‹ Armorial de FranceChapitre 34 sur 38 · Mesire de Denisi porte les armes d'or a trois cotices · texte numérisé non relu

Mesire de Denisi porte les armes d'or a trois cotices

noires *.

1. Arnoul, seigneur de Wesemael et de Westerloo, maréchal héréditaire de Brabant, en 1295 et i3oo, tué à la bataille de Gourtrai (C/ironique artésienne, p. 5o ; Bulkens, Trophées tant sacrés que profanes da duché de Brabant, t. Il, p. 124 ; Wauters, Table chronologique des diplômes imprimés, t. VI, p. 470, 706). Les sceaux d'Arnoul de Wesemael, maréchal de Brabant (i24i, 1260, 1261, 1276), oncle decehii dont il est parlé ici, sont armoriés d'un écu à trois fleurs de lis complètes. Sur les sceaux d'Arnoul de Wesemael fiSog, i3i3, i3i5), de Guillaume de Wesemael (i339) et de Jean de Wesemael (i383, i4i6), les trois fleuris de lis ont le pied coupé, nourri, pour employer le terme héraldique (Gollect. des Arch. nat., n°^ 683, 9875 ; Butkens, oavr. ct7é, t. II, p. i23; J.-Th. de Raadt, Sceaux armoriés des Pays-Bas, t. IV, p. 229 ; Prinet, Sceaux attribués à des seigneurs de Duras en Guyenne, dans la Revue numismatique, iQiS, p, 556, 557 et pi.). Cf. Gelre, Wapenboeck, t. VI,

p. 24-28, pi. LXXX.

2. Ici est placée la note de Chifflet concernant les trois personnages appelés Gautier de Ligne, que j'ai citée dans l'Introduction.

3. « Watiers de Ligne » fut, en 1280, à la campagne d'Aragon (II. F., t. XXII, p. 673). Nous avons de lui un sceau apposé en 1296 (.T.-Th. de Raadt, Sceaux armoriés des Pays-Bas, t. II, p. 347). Vers 1298, est cité son fils (( dominus Fastredus, fîlius et hères domini Walteri de Ligné » (H. F., t. XXII, p. 764). Les armes des Ligne sont décrites dans Y Armoriai publié par Douët d'Arcq (n°^ ii83, 1224-1226), et peintes dans le Wapenboeck de Gelre (t. VI, p. 320-324, pi- XCVII).

4. Les seigneurs de Denisy (Seine-et-Oise, arr. de Rambouillet, cant. de Dourdan, commune de Sainte-Mesme) paraissent être issus de la maison d'Auneau. Jean de Denisy, marié, dès i25o, aune femme nommée Isabeau, était, croit-on, le fils de Thibaud d'Auneau, frère de Gui, seigneur d'Auneau. Est-ce le même Jean de Denisy qui servit le roi en 1 284-1 286 et qui vivait encore en 1291 P Un Jean de Denisy est cité parmi les conseillers de Charles de Valois (H. F., t. XXII, p. 470, 472, 481, 484 ; Moulié, Chevreuse, t. II, p. 212-214, 234, aSa, 253, 263, 33o, 33i ; A. Lefebvre, Notice historique sur la châtellenie d'Anneau, p. 33 ; J. Petit, Charles de Valois, p. 34i). On a une quittance du 27 septembre i3o2, donnée par Gui de Denisy, chevalier ; en i338, Ferri de Denisy emploie un sceau armorié de trois bandes et d'une bordure

io5. Mesire de Chastelier porte les armes noir a sept tourteaus d'or et au chef pallé d'or et de gheules ^.

106. Mesire Jehan de Biaumont porte les armes de France a un demi lyon d'argent -.

107. Mesire Hardoin de la Haye portâtes armes de gheules a une crois d'ermine eslargie par les bous^.

108. Mesire de Toukes porte les armes burelé d'argent et de gheules, aune bordure de merles noires ^.

(Sceaux de la collect. Clairambault, n"^ 3i53 ; Bibl. nat., Clairambault 4o, fol, 2977 ; Pièces originales 998, dossier 22244. P- 2).

