‹ ArianeChapitre 47 sur 60 · Acte quatrième · texte numérisé non relu

Acte quatrième

Quand l'aube éveille la couleur, Je riais, rose, et si fleurie Qu'on me prenait pour une fleur Parmi celles de la prairie.

Mamtenant dans la gaine étroite De mon trône et de mon devoir, Je me tiens pâle et toute droite Avec, dans la main, un lys noir.

Je suis la Majesté blafarde Que guette l'enfer inquiet; Il tremble quand il me regarde...

J'avais peur quand on me voyait.

lp:s compagnes deperséphone

Ai'cc un grand geste qui montre tout l'Enfer

Ah ! tais grâce!

PERSEPHONE

Je suis implacable et funeste, Qui me supplie, implore en vain; ?Nulle humaine pitié ne reste Dans mon cœur froidement divin.

Tisiphone! pour les supplices

Je fais signe à ton fouet dormant...

iV/c/j m dureté s'attendrit, et elle achevé, en laissant tanker le lys voit

Je rêve au clair frémissement Des abeilles sur les calices.

•es ce tnottuni, il y a comme une accalmie de bien-être, dans la plainte des imts ; car delà droite, une lueur douce brille le long des roches. Les Compagnes de Perséphone u soft' lei'ees à demi.

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