‹ Aristote (volume 2)Chapitre 4 sur 45 · Id., Ibid., K, 7, 1064°, 83 et sqq · texte numérisé non relu

Id., Ibid., K, 7, 1064°, 83 et sqq

48 AmsrorE, meure en suspens. Néanmoins, il se présente à l'esprit une conjecture assez naturelle. Le tableau des catégories aristotéliciennes est loin d'être à l'abri de toute critique. Audessus de la qualité et de la quantité, il y a le mode luimême (+à rd0n à ëvurépkovra) dont elles sont deux espèces. De plus, la qualité ne se cantonne pas dans la zone des dérivés de la substance; elle fait partie de la substance elle-même, comme on le verra plus loin. On peut ajouter que Le repos et la possession ne sont aussi que des modes entendus au sens large, d'après lequel ils signifient toute détermination inhérente à la substance. Enfin, l’action et Ja passion ont bien l'air de se rattacher aux relations ellesmêmes. N'est-ce pas le sentiment de ces imperfections qui expliquerait les variantes de la pensée d’Aristote? N'aurait-il pas fait un effort perpétuel pour aboutir à une classification de plus en plus logique et par là même de plus en plus simple? Et la trinité par laquelle il semble conclure ne marqueraït-elle pas le point de maturité de ses réflexions ?

Quoi qu'il en soit, on discerne assez bien, du point de vue auquel s’est mis Aristote, la signification de ses catégories : elles ne représentent pas les formes de la pensée, comme celles de Kant; elles expriment les formes générales de la réalité concrète!. Et, dès lors, on comprend pourquoi il n’y est pas question d'existence, de possibilité, de contingence, de nécessité; ces choses ne sont point des dérivés de la substance, telle qu'elle nous est donnée dans l'observation.

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