REMARQUES
connu d’air. Toutefois, je ne crois pas que la disposition qu’il a adoptée puisse conduire au but, surtout si l’on veut que l’instrument enregistre lui-même les ' observations.
M. Snellen reproche à mon appareil sa grande fragilité. Ce reproche serait parfaitement fondé si l’instrument devait nécessairement être construit en verre, comme l’était le modèle que M. Snellen a vu à Utrecht. Mais, ainsi que j’en ai fait la remarque (Arch. , t. VI, p. 421), il n’y a absolument aucune raison pour ne pas le construire’ en métal , le corps de l’instrument étant par exemple en tôle de laiton dorée , et les tubes de verre étant remplacés par des tubes de cuivre étirés, très minces, tels qu’on les trouve aujourd’hui dans le commerce.
Le renouvellement de l’acide sulfurique, lorsque celui qui remplissait l’appareil est devenu impropre à absorber plus longtemps la vapeur d’eau, est, comme je l’ai dit p, 423 , si simple , que l’opération entière ne prend pas plus d’une couple de minutes et s’exécute tout aussi facilement que le remplissage du tube en U de M. Snellen.
La seule objection sérieuse est celle qui concerne la dilatation irrégulière de l’huile d’olive ; il pourra effectivement en résulter , lorsque la température variera , des erreurs assez considérables , parce que l’aréomètre entier plonge dans le liquide. A.ussi ai-je recommandé de placer l’appareil dans un local dont la température reste autant que possible constante , par exemple dans une cave. Si les circonstances ne le permettent pas , l’influence que la température exerce sur la position de l’instrument pourra être corrigée en adaptant à l’aréomètre une cloche remplie d’air. La correction ainsi obtenue serait parfaite, si la dilatation de l’huile, entre — 10° G et -f- ^0° C , était aussi uniforme que celle de l’air. Cela n’est malheureusement pas le cas pour l’huile d’olive. Quant à l’huile de pétrole , que j’ai recommandée également (p. 421), j’ignore quelle est sa dilatation; c’est un ^ point que j’espère examiner plus tard.
En ce qui concerne la modification proposée par M, Snellen, j’objecterai que si l’on veut charger l’appareil lui-même, c’est-à-dire ici le fléau de la balance, d’enregistrer les observations, la profondeur plus ou moins grande à laquelle les petites cloches seront plongées dans l’huile exercera sur les indications une influence perturbatrice très appréciable.
E. H. VON Baümhaüer.
AHCmVK.S A’EKHL. T. IX.
ri.vi