Acte premier
Lui frrmniii la bouche, avec un effroi puéril
O la plus chère de mes sœurs!
Crains la colère par ten orgueil méritée.
Vers Cypris, très tendrement :
Vous, ne soyez pas irritée, Elle ne sait point vos douceurs.
Chère Cypris, Cypris compatissante, O vierge d'or que chantèrent premiers, Quand tu naquis de la mer blanchissante, Les tendres ramiers!
Miel des langueurs et flamme de la fièvre, Réveil toujours des désirs apaisés, Cœur de l'hymen universel, et lèvre De tous les baisers!
Vers la fin des chants mêlés, dis cris, des tumultes , après un profond meuglement terrible, émanent du Labyrinthe ; ce sont les cris des sept Èphèbcs et des sept Vierges et le i^teiigUrtent du Minolaure.
LES ENFANTS Invisibles, dans le Labyrinthe, par groupes, en clameurs èparses
Ah! Roi Thésée, à l'aide! Ah! le monstre grondant.
Front cornu d'airain et gueule embrasée. Fonce! Ah! Ah! Ah! ma chair va saigner sous la dent A l'aide! A laide! roi Thésée.
ARIANE Mi-nwrtt (Cépouvanle
Dieux! le combat!
piRiTHo us
JpparaiiSiut sur Us roches, ardent, o^eux, suivi des guerriers et des matelots
Holà! garçons!
C'est le duel du Matin et de l'Ombre hagarde!
ARIANE Qut essayt en vain de se traîner vers le Labyrinlhe
Le corps tout vibrant de frissons, !e ne puis...
A Phèdre qui la soutenait
Ma sœur, toi, monte, regarde!
Phèdre, de loche en roche, oiiiiipe jusqu'au mur ; elle se dresse, elle voit au delà. Alors pendant le tumulte extérieur :
PIRITHO ii S A gauche, en haut, parmi les matelots et lus guerriers, et regardant vers le Labyrinthe
Dans les noirs plis du trou béant Se cabre le taureau géant!
ARIANE Haletante d'angoisse au milieu du théâtre
O gouffre! O perfides ténèbres!