‹ Ariel esclaveChapitre 31 sur 82 · L'ANE ET LA FÉE · texte numérisé non relu

L'ANE ET LA FÉE

La nuit est bleue. On dirait que le ciel

A répandu dans l'air son azur immatériel

Pour aspirer, noyer, fondre les choses, qui s'efTacenl

El semblent une erreur dont doutent les espaces.

Comme s'il répondait au silence touchant,

Un âne, tout à coup, vers les sommets, brait dans un champ.

Et l'heure a dans la voix rugueuse et solitaire

Mis un peu du frisson d'azur qui prend la terre,

Et sans doute un esprit au loin a dû frémir

A cet appel, et la nature va s'ouvrir

Pour que Titania. reine de grâce et de mystère,

Fée et si femme, hélas ! vers son amour puisse accourir.

l'ombre des couples 7<^>

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