EUNOÉ
Thétis au loin est bleue et s'illumine toute,
PHÉRÉKLO s
Mais j'ai perdu ma route.
Il regarde vers l'horizon où s'ébauche une île.
Et c'est vers Naxos qu'Eurus m'a conduit!
LES ENFANTS Dans une grande, joie
Naxos! Naxosl l'île charmante!
L'île aux écucils sans courroux ' , .a mer sur le sable endormi se lamente Avec des sanglots si doux
Naxos où bondit l'onde agile Des sources d'argent, Où, dans les puits très purs, les amphores d'argile Puisent un ciel d'or changeant!
Naxos des lys et des colombes Où le corbeau lui-même a des ailes de jour! Naxos qui n'a point de tombes Et n'a que des lits d'amour!
Pendant que les Ephèbes ci les Vierges, Eunoé et Chromis chantent, la galère, poussée par le vent, glisse vers Vile adorable, dont le paysage se fait de plus en pins distinct dans la merveille d'une clarté rose et i'or. Pirithoûs est descendu vers l'Abri. Il réveille Thésée
P I R I T H o ii s
Les vents ont poussé la galère v^ers Naxos au sable doré.
Faut-il aborder l'île claire?
THÉSÉE Qui se lève en soulevant Ariane
Pirithoûs, fais à ton gré!
Tous les ports sont heureux et n'importe où le vive Pourvu qu'en souriant Ariane m'y suive.
Pirithoûs remonte, parle au pilote. On ne hisse point la voile, de sorte que tout l'horizon resU visible, mais les rameurs, d leur banc, commencent dt ramer rylhmiquement.