‹ Archives historiques et ecclésiastiques de la Picardie et l'ArtoisChapitre 90 sur 140 · CHATEAUX DV VALOIS · texte numérisé non relu

CHATEAUX DV VALOIS

Acy-en-Multien. L'ancien château fut le chef-lieu de l'une des plus importantes juridictions du Valois. Des constructions modernes l'ont remplacé. — Acthkiil. Ancienne forteresse dont il reste quelques débris. — Béthist-Saint-Pierre. Ancienne maison royale. (Voir les noies de la page 12). Bélhisy devint un château-fori, résista aux Anglais en 1358 et fut démantelé par l'ordre de Louis XIII. — Betz. Il ne reste plus de traces de l'ancien château des seigneurs de Betz dont il est question dès le XI» siècle dans l'histoire du Valois. — Bociilancy. La tour de Bouillancy appartint long-temps à la maison de Bélhisy. Il n'en reste rien. — Boursonne. Ce château eut de l'importance à cause des nombreux fiefs qui en relevaient. Il eut titre de vicomte. — Brasseuse. Ancienne dépendance des Bouleillers de Senlis, des maisons de Cuignières etdeDamniarlin. Des constructions modernes ont remplacé ce château. — Chahtilly. Voir le texte de la page 61. — Chavercy. On alTirme (|uc cechâtenu fut construit par Oger, favori de Karle-le-Grand. Il tomba au pouvoir des Anglais , dans le XI V" siècle , el fut ruiné pendant les guerres de la Ligue.

nitc et de courtoisie. Il faut lire clans Commiiics ee qu'il raconte de lu salutation mutuelle des deux rois, lorsqu'ils s entrebrassèrent par les trous des barrières. Le premier château de Picquigny fut détruit en 1470 par les troupes de Charles-le-Témëraire, duc de Bourgogne ; on voit encore les ruines du second , construit par les ducs de Chaulnes et dont il est question dans les lettres de M'"*^ de Sévignë. « Nous arrivâmes — dit-elle — » dans un château où tout Vorgueil de Ihéritière de » Picquigny est étalé. C'est un vieux bâtiment élevé » au-dessus de la ville, comme à Grignan. Je ne

— CoMPiÈsNE. Voir le texte de la page 12. — Cueil. Le château de Creil existait déjà au IX" siècle. Il fut pris et repris par les Anglais dans les guerres du moyenâge et démoli en 1780. Il est souvent question de ce château dansFroissart et dans Monstrelet. François I" et Henri IV l'ont habité. — CnÉPY-KN-VAiois. Les châtelains de Crépy eurent le titre de Burtjare et plus tard celui de Capitaine. Les Anglais assiégèrent et prirent Crépy en 1431. Ce siège est célèbre , les vainqueurs incendièrent la ville et la détruisirent. Crépy avait alors trois châteaux. Le premier était connu sous le nom de Château de Bnuville ; le second portait celui d'Hôtel de la Comtesse ; les Anglais ruinèrent, en outre, une forteresse où se trouvait le donjon ; mais ils ne tardèrent pas à la relever pour s'y établir. Remis en très-bon état pendant le règne de Louis XII , et long temps habité par les comtes de Crépy, ce château-fort existe encore. — Ebmehonville. Voir le texte de la page 60. — Fom- TAiNE-LEs-CoRNUs. Très-ancicune forteresse qu'une maison de plaisance a remplacée.

— Glagnes. Construction du XII'' siècle. — Hernetjse. Ancienne dépendance du palais de Verberie. Il n'en reste rien. — Ivoas. Philippe-le-Bel séjourna dans ce château en 1307 et eu 1308. Entièrement détruit. — La-Ferté-Milon. Construit vers le milieu du IX"" siècle par Helmogadus , favori de Lodewig-lfi-Débonnaire. Philippe-le-Bel y résida. Il tombait en ruines au XV'' siècle et fut reconstruit par les soins du duc d'Orléans, frère de Charles VI ; Henri IV le ût démolir en 1594. On aperçoit , dans le voisinage de La-Ferté-Milon , les ruines de l'abbaye de Cer- Iroid où, l'an 1198, St-Jean de Mat!)a et St-Félix de Valois fondèrent l'ordre de la Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs. Ces ruines sont sur le territoire de Brumetz dont le château, depuis plus de deux siècles, est possédé par une branche «le l'illustre maison de Melun. — La Houatte. Ce château est souvent désigné dans les vieux documents sous le nom de Gramje-Suint-Arnould. Philippe-Auguste et

