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LE PUY

(1833. — Haute-Loire)

DE BONNALD (Louis-Jàcques-Màurice). Le 30 octobre 1784 il naquit à Milhau, (aliàs 30 mais 1787); le 27 avril 1823 il fut sacré évêque du Puy, puis, le 4 décembre 1839, aliàs 27 avril 1840, promu à l’archevêché de Lyon, où il mourut en 1870, le 27 février. L'on trouve comme dates de son élévation au cardinalat: 23 décembre 1839, I er mars 1841,

I er novembre 1841. Il était sénateur et commandeur de la Légion d honneur.

Armes. — Ecartelé : d’azur à l’aigle d’or et d’or au griffon de gueules.

Devise. — A Lyon: Prima sedes Galliarum (2).

DARCIMOLES (Pjerrb-Marie-Joseph), né à Rueyres (Lot) le 8 octobre, aliàs décembre 1802, sacré le 23 août 1840 à Sens, préconisé métropolitain d’Aix le 12 avril 1847, décédé le 11 janvier 1857 à Aix, officier de la Légion d’honneur.

Armes. — D’azur à la fasce d’argent chargée de 3 arbustes de sinople (têtes de lilas de gueules, ou têtes d'artichauts, suivant certains héraldistes), au chef parti de gueules à la croix ancrée d'or et de sinople à l’étoile d’argent.

Devise. — Crux totius orbis lumen .

DE MORLHON (Joseph-auguste-Victorin). Il naquit à Villefranche-de-Panat (Aveyron) le 18 octobre ou décembre 1799, fut sacré le 30 mai 1847, et décéda subitement dans sa voiture, à Rosières, le 6 octobre 1862. Il eut un oncle archevêque d’Auch.

Armes. — D’azur au lion d’argent accompagné de 3 besans d’or. — On remarquera autour de son écu le pallium, dont les évêques du Puy-en-Velay sont décorés, et l’épée qui émerge de la couronne.

x. Nous avons signalé p. 34 l’épée sur laquelle est posé l’écu des évêques du Puy-en-Velay. Les évêques de cette ville étaient comtes du Vélay et spécialement seigneurs du Puy (en paréage avec le Roi), ce qui leur donnait des pouvoirs civils et militaires ; l’épée symbolise cette puissance séculière. Aux xui« et xiv* siècles dans le sceau de l’officialité du Puy, au xiv* siècle dans celui de la cour commune, l’épée figure avec la crosse, symboles des deux pouvoirs. On dit qu’elle est prise également en mémoire de la valeur de l’illustre évêque du Puy, Adhémar dq Monteil, un des chefs de la première croisade. Ce n’est toutefois qu’à partir du xvi* siècle qu’un certain nombre d’évêques prennent l’épée dans leurs armoiries.

3. A vrai dire c’est une mention d’un titre plutôt qu’une devise, l’archevêque de Lyon étan* primat des Gaules. Mgr Ginouilhac l’avait prise à Lyon.

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