TABLEAU XXXXI
Ethers n (2n — 2) 4; série régulière; m.
Formules.
Points d’( cale.
îbullition.
obs.
Observateurs.
Désignation des isomères.
Dumas et
Peligot.
Mitscherlich.
Kopp.
Carlet.
Redtenbacher.
306. M. Cahours a trouvé pour Toxalate de butyle, 10. 18. 4, s = 224^ à 226° ; ce qui correspond à x = 8 , s calculé = 222°, 4.
D’après le tableau , on devrait avoir x = m = ^ ^ d’où s calculé = 253°, 5.
Il est probable qu’il existe ici au moins deux corps isomères, avec a; 8 et ic = 9. On est conduit à penser que ce ne sont pas seulement les corps isomères à caractères chimiques très dissemblables, comme un acide n.2n.2 et un éther de cette même formule, qui ont des valeurs différentes de x et bouillent par conséquent à des températures différentes; mais que des corps isomères , dont les caractères chimiques paraissent être les mêmes , peuvent cependant présenter , dans leurs valeurs respectives de x , des différences d’une unité, ou peut-être plus grandes. L’expérience seule pourra donner des lumières à cet égard.
Du carbone, de l’hydrogène et de l’oxygène, comparés aux autres éléments.
307. C , H et 0 paraissent être les seuls corps simples ; chaque atome de ces corps compte , dans le calcul de n , pour une seule unité; tous les autres éléments comptent plusieurs unités dans leur atome. J’ai pu étendre mes observations et mes calculs à plus d’une vingtaine d’éléments, autres que C, H et 0.
(corps NON-üÊCüMPOSÉs) UE LA CHIMIE.
308. Ceci n’est pas le seul point de vue sous lequel C , H et O forment un groupe distinct des autres éléments; on les appelle quelquefois, conjointement avec Tazote, les éléments organiques. M. Littré, dans son livre La Science, observe „qu’au fond la vie n’appartient pas indifféremment à toute espèce de substance; qu’elle a une certaine vertu élective, et que ses rapports essentiels sont avec le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote”.
309. Il semblerait donc exister quelque lien entre l’azote et C, H et O. Sans vouloir en tirer aucune conclusion prématurée, il est peut-être permis d’observer simplement que le poids atomique de N est 14, qu’il correspond à 3 atomes, et que ces mêmes attributs sont ceux de CH^.
Du nitrogène et de son équivalent d’ébullition.
310. 11 fut un temps, on le sait, où des chimistes éminents croyaient devoir considérer l’azote comme un corps composé, et un célèbre romancier français, dont 1?. talent d’observation ne s’exerçait pas seulement sur les phénomènes ordinaires de la société, mais aussi sur ce qui se passait dans le monde scientifique, a consacré une fiction attrayante à peindre la vie d’un chimiste de cette époque , absorbé dans la poursuite du rêve qu’il pourrait réussir un jour à décomposer le nitrogène. Aujourd’hui, et depuis de longues années , on est généralement revenu à l’opinion que le nitrogène doit être regardé comme un corps simple au même titre que les autres éléments ; seulement , comme la simplicité réelle de ces derniers est maintenant mise elle-même en question, il devient nécessaire de reviser le cas de l’azote.
311. Or il résulte de mes observations et de mes calculs , avec une complète évidence , que le nitrogène ne peut pas être un corps simple, mais qu’il renferme trois atomes de corps simples inconnus ; je me propose de démontrer cette double assertion par plusieurs' méthodes indépendantes l’une de l’autre, et comme cette démonstration peut, quant à la forme, être facilement étendue
J. A. GROSHAiSS. SUR LA NATURE DES ELEMENTS
à d’autres éléments, je me permettrai d’entrer à cet égard dans quelques développements.
312. La détermination de l’équivalent d’ébullition du chlore est facile , parce que la valeur de x des produits de substitution est presque toujours égale à celle des corps originaux; il n’y a donc pas lieu de deviner et la connaissance de x donne la valeur de n,
313. Comme on ne possède pas encore de règle générale pour déterminer Xy l’équation
qu’il s’agit d’appliquer aux combinaisons contenant de l’azote , renferme deux inconnues, n et x\ elle n’est donc pas susceptible de résolution directe.
314. Il existe cependant, entre ces deux inconnues, des relations dont je vais maintenant m’occuper; je crois être arrivé à des résultats certains en opérant de la manière suivante.
J’ai pris un certain nombre de combinaisons azotées, dont les points d’ébullition étaient connus, et en faisant dans la formule,
X successivement = 1 , 2, 3, 4 etc., j’ai obtenu pour l’équivalent d’ébullition de N, Æ’^.N = n — (/? H- ^ H- O? valeurs entre 0 et 1 , entre 1 et 2 , entre 2 et 3 , entre 3 et 4 , et entre 4 et 5. En admettant , comme hypothèse provisoire , que l’équivalent d’ébullition était plus petit que 5, les valeurs trouvées, quoique fausses pour la plupart, devaient pourtant renfermer la valeur véritable inconnue , qu’il s’agissait dès lors de dégager des autres.
315. Le tableau suivant contient les résultats de cette première opération.
(corps NON-DÉCOMPOSÉs) 1)E la chimie