‹ Armorial des prélats français du XIXe siècleChapitre 183 sur 217 · NOTRE-DAME DE SÉNANQUE · texte numérisé non relu

NOTRE-DAME DE SÉNANQUE

Cette abbaye dans la paroisse de Gordes (Vaucluse) fut fondée vers 1140- 1150, puis habitée par les moines cisterciens, qu’en Provence on nommait souvent Bernardins. Restaurée en monastère le 26 avril 1854, elle fut érigée canoniquement le 20 janvier 1861 ; elle est dispersée depuis les lois persécutrices.

Armes. — D’or semé de fleurdelys et de tours d’azur qui est de la famille de Siraiane, parce que Sénanque dépendait de la baronnie de Gordes, aux Simiane, devenue marquisat en 1615. (Notre reproduction n'indique pas les émaux).

Devise. — Sustentant lilia iurres .

BARNOUIN (Dom Bernard). — Voir ci-dessus à Lérins .

GERMOND(Dom M. Gérard, en famille Jean-Louis,), né à Frétigny (Eureet-Loir) le 14 décembre 1818, bénit abbé de Sénanque, à Lérins le 9 novembre 1879, décédé le 21 août 1 893 à Sénanque. — Armoiries introuvables.

Devise. — Mansi in solitudine (Ps., liv, 8).

PORRET (Dom M. Polycarpe, en famille Jean-Marie), né à Lyon le 18 août 1832, bénit, à N. D. des Lumières le 27 septembre 1896, abbé de Sénanque, rappelé à Dieu en son abbaye le 1 1 avril 1898.

Armes. — De... à la croix haute ancrée de... entourée d’un cep de vigne de... au chef de... chargé du monogramme de Marie de...

Devise. — Ut fructum plus affer a t (Joan., xv, 2). (Allusion, comme les armes, au nom de religieux du prélat, qui, en grec, signifie : Jruit abondant).

GRANET (Dom M. Léonce, en famille Raymond). Né à Roquemaure le 6 octobre 1846, il a reçu la bénédiction abbatiale le 28 août 1898. . .

Armes. — D’azur au chevron haussé d’or, accompagné en chef de 2 étoiles du même et en pointe d’un ermitage d'argent surmonté d’une petite croix d’or ( métal que n'indique pas le dessin), sur laquelle est posé un passereau

ABBÉS — TRAPPISTES

d’argent l’ermitage ajouré de sable à la cloche d’argent placée dans Pajour et posée sur une muraille aussi d’argent placée en l'extrême pointe de l’écu.

Devise. — Sicut passer solitarius in iecto (Ps., ci, 8).

$ VI . Cisterciens Réformés

ou Trappistes

Fils de saint Benoît et suivant la Règle établie par ce pieux moine , les Cisterciens, fondés par saint Robert en 1098 1 tirent leur nom de la célèbre abbaye de Cîteaux. En France , au xix* siècle , ils étaient divisés en deux grandes Observances ; les Cisterciens de la Réforme de l’abbé de Rancé on ancienne Réforme de N. D. de la Trappe, les Cisterciens de la nouvelle Réforme, appelée aussi de Sept-Fons et de la primitive Observance. Elles se réunirent et leurs nouvelles constitutions furent approuvées par le Saint-Siège le i y août 1894 . Depuis lors VOrdre s'appela : Cisterciens Réformés de Notre-Dame de la Trappe. Depuis 1899, pour une raison que je ne connais pas, il est désigné sous le nom de : Cisterciens Réformés ou de la Stricte Observance. Le nom vulgaire est Trappistes; du reste le nom de Trappes est donné par les moines eux-mimes à leurs abbayes .

Armes. — D'aqur semé de jleurdelys d'or , chargé en cœur (T un écu bandé d! or et cT d{ur de 6 pièces (1), à la bordure de gueules , qui est de Bourgogne ancien. Ces armes sont celles de V abbaye de Cîteaux .

Devise. — Cisiercium mater nostra .

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