‹ Armorial du bibliophile, avec illustrations dans le texteChapitre 3 sur 22 · CARRELET DE LOISY · texte numérisé non relu

CARRELET DE LOISY

D'azur, au lion d'or, au chef cousu de gueules, chargé de trois losanges d'argent.

Cette marque accompagnait une reliure du célèbre Deromc. Nous avons rarement vu un aussi joli travail dans Fensemble et plus de délicatesse dans les détails.

CARRION DE NISAS (Henri de), lieutenant-général des armées du Roi, mort le i5 novembre 1754, âgé de 94 ans.

D'or, au cep de vigne de sinople, à lafasce d'hermine brochante.

D'a\ur, d une tour d'argent donjonnée de trois tourelles du même, crénelées et maçonnées de sable.

Voy. le Catal. Dinaux, i" partie, n* 2i3.

CASTAGNÈRES ( Pierre- Antoine de), marquis de Châtcauneuf et de MaroUes, concilier d'Etat. Il fut reçu piérdt des Marchands de Paris le 4 juillet 1 720, en remplacement de Charles Trudaioe. Mort vers

D'or, à un ehâta^mar arrad^de titiopU»

CASTANIER D*AURIAC (Guil.

laume), conseiller d'Etat et premier président au Grand Conseil, né en 170a, mort à Fontainebleau, le 3 décembre 1765.

D'argent, au dUUaignier dê sfnopie, fruité cPor, sur un tertre du premier f un chef d'azur chargé d'un eroistant montatU^ aeeuté de deux ddottu, U tout £arfetti.

nuonBUb 139

CASTE LLANE (François- Adhémar de Monteil de Grignan de), archevêque d'Arles, né le 27 août i6o3, mort le 9 mars 1689.

Ecartelé: au i , (i'or, à trois baudet d'atçuTf au a, degutulee^ à un eMiMU d'or sommé de 3 tours émargent, qui

est de Castft.t-ane ; <th 3 , de pueuleSj au lion d'argent, au franc quartier d'hermine; au 4, de gueules fà taeroix alaist'c d'or, cantmmée dê fidntê' feuilles de même*

CATHERINOT (Nicolas), juriaoonsuite et philologue, né au château

de Susson, près Bourges, le 4 novembre 1628, mort dans cette ville, le a8 juillet 1688.

D'argent, au chevron d'a\ur accompagné de trois merlettes deeekie, ' zfu^itfrt eupoiute.

Cet amateur s'était composé une Bibliothèquecomprenant presque tous les ouvrages se rattachant à la province du Berry, dont il voulait écrire l'histoire. On ignore s'il avait un grand amour pour les livres des autres, mais l'on sait, par le Ménagiana, quels soins il prenait pour se débarrasser de ceux qu'il produisait. « Comme ils « n'étaient pas d'un grand débit, et a qu'aucun libraire n'eût voulu s'en « charger, M. Catherinot, quand il « venait à Paris, emportait avec lui « quantité de ses exemplaires brochés, « et passant par les quais, il faisait 0 semblant de regarder les vieux livres « et les brochures qu'on y étale, et « tirant de sa poche cinq ou six de ses c exemplaires, il les mettait parmi les a autres. C'est la méthode qu'il avait c inventée et qu'il a continuée jusqu'à « sa mort pour immortaliser son nom.D

CATINAT (Pierre), seigneur de la Fauconnerie, père du célèbre maréchal de ce nom. Il mourut doyen des conseillers au Parlement de Paris, en 1673 ou 1676, et fut enterré en l'église de Saint-Benoit, dont il avait été premier marguillier vers 1620.

Dans les Portraits des membres du Parlement, publiés par Duleau, on lit :

« Catinat. — Homme d'honneur, très- « capable, hors d'intércsts, a grande « probité , a grande créance en la fl Chambre... »

CAULET (Jean), aumônier du Roi, évcque et prince de Grenoble, doyen du decanat de Savoie, abbé de Castrics, deSjint-Martin.de Miserere, de Saint-Thiers de Saôu, de Notre- Dame de Chartres et de Saint-Nicolas-des-Prés, prieur commandatairc de SaiiU-Roberl de Cornillon, mort en cette ville, le 27 septembre 1771, âgé de 68 ans.

D'argent, à la croix de gueules chargée de neuf coquilles d'or.

De gueules, au lion d'or, à la fasce de gueules brochante chargée de trois étoiles d'or.

l.a Bibliothèque de ce prélat était considérable. Elle rcnlcrmait une collection des Elzcvier et beaucoup d'autres ouvnîges provenant des plus célèbres imprimeurs. Il avait, en outre, rassemblé un grand nombre d'objets d'art et de curiosité, tels que tableaux, bronzes, estampes, vases antiques, pierres prccieuse.<;, médailles, etc.

Mercure de France, vio\cmh. 1771, p. 212.

v.oogle

CAUMONT(Henrj-Jacques-Nompar de), duc de la Force, pair de France, né le 5 mars 1675, reçu le 28 janvier 170 membre de l' Académie françaiic, mort le 22 juillet 1726.

ASMORIAL DU BIBLIOPHILE. I4I

CAVERSON (Guillaume), chanoine d'Utrorbr.

D'azur, à trois léopards d'or Fun sur l'autre, couronnés, armés et lampassés de gueules.

Devise : Ferme Caumont.

Ces armes sont ordinairement accompagnées d'un chiffre composé de deux C. entrelacés comme il suit.

Bibliothcca Fortiana, seu catalog-js librorum bibliothcca;... Henri Jacobi Nompar de Caumont , ducis de la Force et paris Francia;. — Parisiis, J. A. Robinot, 1727, in-12.

D'a\ur, au dauphin couronné d!'or allumé de gueules.

Bulletin du Bibliophilebelge^i* s.y t. V, p. 260.

CHABENAT DE BONNEUIL, en Bcrrv.

D'argent, a la J'asce en devise de gueules soutenue de trois pensées au naturel, fcuillées de sinople, 2 et i ; au chef d'a\ur char^^è d'un soleil d'or.

Le fer de ces armes, conservé au musée de Bourges, sans aucun doute a servi ù marquer les livres d'une Bibliothèque particulière. Mais à quel membre de la ianiille Chabcnat a-t-il appartenu? C'est ce que nous n'avons pu découvrir.

14* AaMOHUL 1

CHAMBELLAN (Guillaume), conseiller nu Parlement de Bourgogne, reçu le I ? jir'n i [o^.

D'azur, à deux pattes de griffon «For en che/t et en pointe me tête de léoforiarra^éede même, lampasfiedg gueules.

CHAMILLART (Michel de), né en i6Si d*ane fiunille bourgeoise^ mort à Paris» le 14 avril 179 1.

jy^efur, à la levrette passante d'argent, accolée d'azur, au chef d'or chargé de trois molettes d éperon du champ, aliài de iaMê.

Chamillart fiit d'abord contrôleur général des financée, en 1699, à la

place de Pontchartrain ; puis ministre de la guerre en janvier 1700, en remplacement de Barbezieux, fils de Lou- TQlt. Qw) ans aprèi, Louis XIV It

WaUMÊUttMm

nomma grand trésorier de ses ordres.

Il obtint en outre la réunion des seigneuries de Courcellesi Cbâteau-Sénédial, Verrou et autres châtellenies au comté de la Suae (Sarthe), dont l'érection fut renouvelée en sa faveur par lettres-patentes du mois de mai 1720. Chamillart est le type du ministre sous un gouvernement personnel. Sans aucune espèce de talent, il s'éleva, comme on vient de le voir, aux plus hautes dignités. On a dit qu'il ne devait son étonnante fortune qu'à sa grande habileté dans tous les jeux, et particulièrement au jeu de billard, que Louis XIV aima passionnément de longues années. Bka que rien ne puisse nous étonner de l'homme qui signa la révocation de l'édit de Nantes et provoqua les dragonnades, il nous est difficile d'admettre que, pour un motif aussi puérile, le « grand roi ?> ait pu confier à Chamillart d'aussi importantes fonctions. La cause réelle de son avancement est peut-être dans son incapacité même.

Il n'était ni politique, ni guerrier, ni administrateur, ni financier. Son mérite, si c'en est un, consistait dans la possession de ces qualités négatives que les grands aiment et recherchent tant chez leurs inférieurs : l'honnêteté, la modestie, la douceur et la soumisnon, « Cétait, dit .Salnt>Si- « mon, un homme aimable, obligeant, € modeste, compatissant, doux dans le «commerce et sûr, jamais enflé, en- « corc moins gâté par la faveur et

• l'autorité, d'abord facile et honnête a à tous, mais à la vérité impar oneri,

• peu d'esprit et de lumière, peu de «discernement, aisé ft prévenir, A a s'entêter, à croire tout voir et tout c savoir... > Dans tous les actes de son administration, il était guidé et soutenu parles «ooieils de son pulssaot

AUKMtUL

patron, qui en cela trouvait lui-même la aatisfaction de son immenae amourpropre. Par hasard, faisait-il bien, le maître en recueillait tout l'avantage; si mal, rélève supportait à lui seul tout le poidt de l'animadTersion publique. Quand lonna l'heure de sa chute, il rentra, calme, tranquille et sans haine, dans la vie privée, où il vécut depuis sans faste et dans la meil* lenre compagnie, passant son temps dans son hôtel à Paris, ou dans son château de Courcelles (Scine-et-Oise).

