MONTAGNE, alias MONTAIGNE
D'axur au lion d'or armé et lampassé de même, couronné d'or à une couronne antique.
Etienne de Montaigne, Sgrde Puechvilla, et Jean ion fils, conseiller du roi, lieut. principal civil et criminel en la sénéchaussée , gouvernement, siège et présidial de Montpellier, étaient issus d'ancêtres qui avalent eu de» emplois très-considérables pendant plusieurs règnes, tant dans les armées que dans l'administration de la justice, et de la même famille de Michel de Montaigne, illustre par ses beaux écrits. {Catatog. mu. de» gentilsli. de la prov. de iumguedoe.) Nous ne savons pas si le rédacteur du Catalogue s'est souvenu que le nom de l'auteur des E»*ais était Eyqucm, et que l'immortel philosophe était né au château de Montaigne en Pértgord et qu'il en avait pris h* nom.
Chorier dit de son coté en 1671 : ■ Michel de Montaigne a égalé par ses ouvrages la gloire de ce nom à celle des plus célèbres. De Montagne, président en la cour des aides de Montpellier, Jacques de Montagne et Gabriel étaient frères. Jacques fut chassé du Velay oh il habitait, par les factieux du parti de la Ligue, et Gabriel, commandant un vaisseau à la bataille de Lépante, si glorieuse aux chrétiens, y lit dignement son devoir. De Jacques est né Benjamin qui, ayant eu l'estime du connétable de Lcsdiguières en divers emplois importants, a mérité d'être anobli par Louis XIII, et d'ailleurs avant exercé durant plus de trente ans la charge de multre ordinaire en la chambre des comptes de Dauphiné; le privilège de cette charge assure cet honneur à sa vertu et a sa ramillel ■ (Ciiorier, III, 185.)
Moréri mentionne un président de Montpellier, du nom de Montagne, qui serait l'auteur d'une Histoire de la religion et de l'état de la France, depuis la mort de Ilenri II jusqu'au commencement de* trouble» de 1560, et il ajoute : • II y a bien de l'apparence que l'auteur est Jacques de Montagne, né au Puy-cn-Velay, reçu avocat général de la cour des aides de Montpellier en 1555, pourvu d'une charge de président et de garde des sceaux en la même cour en 1576. • La même année, il fit enregistrer en la chambre des comptes les lettres de noblesse qu'il avait reçues du roi Henri III. Il est qualifié président, garde du sceau à la cour des aides, maître des requêtes ordinaire de la reine ntère et [du duc d'Alençnn frère du roi. 11 résigna son office de président à son fils Henri qui ne put y être reçu. (Morêhi, VH, 080. )
I. Jacques de Montagne, avocat général en la cour des aides de Montpellier 4551, eut pour fils
II. Jacques de Montagne, maître des requêtes de l'hôtel de la reine mère du roi , président en la cour des aides de Montpellier 1575, obtint des lettres d'anoblissement le 25 fév. 1576, et eut pour fils
M. Henri de Montagne, conseiller au présidial de Montpellier, ép. le 21 avril 1598 Marie Gaillard, dont il eut : IV. Étienne de Montagne, Sgr de Puechvilla, demeurant à Bé-
3C0 AKMORIAL DE LANGUEDOC.
ziers, ép. le 18 fév. 1652 Anne de Gcoffroi de Bousigues, dont il eut :
V. Jean de Montagne, conseiller au présidial de Montpellier, ép. le 2 déc. 4662 Marguerite Brouset : il fut maintenu dans sa noblesse avec son père par jugement souverain du 12 sept. 1668, en conséquence des lettres d'anoblissement du 7 janv. 1576.