‹ Archives néerlandaises des sciences exactes et naturellesChapitre 39 sur 74 · iVJ2*)^Cr · texte numérisé non relu

iVJ2*)^Cr

56.6 yoLPCr^O' „ 100 „ „ „ 130,4 „ „ 66,4 y^NaKr''Q\ „ 100 „ „ „ 197,6 „ „

On voit par ce tableau que Tordre de succession des solubilités est tout autre pour les bichromates que pour les monochromates.

Pour faciliter encore la comparaison des mono- et bichromates, je donne en outre le tableau suivant.

100 gr. d'eau dissolvent à 30°:

40,46 gr. [NE'YCrO^ 47,17 gr. {NH^fCr^O''

64,91 „ K^'CrO'' 18,12 „ K'^Cr^O'

87,36 „ Na'^CrO'' 197,6 „ Na^Cr^'O''

99,94 „ Lt'CrO'' 130,4 „ Li^Cr^O\

On voit que les bichromates de sodium et de lithium sont beaucoup plus solubles que les monochromates correspondants; le bichromate d'ammonium est un peu plus soluble que le monochromate et le bichromate de potassium est beaucoup moins soluble que le monochromate du même métal.

Les diagrammes que nous avons décrits font clairement voir que la

LES CHROMATES ALCALINS. 343

solubilité de ranhydride chromique dans Teau est augmentée par Tadditiou d'un alcali. Le domaine d'existence de CrO^ solide est fort ditt'érent suivant Thydroxyde alcalin ajouté. Avec la potasse caustique où l'ammoniaque il est assez restreint; il est beaucoup plus grand avec rhydroxyde de sodium et surtout de lithium.

Les domaines d'existence des hydroxydes alcalins solides ont également une étendue fort différente; celui de KOH.'lW^O est très petit, celui de NaOB ,H^0 est un peu plus grand et celui de LiOH.H'^0 est très grand.

On peut déduire d'ailleurs de ces diagrammes que les solutions saturées des divers monochromates ne se comportent pas de la même manière quand on y ajoute CrO^. Avec les monochromates de lithium, de potassium et d'ammonium il peut se produire une séparation du bichromate correspondant; avec une solution de monochromate de sodium cela est

Pour finir je désire encore dire un mot du choix des composantes. J'ai pris p. ex. pour composantes: AT^O, CrO^ et H'^0, La raison en est que tous les sels et solutions que j'ai examinés et considérés peuvent être constitués par ces trois éléments. 11 est vrai que j'aurais pu représenter les équilibres à l'aide de deux diagrammes, dont l'un aurait p. ex. comme composantes K^CrO\ CrO^ et H^O, l'autre K'^CrO\ K^O et H'^0, Il est à peine nécessaire de dire que cela ne modifierait en rien les conclusions, puisque ces dernières sont évidemment indépendantes du mode de représentation. 11 se peut toutefois que dans des considérations théoriques, relatives p. ex. à la surface Ç, cette question des composantes soit sufiisamment importante pour lui prêter plus d'attention. J'y reviendrai peut-être dans une étude théorique.

Leydeuy Laboratoire de Chimie inorganique de l'Université, octobre 1905.

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