1. Jean du Chàtelier (Johannes de Castellario) servait le roi en 1983, 1284, 1285, i3o4 (H. F., t. XXII, p. 455-462, 471, 473, 476, 495-499, 654; t. XXIIÏ, p. 799, 802). Peut-être est-ce du même Jean que nous avons des sceaux, de i3o5 et 1809, décorés du blason qui est ici décrit (Collect. des Arch. nat., n°^ 1747, 1748). Voir la description des sceaux, apposés en i338, i344 et i346, par un autre Jean du Chàtelier (dont le nom a été imprimé à tort « du Chastelle »), dans V Inventaire des sceaux des Pièces originales, par M. Roman (n""* 2926, 2927).

2. Jean, vicomte de Beaumont (Beaumont-sur-Sarthe ou Beaumontle-Vicomte, Sarthe, arr. deMamers, chef-lieu de canton), fils du vicomte Louis, est cité en 1284-1287 (H. F., t. XXII, p. 470, 471, 477, 642, 644. 760). Il est mort en i3o5. Sa tombe, qui se trouvait à l'abbaye d'Etival, a été transportée au Musée archéologique du Mans (P. Anselme, t. VI, p. i35 ; Hucher, Monuments funéraires et sigillographiques des vicomtes de Beaumont an Maine, dans la Revue historique et archéologique du Maine, t. XI (1882), p. 374, 375). Les armes des Beaumont, connues par de très nombreux monuments, sont celles de la maison de Brienne, brisées par changement des billettes en fleurs de lis. Les Beaumont étaient issus de Louis de Brienne, mari d'Agnès, vicomtesse de Beaumont.

3. 11 s'agit d'un seigneur de la Haie-Joulain (Maine-et-Loire, arr. et cant. Nord-Est d'Angers, commune de Saint-Silvin). Hardouin, seigneur de la Haie, est cité en i3o4 (H. F., t. XXIIl, p. 8o4). La croix est enhendéc sur le sceau de Maurice de la Haie, en 1269 (Collect. des Arch. nat., n° 2346). L'Armoriai de Douët d'Arcq (n" 888) donne à « M. Hardouin de la Haie » un écu « de gueules- a une croiz d'ermine, palée, pommelée ». Trinquant [Histoire généalogique de la niaisonde Savonnières, p. 17) et C. Port (Dictionnaire du déparlement de Maine-et-Loire, t. H, p. 344) disent que les armes des seigneurs de la Haie-Joulain étaient de gueules à la croix Iréflée d'hermine.

4. Le mol Toukes doit être corrigé en Chourses. Ce nom, quç l'on trouve sous des graphies variées, dans les textes du moyen-âge, est

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109. Le viclame de Chaalons porte les armes de gheules a trois peus vairés, au chief d'or a deux lionceaux de gheules passans l'un contre l'autre en chief ^.

iio. Mesire Gérard de Los porte les armes fessié d'or et de gheules, au lambiaus d'asur hesanté d'argent -.

celui d'un château, appelé aujourd'hui Sourches, situé dans le Maine (Sarthe,arr. du Mans, cant. de Gonlie, commune de Saint-Symphorien). Les armes sont celles des seio^neurs de Chourses ou Sourches. On les voit sur le sceau, apposé en 1 2^6, de Payen de Chourses, que Douët d'Arcq a pris pour un seigneur de Chaource en Champagne (Collect. des Arch. nat., n° 172^). L'Armoriai publié par Douët d'Arcq (n° 769) contient le blason de « M. Patri de Ghaourches » qui est « barellé d'argent et de gueules a une oillede nieslelles noires. » Cf. Bibl. nat., m s. français 82753, p. Ao.

Patri et Paycn de Chourses étaient du nombre des vassaux de Philippe le Bel, en i3o3 et i3o4 (H. F., t. XXIIl, p. 789-792, 802, 8o4). Ce Patri, fils d'Hervé de Chourses, passa, avec son père, en Italie, à la suite de Charles d'Anjou, et devint justicier de la terre d'Otrante (1280- 1282) ; on le retrouve en France en 1294, 1299 et i3oi. Payen de Chourses est connu par des actes de 1294 et i3o5. On ne sait de qui il était fils. La généalogie de cette famille n'est pas exactement établie, pour l'époque qui nous intéresse (Beauchet-Filleau, Dictionnaire des familles du Poitou, t. II, p. 498 ; duc des Cars et abbé Ledru, Le château de Sourches au Maine et ses seigneurs, p. 49-5o ; P. Durfteu, Les archives angevines de Naples, t. II, p. 3o4, 3o5 ; Legeay, Recherches historiques sur Malicorne, dans le Bulletin de la société d'agriculture, sciences et arts de la Sarlhe, 2""° série, t. XXII, 1 880-1 88G, p. 3ii).

