AVANT LE LEVER DU RIDEAU
C'était la saison des fraises. Froissart en prit dans le saladier et s'en servit en guise de vermil-
Ion pour t.itoucr toutes ces dames depuis le nez jusqu'à la c.inture, et pour tracer sur son pantalon et sur celui de ses amis de flamboyantes arabesques, semblables à celles qui courent sur 4es cuiss-s des tambours-majors. Il dessina ensuite sur la naj pe, qu'on fixa en manière de drapeau autour d'un bâton, un magnilique lion rouge sous lequel il écrivit en lettres de la même couleur :
Ofcrt par le bey de Tunis à S. M. Charles X.
SUITE DE CE TRAIT DE JEUNESSE d'arISTIDE FROISSART.
Au coup de dix heures, toute la population de Meudon se plaça sous les croisées de l'auberge du Lion d'Or, qui s'ouvrirent et s'éclairèrent de cent soixante bouts de cliandelles. L'enseigne fut déployée et les artistes parurent au balcon. Il y eut un cri d'indignation dans la foule, un cri d'horreur le suivit.