. Château-fort souvent assiégé et pris dans les guerres avec les Anglais. Démoli par l'ordre de Charles VII. — Choisy. Détruit au XV° siècle. — Clermoîst. Philippe-le-Bel naquit en 1294 au château de Clemiout que nos rois habitèrent fréquemment. Beaucoup d'ordonnances sont datées de celle résidence. On voit encore le donjon. « Clermont en Beauvoisin, une » grosse ville néant fermée et bon châtel, voire d'une très grosse tour où il a braies » tout environ.»{Froissart.) — Ceamoisy. Château-fort important pendant les guerres des XIV et XV'' siècles. Il n'en reste rien. — Cressons acq. Buiné par les Anglais en 1422 ; on en voit les restes ; sa grosse tour domine tout le pays. — Grillon. La maison de Picquigny possédait un ancien château-fort sur le territoire de Grillon ; il n'en reste aucun vestige. Le château actuel est sur un autre emplacement j il fut bâti au XVP siècle par Adrien de Boufflers. Détruit par les Ligueurs , il fut relevé par les soins du maréchal de Boufïlers. Le duc de Grillon en est aujourd'hui possesseur. On voit dans les archives de ce château quelques lettres originales d'Henri IV adressées au brave Grillon. — Fayel. On aperçoit encore à Fayel les ruines d'une ancienne forteresse. Le château moderne fut construit au XVIP siècle par le maréchal de la Mothe-Houdancourl. Louis XIV y séjourna en 1656. On affirme que le plan du château fut donné par Mansard et que Lenôtre dessina les jardins. — Fontaine-Lavaganne. Démantelé par les Anglais au XV** siècle; réparé plus tard et pris par les Ligueurs. Assez bien conservé. La tour de Ganelon n'existe plus ; on voit encore les deux autres. — Frocourt. Bâti par François I". On plaça dans l'écusson du grand pavillon les trois fleurs de lis et les deux salamandres qui formaient les armes de ce prince. Assiégé cl pris pendant les guerres de la Ligue. - GERiitROY. La ville de Gerberoy était autrefois défendue par de nombreuses for-
)i tus , un éclat qu'elles n'avaient point dcplo^'és ail- » leurs; elle contribua puissamment sans nul doute à )) leur développement moral et au progrès général de » leur condition. »
Les possesseurs de fiefs considérables eurent à leur service, à l'exemple des rois, des intendants, échansons et fauconniers, de nombreux ccuyers et des pages. Les écuyers dressaient les chevaux et accompagnaient le châtelain à la guerre. Les pages le servaient à table et prenaient soin de ses armes; quelquefois, munis de
tifications ; elle eut en outre un château dont la construction remontait, disent quelt|ues historiens, aux invasions des Normands. 11 reste encore des vestiges de celte ancienne forteresse souvent assiégée et prise par les Anglais, les Bourguignons ou les Ligueurs. — Gicoîjrt. ChAteau-fort dont il ne reste aucune trace. — GoulahcouRT. Dépendance de l'évèché de Beauvais, fortifiée au XIIP siècle par Philippe de Dreux et démantelée au XV^'. On voit les ruines du donjon et des tours. — Ham- NACHEs. Château de la fin du XV" siècle, flanqué de tourelles et bien conservé. — HÉMÉviLLERs. Cliâtcau-fort détruit au XVI'^ siècle. — Hodenc-en-Bray. Forteresse (lu moyen-âge dont il ne reste aucune trace. — HoDE^c-L'ÉvÈQ^JE. Château-fort important au XII' siècle. Dépendance des évêques de Beauvais. Détruit, — Hondaimville. Pris par les Bourguignons en 1444 et plus tard par les Ligueurs. On l'appelait le Château- f^er t. Un château moderne avait remplacé cet ancien édifice, à la fin du siècle dernier. Il fut démoli pendant la Révolution. On voit aujourd'hui à Ilondainville une charmante maison gothique dans le stjle du XV« siècle, où l'on conserve plusieurs tableaux du Primatice, un miroir de Diane de Poitiers et un magnifique bas-relief de Jean Goujon. — La Neuvjlle-en-Hez. Construction du XIP siècle. Ce château fut détruit par l'évêque Philippe de Dreux pendant ses dilTérends avec Catlierine de Clermont à qm il appartenait. C'est à La Neuville-en-Hez que Blanche de Castille donna naissance à St-Louis en d2d5. Philippe-le-Hardi et Philippe de Valois afTecliounaient cette résidence. Le château de La Neuville-en-Hez eut de l'importance dans les guerres avec les Anglais et avec les Bourguignons, ap- |)artiut à Marie Touchet, maîtresse de Charles IX, et fut brûlé pendant les guerres de la Ligue. — Lépine. Après avoir appartenu avant dSOO à la maison d'Avesnes, ce château passa dans la famille de Gaudcharddont plusieurs membres s'illustrèrent dans nos armées. Bené de Gaudchard commandait en 1635 un des régiments levés par la ville de Beauvais pour aller au siège de Corbie. Les comptes de la levée de
SCS instructions, ils se rendaient à la cour du prince ou dans les manoirs voisins. Ils apprenaient c\ monter à cheval et s'exerçaient aux jeux de bague , se préparant ainsi par les exercices du corps comme par la courtoisie du langage, à devenir de loyaux chevaliers. Le personnel de quelques châteaux - forts formait une véritable cour ; et 1 élégance des mœurs féodales avait fait bien des progrès depuis le temps où Helmogadus , favori de Lodewig - le - Débonnaire , entretenait pour officiers, dans son fort château de la Ferté-Milon en
