‹ Armorial de la noblesse de Languedoc, Généralité de MontpellierChapitre 974 sur 1049 · VÉROT · texte numérisé non relu

VÉROT

D'Mur à trois roues d'or, au chef d'argent chargé de trois étoiles de gueule.

Jean Veroti ou Vérot, originaire du Puy en Velay, s'établit dans la ville de Carpentras en 1509, et y exerça l'office de notaire et de greffier en chef de la cour suprême de la rectorerie, à une époque où le notariat ne dérogeait pas.

Jean Vérot avait un frère qui forma une branche dans la ville de Nîmes et y subsiste encore. Ses descendants ont été conseillers au présidial de Nimes. (Pithon-Curt, III, 536.)

Henri de Vérot, écuyer, prit part à l'assemblée de la noblesse de Nimes en 1789*

ET

Tableau chronologique des évéques de Maguelone et de Montpellier.

La ville de Maguelone, s'il faut en croire quelques historiens, existait même du temps de IN. S. Jésus-Christ. Une tradition rapporte que Simon le Lépreux, chez lequel, à Béthanic, le Sauveur prit un repas six jours avant sa passion, a été le premier évéque de Maguelone. D'après cette tradition (I), Simon aurait abordé à nos rivages avec les premiers apôtres de la Provence, et aurait fondé l'Église de Maguelone. Les vestales qui étaient établies dans cette ville , irritées et furieuses de voir les habitants de cette ville abandonner les autels de leurs faux dieux par suite des prédications et des miracles de Simon, le précipitèrent dans l'étang des Yolsques qui entourait Maguelone.

Cette tradition, si glorieuse pour l'église de Maguelone, se tait sur les successeurs immédiats de Simon le Lépreux. C'est seulement vers le railieu du V* siècle que l'histoire parle pour la première fois des évéques de Maguelone, dont le siège épiscopal était alors suffragant de Narbonne.

Après que Charles Martel eut enlevé Maguelone aux Sarrasins, qui en avaient fait leur place de refuge , et l'eut ruinée de fond en comble en 737, les évéques se retirèrent à Substantion, ville fort peuplée du temps des Romains, et qui était située sur une colline voisine de la rivière du Lez, au delà de Castclnau. Us y résidèrent pendant trois siècles ; mais, au milieu du XI- siècle, l'évéque Arnaud l,f releva Maguelone de ses ruines, l'entoura de fortifications, et y rétablit le siège épiscopal.

(1) VoirGariel : Séries prmsulum ifagalonensium,et M. l'abbé Failloo : Monuments inédits sur les Apôtres de la Provence.

Toutefois, l'insalubrité de l'air et les guerres fréquentes dont cette partie du Languedoc fut le théâtre, empêchèrent la ville de reprendre son ancienne importance : elle alla toujours en déclinant pendant tout le moyen âge, et au XVI" siècle ce n'était plus qu'un bourg misérable et presque désert. Ces circonstances amenèrent la translation du siège épiscopal à Montpellier, eu 153«. La bulle de Paul 111 , qui consacre ce déplacement, est datée du VI des calendes d'avril (27 mars) de la même année.

Supprimé par la constitution de 1790, et réuni en même temps au diocèse de Réziers, l'évêché de Montpellier fut rétabli par le concordat de 1802, comme suffragant de Toulouse. Il a passé en 1822 dans la province ecclésiastique d'Avignon, à laquelle il appartient aujourd'hui.

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