‹ Ariel esclaveChapitre 56 sur 82 · L'ORAGE D'AMOUR · texte numérisé non relu

L'ORAGE D'AMOUR

Les éclairs de chaleur dans cette nuit si noire

Envahissent la chambre où nous sommes couchés,

Et leur lumière éclate en gloire

En possédant ce corps, vers qui mon bonheur est penché.

Et j'ai l'illusion que cette foudre rose

Naquit de l'électricité qui rôde en moi,

Et que c'est mon amour qui te fait cette apothéose

Dont, jusqu'au fond du ciel, s'émeut un sourd et vague émoi

Et cette voix profonde au lointain de la nue. N'est-ce pas un écho de l'orage intime, élancé Vers ta chair éclatante et nue, Sur qui déjà s'abat la chaude averse des baisers?

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