I. CARDINAUX
Le cardinalat est la plus haute dignité de l’Eglise, mais une dignité d’un ordre tout spécial, car un cardinal n’a pas de juridiction en tant que cardinal ; partant, il est des pouvoirs qui lui manquent. S’il n’est évêque il ne peut ni conférer le sacrement de l’Ordre, ni sacrer un évêque. C'est ainsi qu’un modeste vicaire apostolique, n’ayant que dix ou douze prêtres sous ses ordres, aura plus de pouvoirs qu’un cardinal diacre ou prêtre. Pour ce motif, ce dernier n'a droit ni à la crosse, ni même à la croix pectorale, sauf quand il officie (i). En effet, il n’est pas nécessaire d’être prêtre pour être cardinal ; l’exemple récent des Cardinaux Antonelli et Mertel est là pour le démontrer.
Hâtons-nous d’ajouter que la division des princes de l’Eglise en cardinauxévêques, cardinaux-prêtres et cardinaux-diacres ne correspond nullement à ce que nons venons de dire. Il ne s’agit en cela que d’un groupement et nous renvoyons à ce sujet à V Annuaire pontifical de 1898, page 49 ; à celui de 1899, page 88. On y lira avec intérêt ce qui concerne leurs droits, leurs prérogatives, les cérémonies de leur nomination, leur costume, etc.
Les cardinaux français du xix e siècle étaient tous archevêques ou évêques, excepté LL. EEm. (2) de Lattier de Bayane et de Falloux.
En résumé, « les cardinaux sont la partie la plus noble de la personne du pape... ils sont les ministres du Soyverain Pontife. » (Bulle de Sixte V).
x. Le 24 mai 190% Pie X vient de concéder k tons les cardinaux rasage de la croix pectorale.
a. Je ne dis pas NN. SS. (Nos Seigneurs), mais LL. EEm. (Leurs Eminences) exprès. A Rome ce serait lni manquer de respect que de traiter un cardinal de monseigneur.
ARCHEVÊQUES, ÊVÊQJJES