» sais si la fondation est aussi belle; mais ce sont des » terrasses sur la Somme qni fait cent tours dans les « prairies ; voilà ce qui n'est pas à Grignan. »

Henri IV , voulant reconnaître les bons services de Dominique Devic, érigea en vicomte le château d'Ermenonville et ses dépendances, qui avaient appartenus pendant le moyen-âge aux grands-bouteillers de Senlis. Devic méritait cette faveur royale; il s'était distingué à Ivry et mourut de douleur en passant dans la rue de Paris où son prince venait d'être assassiné. Le château

Philippe d'Alsace, comte de FlHndrc, y eurent une entrevue. Il ne reste aucune trace de ses constructions. — Largnt. Ancienne dépendance des comtes de Valois. — Le Hazoy. Résidence des grujersde la forêt de Cuise. Entièrement détruit. — Le Vez. Les comtes de Valois résidèrent d'abord à Vez. La forteresse qui défendait ce lieu avait une antique origine puisqu'elle fut rebâtie sous le règne de PUilippe-Augnste. La construction de la tour de Vez date de 1360 ; cet édifice a six étages et cinq tourelles. — LÉviGNBN. Le vieux château de Lévignen, qui existait déjà sous la première race franke, appartint aux comtes et aux ducs de Valois. Il n'en reste aucune trace. — Les Tournelles. Forteresse considérable élevée sur l'emplacement d'un camp romain entre Béthisy et le Hazoy. Ruinée dès le oommcnceinenl du XIII •= siècle. — MAREniL-sTJR-OTJRCQ. Chc"iteau-fort détruit an XVP siècle. — Montépillot. Forteresse dont on voit les ruines; bâtie an XIV' siècle sur les débris d'anciennes constructions ; plusieurs fois assiégée el prise pendant les guerres du moyen-âge j démolie dans les premières années du XVI" siècle. — Mont-l'Évèque. Très-ancienne forteresse détruite pendant le XV'= siècle. Château construit au XVP ; dépendance des évêques de Senlis. — Mornienvax. Construction fortifiée qui s'éleva pour la défense de l'abbaye de Morienval et dont il reste quelques débris. — Nanteuii,. Charmante résidence où François I''^ et François II se rendaient fréquemment. Détruite à la fin du dernier siècle. Elle appartint aux maisons de Guise, de Schomberg , d'Estrées et de Condé. — Pierrefosds. Voir le texte de la page 26. — Pont. On l'appela d'abord château de Fécawip. Philippe-le-Bel, Louis-le-Hulin et Philippe de Valois y ont séjourné. Les Anglais et les Bourguignons tinrent garnison dans ce château aujourd'hui ruiné. — Pontarmé. Rasé en J431 à la prière des habitants de Senlis. — Rabat. On appelait ce château tour Rocart; il relevait de la tour de Béthisy. On n'en voitaucun vestige. — S.viNrnE?. Château-fort du X'siècle,

d'Ermenonville, plusieurs fois restauré, fut acquis par la famille de Girardin et devint la résidence de J.-J. Rousseau. La tombe du philosophe genevois est placée dans rile des Peupliers, dépendance d'Ermenonville, au milieu d'un lac solitaire qu'entourent des parcs et des jardins enchanteurs.

La construction du premier château de Chantilly était antérieure au X' siècle. Il appartint d'abord à la maison de Senlis: passa aux Clermont-Nesle , aux Laval-Montmorency, aux d'Orgemont, aux Montmorency,

reconstruit dans les premières années du XVI». 11 existe encore et fut célèbre au moyen-âge. — Senlis. Voir les notes de la page 14. — Thiees. Dépendance des évoques de Beauvais. Ce château fut démantelé en 1357 et ruiné dans les guerres de la Jacquerie. Il en reste des débris. — Vernetjil. Bâti pendant le XVI" siècle par Jacques de Savoie, duc de Nemours. Henri IV aimait la résidence de Verneuil. Il érigea la terre en marquisat en faveur d'Henriette de Balzac d'Entraigues; ce marquisat devint un ducbé-pairie en J652. L'élégance des constructions du château et la beauté de ses jardins étaient citées. Il fut détruit en 1768 parl'ordre du prince de Condé. — Villers-Cotterets. Voir le texte de la page 15. — Viviers. Trèsancien château fort dont l'histoire du Valois fait mention dès le 1X« siècle. Réparé et agrandi au XIF par le comte de Flandre, Philippe d'Alsace. Il ne reste rien de ses constructions.

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