Cest alors, comme tous les vaincus, qu'Qdierdiaunecompensatioiidanalea

chosesdcl'csprit. Il rassembla ungrand nombre de bons et beaux livres, dont la plupart portaient ses armes frappées sur les plats. Il ae composa, en outre,

un cabinet d'antiquités et d'objets d'art d'une grande valeur, où il avait réuni des estampes, des gravures et des tableaux, dans le ehxAx desquds il se montra un amateur de goût. A sa mort, les épigrammes tombèrent dru comme grêle. De toutes, nous ne citerons qae la suivante, qui frappe à la fois et le maître et le serviteur:

Ci (It le fameux ChamiUarc, î>f ton roi le protonotaire;

Il fut un héros au billard, Un zéro dans le ministère.

Chamillart avait épousé, le 28 novembre 1680 , Isibdle-Tliérêse Le

Rebours, sa cotisine germaine, fille de Jean Le Rebours, maître des Comptes, morte au château de la Suze, le 26 juillet 1731, figée de 74 ans. Madame de Chamillait, dans son domaine de l'Êtang-Ia- Ville (Seine-ct-Oise), s'était formée une Bibliothèque fort remarquable et de beaucoup supérieure à cdie de ion mari, soitparledioizdea ouvrages, aoit par le luxe et l'élégance des ornements. Tous les volumes qu'elle avait fait relier elle-même

va BDUoraitB. 143

étaient habillés en maroquin de différentes couleurs et doublés de même.

On les reconnaît facilement par ses armes, tantôt frappées sur les plats, avec son cbiflire aux angles — deux C entrelacés, — tantfiC à l'intérieur, comme il suit.

Comme ci-dcssus , accolé de Lk RiBoins t qui est de gumUe» à «qtf losanges tPargentt posés B, S et i.

Ces volume-^ sont aujourd'hui disputés avec ardeur par les bibliophiles. A la vente de la splendide coUection Brunet, ils se sont élevés à des prix fabuleux. Nous en citerons quelquesuns pourmontrerlegoûtdu possesseur primitif.

Dans le Catalogué des livres de

Brunet, nous trouvons : i«Utt eum* plaire des Provmcm/«, 1700,2 vol, in-i2, vendu 1,620 fr. à M. Potier, lamife de Paris; xa un TkéUre de Comeillet 1706, 10 vol. in-ix, reliés par Boycr, vendu 4}ioo fr. an même libraire.

Dans le Catalogue des livres rares et prédeux de M. J.-J. de Bure, Paris,

i853, in-8, sous le n° 47, on lit:

a Heures pour mad,\^me Chamillart^ c in<8, relié, maroquin, avec des fer- «mdrs, doublé de mar. ▼., dent<, « tr. dor.— Manuscrit sur vélin, com- « posé de 401 papes et le titre. II est « orné d'une miniature à la page 3X|

144 ARMORTAL DU

a et de vignettes, culs-dc-lampe et 0 lettres initiales en or et en couleurs, o L'écriture en est très-belle. Le nom a du calli^îi aphe, J Le Coûteux, se « trouve à la page 368. — Ce joli ma- « nuscrit, fait pour madame de Chaa millart, femme du ministre de ce a nom, est à ses armes. Cette Dame u possédait de irés-jolis livres qui sont a actuellement fort recherchés... » Ce volume fut acquis r>o5 fr. par le célèbre bibliophile Hopc. H figure dans le Catalogtte de cet amateur sous le n» 5 .

Enfin, M. Bachelin-Dellorenne , notre éditeur, a vendu récemment, en vente publique, un livre aux armes de madame de Chamillart , intitulé : Le Symbole des A pâtres, avec des explications pour servir de méditation aux âmes chrétiennes, par le R. P. Perduyn, de la Compagnie de Jésus, à Bruxelles. C'est un volume in-i2, relié en maroquin noir janséniste , doublé de maroquin rouge, avec bordures. Chaque feuille de vélin est encadrée d'or; les titres sont rouges, les majuscules sont orn-Jes de peintures rehaussées d'or. Il est aujourd'hui en la possession d'un amateur qui descend de la famille des Chamillart.

Chamillart eut de sa femme trois filles, qui toutes trois professèrent pour les beaux livres le même culte que leur mère.

La première, Catherine-Angélique, morte le 19 février 1739, âgée de 5o ans, épousa, le 14 juin 1698, Thomas de Dreux, marquis de Bréz4.

La seconde, Marie-Thérèse, morte sans enfants le 3 septembre 1716, fut mariée, le 24 novembre 1 701 , à Louis, d uc de la Feu i lladc, ma réchal de Fra nce, mort le 29 janvier 1725.

La troisième^ Geneviève-Thérèse , morte le' 3i mai 1714, avait épousé, U 14 décembre 1702, GuyNicolas de

Durfort, duc de Lorges, dont elle fut la première femme,

Nous en parlerons aux noms respectifs de leurs maris.

CHAN LATTE, directeur du commerce des Indes, ir)70.

D'argent, au cncvrun a a\ur accompagné de trois mouchetures d'hermine de sable, 2 en chef, i en pointe.

Les livres à cette marque sont assez fréquents, et l'élégance avec laquelle ils sont reliés lait supposer que la Bibliothèque dont ils faisaient partie dcvaif être celle d'un bibliophile de goût.

CHAPPONAY (François de), prévôt des marchands de la ville de Lyon,

D'azur, à trois coqs d or y 2 et membrés, becqués, barbés 'et crétés de gueules. ' ' ' '

ARMORUL DU BIBLIOPHILE

CHAPT DE RASTIGNAC (Louis- Jacques), archevêque de Tours, né dans le Périgord en 1684, mort le 3 août 1750.

D''a^ur, au lion d'argent couronné d'or.

L'archevêque de Tours avait réuni dans son palais épiscopal beaucoup de livres, en général classiques , qu'il avait fait relier avec une grande richesse d'ornementation. On y remarquait aussi bon nombre de manuscrits précieux, dont la plupart sont conservés aujourd'hui dans les différentes Bibliothèques de Paris.

CHARENCY (Guillaume), conseiller au Parlement de Grenoble, vers le commencement du xvn« siècle.

D'a:{ur, a Irais oiseaux tf argent , volant en bande.

CHARPENTIER (Thierry), conseiller au Parlement de Metz, le 16 octobre 1 637, puisau Grand Conseil, le 25 janvier 1644, conseiller au Ç «Parlement de Paris et commissaire aux requêtes du Palais, le 5 avril 1645, mort en 1681.

D'azur, à la bande échiquetée d'or et de gueules de deux tires, accompagnée de deux licornes effarées, alias saillantes d'argent. •

DuLEAu,danssesPor/rfl//5</M ment' bres du Parlement de Paris, dit :

Charpentier. — a Fort facile à gouc verner, quoyque en apparence d'huf meur bizarre, critique et mélancoli- « que; est fort attaché à ses interests, a au sacq; seur à ses amys... Ne man- « que pas de capacité.» Nidcgoùtetde talents bibliographiques, ajouteronsnous, car les livres à cette marque que nous avons vus étaient habillés avec beaucoup d'élégance , et la plupart portaient des notes judicieuses tant sur le sujet propre, que sur l'édition.

On trouvait dans sa Bibliothèque plusieurs incunables et quelques Livres d'Heures ornés de miniatures de la plus grande beauté. Les armoiries cidessus ont été prises sur un exemplaire de : La Loy salique de Guill. Postel.- — Paris f Séb. Nivelle, i552, in- 16.

CHARRIliR, sieur ck I.a Roche (Jean-Baptiste), chevalier, né en 1734, président en h Coor des Monnaies de Lyon, lieutenant particulier Je la mcme ville en lySS.

D'a:{ur, à la roue d'or,

CHARRON, maïquis de Mentn (Jean-Jacques)» président à mortier

au Parlement de Paris, mort en sa terre de Menars-sur-Loire , près Blois, le 16 mars 1718, dans la 75* année de son âge.

jy^ufur^ au chevron d'or accompagné de trois étoiles d» ném, a «»

du/, I en pointe.

« C'était, dit Saint-Simon, une trèsc belle figure d'homme et un tort bontbomme aussi, peu capable, mais « plein d*honncur, de probité et de c dignité, et modeste, prodige dana un

DU B»UOPHII.B.

« président à mortier. » Maupeou lui succéda dans la charge de présideat.

lean-BaptiateCcdber^ depuis miniitn de ce nom, mort le 6 septembre iM3^ avait épousé sa soeur, Marie Ciukkok.

