L'ANE ET LA FÉE
La nuit est bleue. On dirait que le ciel
A répandu dans l'air son azur immatériel
Pour aspirer, noyer, fondre les choses, qui s'efTacenl
El semblent une erreur dont doutent les espaces.
Comme s'il répondait au silence touchant,
Un âne, tout à coup, vers les sommets, brait dans un champ.
Et l'heure a dans la voix rugueuse et solitaire
Mis un peu du frisson d'azur qui prend la terre,
Et sans doute un esprit au loin a dû frémir
A cet appel, et la nature va s'ouvrir
Pour que Titania. reine de grâce et de mystère,
Fée et si femme, hélas ! vers son amour puisse accourir.
l'ombre des couples 7<^>