‹ ArianeChapitre 56 sur 60 · PHÈDRE ET THÉSÉE · texte numérisé non relu

PHÈDRE ET THÉSÉE

Oui!

Èblmtit

Moment d'or

A sa saur :

Quoi! Tu ne l'aimes plus?

A Tkésu:

Quoi! tu m'aimes encor

Secouée d'affres exquises :

Pour quelques dévouements, pour quelque œuvre tentée, J'aurai toute la joie à peine méritée, J'aurai la sœur fidèle £t le fidèle époux? Délice trop parfaite! achèvement trop douxl O bonheur!

Courant çd et là, dans une joie passionnée

Mais pourquoi le ciel reste-t-il sombre Quand ils n'ont plus de haine et quand je n'ai plus d'ombre;

Allume, roi soleil, les gloires du couchant I Astres, déjà, riez au bord du Ciel penchant!

Pourquoi les filles ingénues De Naxos et les sœurs d'Athènes sœurs du jour

Ne sont-elles pas venues

Célébrer notre retour!

Je suis heureuse, heureuse! Ah! je suis très heureuse

Elle monte vers le palais barbare.

Venez, enfants! Je n'ai plus de pleurs dans les yeux! Venez 1 Venez! Et que la danse au chœur joyeux Renouvelle les fleurs de la porte amoureuse!

Ariane est sur le sommet, vers le palais, elle fait signe, elle appelle. Bientôt viendront,

avec le: Servantes, les petites Vierges d'Athènes. Cependant, tandis que Pirithous se tient

pris des barques, Thésée et Phèdre parlent sans se regarder. D' abord, Ariane ne les

U)i' point ^ ne les entend pas. Mais bientôt, s' étant tournée, elle les verra, les entendra

■ peut-être.

THESEE Faiblement

Oui, nous ferons notre devoir.

P H E D R r: Cui se détou n$

THESEE

Nous le ferons

Par elle j'ai vaincu la bête aux quatre fronts. Cornus d'airain, aux dents de frais carnage roses.

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