Ce bibliophile, dont le cabinet était un des plus beaux de son époque, s'enrichit encore, vers 1679, de la presque totalité de la collection Thuanienne, qu'il sauva ainsi, pour le moment, d'une dispersion complète. Cet événement parut si henreaz pour les lettres, que le poCte Santeul le célébra dana une trôs-bellc élégie en vers latins sous le titre de Bibliotheca Thuana, nunc Afenarsimia, En 1706, le préddant Menars céda au cardinal de Roban, alors évéque de Strasbourg, pour la somme de 40,000 livres, toute la Bibliothèque des de Thou.

A aa oHMrt, font ce qui fcstait de sa collection et qui contenait encore tant de richesses différentes, comme on peut le voir par le Catalogue cité ci-dessous, fut tranqwrté et vendu A la Haye^ Seulement les manuscrits Dupuy , dont le nombre s'élevait à plus de 85o volumes de tout format, restèrent entre les maina de ses deux filles ef kéritières, Marie-Thérèse Charron de Neufville, et Maric-Erancoise-Thérèsc Charron de Noziçux. Le i o avril 1720, ces mannacriti foreat acquis, parle procureur général de Fleury, pour 25,000 livres, qui les céda, le 10 juillet 1755, à la Bibliothèque du Roi, moyennant la somme de 60,000 livres.

BaihthteaMénarskaut,^ Catalogue de la Bibliotbèqoe de feu messtra Jean-Jacques Charron, chevalier, marquis de Menars, baron de Conâans- Saint^Honocinat seigneur de Neuf" ville et antres Ueux , conseiller d»

Roi aa totti aea cooseils, présidant à

AltMORIAL DU

mortier en la Cour du Parlement de Paris... Augmentée tt embellie d'un grand nombre de manuscrits, dont les uns sont considérables par leur antiquité et conseryation, les autres par la délicatesse des miniatures; et en outre enrichie de ce qu'il y a de recherché en théologie, de curieux en jurisprudence et en philosophie, d'intéressant et de beau en histoire et en belles-lettres, et dece qu'ilya de rares éditions parmi les orateurs et poètes.

Le tout très-bien conditionné , et quelques-uns en grand papier... — La Haye i Abraham de Hondt, 1 720, in-8.

CHARTRAIREDEBOURBONNE (Jean - François-Gabriel -Bénigne), président à mortier au Parlement de Bourgogne, en 1735, né le 8 avril 1713, mort le 24 novembre 1760. Il avaitépouséJeanne-GuilIelmine, fille du célèbre président Jean Bouhier.

De gueules, à la tour d'or.

Chartraire de Bourbonne avait hérité, en 1 746, delà célèbre Bibliothèque de son beau-père. Il la laissa à son Bis, et celui-ci au comte d'Avaux, son gendre, qui la vendit, en 1784 , à l'abbé de Clairvaux, au prix de i35,ooo liv.

Voy. BouHreR.

CHASSEBR AS (Jean Baptiste), ancien docteur et seigneur de Sorbonne, prieur de Saint-Pierre de Chaumont en Vcxin. Il avait été d'abord chanoine de Tégliscde Chartres, puis, durant 35 ans,archiprétrc et curé de Ste-Maric-MagJclcine, à Paris. Mort en 1 69 1 , âgé de 77 ans.

Coupe de gueules cl d'or à trois roses , 2 en chef et 1 en pointe de r un en l'autre.

Catalogue des livres composant la Bibliothèque de feu J.-B. Chasscbras, ancien docteur de Sorbonne. — Paris, 1693, in-8.

CHASSEPOT DE BEAUMONT (Jean- François), chevalier seigneur de Mennecœur, conseiller du Roi en sa cour de Parlement. Mort i Paris, le 10 février 1724, à l'âge de 78 ans.

Ecartelé : au \ et 4, <f a^wr, à la

I^S AimOllAL DO

.ySwef imdéê d*or, aeeon^^agtii» d» 3 rùtet de même; 0Ut et 3, da:(mr, au chePTOn d" or accompagné en chef de deux molettes, et d' une tête de chérubin de même en pointe.

CHASTELLUX, duc de RAUZAN (Henri-Louis de), ancien ministre plénipotentiaire. Il venait d'être appelé à l*«fflbassade de Turin lorsque 1« Révolution de i83o éclata.

A cette tncmc époque, il était député de Saônc-ct-Loire. C'est à Foccasion de son mariage avec de Duras, que LouUXVIII lui accorda le titre de duc de Riuaan.

iya\ur, à ia bekde d'or accompagnée de sept biUettes de même^ poeêee

droites, six dans ta direction de la bande^ et la septième à l'angle senestre supérieur,

CHASTENET, comte de Puys^pir (Aimé-Jacqucs-Ladislas de), ment à Tours, le 2 mai 1844.

Ecartele': au t , d'argent, au lion de gueules, à ia bordure du champ, chargée de 8 écussons^ surchargés €h§eun d'une fascc d'arpent; au 2, de gueules , à 3 Jlùches d 'argent fu' tées d'or, posées en pal; au i , de gueules tà 3 pommes de pin d'or; au 4 ,

anuonnu.

d'ahuri à 3 éttAîeedor; eteurietout^ d'tBÇur^ûu eSiewron d argent eMué

tous un che f d'or, et accompagné en pointe d'un lion léopardé du second.

La Bibliothèque du comte de Puységur se faisait remarquer par le choix des livres, la beauté des éditions et le goût des reliures. C'est au comte de Puyscgur que M. d'Avaux, le derni r représentant de la famille de Mesmes, légua en mourant le fiuneuz psautier d'Ingelburge, dont MM 7de Sourdeval et Lcopold Delisle nous ont donné k curieuse odyssée.

CHASTILLON,en Bresse et Bng^.

Parti d'argent et de gueules, au lîôn poisant de tun en Vautre,

ARMOKIAL DU

CHATEAUNEUF DE ROCHE- BONNE (Charles-François de), évêque et comte de Noyon en décembre 1707. Il assista au sacre de Louis XV, le 2 5 octobre 1722, et fut fait archevêque de Lyon en juillet 1731. Mort le 28 février 1740.

De gueules, à trois tours donjonnées chacune de trois tourelles d'or ajourées et maçonnées de sable.

CH AULNES (Michel -Ferdinand d'Albert d'Ailly,ducde), lieutenantgénéral des armées de Louis XV, membre honoraire de l'Académie des Sciences, né le 3i décembre 17 14, mort le 23 septembre 1769.

De gueules, l ecu diapré de deux rinceaux embranchés de laurier d'or gent passés en sautoir, au chej échiqueté d'argent et d'azur de trois traits qui est <f Ailly; sur le tout d'or, au

iiBUOPHiLE. 149

lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or, qui est </' Albert.

La Bibliothèque du duc de Chaulnes renfermait les ouvrages les plus rares . et les pluscurieux. Ilavait aussi formé une splcndide collection d'estampes.

La vente des livres produisit 4J,i33 livr., environ 22 5, 1 63 francs de notre argent.

Catalogue des livres manuscrits et imprimés et des estampes delà bibliothèque de M. le duc de Chaulnes, dont la vente se fera en son hôtel, rue d'Enfer. — Paris, Le Clerc, 1770, in-8.

Cet amateur possédait en outre une seconde Biblioth. en son château de Chaulnes, composée de i , 1 o5 vol., qui fut vendue à part, comme l'indique le catalogue suivant, toujours joint au précédent : Catalogue des livres de la Bibl. du château de Chaulnes, dont la vente sera indiquée par des affiches.

CHAUVELIN (Louis), seigneur de Grisenoy , président à mortier le a6 juin 1 736, né le 23 janvier 1 706, mort le 29 avril 1 754.

D'argent y au chou sauvage, pommé et arraché de sinople, entouré par le fût d'un serpent d'or, la tête en haut.

Catalogue des livres de M. le président Chauvelin. — Paris, Damonneville, 1754, in-8.

ARMORUL OU BIBUOPH1LB.

CHAUVELIN, seigneur de Grosbois, (Germain-Louis), branche de Grisenoy, garde des sceaux de France le 17 août 1727, ministre et secrétaire d'État des affaires étrangères jusqu'au 30 février 1737, et secrétaire et commandeur des ordres du Roi le if'aoùt 1736. Il naquit le 26 mars i683, et mourut le 2 avril

Comme ci-dessus.

Cet amateur, outre une fort belle Bibliothèque, avait réuni une collection très-estimée de tableaux, d'estampes et autres objets d'art.

Les livres à cette marque sont assez fréquents, et se font tous remarquer par leurs belles reliures.

Catalogue des livres de la Bibliothèque de feu messirc Germain-Louis Chauvelin, ministre d'Ktat, commandeur des ordres du roi et ancien garde des sceaux de France, dont la vente commencera jeudi 1" juillet 1762..., en son hôtel, rue de Varennes.— Parw, Lottin, 1762, in-8, avec une table des noms d'auteurs.

Catalogue des tableaux, estampes, livres... après décès, de Germain-Louis Chauvelin, ministre d'État, parRemy et Audran.— Pam, 1762, in-8.