1. Jean I", seigneur de Bazoches, vidame de Châlons, cité en 1291 et 1294. tué à la bataille de Courlrai (H. F., t. XXI, p. 20 ; t. XXIII, p. 783 ; Chronographia reguni Francorum, t. I, p. m ; Chronique artésienne, p. 5o ; Du Chesne, Histoire généalogique de la maison de Chastillon, p. 707, 708 ; Buirette de Verrières, Annales historiques de la ville et da comté-pairie de Châlons, p. 270 ; L. Grignon, Les vidâmes de Châlons, dans la Revue de Champagne et de Brie, t. XVII, i884, p. 6).

Les armes des Bazoches ont été représentées comme elles sont ici décrites, âur la tombe de Hugues de Bazoches, vidame de Châlons, mort en 1279 ; sur le sceau d'un autre Hugues, vidame de Châlon-s, en i3i6 ; sur la tombe de Béatrix de Roye, dame de Bazoches, morte en i383(Bibl. nat., ms. latin 5470, p. ici : Cabinet des estampes, Pe 3, fol. 18 ; Pe6, fol. 4i).

2. Gérard de Looz, seigneur de Chauvency en 1284 et 1292, fils d'Arnoul, comte de Looz, et de Jeanne de Chiny (Mantelius, Historiae

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111. Mesire Picre de Praiaus porte les armes de glieules a une egle d'or '.

112. ^lesire Jehan de Bailleur porte les armes d'or a une fesse de gheules ^.

ii3. Mesire Pierre de Corneul porte les armes d'or aune fesse de gheules et a trois tourteaux de gheules ^.

lossensis libri X, p. 3o4 ; P. Anselme, t. II, p. 33i ; Art de vérifier les dates, i. III, p. i47 ; Gachard, Notice d'une collection de documents concernant le comté de Chiny, denslc Compte-rendu des séances de la commission royale d'histoire [de Belgique], 3""= série, t. X, 1869, p. i38 ; Wauters, Table chronologique des diplômes imprimés, t. VI, p. laS). Il est cité dans le poème des Tournois de Chauvenci (vers 345, 2239, 3^75, 4244)- Le poêle, Jacques Bretel, lui donne un blason bandé {an lieu de burelé) d'or et de gueules, au lambel d'azur besanté (vers 2187-88). Voir Bibl. nat., ms. franc. 9477, p. 53.

1. Pierre, seigneur de Préaux (Seine-Inférieure, arr. de Rouen, cant. de Darnélal), cité avec son père en 1268, combattit à la guerre de Flandre en i3o4; il mourut en i3o6 et fut inhumé à Sainl-Oucn de Rouen. Il avait épousé Yoland de Lusignan (H. F., t. XXII, p. 290; t. XXIII, p. 790, 8o3 ; La Roque, Histoire généalogique de la mcdson de Harcourt, t. II. p. 1027 ; t. IV, p. 2084 ; Vaultier, Recherches historiques sur l'ancien pays de Cinglais, dans les Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, t. X, i836, p. ii5, 116). Son sceau (1294) est armorié d'une aigle (Collect. des Arcli. nat., n° 33o6). Dans ï Armoriai publié par Douët d'Arcq (n° i58), le « sire de Preaulx » porte « de gueules a un aigle d'or ».

