NOTRE-DAME DE LA GRACE-DIEU
Ce monastère, dont la fondation remonte à 1139, a été restauré en mars 1845, dans la paroisse de Chaux -lès-Passavant (Doubs). Il a été réérigé en abbaye en 1846. Cette fille de Sept-Fons avait été transférée de Bellevaux (restaurée en 1817, abandonnée par force en 1830, après s'être reformée en 1834 à Val-Sainte-Marie).
Armes. — D’azur à la Vierge-Mère d’argent, tenant un sceptre d’or de la dextre, sous un édicule gothique du même (son arcature centrale dépasse l’écu, suit le mouvement du cartouche et se termine en chou frisé), à la campagne de gueules chargée de 2 bars adossés d’argent (1).
Sceaux (à l’humide). — Dans un ovale, écu aux armes (sans émaux sauf la campagne, l’édicule n’a qu’un arceau); deux branches de laurier au bas du cartouche surmonté de la mitre, de la crosse et d’une couronne d’épines en cimier ; chapeau; légende : « Sigillum convcntus Beat. Mar. de Gratia Dei . — Un autre, celui reproduit, sans légende.
x. Voici ce qu’on lit dans Y Histoire de f Abbaye par Rochard : « Les armoiries des seigneurs de Montfaucon coupaient l’écusson de l’Abbé de la Grâce-Dieu. Les armoiries de Montfaucon étaient : de gueules à a bars ou truites <f or avec 2 tricheurs aussi d'or. Celles de la Grâce-Dieu étaient 3 bars adossés en champagne ; de petit-gris en fasce, et en chef avec la Vierge drapée d’azur, debout portant l’Enfant Jésus sur le bras gauche, tenant le sceptre royal de la main droite, et les attributs abbatiaux la mitre d’azur â la croix d’or â dextre du chef et la crosse d’or â sénestre ». De cette description, peu héraldique, retenons que les armoiries que nous reproduisons ne donnent nullement le tricheur ou double orle , pas plus que la fasce, ou bien cela voudrait-il dire le champ de petit-gris ?, qui doit vouloir dire : de vair ; pas plus qu’une mitre d’azur. Dans une lettre de Dom Deleschaux, Abbé de la Grâce-Dieu, adressée en 1768 au P. Dunand, historiographe franc-comtois, on lit : « Les armoiries de ma maison sont : £a\ur au soleil resplendissant d f or en chef éclairant des rochers escarpés if argent . » On dit qu’on changea l’effigie de la Vierge en soleil etc. à la date de janvier 1697, cela m'étonne ; ces armoiries au soleil, qui rappellent celles de la ville de Dôle, pourraient être celles de la famille de Dom Deleschaux. D’autre part Y Armorial général de 1696 <Reg Bourgogne , T, 9x3) donne officiellement à l’abbaye de la Grâce-Dieu : (for à j fasces de sable , la première chargée de 2 croix recroisetées g argent.
ABBÉS — TRAPPISTES
Bibliog. — Histoire de T abbaye de la Grâce-Dieu, par l’abbé Rochard. Besançon, Jacquin, 1857.
MICHEL (Dom Benoit, en famille Anatole-Nestor), né le 27 mai 1811 à la Chapelle-du-Bois (Doubs), bénit le 24 août 1848, décédé le 15 novemdre 1870. — Il n'avait pas d’armoiries propres et se servait du sceau de l’abbaye.
RÉGNAULT (Dom Malachib, en famille Nicolas), né à Arelles (Aube) le 19 août 1805, bénit le 21 mars 1871, décédé le i er mars 1887. — Comme son prédécesseur il n'usait que du sceau de son abbaye.
LA 1 NÉ (Dom Laurent, en famille Philéas-Maximilien), né à Tignonville
(Loiret) le 22 mai 1829, bénit le 14 septembre 1887, démissionnaire en 1890, décédé le 5 novembre 1899.
Armes. — De gueules au gril de saint Laurent d’argent (patron religieux du prélat).
Sceau (à cire). — Dans une ellipse : écu aux armes, surmonté simplement de la mitre et de la crosse régulièrement tournée ; légende : *{* Sigillum R . R . Patris Laurentii . abbaiis .
CHAUMElL(Dom Hilaire, en famille Antoine). Le 15 octobre 1827 il naquit à Riom-ès-Montagne (Cantal) et reçut la bénédiction abbatiale le 14 septembre 1890. Démissionnaire le 2 octobre 1896, il fut rappelé à Dieu, à Sept-Fons, le 5 septembre 1898.
Armes. — Coupé : d’azur au Sacré Cœur de gueules rayonnant d’or et croiseté de sable, et de sinople à l’ancre d’argent. (Le dessin reproduit , fait comme le précédent par un digne P. Trappiste , porte le ligné de pourpre au lieu de sinople ; le cœur devrait aussi être dans une vraie gloire d’or).
Devise. — In fide et charitate (1 Thim., iv, 12).
DUPIC (Dom Augustin, en famille Antoine), né à Bellevue d’Ischamps (Puy-de-Dôme), bénit abbé de la Grâce-Dieu le 21 décembre 1896.
Armes. — D’azur à la Vierge noire d’argent sur un trône d’or, accompagnée en chef de 2 étoiles du même.
Devise. — Tuus sum ego (Ps., cxvm, 94).
Sceaux (à cire et à l’humide). — Dans une ellipse un moine agenouillé aux pieds d’un évêque nimbé (saint Augustin ?) ; écu aux armes dans la pointe ; légende : ^ Sigil. R. D. Augustini abbat. B H (sic) de Gratia Dei O C ReJ.