CHAVANNES, en Bresse et Bugey.

De gueules, à 3 croissants montant (Torf 2et i.

CHAVAUDON (Louis-Guillaume, seigneur de), président au Grand Conseil le 3 1 mars 1728, maître des requêtes honoraire, puis Président au Parlement le 16 décembre 1740, né le 6 mars 1 69 1 , mort au château de Montmagny, le 16 juillet 1765.

Il avait épousé, le 19 juin 1715, Anne-Élisabeth Masson , fille de Jean-Francois Masson, secrétaire du Roi et fermier général.

D'azur, au chevron d'or accompagné de trois besants de même, posés 2 et ï.

Notice des principaux articles de U

BibUochèque de fen M. le préndcnt

ChaTaudon, après le décès de Mme la

présidente de Chavaudon, son épouse.

—-PariSt imprimerie de Didot^ ^77*i in-S.

CHÉON (Guillaume), conseiller, échevin de la ville de Reims, vers

lyargentj au chêne de sinople, au chef d'a\ur chargé d'une molette £4peroH d'or.

CHERIN (Bernard), néàAboaTilk en Champegne, le 20 janvle|r 1718, A Paru, le 21 mal 1785.

D'or, à trois chérubins de gueules^ set 1.

Chlria avait été liiatariograiiiie dea

oidraa de Saiot-Laiare, de Saint-Michel et du Saint-Esprit. Ce fat un

néalogiste instruit, et, ce qui est rare, d'une haute probité. Sa Bibliothèque, comidérable d'ailkon^renfennait jwi^ ticuiièrementdesoamgesmanaacrits et imprimés sur toutes les familles nobles de France, et tous ses livres portaient les armes ci-dessus rapportées aur kt titres. Son fils, Louis-Nioolas-Henri, mort le 14 juin 1799, généalogiste aussi, continua la Bibliothèque de son père avec la même marque. A sa mort die' fot dispersée, et l'on trouve anjouRTIioi bon nombre de volumes ayant appartenu aux Chérin, dans la Bibliothèque Impériale.

CHEVALIER (NicolaaX pi^sldent à la Gour des Aides, mort le si juin i633.

Eeerteté :eu i et 4, iTtffKr, A tm

cordelière nouée dor liant deux B gothiques d'argent; au 2 et 3, <f'argentfOulionrampantarméet lampassé de sahle ; et sur te tout de gueules^ à la Ueame saillante émargent.

Nicolas Chevalier était le petit-fils d'Etienne Chc\ ilier^ ne à Mclun vera 141 o, mort le 3 septembre 1474, trésa> rier et ambassadeur de Charles VII, etamiparticnlierd'Asnte Sont, qm

LB BIBLIOPHILK FKANCAIS.

le nomma son exécuteur testamentaire avec Jacques Cœur. Etienne Chevalier fut un bibliophile des plus ardents. Le petit nombre de manuscrits provenant de sa collection parvenus jusqu'à nous, et dont la plupart furent exécutés par Jean Fouquet, sont des chef-d'œuvres de calligraphie et de peinture. Il s était fait construire à Paris, rue de la Verrerie, un hôtel que l'on voyait encore au xvni' siècle. C'est là que NicolasChevalierconscrva longtemps les richesses littéraires de son parent, auxquelles il avait ajouté les siennes, qui se composaient de livres remarquables par leurs belles reliures, et, selon le P. Jacob, de « quelques manuscrits bien rares , couverts de velours bleu, » contenant des recherches généalogiques sur les familles nobles de France.

Les livres, imprimés ou manuscrits, portaient sur les plats tantôt un semé de fleurs de lys, tantôt les armes cidessus avec deux C entrelacés aux angles.

Selon M. Albert de la Fizelière, dans son édition de la Rymaille des Bibliotières, Paris, Aubry, 1869, la majeure partie de cette collection, à la mort de Nicolas Chevalier, passa par héritage au président Longueil de Maisons, son neveu.

Recherches sur Jean Grolier, par Le Roux de Lincy, p. xxxiv.

CH EVALIER (Jacques), seigneur du Plessis et du Coudrai, petit-Bis de Nicolas Chevalier, né en 1626, mort en 1688. Il avait été nommé conseiller au Parlement de Paris le 22 août i638.

i)'a{ur, à la téte de licorne coupée

d*argent, au chef du second chargé de 3 demi-vols de sable.

Le Roux de Lincy n'a pas cité ce descendant du célèbre bibliophile. Il est vrai que, de notre côte, nous n'avons trouvé que ses armes frappées sur les plats d'un ouvrage de jurisprudence.

CHEVALIER (Georges de), conseiller au Parlement deGrcnoble, 1 680.

D'azur, au chevron d'or.

CHEVALIER (Louis), président en la seconde Chambre des Enquêtes à la Cour des Aides de Paris le 19 août 1704, honoraire en 1714. 11 naquit à Paris le 6 juin 1674, et mourut le 38 février ijbb.

ARMORUI. DU BIBLtOPHILB.

D 'a\ur, à la fasce d'or accompagnée en chef d'une molette, et en pointe de

deux glands de chêne tigés, le tout de même.

Bibliothèque nombreuse^ choisie, et dont la plupart des volumes étaient habilement relies.

On trouve sur les livres de ce bibliophile tantôt la marque ci-dessus, tantôt la suivante.

La première a pour légende : Lud.

Chevalier presidis. La seconde : Ex lib, Lud. Chevalier prcesidis.

Nous n'avons pu déterminer quelle est celle qui a précédé l'autre. La dernière Hgure sur un volume intitule :

La Sainte Bible; Mans, 1703, petit in-16, artistiquement relié. Il est conservé à la Bibliothèque Impériale sous le Ti* Inv. A. 5891.

CHIVRON (Bénédict-Théophilc de), archevêque de Tarentaise, né à Turin en 1 585, mort le 16 juin 1 658.

Z)'a;ur, au chevron d'or accon'ptgné de trois lions de mème^ deux en chef, un en pointe.

CHOISEUL- BEAUPRÉ (Gabriel- Florent de), né à Dinant, diocèse de Liège, au mois de juillet i685, sacré évéque de Saint-Papuul le 17 juillet 1718 , nommé évéque de Mende en 1723. Il mourut vers 1767, doyen des évéquesde France.

D'azur, à la croix £ or cantonnée de 1 8 billettes de même, 5 en chaque canton du chef posées en sautoiry et 4 en chaque canton de la pointe, po-

sées 2, 2.

CHOISEUL,duc de PRASLIN (Renault-César-Louis de), né le 1 8 janvier 1735, à Paris, où il mourut le 7 décembre 1 79 1 . Il avait été député de la sénéchaussée d'Anjou aux Etats Généraux en 1789.

Comme ci-dessus.

Catalogue des livres... de M. de Choiseul-Praslin, dont la vente se fera en son hôtel rue de Bourbon, le 19 mai 1792... — Paris ^ L. N. Pissat, 1792, in-8.

Catalogue des tableaux précieux des écoles d'Italie^ de Flandres, de Hollande et de France; figures et bustes en marbre, groupes et figures de bronze, vases, colonnes et coupes de matières rares.... Riches meubles....

Porcelaines... Coupes et échantillons précieux d'agate orientale... Figures de pierre gravées, miniature de Petitot, provenant du cabinet de feu M. Choiseul-Praslin, par A.-J. Paillct, peintre.

—Paris, 1792, in-8.

CHOISEUL (Etienne- François, duc de), comte de Stainville, ministre et secrétaire d'Etat, chevalier des Ordres du Roi et de la Toison d'Or, né le 28 juin 1719, mort dans le mois de mai 1785.

D'azur, à la croix cantonnée de 20 billettesde même, qui est deÇ,Hoi~

SEUL, et portant en cœur^ d'or, à la.

croix ancrée de gueules , qui est de Stainville.

Ce célèbre diplomate, malgré ses préoccupations politiques , sut encore trouver le temps de se composer un des plus riches cabinets bibliographiques et artistiques qu'on ait connus.

La plupart des volumes à ses armes sont entrés à la Bibliothèque Impériale.

Recueil d'estampes gravées d'âprès les tableaux ducabinetdemonseigneur le duc de Choiseul, par Basan. — Paris, 1771, in-4.

Catalogue des tableaux qui composent le cabinet de monseigneur le duc de Choiseul, dont la vente se fera le 6 avril 1772, en son hôtel, rue Richelieu, par J.-E. Boileau, peintre...

Paris, Prault, 1772, in-8.

CHOISEUL (Léopold-Charles de), 17* archevêque de Cambrai, comte de Cambrésis et prince du Saint- Empire, frère du précédent, né au château de Lunéville, le 6 décembre 1724, mort le 4 septembre 1774.

JD'tf^ur, à la croix i or, cantonnée

▲KMORIAL DU

de vingt Miettes de même, cinq en chaque canton disposées en sautoir et

portant en cœur, d'or, à 3 Uo H eê aux de sable, qui est de Cambrai.

