‹ Ariel esclaveChapitre 16 sur 82 · POURTANT · texte numérisé non relu

POURTANT

Et pourtant, je ne suis pas mort.

Et je pourrais aimer, souffrir, chanter comme les forts,

Si la nuit n'était pas si vaste autour de moi.

Mais rien ne sait, dans cet insensible néant,

Que dans un coin de l'ombre il est encore un Tremblement.

Et c'est moi, qui ne suis qu'un tremblement de froid,

Moi qui tressaille tout entier, comme ce chant

Qui grelotte et tout bas, farouche, expire entre mes dents.. .

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