Chev. vap
Maxim (ov.) . . .
„ (sphér.) . .
Lane Fox ....
Edison a
228 E. VAN DER VEN. SUR l’eFFET UTILE DU COURANT
Ainsi , lorsque la vitesse et la résistance intérieure de la macliine électrodynamique et la résistance extérieure du conducteur principal et de ses dérivations sont réglées de telle sorte que 85 Vq du travail appliqué à la machine soient employés utilement, une lumière d’environ 13 bougies normales, c’est-à-dire une lumière à peu près équivalente à celle des réverbères ordinaires de nos rues, peut être alimentée , dans les systèmes de Swan et d’Edison , avec une dépense de 0,08 chevalvapeur, et dans celui de Maxim avec une' dépense de 0,09. D’après cela, si l’on se sert d’un moteur à gaz fournissant un cheval-vapeur par mètre cube de gaz brûlé en une heure , — et si l’on suppose que dans une exploitation sur assez grande échelle la perte de travail occasionnée par la transmission de la force à la machine éfectrodynamique et par la résistance dans la machine ouverte peut être négligée, — on trouve que, le prix moyen du gaz étant calculé à raison de fr. 0,20 le mètre cube, cent lampes de Swan et d’Edison consommeront pour environ fr. 1,60 de gaz par heure, et cent lampes de Maxim pour environ fr. 1,80.
La comparaison des expériences exécutées sur les lampes d’Edison le 10 février, avec celles du jour précédent, montre qu’une augmentation relativement légère de l’intensité du courant accroît notablement le pouvoir lumineux des fils de charbon. Pour mieux me rendre compte de cet accroissement , j’ai porté le nombre des éléments à 40, ce qui m’a donné les résultats suivants :
Int. lumin.
Edison a « = 81°30' correspondant à 1.15 ampères. 17.6 B. N. „ h u = 8n0' „ „ 1.10 „ 21.2 „
Il ne sera certainement pas sans intérêt de déterminer, par des expériences ultérieures , le rapport exact entre la quantité de lumière émise et la température du fil.
Pour pouvoir juger de la valeur des observations et de l’exactitude des résultats qui en ont été déduits, j’ai calculé le
DAx\S LES LAMPES à INCANDESCENCE.
tableau suivant de la force électromotrice d’un clément de Bunsen :
(9 févr.)
amp.
omhs
volts
volts
Swan A . . . .
Maxim (ov.) . .
„ (sphcr.)
Lane Fox . . .
Edison a . . . .
(10 févr.)
Edison a. .
37 JK---68.68
La moyenne de toutes ces déterminations est 1,86 volts, avec une erreur probable de + 0,21 dans chaque observation et une erreur probable de + 0,068 volts dans le résultat. Si l’on néglige à la fois les observations où la pile était déjà sensiblement affaiblie et celles où on l’avait renforcée de cinq nouveaux couples. le résultat reste le même et son erreur probable (± 0,06)
. n’éprouve qu’une réduction légère.
Les déterminations de M. Bosscha donnent, pour la force électromotrice d’un élément de Daniel, 1,0258 volts; d’après nos calculs, 1,82 est donc le nombre par lequel il faut multiplier cette force pour avoir celle d’un élément de Bunsen. Dans nos éléments , l’acide sulfurique dilué avait la composition S 0^ -{-8 Âq ^ tandis que l’acide nitrique possédait une densité de 1,325; or, il résulte des observations de Poggendorff que, lorsqu’on emploie les acides
>8 0^ + 4 Aq , Acide nitrique de 1,33 p. s. et S 0^ -j- 12 Aq , „ „ „ 1,33 „ „,
les nombres correspondants sont 1,85 et 1,76.
■) Les observations originales montrent cpie le courant était notablement affaibli.
*) Poggendorlfs Annalen ^ t. XCIV, p. 172.
®) Ibid., t. LUI, p. 345.
230 E. VAN DER VEN. SUR l’EFFET UTILE DU COURANT
Le calcul des calories qui, d’après les observations, ont été développées dans la pile et des quantités de zinc qui y correspondent, donne les résultats suivants:
(9 févr.)
if en 315^5
dans chaque éléin.
dans 32 élérn.
Km. cale, par sec.
Cal.
(lgr.l*C.)
Swan A . . .
gr. -
gr-
gr.
Maxim (ov.) .
, (sphér.)
Lane Fox . .
Edison a . .
(10 févr.)
dans 37 él.
Edison a . .
Nous
avons donc:
(9 févr.)
Swan A . . .
cal. (1 gr. 1
°C.) par gr
. de zinc en 1 sec.
Maxim (ov.) .
„ (sphér.)
Lane Fox . .
Edison a .. .
IJ
(10 févr.)
Edison a .. .
TJ
DANS LES LAMPES à INCANDESCENCE.
c’est-à-dire, avec une erreur probable de ± 5,5, le nombre 1315,3 pour les calories (1 gr. 1° C.) développées par gramme de zinc consommé en une seconde. Si la force électromotrice avait été celle d’un couple de Daniell et par conséquent , suivant le résultat de notre calcul, 1,82 fois plus petite, le nombre des calories dégagées par seconde - aurait été de 1315,3 ±5,5
722,7 ± 3 pour une consommation de 1 gramme
de zinc. Or ce nombre s’accorde de nouveau assez bien avec celui des calories (714) qui sont produites, suivant Favre et Silbermann, quand un gramme de zinc est dissous dans du sulfate de cuivre.
L’accord manifesté par ce calcul de contrôle et par le précédent, plaide à la fois en faveur des données qui y ont servi et en faveur de la vérité de ce fait, que la résistance dans des fils de charbon chauffés au rouge-blanc est plus petite que la moitié de la résistance à la température ordinaire. Une inexactitude, sous ce rapport, pèse en effet de tout son poids sur la détermination de la force électromotrice du couple de
Bunsen, tandis qu’elle passe, agrandie ~ - x x
X ^ fois, dans le nombre des calories
le. nombre de gr. Zn par secT
(1 gr. 1° C) développées dans ce couple par gramme de zinc consommé; c’est-à-dire, agrandie environ 27, 40, 35 ou 18 fois, suivant que ce nombre est déduit d’observations faites sur les lampes de Swan , de Maxim , de Lane Fox ou d’Edison.