Catalogue des livres de la Bibliothàiuedefeu M*** (Uopokl-Cbarles de Ghmieiil, iidievêque de GMnbni)^ dont la vente te fera le lundi 6 lévrier 1775... Les Livres de cette Biblioth^ue sont très-bien conditionnés et reliés, la plupart en maroquin... — Pârit, Gogué êt Née éê fa AwAtlto, 1775, lii-8, 7» pefet.

Catalogue de taUeaiu de Rubens, Van Dyck, Teniers, Pierre Neef et autres maîtres \ miniatures, esumpes en feuilles des diverses écoles, dont aombre gravées en manière noire..., aprèsle décès de monseigneur Léopold- Charles de Choiscul, archevêque duc de Cambrai, prince du Saint-Empire, dac de Cambrésis... — > Pmit^ Pierre Jtai|f»iii-is, 35 pagas;

CHOISEUL-BEÀUPRÊ (Ctaude- Aiitdne de) , évéque , comte de

Châlons-sur-Marnc, pair de France, né le i" novembre 1697, mort le 2 octobre 1763. Il était fils d'Antoine- Cleradltts, oonute de Gholseal, mafw quis de Beaupré, et de Anne-Fran- {Oise de BariUoode Morangis.

BIBLIOniILE. lS5

D'azur à la croix d'or, cantonnée de ao MlIflCrc» de méme^ 5 en dbtfjtft

e0nton disposées en sautoir^ et portant encœur. d'a-{w\au chevrond'or accompagnée de 2 coquilles d'or en chef et en pointe d'une roee d'argent, fideadéBiaaujOM as Mobamou,

CHOLIER, chevalier, comte de Ci-

bcins ( Louis-Hector de ) , baron d'Albigny, seigneur de Bailly, du Breuil, Layeux, Montroman, Misérieux , Sainte^Euphémie , etc. , président en la Cour des Monnaies de Lyon, élu le la mai lySa, mort vers 1757.

lyor, à treUhtmdet de sabh, au chef d'azur chargé d'un tkm d^ùr léopardé.

|56 AMMMU. VO

Lt Bibliothèque de cet amateur contenait la Polyglote de Wallon, le Damla de l'Imprimerie Royale, le Virgile d'Ogilvi. le Phèdre à l'usage du prince de Nassau, les Capitulaires de Baluzc, les Poètes latins de Londres, \t Joseph d'Havercamp, le SuUas de CamlMridge, les belles éditions de Glascow, et autres livres précieux UUIt parla date que par l'impression.

Catalogue des livres de feu M. Cholier de Cibeins, président en la Cour des Monnoies de Lyon*.,— Lyon, Du' plain, I758JI1-8.

CIREY, dont plusieurs membres aa Parlement de fiouiigogne.

D a-yUr. à deux lévriers rampants et aj/'runtés d'argent, accolés de gueules y béûeUs tt etoMis £or,

CISTERNAY DU FAY (Charles- Jérôme de), capitaine aux Gardes- Françaises, né â Paris en 1662, mort en 1793.

Ecartelé : 1 , d'a^ur^ au dragon aUéd'orfOrméetlêii^assidegueuhs; au a, hândé d'argent etdegueuUsde

six pièces; au 3,d*aiur, à la tour crénelée d'argent y ajourée et maçonnée

■fBuoraiLK.

de sable; au 4, d" argent, à 4 fasces vivrées de gueules, à la bande bro-

chante d'œffur terni» de flewn àe Us £or,fidett deOmam. '

• Cet amateur, dit Fontenelle, étant lieutenant aux Gardes, eut une Jambe emportée d'un coupdecanon, au bom* jMnIementde Bruxelles, en 1695. Il n'en quitta pas le service, et obtint une compagnie dans le régiment des Gaules; mais il fut obligéà y renoncer, par les incommodités qui lui surrinrent, et par rimpoasibîlité de monter à cheval. Heureusement il aimait les lettres, et elles furent sa ressource. 11 ^adressa à la curiontéenftit de livres, curiosité qui ne peut qu'être aocooipagnéc de beaucoup de connaisunces.

Il rechercha avec soin les livres en tous genres, les belles éditions de tous les pàys, lâ manuscrits qui avaient quelque mérite, outre celui de n'être pas imprimés, et se fit à la fin une Bibliothèque bien choisie et bien assortie, qui allait bien à la valeur de vingtcinq mille écus. Ainsi il se trouvadaos Paris un capitaine aux Gardes, en commerce avec tous les fameux libraires de rEurope, ami des plus illustre» savants, mieux fourni que la plupart d'entre eux des instruments de leur proies&ion , plus instruit d'une

Amouu, Ml

inHnité de particultiit£s qui la regardaient. »

Tout le monde cependant ne partageait pas ponr la Bibliothèque de Du

Fayradmiration du célèbre académicien. Le président Bouliier et l'avocat Marais, entre autres, n'avaient sur le goAt et les conoaissanoes bibliographiques de l'ancien lieutenant aux Gardcsqu'une e- tirnc a sez restreinte.

En effet, Bouhicr cent a Marais, le 3 lolUet I7a5, après avoir lu le catalogue rédigé par G. Martin : « Cela sent moins le savant que le bibliomane »

£.1 Marais lui répond le 8 : c Le jugement que vous portes du catalogue de M. Du Fay est excellent : ce n'est pas une bibliothèque, c'est une boutique de livres curieux faite pour vendre et non pour garder. • Il &ut dire qu'ils ne le jugèrent que d'après le catalogue,

et se prononcèrent plus -en savants qu'en amateurs : le sentiment bibtiophilique leur échappa. La beauté des exemplaires, le choix du papier, la célébrité des t}-pnqranhes, la rareté des ouvrages, ces reliures qui, par la délicatesse, l'élégance et le bon goût de rexécution, s*élèvent aux proportions de l'art, tout ce qui excite la fibre si délicate du collectionneur, les toucha fort peu. A travers les exagérations naturelles à*vui éloge l'on n'a d'autre but que de louer, l'on peut cependant discerner cf qu'il v a devrai dans ce que dit Fonteneiic au sujet de Du Pay. La collection de ce bibliophile se composait de 4,000 volumes. Ce nombre n'a rien de bien extraordinaire, et nous avons vu maintes Bibliothèques, autrement considérables par la quantité de livres qu'elles recélaient, et qui cependant étaient loin d'avoir l'importance de celle de Cisternay Du Fay." Gelte-ci valait^ selon Fontenelle, vingtcinq mille écoSp est-à-dire' deux cent

nuont. 1S7

vingt-cinq mille francs de notre argent actuel. 11 fallait donc au moins que la forme rachetât ce que Boubier et Marais lui reprochaient sous le rap> port du fond.

En téte des bons exemplaires de son catalogue, se trouvent deux portraits de notre bibliophile. L'un, dû à la pointe habile de Drcvet, d'après Rigaud; l'autre, tout littéraire, laissé par son ami Martin Brochard, professeur au collège des Quatre-Nations.

Tous deux se Justifient réciproquement. Cisternay Du Fnv c* :iiî d'une physionomie agréable, d une gravité sans affectation et peu causeur. D*an naturel doux et obligeant, il mettait avec courtoisie au service de ses amis toutes les richesses littéraires qu'il avait ri laborieusement et si chèrement amassées.

Sa Bibliothèque fut vendue et dispersée en 1725. Les plus 6ns amateurs, et particulièrement le comte d'Hoym, 7 puisèrent à larges mains.

On y trouva, dit Le Roux de Lincy, cinq volumes \ la reliure de Grolier.

BibliothecaFayana : seu catalogus librorum bibliothcca; Caruli Hieron.

de Cisternay du Fay, digestua et descriptusaGabriele Martin, cum indice auctorum. — Parisiis, lyiS, in-8.

F0UKNI8K4 JieliureenFrancetp.tg6,

CLAIRAMBAULT (Pierre de), généalogiste, de Tordre du St-Eiprit,

ne à Asnières (en Champagne), vers i65 I , mort à Paris en 1740. Ce ne fut pas, à proprement parler , un bibliophile, quoique ses livres fus* sent en bon état et frappés à ses armes. Il ne collectionna, au point de vue de sa profession, que les ouvrait imprimés ou manuscrits, se rattachant àux familles nobles da

ARMOKIAL SU BIBLIOraiLK.

la France, dont il forma un recueil de deux cents volumes in-folio. Il s'était aussi composé un autre recueil de deux cent quarante volumes, relatifs à l'histoire de l'Ordre du St-Esprit, du même format. Ces deux collections sont aujourd'hui conservées ù la Biblioth. Impériale.

D'argent, à l 'arbre arraché de sinople. .

CLARET DE FLEURI EU (Charles- Pierre), savant navigateur et géographe. Né à Lyon le 22 janvier 1738, d'une ancienne famille de cette ville, il mourut a Paris Te f8 août 1810.

Coupé au I d'a\ur, à un soleil ét or et une lune d'argent; au 2 de sinople, au compas d'argent, Ica pointes tournées vers le centre des asires.