ce légimenl sont conservés dans les archives du château de Lépine. — Le Tly. Château-foit au XIP siècle détruit par les Ligueurs. — Liancourt. Louis XIV séjourna plusieurs fois dans le château de Liancourt où a long-temps résidé le duc de la Rochefoucauld-Liancourirun des plus grands bienfaiteurs de l'humanité. — Lihus. Château-fort du moyen-âge, aujourd'hui détruit. — Litz. Très-ancienne forteresse, dépendance des comtes de Ciermont, démolie vers la fin du XII'' siècle. — Longueil-Sainte-Marie. Ce ciiâteau appartint aux religieux de Saint-Corneille de Compiègne et fut plusieurs fois pris par les Anglais. On en voit les ruines. — LormaisoN. Occupé par les Ligueurs et détruit par La Noue en d591. — Marseille. Le château actuel est flanqué de tourelles. On aperçoit dans son voisinage les ruines d'une ancienne forteresse. — Mello. Les fondations du château de Mello, plusieurs fois reconstruit , remontent au IX' siècle. Centre d'une importante châtellenie, il appartint aux maisons de Mello, de Nesle et de Montmorency et fut pris par les Anglais en 1422. Henri IV y séjourna en 1598. — Merlemont. Les archives de ce château constatent qu'il appartenait en 1380 à Jean Chalet de Graville du chef de sa femme Antoinette de Châtillon. Il passa ensuite dans la noble maison des Descourtils-Merlemont et devint l'un des principaux foyers de la Ligue. C'est dans ses murs que le cardinal Odet de Châtillon, évoque de Beauvais, embrassa le calvinisme et qu'il célébra la cène le 13 septembre 1567. Le procès-verbal de son abjuration fut long-temps conservé dans les archives du château ; il n'en reste aujourd'hui qu'une copie. — MÉRXi. Brûlé en 1751. Il appartint à la maison d'Aumont, an connétable Anne de Montmorency, au prince de Conti et au comte de Provence depuis Louis XVIII. — MiLLY. Forteresse importante au moyen-âge. C'est au siège de Milly que l'évêque Philippe de Dreux fut fait prisonnier par les Anglais. Brûlée et démolie dans le XV* siècle. — Montataire. Ancien château-fort flanqué de tourelles, reconstruit au XIV' siècle et qu'Henri IV habita. — Momtrkuil-sur-Bresche. For-
Valois, un garde, custos ; l'asinaire ou pourvoyeur, asinnrius ; le veilleur ou chevalier du guet, vi()il ; et le portier, poî'tarius.
Les scènes d'intérieur n'avaient cependant rien de très -varié dans les manoirs du moyen-âge; la chasse bien souvent remplissait la journée ; le soir, assis autour d'un vaste foyer, et s'éclairant à sa lueur, les chevaliers s'entretenaient des guerres de leur suzerain , ou écoutaient les merveilleux récits des pèlerins qui , fatigués de la route , leur avaient demandé l'hospitalité. Les pages et les écuyers se groupaient devant
teiesse ruinée dont il reste deux tours. — Mouchy-le-Chatel. Il y eut d'abord à iMoucliy nu cliâteau fortifié que Louis-le-Gros assiégea, prit et livra aux flammes. Il appartenait à Dreux de Mouchy. Le château actuel date de la Renaissance. — MouY. Détruit pendant les guerres de la Ligue ; on en voit des vestiges. — Noin- TEL. Château-fort démantelé au XV" siècle. Il n'en reste rien. — Ocdeuil-le-Grand. Construction du XIII'" siècle. Louis XIV fut reçu dans ce château en 1680. Enlièrement détruit. — 0^s-EN-BRAY. Pris par les Ligueurs en 1589. Louis XIII et Riclielieu y ont séjourné. — Précy-sur-Oise. Forteresse occupée par les Anglais, assiégée, prise et démolie par les Français dans le cours du XV"" siècle. — Rémy. Ancienne dépendance des comtes de Clermont. Le château de Rémy soutint un grand nombre de sièges pendant le moyen-âge. Il en est question dans Monslrelet. Sa destruction date des dernières années du XVIII*^^ siècle. — Silly. Château-fort détruit par les Ligueurs en 1589. Des constructions modernes s'élevèrent sur ses ruines. — Songeons. On voit à Songeons les vestiges d'une ancienne forteresse appelée Château- Gaillard. Le château actuel fut bâti en 1720 par la marquise d'Armentières. — SoRCY. Château-fort dont il ne reste aucune trace. — Troissereux. Ancienne dépendance des maisons de Picquigny, d'Aspremont et de Lameth. La tradition populaire lui assigne une merveilleuse origine. — Ully-Saint-Georges. Château-fort dont Henri IV s'empara en 1591. Aujourd'hui démoli. — Verderonne. Les anciennes fortifications de ce château ont fait place à d'élégantes constructions. En 1739, la résidence de Verderonne fut acquise par la maison d'Andlau, famille illustre en Italie et en Allemagne. — ViiLERs-SAnsT-PACi. Ancien château reconstruit au XVIIP siècle. Il eut pour possesseurs le duc de Sully, M. de Sartines et M. de Ségin- et appartient aujourd'hui à M. le maréchal comte Gérard.
un jeu tl'ëchccs ou répétaient les chansons et les virelais des trouvères. On dansait quelquefois sous un orme, devant l'avenue du château; et les pages, se mêlant aux villageois, prenaient leur part des jeux sous Vormel.
Voyons quelle est pendant ce . temps la vie de la dame châtelaine. Quelques pieuses lectures et des ouvrages de broderie sont ses occupations ordinaires et celles des femmes qui vivent auprès d'elle. L'appartement qu'elle habite est meublé avec soin ; on y a prodi-