‹ Armorial du BibliophileChapitre 13 sur 97 · LOUIS XVIII · texte numérisé non relu

LOUIS XVIII

Ecartelé: au i et 4, de France; au 3 et 3, d'azur, à ta fleur de lys d'or surmontée d'un lambel de gueules, qui est de Provence.

Ce prince savant et lettré qui, dans les rigueurs de l'exil, annotait Horace et produisait des vers pleins de grâce et de fraîcheur, ne pouvait manquer d'avoir une bibliothèque, non pas une de ces bibliothèques d'apparat que tout grand seigneur ou financier du xvui* siècle était tenu de posséder, mais une collection choisie de livres que sa main royale fouillait constamment. Lesou-

vrages classiques et des meilleures éditions y figuraient en grand nombre.

Les reliures en étaient simples, et ne portaientpourtoutornementquel'écu ci-dessus comme comte de Provence.

Plus tard, lorsqu'il fut roi de France, il se composa, au château de firunoy,

une autre bibliothèque dont chaque volume avait sur les plats un écusson spécial dont voici la description : de France , à la bordure engrêlée de gueules; Vécu entouré des colliers des ordres, sommé d'une simple couronne fleurdelisée et accompagné de cette /éjjentte.-Bibliothèque de Brunoy.

La première bibliothèque du comte de Provence était à Versailles. Les richesses qu'elle contenait furent déposées, en 1793, dans les diverses bibliothèques publiques de Paris, et surtout dans celle de la ville de Versailles ; et, jusqu'en 1862, on n'avait eu aucun catalogue complet de ces divers dépôts.

A cette époque seulement, l'éditeur Lefebvre devint acquéreur d'une grande partie des archives de cette belle collection, avec le catalogue, un volume in-folio, écrit tout entier de la main du prince bibliophile. 3

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