La Bibliothèque de Clarct de Fleurîcu n'était composée en grande partie

que d'ouvrages relatifs à la navigation, sur laquelle il laissa des ouvrages estimés encore aujourd'hui. Lorsqu'il fut appelé aux affaires publiques , vers 1797, il se défit d'une partie de ses livres, et ne conserva que les choses les plus précieuses et les plus rares, et qu'à tout prix il n'avait voulu se séparer.

Il possédait la plus riche collection de cartes géographiques et topographiques qu'on eût vue jusqu'alors. En 1782, il dressa de sa propre main le catalogue de tous ses livres. Deux copies autographes de ce catalogue existent à la Bibliothèque du dépôt général de la Marine, l'une en 2 vol. in-fol., l'autre en i vol. in-4. Outre ce catalogue on a encore les deux suivants^ qui furent imprimés l'un lorsque Clarct entra aux affaires, l'autre à l'époque de sa mort.

Catalogue des livres de la Bibliothèque du C*** (chevalier Claret de Fleuricu). — Paris, Mauger, an VI (1798), in-8.

Catalogue des livres de la Bibliothèque de feu M. le comte C- P. Claret de Fleurieu, sénateur, grand officier de la Légion d'honneur. — Paris, Th.

Le Clerc, 1810, in-8.

CLAUSSE DE MARCHAUMONT

(Henri), évéque et comte de Châ-

ARMORUL DU

Ions, mort le i3 décembre 1640.

D^a:{ur, au chevron d'argent accompagné de trois têtes de léopard d'or bouclées de gueules.

« Ce prélat avait érigé, dit le P. Jacob, une considérable Bibliothèque estant homme d'une grande doctrine. •

CLAUSSE DE MARCHAUMONT (François), grand maître des eaux et forêts en Bourgogne, mort sans cnfents, le 18 décembre 164t.

iya\ur, au chevron d'argent, accompagné de trois têtes de léopard £or bouclées de gueules^ au lambel de même à 3 pendants.

Devise : Spes mea Deus.

Ces armes Hgurent sur les plats d'un Suétone. Lyon, Jean de Tournes, 1 556, in-4, conservé à la Bibliothèque Impériale. Au bas du titre se trouve cette note manuscrite : Cosme, evesque de Chaalons, m'a donné à son frère Claude Clausse , qui m'a donné à François Clausse, son neveu.

Toute la collection de cet amateur passa, par legs testamentaire , aux Feuillants de Paris, ainsi que le montre l'étiquette suivante, mise dans l'intérieur des plats de chaque volume lui ayant appartenu :

Testamento dédit legavit monas-

BiBuopmLE. 1 59

terio Fuliensis SS. Angelum custodum nobilissimus juxta ac piissimus D. Franciscus Clausse de Marchaumont, obiit, Parisiis, 18 decembris

Les armes sont ordinairement accompagnées du chiffre qui suit, formé des lettres grecques <l> K M, rciloublées et enlacées, initiales de ses nom et prénoms.

CLERMONT (François-Guillaume de Castclnau, dit le Cardinal de), archevêque d'Auch, mort à Avignon, doyen des cardinaux, en 1540.

Uor, à trois fasces de gueules, au chef d'hermines.

La Bibliothèque de ce cardinal ne contenait guère que quelques manuscrits et un petit nombre d'imprimés.

l60 ARMORUL Ml

CLERMONT D'AMBOISË.

Ecarleié : aux i et 4 d'azur à trois ekemxms d'or i le t" brisé qui est it Glbrmont \ au 2 et 3, palé dor et de gueules de 6piiees^ qui est d'Amboim.

Cette marque se trouve sur un exemplaire des Commentaires de César, Lug. Baiav., 1713, in-8, conservé à la Bibliothèque Impériale^ avec beaucoup d^autres- Tolomes de la même provenance.

CLERMOrrr-TONNERRE (François de), évéqueetcomtede Noyon,

pair de France, commandeur des ordres du roi, membre de l'Aca-

démie française. M

ort en ijot

De gueules y à deux dés d'argent pêstéesensatOoir.

Saint-Simon dans ses Mémoires, en parlant de ce prélat, dit : c Toute sa maison était remplie de ses armes, jusqu'aux plafioads et aux planebers, des manteaux de comte et de pair dans tous les lambris; son chapeau d'évéque, des clés partout (qui sont ses armes), iusque sur le tabernacle de sa chapelle, des armes sur sa cbe<minée en tableau, avec tout ce qu'on peut imaginer d'ornements, tiares, armures, chapeaux, etc., et toutesies marques desofBces de la couronne; dans sa galerie, une carte que j'aurais prise pour un concile, sans deux reli> gieuses aux deux bouts : c'étaient les premiers et les successeurs de sa maison; et deux autres grandes cartes généalogiques avec le titre de : Descente de la trèe-^atgusiewiaisoH de der" mont-Tonnerre dOrient, et à l'autre, des empereurs d'Occident. Il me montra ces merveilles que j'admirai à la bftte dans un autre sens que lui. >

Sa Bibliothèque 4 plus somptueuse que rich^ ne lui servait, diton, pas à grand'chose.

CLlQUOT(Jean), conseUIer-écbevki de la ville de Reims, vers 1730.

D'a\ur^ au chevron d'or accompagné eu ektfde^éloiles iamémê,€t mpoimad^UH lisdt^jaréiH de simple.

CLOQUET (Louis), chanoine-diacre de l'cglise de Reims, vers 1719.

D'a\ur, au chevron d'argent surmonté d'un croissant montant et accompagné de trois cloches, 2 en chef, I en pointe, le tout de même.

Cette empreinte charmante nous a été communiquée par notre savant ami M. J.-F. Bladé, l'auteur des jE/udes sur l'origine des Basques.

CLUGNY (Etienne de), baron de Nuis-sur-Armançon, conseiller au Parlement de Bourgogne, né le 18 juillet 1Ô91, mort le 21 juin 1746.

D'azur, à deux clés d^or f usées en pal et adossées, les anneaux en losanges pommelés et enlacés.

Cette marque figurait sur un exemplaire de VAlmanach royal, année 1737, relié en maroquin rouge à tranches dorccs.

CLUGNET (Rigobert), baillif de l'abbaye de Saint-Rémy de Reims, vers 1720.

D a\ur, a la Jasce d or accoiuyagr.éeen chef d'une ombre de soleil et en pointe d'un œil ouvert, le tout de même.

COCHET DU MAGNY (Mclchior- Benignc-Maric), prêtre, chanoine de la Sainte Chapelle du roi à Dijon.

Mort en 1791- Il avait formé une très-belle Bibliothèque.

D'argent, au coq àe gueules.

SI

l6a ARUORIAL

COEFFIER DE RUZÉ (Antoine), marquis d'Effiat , chevalier des

j Ordres du Roi, premier écuycr et premier veneur du duc d'Orléans, régent du royaume, bailli et gouverneur des ville et château de Mon-

f , targis, mort le 3 juin 17 19 , âgé de 81 ans.

De gueules, au chevron d'argent ondé d'a\ur, accompagné de trois lionceaux d'or, deux en chef, un en pointe.

CŒURDEROY (Pierre-Anne), chanoine de l'église cathédrale de Dijon,

. né le 8 septembre 1747, reçu con- •eiller par le Parlement de Bourgogn* le 1 1 janvier 1772.

D'azur, au cœur couronné d'or^ accosté de deux palmes de même.

V BIBlIOPmLB.

j COIGNET (Julien-Denis), seigneur I des Clayes, Vaucrcsson, etc., con- ! seiller en la Grand'Chambre du Par- I lement de Paris, où il avait été reçu le 16 février 1707. Il mourut à Paris, le 2 mai 1742, âgé d'environ 58 ans.

D'a\ur, a une gerbe d'or, accosuc de deux moutons saillants d'argent.

COIGNET DE LA THUILERIE (Mathieu), comte de Courson, conseiller d'Etat, mort en i653, dans la 57* année de son âge. Il avait épousé en troisièmes noces, vers 1625, Anne l'Escalopier, fille de Jean, président au Parlement de Paris, et de Marie Gohelin, soeur aînée de la duchesse

de Béttiune-Charasi. Anne l'Escalopier mourut à Venise, le 26 novembre i633, âgée de 22 ans.

ARMORUL DU BIBLIOPHILE.

Ecartelé : au i et 4, d'azur, à 3 épées d'argent mises en sautoir, la pointe en haut, les poignées et gardes d'or, accompagnées de 4 croissants d'argent, qui est de Coignet \ au 2 et 3, de gueules, à la croix d'or cantonnée de 4 croissants de même, qui est de l'Escalopier.

COISLIN DU CAMBOUT (Pierre de),évêque d'Orléans et abbé cornmcndataire de Saint-Victor , ne à Paris en i636, mort à Versailles le 5 février 1706.

De gueules, à trois Jasces échiquetées d'argent et d 'o^wr de 2 traits.