2. Jean de Bailleul servait Philippe le Bel en 1285 et 1297 (H. F., t. XXIT, p. 478, 480, 652 ; Chronique artésienne, p. 23). La place où l'auteur de notre Armoriai a inscrit le nom et les armes de ce personnage, paraît indiquer que Jean de Bailleul était normand. Il faut noter que le blason ici décrit est semblable (sauf interversion des émaux) à celui de Pierre de Bailleul, mentionné plus haut (article 46). Les héraldistes attribuent des armes d'or à la fasce de gueules aux seigneurs de Bailleul en Hainaut (aujourd'hui Belœil) ; et, en effet, les sceaux de Nicolas de Condet (1219), de Jacques de Condet-Bailleul (1244) et de Guillaume de Bailleul, seigneur de Carency (1293, 1296), qui appartenaient incontestablement à cette famille, sont armoriés d'écus à la fasce ('Sceaux de la Flandre, n"' 481. 483 ; comte du Chastel de la Howarderic- Neuvireuil, Généalogie de la maison de Condet, p. 25 ; J.-Th. de Raadt, Sceaux armoriés des Pays-Bas, t. I, p. 224). Un Jean de Bailleul est mentionné dans le Roman de Ham (édit. Michel, p. 334).

3. Pierre, seigneur de Cotneuil, servait le roi en i3o3 et i3o') (II. F., t. XXIII, p. 790, 795, 8o3). Les sceaux de Jean de Corneuil, seigneur de

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1 14. Mesire Jehan de Rouveray poile les armes burelé d'or a un lion de glicules el a un collier d'argent ^

ii5. Mesire Piere d'Emboise porte les armes pallé d'or et de gheules '^.

ii6. Mesire de Monbason porte les armes de gheules a un lion d'or ^.

Romilly(i339\ et d'un autre personnage homonyme (i^oo, i4o3), portent la fasce et les toxarteaux (Bibl. nat., ms. latin 6117, p. 243; Roman, Inventaire des sceaux des Pièces originales, n° 3475). Les armoiries de « M. Jehan de Cormieul » inscrites dans V Armoriai de Douët d'Arcq (n° 446), sont: « d'or a une fesse de gueules, a III tourteaulx de gueules », Cf. Charpillon, Dictionnaire historique de toutes les communes de l'Eure. t. I, p. 85o.

1. « Johannes de Roboreto » est cité vers 1298. Jean de Rouvray, chevalier, servait le roi en i3o4 : il figure alors au nombre des seigneurs de la région de Rouen et du pays de Caux (H. F., t. XXII, p. 764; t. XXlll. p. 79.5, 798, 799, 8o3). Sur les sceaux de Jean de Rouvray (1229) et de Henri de Rouvray (laôo), on voit l'écu burelé au lion (Cartulaire des Vaux de Cernay, publ. par Moutié et Merlet, t. I, p. 281 ; pi. VII, fig. 7). (( Le sire de Rouvray », dans l'Armoriai de Douët d'Arcq (n° 172), porte « bureley d'or et d'azur, a un lion de gueules rampant ». Le même blason est peint dans ['Armoriai équestre, publié par Larchey, (pi. LXXVII) comme celui d'un autre Jean de Rouvray. Cf. La Roque, Histoire généalogique de la maison de Harcourt, t. I, p. 167-169.

2. Pierre, seigneur d'Amboise, de Montrichard et de Berrie, servit Philippe le Bel, en Flandre, de i3o2 à i3o4. Il épousa Jeanne de Ghevreuse, fille et héritière d'Anseau, sire de Chevreuse, cjui était veuve en i322 (H. F., t. XXIII, p. 789, 791, 792, 8o4 ; P. Anselme, t. VI, p. 120 ; Beauchet-Filleau, Dictionnaire des familles du Poitou, t. I, p. 60, 61 ; Moutié, Chevreuse, t. II, p. 3o5-3o7). Son sceau (i3o2) porte un écu ]3alé (Roman, Inventaire des sceaux des Pièces originales, n° 227) ; le même blason figure sur le sceau de la prévôté de Chevreuse, en i3i7 (Moutié. itnd.).

3. Le seigneur de Montbazon servait Philippe le Bel dans ses guerres, en i3o3 et i3o4 (H. F., t. XXIII, p. 790-792, 8o4). Geofîroi, sire de Montbazon et de Montsoreau, qui est cité en 1267 et qui prit part à la guerre de Foix, en 1271 (H. F., t. XX, p. 54i, t. XXI, p, Sgô) portait, sur son sceau de 1276, un écu au lion (Bibl. nat., ms. latin 548o, p. 426). L'Armoriai de Douët d'Arcq mentionne (n° 884) « le sire de Montbasan » qui avait un blason « de gueules a un lion d'or rampant ».

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