Acte cinquième
P I R I T H O U s De qui la fureur eclalt
C'est à cause de deux femelles !
^11 chef qui i'est ia[>prochè:
L'une est au tombeau. L'autre a fui, l'on ne sait où.
Peut-être s'en est-elle allée Chercher sa sœur dans la souterraine vallée...
Et lui, depuis quatre jours, fou, Sans repos ni sommeil, échevelé, farouche. Il rôde et crie, avec leurs deux noms à la bouche '
On enteiid venir de la hauteur les cris forçâtes di Thesee,
THÉSÉE Au loin
Phèdre ! Ariane !
p I R I T H o u s Hélas 1 entendez-vous:
LE CHEF Très proche, montrani des tordes enroulées et nouées
Vois-tu Ces cordages? Si l'on usait de la nuit noire Pour l'emporter vers la vertu E.t vers la gloire
Oui,- ton moyen me plaît.
Lts cris d£ Thésée se rapprochent.
Il vient !
Au chef el aux matelots :
Disparaissez
// a regardé et palpé les cordages.
Mais ayez, s'il lui faut lier les bras au torse, Des nœuds plus sûrs. Ceux-ci ne le sont pas assez Pour Thésée éployant sa force.
Thésée surgit sur la hauteur, il est terrible, pareil à un fou.
Phèdre! Ariane! Mes amours! Mes désespoirs!
Mes deux bonheurs, et mes deux crimes ! Cachez-moi, rocs profonds, cachez-moi, sombres soirs.
Aux reproches de mes victimes !
// est plus pioche.
Ariane, vis- lu: Phèdre, es-tu chez les morts? C'est de ma trahison que vos douleurs sont faites,
Et, vivantes ou non, vous êtes
Immortelles dans mon remords!
PIRITHoiJs
RuJeinent maussade
Roi 1 quitte enfin le doute où ta douleur se vautre, Et choisis ton veuvage en leur commun trépas. — Si l'une revenait?