L'évêquc d'Orléans hérita de la fameuse collection du chancelier Séguier, par sa mère Marie Seguier, qui avait épouse Picrre-Cesar, marquis de Coislin, colonel gJnéral des Suisses, mort en 1641. On ne sait si ce prclat avait un grand amour pour les livres; tout ce qu'on peut dire, c'est que lorsqu'il mourut les ouvrages imprimés avaient complétementdisparu. Les manuscrits passèrent à son neveu Henri-Charles du Cambout, duc de Coislin , évéque de Metz, pair de France et prince du Saint-Empire, qui les légua à l'abbaye de Saint-Germain-dcs-Prés. Une partie de ces manuscrits furent détruits par

un incendie le 19 août 1794. C«ux que Ton put sauver sont aujourd'hui A la Bibliothèque Nationale. Quelquesuns de ces livres sont ornés des armes ci-dessus, frappées sur les plats, et tous les volumes provenant de la munificence de l'cvéquc de Metz portent au bas du premier feuillet l'étiquette imprimée qui suit : Ex BibliothecaNoss.

Coisliniana, olim Segueriana, quam illust. Henricus du Cambout^dux de Coislin, par Franciœ, episcopus Metensis, etc., monasterio S. Germani a Pratis legavit. An. M.D.CC.XXX.IL

Le P. Montfaucon, d'après l'ordre du duc de Coislin, avait dressé le catalogue des manuscrits grecs que renfermait la collection Segu ier. Ce catalogue parut sous ce titre : Bibliotheca Coisliniana, olim Segueriana, sive manuscriptorum omnium grcecorum, quœ in ea continentur... descriptio... studio et opéra D. Bernardi de Montfaucon... — Parisiis, L. Guerin, 1725, in-8, 810 pag. Voy. Seguier.

L'évêquc de Metz (i), lui, passait à juStetitrepour un véritable bibliophile.

Il avait formé à Paris une fort belle collection de livres que les gens de lettres pouvaient fréquenter à leur gré.

Outre celle-ci, il en possédait encore deux autres : l'une en son palais épiscopal, composée d'environ douze mille volumes; l'autre, non moins considérable, dans le splcndide château de Frcscaty, près Metz.

Ses livres, habilement reliés et ornés par les plus célèbres artistes de l'époque, portaient en grande partie les armes du possesseur. Ces armes se distinguent des précédentes par les

j (1) Né i Paris, le 1 5 septembre 1664, mort I en la même ville, le 28 novembre 1733. Il ' avait été commandeur de l'ordre du Saint- I Esprit, premier aumônier du Roi et membre de l'Académie française.

164 ânMomt DU B

ornements de Vécu, comme il suit. 1

Cfl/a/o^u<? des livres... de la Bibliothèque de feu... Henri-Charles du 1 Cambout, évéque de MetZj prince du Saint-Empire, duc deCoislin, pair de France...— P<ir/5, J. de Nully, 1736, in- 12.

COISLIN (Pierre-Adolphe du Cambout, marquis de).

Comme ci-dessus.

Cette Bibliothèque, composée avec un goût éclairé, renfermait un Grolier ( Vico yEneas), le Imagini con tutti i riversi... 1548, in.4, avec un grand nombre de reliures sorties des ateliers de Traulz et Bauzonnct, Duru et Niedrée. Les livres que cet amateur avait fait relier étaient habillés en maroquin vert avec ses armes sur les plats

IBLTOPHILE.

et le chiffre suivant formé des lettres

P. A. C. (Pierre- Adolphe Coislin), placé aux angles.

Catalogue des livres rares et précieux manuscrits composant la bibliothèque de M. le marquis de C*'" (Coislin)... — Paris, Potier, 1847, in-8.

COISNARD (Étienne), seigneur de la Garenne, près Meulan, conseiller au Parlemcntde Paris, le 29 avril 1674, en la deuxième Chambre des enquêtes. Il naquit le 18 juin 1649, et mourut en sa terre de la Garenne, le 33 août 1723.

Echiqueté d'argent et d a\ur, à la tr angle d'or sous un chef émanché d'argent et de gueules de 1 6 pièces.

ARKORUL

COLARD (Pierre), conseiller au Parlement de Bourgogne.

D'argent, à deux étoiles a'fl^ur en chef et une tête de lion arrachée en pointe de même.

COLAS , seigneur des Francs, conseiller au Parlement de Paris.

D'or, au chêne de sinople, au sanglier passant de sable en pointe de Pécu.

COLBERT DE CROISSY (Charles), président à mortier au Parlement de Paris, le 26 août 1639, mort au chAteau de Versailles, le a8 juillet 1696, âgé de 67 ans.

BTBL10PHILI. 165 D'or, à la couleuvre en pal tor-

tUL'c d'azur.

COLBERT , marquis de Seignelay (Jean-Baptiste), le premier ministre de ce nom. Il naquit à Reims, le 29 août 16 19, et mourut en la même ville, le 6 septembre 168 3.

Comme i^i-utisui.

Colbert, comme chacun sait, fut un habile organisateur. Ce que l'on sait peut-être moins, c'est qu'il a été l'un des plus ardents bibliophiles que Ton connaisse. A ce tact merveilleux qui lui faisait voir vite, net et bien le côté pratique d'une situation difficile, il joignait un goût profond pour les hautes manifestations de l'esprit. L'amour des livres le rendit presque aussi célèbre que ses talents administratifs. La

i66 AWiHitfâi.

Bibliothèque qu'il s'était créée à l'aide du savant Carcavi, au milieu d'une vie si laborieuse et si agitée, dés 1662, jouissait d'une réputation telle que les savants de l'Europe demandaient comme une faveur insigne delre admis à la visiter.

On y comptait plus de huit mille manuscrits du plus rares et des |dus précieux-, de toutes les époques et en toutesleslangues. Parmieux tîguraient «i^x livres, aujourdliui «u Muséedes ^ofiyerainf^proTenantdestrJsùrs inestimablesque renfermait avant la Révolution la cathédrale de Metz : l'un, fait pour Charles le Chauve, et qui passait pour le Livre d'Heures de Charlemagne; l'autre, la Bible connue 'ous le nom de Bible de Charles le Chauve.

La partie des imprimés était aussi très-considérable. Le catalogue qui en fut dresse lors de la vente mentionne dix-huit mille deux cent dix. neuf articles^ dont ia plupart soiu doubles, triples et même quadruples; et ce ne $crait point une exagération que d'évaluer le no i^i b : c des volumes à cinquante ou soixante mille.

Ala mort deCblbert, sa Bibliothèque passa entre les mains dc son fils ainé, Jcan-Baptistc Colhert, marquis de Seignelay, — né a Paris en i65 », mort le 5 novembre 1C90,— qui devint coiniv tre de la marine.

• Le marquis Je Seigneîay , dit c M. Léopoid ûclisie , n'avait pas « pour les livres la même passion que c son p6re.» Gspendant, il U conserva avec beaucoup de soin et l'aui^mcnta encore sous la direction de Baluze , qui avait succcdé à Carcavi dans la charge de bibliodiécaire.

Quand le ministre de la marine vint i mourir, la Bibliothèque Colbcrtinc échut à Jacques - Nicolas Colbertj frère du précédent, archevêque

BV Biluomut»

de Rouen. Baluze fut alors remplacé par l'abbé Duchesne. Mais, selon le savant que nous venons de citer, l'admtnisttation Duchesne, pas plus que celle de Guillaume Mjlhett son successeur, ne fut marquée par aucune augmentation.

L'archevêque de Rouen, appréciant tout le pris d'une pareille collection, et croyant suivre en cela la pensée paternelle, résolut de la substituer dans la fiunilie, alin d'en prévenir la dispersion. En conséquence, par son testament daté du 5 décembre 1707, il disposa de la Bibliothèque Colbertine en faveur de son neveu Charles- Éléonor Colbert, alors abbé, depuis comte de Seigneîay, qui mourut le 27 mars 1747. L'héritier direct rtait le frère aîné de celui-ci, Manc-Jean- Baptiste Colbert, mort en 1712. Ce prélat pensait tout naturellement que l'abbé, par état, conserverait mieux que tout autre un aussi important dépôt tttbliograpbique. C'est ce qull ressort des termes mime dc son testament. Ainsi, il recommande à Marie- Jean-Baptiste dc laisser à son frère puîné, Charles-Éléonor, «tous les It- « vres manuscrits et autres qui com- « posent sa Bibliothèque cie Paris, « sans aucune réserve, pour ia somme « de 60,000 livres, espérant todit seia gneur testateur que ledit seigneur

0 abbé de Seigneîay, son neveu, dans

1 lequel il a toujours reconnu de bon- « nés inclinations , conservera une « Bibliothèque qui convient à l'état « qu'il a embrassé, laquelle a été for-

i d mée avec tant de soin par un père a si respectable , lequel a toujours < désiré qu'elle ne fut point dissipée, a et que dans cette vue le sieur abbé a de Seigneîay, s..;i neveu, prendra a des mesures pour la perpétuer dans

« salimiUe,»

ARMOniAL

Mais les goûts ne sont pas héréditaires. Vingt-un ans après cette transmission, Ch.-Éiéoncr Colbcrt ayant depuis longtemps a bandonné la carrière ecclésiastique, songea à se défaire de la Bibliothèque fondée avec tant de peines et de dépenses par son aïeul, et si pieusement conservée et entretenue par ses deux oncles. En 1728, il fît une vente publique des livres imprimés. Quelque temps avant, il avait déjà vendu six cents manuscrits, pour la somme de 12,000 livres, à l'amateur Meigret de Serilly. Ce commencement de dispersion jeta l'alarme dans la République des lettres. Les réclamations surgirent de tous côtés en vue de conserver un cabinet dont la destruction était considérée par les travailleurs comme une perte publique. On demanda que tant de richesses fussent acquises parle gouvernement. Le comte de Seignelay, il faut le dire à son éloge, en fît lui-même la proposition par une lettre qu'il adressa au Roi, et dans laquelle il s'en remettait complètement à sa générosité pour l'indemnité qu'il avait droit d'espérer. Louis XV s'empressa de se rendre au vœu de tous, et signa en quelque sorte le contrat de vente par ces simples mots écrits de sa propre main, en marge de la lettre d'offre du comte de Seignelay : Bon, 3oo,ooo livres.

