BELVESER, alias BELVÈSE
De gueule au lion d'or.
Iji maton de Dclveser, qui possédait la seigneurie de Jonchéres, était une des plus importantes du Vclay. Elle avait entrée aux états particuliers de cette province ; en 1502 le seigneur de Jonchéres, convoqué pour l'arriere-ban, contribua avec la principale noblesse du Puyala défense de cette ville contre Blacons, lieutenant du baron des Adrets, cher des religionnaircs. (Arkaid, Hist. du yelay, 1,276, 330.)
I. Jean de Belveser, ép. Gilbertc deVillatte, et il en eut: l.Guion qui suit; 2. Gausselin.
II. Guion de Belveser, Sgr de Jonchéres, chevalier de l'ordre du roi 1581, ép. le 9 janv. 1572, Jeanne d'Arpajon, dont il eut :
III. François de Belveser, chevalier, Sgr et baron de Jonchéres, ép. le 16 oct. 1591 Marie de Senectairc, dont il eut : 1. Antoine qui suit ; 2. Guion, prieur et Sgr. de Langogne.
IV. Antoine de Belveser, Sgr et baron de Jonchéres, ép. le 23 novembre 1619 Charlotte d'Espinchal, et il en eut :
V. François de Belveser, Sgr et baron de Jonchéres, Ouradour, Belveser, la Dorie, Malesvieilles, ép. le 3 déc. 1645 Françoise de Quencl, et fut maintenu dans sa noblesse, avec son oncle Guion, par jugement souverain du 5 nov. 1669.
70 Us. BÉNAVENT,
Alias BÉNAVEÎST-RODEZ et RODEZ-BÉNAVENT.
D'argent à trois bandes de gueule, au chef d'azur chargé d'un Ïambe! d'or , qui est tic Bénavent. Celte maison éeartèle , depuis 1784 , au 1 et 4 de gueule au lion d'or, qui est de Rodez.
Le fief de Bénavent ou Bénévcnt, est situé en Roucrgue : il a donné sou nom à une maison noble connue dès l'an 1180 qui figure parmi les plus importantes de celle province. En 1208, le fief de Bénavent était une dépendance du comté de Rodez. L'histoire ne dit pas comment cette transmission s'opéra. A partir de celte époque, le nom de Bénavent sert à désigner des membres directs de la maison souveraine des comtes de Rodez. Celle existence pour ainsi dire parallèle des deux maisons, vivant d'ailleurs dans des rapports très-intimes, et une similitude de prénoms trop parfaite des sujets contemporains, ont jeté dans la succession des comtes de Rodez et des Sgrs de Bénavent une confusion qui divise encore les généalogistes, les historiens et les annalistes sur l'époque précise de la séparation des deux familles. (Y. Donnai. , Hist. Ma*, du Roucrgue, dans les extraits faits par D. Vaissette, Ma*. I.ang., IV, 107. — Généalogie des comtes de Rodez , imp. 1682 , p. 13-50. — P, ANSELME, Il , «08. — Wahoquer, Tabl., 1787, 1 , 211. — Bosc, lllat. du Roucrgue, 1797, II, 107. - GAl- JAL, Études hiaior. aur te Roucrgue, 1859, III, 335-343. — Barrau, I, 320. — Deririf.r DO CHATELET, Dict. du Cantal, XIe liv., p. 23, 25. — Bolillet, \obil. d'Auv., 1 , 199.)
A l'aide des indications diverses fournies par ces auteurs, nous croyons pouvoir établir ainsi la filiation de la brandie des comtes de Rodes encore représentée de nos Jours.
Henri de Bénavent , que d'autres appellent Hugues , était fils de Hugues III , comle de Roder., associé par son père au gouvernement, 1195. I* comte Hugues mourut peu de temps après, 1190, laissant quatre enfants eu bas âge qui ne succédèrent pas; sa postérité ih'shérilée ne reçut mi dédommagement que le 12 oct. 1230. (P. Anselme, 11, 098.)
Henri de Bénavent, cousin germain de Hugues IV, comte de Rodez, fut substitué a la suc- Cession de la comté de Rodez à certaines conditions qui ne se réalisèrent pas par le testament de ce dernier, du mois de sept. 1271 , où il l'appelle conaanguinctim meum; il eut pour fils Bernard, et Guillaume qui fut père de Gaspard et de Mirhal; ce qui résulte de l'acte de médiation de 1507, dans lequel Bernard se qualifie de patruus, de Gaspard et de Mirhal. (Gai jal, 11, p. 185. — Waroquer, t. p. 211.)
Gaspard continua la descendance et fui l'aïeul direct de François de Bénavent , qui commence la filiation de cette maison rapportée par le marquis d'Aubaïs. (Preuvca de cour.)
