‹ Armorial des prélats français du XIXe siècleChapitre 176 sur 217 · NOTRE-DAME DE BEAUCHÊNE · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME DE BEAUCHÊNE

Monastère avec pèlerinage, dans la paroisse de Cerizay (Deux Sèvres), fondé le 29 septembre 1872, érigé canoniquement en abbaye le 7 mars 1873 (3).

1. Il serait facile d’après cela de composer des armes héraldiques à ces chanoines : d’azur à T agneau d'argent , la tête au nimbe crucifère d'or et de gueules détournée , passant sur une ierratse de sinople chargée de 4 piles de sable mouvant de la pointe , appuyé contre une croix fleurdelysée et or autour de laquelle s enlace une tige de lis de sinople fleurie a’ argent. On pourrait ajouter une bordure d" or chargée de 12 étoiles d’azur, symbole des ia vertus de la sainte Vierge, où l’on croit voir également les 9 chœurs des anges et les 3 chœurs des martyrs.

a. Ce Tau rappelle l’ancien emblème de l'Ordre de Saint-Antoine de Viennois, qui avait jusqu’à la Révolution son chef d’Ordre et son Abbé général dans le monastère restauré par les Chanoines de l’Im maculée Conception.

3. Beauchêne avec ses terres, sa , seigneurie (vassale de celle de Châteaumur), sa chapelle (pèlerinage célèbre du Bocage), son droit de patronage, etc., fut cédé, le 14 octobre 249a, Jpar

Armes. — Parti : au i d’azur à la Vierge de Beauchêne d’argent sur un socle; au a burelé d’argent et de gueules de 12 pièces, à l’aigle au vol abaissé de sable chargé d’un écu d’azur chargé lui-même de la figure du Sauveur de carnation au nimbe uni, qui est des chanoines de Latran ; au chef componé d’argent, de gueules et de sinople de 7 pièces ; les 4 compons d’argent chargés d’une moucheture d’hermine (souvenir des ducs de Bretagne — voir la note en bas de page — et insigne canonial); les 2 de gueules, d’un gland d’or (allusion au nom de l’abbaye) ; celui de sinople, au point central, d’une coquille d’argent (fragment des armes de la famille de La Rochejaquelein, propriétaire de l’abbaye avant nous).

Devise. — Dominare nostri (Jud., viii, 22).

Bibliog. — Histoire (très incomplète) du pèlerinage de N . D . de Beauchêne, par Dom Bonneau. Nantes, Grimaud, 1893.

ROUSSEAU (Dom Prospbr-Jules), né à Benassay (Vienne) le 22 mars 1851, élu abbé de Beauchêne en avril 1896, bénit par Mgr Pelgé, rappelé à Dieu, le i er juin 1903, à la Barre-de-Jazeneuil (Vienne). Il succédait à Dom Alphonse-Marie Lalli, né à Ficulle (Italie) le 10 mars 1835, supérieur de Beauchêne le 21 octobre 1876, bénit par le Cardinal Pie comme abbé de N. D. de Beauchêne le 8 septembre 1878, expulsé en 1880, transféré alors à l’abbaye de Gubernio et devenu procureur général de l’Ordre en 1893. Dom Lalli décéda à Rome le 9 avril 1900 ; il n’avait pas d’armoiries.

Armes. — Parti : d’azur à la Vierge de Beauchêne d’argent, et d’hermine au chêne arraché de sinople.

Devises. — Celles de l’Ordre et de l’abbaye.

Sceau (à cire). — Rond, semblable à la reproduction ci-contre mais avec la seule devise inférieure.

Jean de Bretagne, comte de Penthièvre et de Périgord, seigneur de Châteaumur, à Hélie de Chambret, écuyer, avocat du Roi au Grand-Conseil, aïeul maternel de ma femme. En avril 1864, le marquis de La Rochejaqnelein, donna à l’évêché de Poitiers ce qui lui restait de Beauchêne. Mgr Pie y appela les Chanoines réguliers de Latran, qui s'y installèrent le 29 septembre 1872. Le monastère fut érigé en abbaye, le 7 mars 1873, par un rescrit du Saint-Siège, qui ne reçut son exécution que cinq ans plus tard.

En x886 l’Evéque de Poitiers ayant fait vendre administrativement Beauchêne, M. de La Rochejaquelein racheta l’ancien bien de sa famille et l’afferma aux Chanoines réguliers. Sans attendre qu’il ait été statué sur la demande en reconnaissance légale, introduite dans les délais par ces religieux, le Gouvernement se saisit illégalement, dès décembre 1901, de notre abbaye ; les chanoines durent se disperser ou s’expatrier. Ayant intenté un procès pour rentrer en possession de notre bien, nous eûmes gain de cause en X904.

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