C'est ainsi, qu'en jySa , la Bibliothèque du Roi s'augmenta de la plus précieuse et de la plus splendide collection de manuscrits qui jamais ait été formée par un particulier.

En 1748, les manuscrits qui avaient été cédés à Meigret de Serilly furent réunis au fonds commun, et aujourd'hui, à part quelques volumes disséminés çà et là dans' des cabinets d'amateurs tant fran({at» qu'étrangers, la Bibliothèque Nationale possède la

presque totalité des manuscrits amassés par Colbert.

La plupart des livres imprimés et presque tous les manuscrits portent sur leurs plats les armoiries du possesseur primitif. Ces armoiries, dont les fers ont été gravés en 1672 par un nommé Thomassin, varient quelquefois quant au module; mais le fond de l'écu , ainsi que les ornements qui l'accompagnent, restent toujours les mêmes. Le chiffre qui figure ordinai-

rement sur le dos des volumes, entre les nervures, se compose tantôt des simples lettres J. B. C. entrelacées et couronnées, tantôt de ces mêmes lettres, mais redoublées comme dessus.

Dklisle. Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque Impériale.

Langlois. Nouvelles recherches sur les Bibliothèques des archevêques de Rouen.

Bibliotheca Colbcrtina : seu Catalogus librorum Bibliothecœ quae fuit primum... J. B. Colbert, regni administri; dcinde... J. B. Colbert, march.

deSeignelayi postea... J. Nie. Colbert, Rothomagensis archiepiscopi; ad demum... Caroli Leonori Colbert, comitisde Seignelay. — Paris, J. Martin^ 1738, 3 vol. in-i2.

lC8 ARMORIAL DU

COLBERT (Jacques-Nicolas), deuxième lîls du précédent, d'abord abbé da Bec, ensuite archevêque de Rouen, et membre de l'Académie française. Il naquità Parîscn iu54, et mourut le lo décembre 1707.

Ce prélat, rccommandable par les éminentcs qualités qu'il montra sur le siège épiscopal et par ses vastes connaissances littéraires, posséda, comme on vient de le voir, la Bibliothèque Colbcrtine. Mais il avait aussi la sienne propre à Rouen , où figuraient dei ouvrages rares et datant du berceau de l'imprimerie. Les volumes de sa provenance se reconnaissent aux marques suivantes : la première, quand il n'é-

BIBLIOPHIt.E.

tait encore qu'abbé ; la seconde, après

ques sont quelquefois accompagnées du chiffre composé des lettres J. N. G.

entrelacées, ininales de ics no.u cl prénoms.

Une partie de ses livres passèrent à sa mort dans la Bibliothèque de son père. Ainsi, la seconde marque est frappée sur un magnifique exemplaire in-folio vélin des Annales des Gaules, par Nicole Gilles, Paris, Galiot Dupré, i525, conservé à la Bibliothèque Nationale, que l'en retrouve dans la collection paterncHc. {Dibl. Colb.^l. I, p. 179, n» 2585.)

COLBERT DE GROISSI (Ch.irlcs- Joachim), évcquc de Montpellier,

^appelant de la bulle Unigenitus.

Il naquit le 1 1 juin i738,ct mourut le 8 avril 1783.

ARMORIAL DU BiULIOPHILE.

Caroli Joachimi Colbcrti de Croissi.

episcopi Montispessulani... (5. /.), 1740, 2 vol. in-8.

CCLBERT (Michcl-Édouard), doyen de rÉjçlise d'Orléans en 1735, et abbé ccmmendataire des abbaye^ royales deS.iint-Mesminet de Suint Michel en Thicrache.

COLBERT (Jean-Baptiste), marquis de Torcy, ministre secrétaire d'Etat, né le 14 septembre i665, mort le 2 septembre 1746. Ce fut le quatrième et dernier ministre que cette famille donna à la France.

Catalogue des livres de M . le marquis de Torcy, ministre et secrétaire d'Étal.— Paris y Barrois^ '755, in-8.

COLBERT (Louis), marquis de Linières, maréchal de camp par brevet en date du i" janvier 1748. Il naquit le 8 avril 1709, et mourut 1024 juillet 1761.

Ces armuirics sont Iruppccs sur un exemplaire de : Austria... illustrata, 1722, in-folio, conservé à la Bibliothèque Nationale sous le n* M i3i.

On trouve encore au dos de ce volume le chiffre suivant :

coràipoîc des lettres L. C. entrelacées et couronnées, initiales des nom et prénoms de Tarcien possesseur.

L'on trouve beaucoup de volumes à cette mari^ue dans les autres Bibliothèques de Paris, et presque tous sont reliés avec infiniment de goût et d'élégance.

lyO ARMORIAL

C O L I G N Y (Gaspard-Alexandre , comte de). Il fut d'abord abbé de Saint-Denis de Reims, puis mestrc de camp du régiment de Condé. 11 mourut le 14 mai 1694, âgé de 32 ans.

De gueules, à une aigle d argent becquée , membrée et couronnée d'azur, armée et languée d or.

Devise : le les épreuves tous.

(X)LIN, conseiller au Parlement de Bourgogne.

D'azur, à trois colonnes d'or mises en pals.

CONFLANS (Godefroy-Mauricede), prieur de Vaisseaux en Vivarais, abbé d'Aigucbellc en 1608, grand vicaire de Soissons, sacré évéque du

ou BIBLIOPHILE.

Puy le 20 juillet 1621, mort le 14 mars 1625, âgé de 49 ans.

D'azur, semé de billettes d'or, au lion de même brochant sur le tout,

COQUEBERT (Simon), écuycr trésorier de France, conseiller échevin de la ville de Reims. 1727.

De gueules, à trois coqs d'or posés 2 et i.

COSNAC (Daniel Joseph de), archevêque d'Aix en 1687. Il mourut, doyen des prélats de la Gaule, âgé d'environ 80 ans, le 21 janvier 1701.

Ce prélat avait une Bibliothèque remarquable par le nombre et le choix des ouvrages. Les reliures étaient belles, et la plupart portaient les ar* mes suivantes sur les plats:

Digitizeo

ARMORUL DU

D'argent, semé ét étoiles de sable, au lion de même, armé, lampassé et

couronne de gueules brochant sur le tout.

COTTEREAU (Léon de), docteur de Sorbonne, prieur des Grands-Augustins de Paris, mort au mois de mai 1747, âge de 67 ans.

D'argent, à trois lézards de sinopic mis en pal, 2 et i.

COUCY DE CHATEAUVIEUX (Louis), né le 16 août i55Bj mort au mois de mars i583.

BIBLIOPHILE. «71 Écartelé : au i et 4, dta\ur, à trois

fasces ondées d'or; au 2 et 3, d'azur, à une fleur de lis d'or.

COURCILLON (Philippe de), marquis de Dangeau, Grand-Maître des Ordres du Mont-Carmel et de Saint- Lazare. Il reçut ses provisions le 24 décembre 1693. Il avait été aide-decamp du Roi depuis 1672 jusqu'en 1Û84, puis ambassadeur en Suède et deux fois en Angleterre, enfin chevalier des Ordres royaux et gouverneur de la Tourraine. Né le 21 septembre i638. mort le 9 septembre 1720. C'est l'auteur du journal si connu sous le titre de Journal de Dangeau.

D'argent, à la bande f uselée d.' gueules, accompagnée d'un lion d'à- :^ur en chef^

172 AHMORIAL DU

COURTARVEL DE PEZÉ (Henri- Albert de), abbJ commendaiaire de Notre-Dame de B-'auprc. Il mourut au château de Montfort, près le Mans, en avril t-ji, ii^ii de o; a*"-».

D'azur, au sautoir d'vr accoviyagné d'un double orle de losanget de même.

Page 1