PHÈDRE ET THÉSÉE
Oui!
Èblmtit
Moment d'or
A sa saur :
Quoi! Tu ne l'aimes plus?
A Tkésu:
Quoi! tu m'aimes encor
Secouée d'affres exquises :
Pour quelques dévouements, pour quelque œuvre tentée, J'aurai toute la joie à peine méritée, J'aurai la sœur fidèle £t le fidèle époux? Délice trop parfaite! achèvement trop douxl O bonheur!
Courant çd et là, dans une joie passionnée
Mais pourquoi le ciel reste-t-il sombre Quand ils n'ont plus de haine et quand je n'ai plus d'ombre;
Allume, roi soleil, les gloires du couchant I Astres, déjà, riez au bord du Ciel penchant!
Pourquoi les filles ingénues De Naxos et les sœurs d'Athènes sœurs du jour
Ne sont-elles pas venues
Célébrer notre retour!
Je suis heureuse, heureuse! Ah! je suis très heureuse
Elle monte vers le palais barbare.
Venez, enfants! Je n'ai plus de pleurs dans les yeux! Venez 1 Venez! Et que la danse au chœur joyeux Renouvelle les fleurs de la porte amoureuse!
Ariane est sur le sommet, vers le palais, elle fait signe, elle appelle. Bientôt viendront,
avec le: Servantes, les petites Vierges d'Athènes. Cependant, tandis que Pirithous se tient
pris des barques, Thésée et Phèdre parlent sans se regarder. D' abord, Ariane ne les
U)i' point ^ ne les entend pas. Mais bientôt, s' étant tournée, elle les verra, les entendra
■ peut-être.
THESEE Faiblement
Oui, nous ferons notre devoir.
P H E D R r: Cui se détou n$
THESEE
Nous le ferons
Par elle j'ai vaincu la bête aux quatre fronts. Cornus d'airain, aux dents de frais carnage roses.