Quoique cette version n'ait pas été acceptée entièrement par M. de Gauj.il , le savant magistrat dit, en terminant une dissertation très-éruditc sur ce point historique : « vraisemblance et la tradition viennent a l'appui de la prétention qu'a la maison de Bénavent d'être issue de la première race des comtes de Rodez. > (III, 542.) Bosc avait déjà dit en 1797 : • Rognes III fut regardé de tout temps comme la souche de la maison de Bénavent-Rodez qui a subsisté Jusqu'ici. » (III, 212.) Waroquier, 1787; Douillet, 1840; Deribier du Chntelet. 18:>ï, expriment la même opinion.
Cette maison fut admise en 1784 aux honneurs de In cour, et la (,a:clle de France du 18 mai annonce que le vicomte de Bétunent-Rodezeul l'honneur d'être présenté au roi le 15 de ce meis.
Depuis cette époque , lc> ni mes et le nom de Rodez furent repris par cette famille comme seule descendant mascuUnemcnt en ligne directe des comtes souverains de Rodez de la première race. la filiation prouvée devant M. de Bezons commence a
I. François Je Bénavent, Sgr de Mois, i;p. le 21 cet. l3G7Magdcleine de Gironde et il en eut : 1. Pierre qui suit; 2. Olivier, S^r de la Chapelle, dont le fils, Jean-François, ép. Marie de la Roque.
lifl ARMOItlAL DE LANGUEDOC
II. Pierre de Bénavent, baron de Bozouls, ép. 4° Marguerite de Salles; 2° Anne de Hautpoul; il eut de son premier mariage : 4 . Jean qui suit ; 2. Jacques qui a fait la Br. B.
III. Jean de Bénavent, Sgr de Salles, ép. le 7 mars 1583 Louise de Ghaneteau, dont il eut : 1. Bernardin; 2. et
IV. Jean-Antoine de Bénavent, Sgr de Salles, ép. le 8 mai 4633 Antoinette de Maireville , et il en eut :
V. Jean-Pierre de Bénavent, Sgr de Salles D. de Narbonne, ép. le 20 fév. 4602 Jacquettc de Fenouil, et fut maintenu dans sa noblesse par jugement souverain du 43 oct. 4669 ; il eut pour fils :
VI. Jean-Gabriel de Bénavent, Sgr de Salles, ép. Anne de Sauret, dont il eut :
VII. Hyacinthe-Joseph de Bénavent, Sgr de Salles, dont la postérité s'est éteinte à Narbonne vers la fin du dix-huitième siècle.
Br. B. III. Jacques de Bénavent de Salles, Sgr de Vinassan, ép. en 4589 Gabriclle de Castelnau et il en eut :
IV. Jean de Bénavent de Salles, Sgr de Vinassan, ép. le 24 juin 4640 Isabcau de Solomiac, dame de Cabanes et de Cabrilles; il fut maintenu dans sa noblesse , au D. de Castres , par jugement souverain du 42 déc. 4668; il eut pour tils
V. François de Bénavent de Salles, Sgr de Cabrilles et de Cabannes, marié en 4680 à Marguerite de Basset, dont il eut plusieurs enfants, entre autres : 4. Jérôme qui suit; 2. N..., tué à Malplaquet 4709; 3. Antoine, capit. au régt do la Gervaisais.
VI. Jérôme de Bénavent de Salles, Sgr de Cabrilles, lieut. puis capit. au régt de Champagne 1716, blessé à Parme 4734; chev. de Saint-Louis, ép. 4° Marguerite de le Labrié; 2° Catherine-Claire de Perrinde la Marquisie, dont il eut : 4. Marc-Antoine-Joseph qui suit; 2. Alexis-Pierre-Louis, reçu à l'école militaire 1754.
VII. Marc-Antoine-Joseph de Bénavent, qualifié vicomte de Bénavent-Hodez , capit. commandant au régt colonel -général 4784, chev. de Saint-Louis 4786; major au régt royal-infanterie 4788, premier lieut. col. au même régt 4791, admis aux honneurs de la cour après les preuves faites devant Chérin le 13 mai 4784; commanda une compagnie de chasseurs nobles à Tannée de Condé pendant l'émigration; il avait ép. en 4770 N... de Nigri de Clermont-Lodève, dame de Roquenégadc, dont il eut :
VIII. Hugues-Charles-Anne-Barthélemy de Bénavenl-Rodez, qualifié comte de Bénavent-Hodez et descendant des anciens princes de Carlat-Rodez, ép. le 27 avril 4808 Pauline-Martin du Bosc, et il en eut trois enfants : 1. Marie-Louis-François-Léon qui suit; 2. Jean-
Joseph-Martin; 3. Marie-Théophile, marié le 30 juillet 4850 à Amélie Givernis : tous les trois appelés dans leurs actes de naissance « Rodez-Bénavent, descend ant en ligne directe et masculine des anciens princes de Cariât et de Rodez. »
IX. Marie-Louis-François-Léon de Rodez-Bénavent, comte de Rodez-Bénavent, ancien conseiller général de l'Hérault, ép. le 6 mars 1839 Zélia Clément, dont : 4. Hugues- Anne-Henri , né le 2 janvier 4840 ; 2. Marie- Augustine-Henriette-Blanche, née le 5 sept.