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ACTE DEUXIÈME

La galère en pleine mer.

Au fond, dans une brume indécise, çà et là bleue et rose, passent du ècueils avec des groupes d^ arbres fleuris, des îles oit s'éiarent des architectures blanches.

Au premier plan, des ècueils aussi, plus petits.

La galère flotte, la voile gonflée, et les ranuurs coupant la lame lisse, entre les îles du fond et les rochcis marins du premier plan.

(C est Végalitè parallèle du mouvement des lies au loin et des ècueils proches qui produit l'illusion parfaite du mouvement de la galère.) "*

La galère, la proue au lointain, est placée un peu de biais.

Elle est très splendidement peinte et ornée, les flancs ronds — qu'on appelait les a Joues » — sont décorés de dessins d'or et de groupes de tritons et d'océanides. A l'avant, une figure de Cvpris anadyomène émerge d'u%s écume faite de flocons de marbre.

Pyrithoiis, debout, appuyé à sa lance, regarde le lointain.

Au-dessous de lui, un seul banc de rameurs; on ne voit que les bonnets rouge des rameurs, et les rames longtus, qui fendent l'eau rythmiquement.

Sur le pont, sont assis, ou étendus, en groupe harmonieux, les sept jeunes vierges, dont Eunoé, et les sept jeunes garçons, dont Chrornis ; ils bavardent, ils sont ravis, ils jouent.

Du pont, une échelle de cordage descend vers l'A.bri.

C'est dans cet Abri, vaste, à demi formé de rideaux de laine éclatante, que sont endormis sur un très large banc de bois précieux ci de pourpre. Us deux époux, Thésée et Ariane.

A l'arriére, la cahute ronde où. se tient le pilcie Phéréklos.

Du même côté, plus bas, sur le pont et séparée de l'Abri par une autre échelle descendante, Phèdre, accoudée au rebord, le menton danf es matns, songe douloureusement.

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