ANGOULÊME
(1802. — Charente)
LACOMBE (Dominique), né à Montréjeau (Languedoc) le 26 juillet 1749, député de la Gironde à l'Assemblée Législative de 1791, sacré à Paris le 4 février 1798 évêque métropolitain constitutionnel du Sud-Ouest, préconisé évêque d’Angoulême le 30 avril 1802, où il décéda le 7 ou 23 avril 1821.
Armes. — Simplement ses initiales D L entrelacées et sous un chapeau.
GUIGOU (Jeàn-Joseph-Pjerrb), né à Auriol (Provence) le I er décembre 1767, sacré àAixle 29 juin 1824, décédé à Angoulême le 21 mai 1842.
Armes. — De gueules au sautoir alaisé, ou, croix de Saint- André (ce que ne donne pas le dessin) d’or, cantonné de 4 roses d’argent, aliàs au naturel, tigées du même.
B100. — Vie de J . J. P. Guigou } évêque <t Angoulême , par l’abbé Michon. Angoulême, 1844.
RÉGNIER (René-François), né à Saint-Quintin (Maine-et-Loire) le 17 juillet 1794, sacré à Paris le 22 ou 24 septembre 1842, nommé archevêque de Cambrai le 16 mai 1830 et préconisé le 30 septembre suivant, décédé à Cambrai le 4 janvier 1881. Il fut élevé au cardinalat le 22 décembre 1873 ; il était commandeur de la Légion d’honneur et grand-croix de Léopold d’Autriche.
Armes. — D’azur au pélican avec sa pitié d’argent, adossé à une croix dejcalvaire d’or.
ÉVÊQ.UBS DB FRANCE — ANGOULÊME
Divise. — Charifas Christi urget nos. (a Cor., V, 4).
Biog. — S. E. le Cardinal Régnier . Cambrai, Carion, 1881.
COUSSEAU (Antoine-Charles), né à Saint-Jouin-sous- Châtillon (Deux-Sèvres) le 7 août 1805, préconisé le 29 septembre 1850, sacré le 30 décembre suivant à Limoges (aliàs Poitiers), démissionnaire en 1873, décédé à Poitiers le 13 ou 15 octobre 1875.
Armes. — De sinople semé d’étoiles d’or alternant avec des billettes d’argent.
Devise. — Surstim corda (Pref. miss.).
SÉBAUX (Alexandre-Léopold), né à Laval le 7 juillet 1820, sacré en cette ville le 4 mai 1873, décédé à Angoulême le 17 mai 1891.
Armes. — Ecartelé : de gueules au monogramme de Jésus-Sauveur d’or et d'azur à l’M gothique d’argent couronnée du même ; à la croix d’or brochant sur les partitions.
Sceau. — Ogival; la Vierge couronnée dans un édicule, à ses pieds l’évêque crossé et mitré recevant de saint Pierre son autorité et sa mission ; au bas, l’écu du prélat. Légende: Sig. AU Leopoldi epi. Engolismen.
Devise^- — Narrabo nomen eorum Jratribtis meis{ Ps., xxi, 23).
FRÉROT (Jean-Baptiste), né à Beuncey (Côte-d’Or) le 12 juillet 1830, nommé par décret du 2 avril 1892, sacré à Dijon le 24 août suivant, décédé le 6 septembre 1899.
Armes. — D’azur à deux lévites de carnation vêtus d’argent, tenant un cœur de gueules placé entre eux et surmonté d’une étoile d’or (1).
Devise. — Unitatem facit carifas.
r. On dit que ces deux personnages symbolisent deux frères (frérots) : l’évêque et un de ses frères, curé de Verrey, mis à mort par les Prussiens en 1870. Mgr Frérot aurait dit que cet écusson se trouvait à Châtillon sur la tombe d’un de ses aïeux décédé au xv» siècle ; mais l’abbé Hion, en avançant cela, n’aurait-il pas confondu avec un propos de Mgr Cousseau, dont les armes, ci-dessus blasonnées, sont des armes de famille, et qui était natif d’un Châtillon ? Dans l’article de VEnlumineur , cité ci-dessus à la Bibliographie , Mgr Barbier blâme l’étoile des armes de Mgr Frérot et le pélican de celles de Mgr Régnier, prétendant que ce sont des emblèmes maçonniques. C’est pousser beaucoup trop loin la critique, il Va jusqu’à désapprouver les bras, terminés en fleurdelys, de la croix sur laquelle est posé l’ééu de Mgr Frérot, alors que la fleurdelys est dans la légende du sceau du chapitre.
MANDO (Jean-Louîs), né à Langast (Côtes-du- Nord) le 23 septembre 1850, sacré le 25 mars 1900 à Saint-Brieuc, décédé à Angoulême le 24 juillet suivant.
Armes. — De gueules au Bon Pasteur de carnation, vêtu de rouge , drapé et nimbé d'or, entouré de brebis et d’agneaux d’argent, posés comme lui sur un champ de sinople. L’écu est sommé d’un tortil de baron, comme nous l’avons dit dans notre Essai.
Devise. — Hæc mando vobis ut diligatis invicem (Jpan . , xv, 17).