CARRELET DE LOISY
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D'azur, au lion d'or, au chef cousu de gueules, chargé de trois losanges d'argent.
Cette marque accompagnait une reliure du célèbre Derome. Nous avons rarement vu un aussi joli travail dans l'ensemble et plus de délicatesse dans les détails.
CARRION DE NISAS (Henri de), lieutenant-général des armées du Roi, mort le iS novembre 1754,
âgé de 94 ans.
D a\ur, d une tour d'argent donjonnée de trois tourelles du même, crénelées et maçonnées de sable.
Voy. le Catal. Dinaux, i™ partie, n*2i3.
ARMORIAI. BU BIBLIOPHILE:
CASTAGNÈRES ( Pierre - Antoine de), marquis de Châteauneuf et de .Marolles, conseiller d'Etat. Il fut reçu prévôt des Marchands de Paris le 4 juillet 1720, en remplacement de Charles Trudaine. Mort vers i725.
châtaignier arraché de
CASTANIER D'AURIAC (Guillaume), conseiller d'Etat et premier président au Grand Conseil, né en 1702, mort à Fontainebleau, le 3 décembre 1,765.
D'argent, au châtaignier de stnopie, fruité d'or, sur un tertre du premier, un chef d'azur chargé d'un croissant montant, accosté de deux étoiles, le tout d'argent
CASTELLANE (François-Adhémar de Monteil de Grignan de), archevêque d'Arles, né le 27 août i6o3, mort le 9 mars 1689.
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Ecartelè: au 1 , d'or, à trois bandes d"a\ur; au 2, de gueules, à un château d'or sommé de 3 tours d'argent, qui est de Castellane ; au 3, de gueules , au lion d argent, au franc quartier d'hermine; au 4, de gueules, à la croix alaisée d'or, cantonnée de 4 quintefeuilles de même.
CATHERINOT (Nicolas), jurisconsulte et philologue, né au château de Susson, près Bourges, le 4 novembre 1628, mort dans cette ville, le 28 juillet 1688.
D'argent, au chevron d'azur accompagné de trois merlettes de sable, S en chef, 1 en pointe.
'4° ARMORIAI. DU
Cet amateur s'était composé une Bibliothèque comprenant presque tous les ouvrages se rattachant à la province du Berry, dont il voulait écrire l'histoire. On ignore s'il avait un grand amour pour les livres des autres, mais l'on sait, par le Ménagiana, quels soins il prenait pour se débarrasser de ceux qu'il produisait, a Comme ils « n'étaient pas d'un grand débit, et «qu'aucun libraire n'eût voulu s'en « charger, M. Catherinot, quand il « venait à Paris, emportait avec lui a quantité de ses exemplaires brochés, « et passant par les quais, il faisait
■ semblant de regarder les vieux livres
■ et les brochures qu'on y étale, et
■ tirant de sa poche cinq ou six de ses « exemplaires, il les mettait parmi les a autres. C'est la méthode qu'il avait • inventée et qu'il a continuée jusqu'à « sa mort pour immortalisersonnom.D
CATINAT (Pierre), seigneur de la Fauconnerie, père du célèbre maréchal de ce nom. Il mourut doyen des conseillers au Parlement de Paris, en 1673 ou 1676, et fut enterré en l'église de Saint- Benoît , dont il avait été premier marguillier vers 1629.
Dans les Portraits des membres du Parlement, publiés par Duleau,on lit :
« Catinat.— Homme d'honneur, très- « capable, hors d'intérests, a grande
• probité , a grande
• Chambre... »
CAULET (Jean), aumônier du Roi, évêque et prince de Grenoble, doyen du decanat de Savoie, abbé de Castries, de Saint-Martin, de Miserere, de Saint-Thiers de Saôu, de Notre- Dame de Chartres et de Saint-Nïcolas-des-Prés, prieur commandataire de Saint-Robert de Cornillon, mort en cette ville, le 27 septembre 1771, âgé de 68 ans.
D'argent, à la croix de gueules chargée de neuf coquilles d'or.
De gueula, au lion d'or, à lafasce de gueules brochante chargée de trois étoiles d'or.
La Bibliothèque de ce prélat était considérable. Elle renfermait une collection des Elzevier et beaucoupd'autres ouvrages provenant des plus célèbres imprimeurs. Il avait, en outre, rassemblé un grand nombre d'objets d'art et decuriosité, tels que tableaux, bronzes, estampes, vases antiques, pierres précieuses, médailles, etc.
Mercure de France, novemb. 1771, p. 212.
ÀBHORIÀL DU BIBLIOPHILE. -
CAUMONT (Henri-Jacques-Nompar de), duc de la Force, pair de France, né le 5 mars 1675, reçu le 28 janvier 1715 membre de l'Académie française, mort le 22 juillet 1726.
J; D'azur, \à\trois^léopards <t or Pun sur l'autre, couronnés, armés et lampassés de gueules.
Devise : Ferme Caumont.
Ces armes sont ordinairement accompagnées d'un chiffre composé de deui C. entrelacés comme il suit.
Bibliotheca Fortiana, seu catalogus librorum bibliothecœ... Henri Jacobi Nompar de Caumont , ducis de la Force et paris Francis. — Partsiis, J. A. Robinot, 1727, in-12.
CAVERSON (Guillaume), chanoine d'Utrechr.
D'azur, au dauphin couronné d'or allumé de gueules.
Bulletin du Bibliophile belge, 2" s., t. V, p. 260.
CHABENATDEBONNEUIL, en Berrv.
D'argent, à la fasce en devise de gueules soutenue de trois pensées au naturel, feuillées de sinople, 2 et 1 ; au chef d'azur chargé rf*un soleil d'or.
Le fer de ces armes, conservé au musée de Bourges, sans aucun doute a servi à marquer les livres d'une Bibliothèque particulière. Mais à quel membre de la famille Chabenat a-t-il appartenu? C'est ce que nous n'avons pu découvrir.
ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.
CHAMBELLAN (Guillaume) , conseiller au Parlement de Bourgogne, reçu le i5 juin 1496.
D'azur, à deux pattes de griffon d'or en chef, et en pointe une tête de léopard arrachée de même, lampassée de gueules.
CHAMILLART (Michel de), né en i65 1 d'une famille bourgeoise, mort à Paris, le 14 avril 1771.
D'a\ur, à la levrette passante d'argent, accolée d'azur, au chef d'or chargé de trois molettes d'éperon du champ, aliàs de sable.
Chamillart fut d'abord contrôleur général des finances, en 1699, à la place de Pontchai train ; puis ministre de la guerre en janvier 1700, en remplacement de Barbezieux, fils de Louvois. Cinq ans après, Louis XIV le
nomma grand trésorier de ses ordres.
Il obtint en outre la réunion des seigneuries de Courcelles, Château-Sénéchal, Verron et autres châtellenies au comté de la Suze (Sarthe), dont l'érection fut renouvelée en sa faveur par lettres-patentes du tnois de mai 1720. Chamillart est le type du ministre sous un gouvernement personnel. Sans aucune espèce de talent, il s'éleva, comme on vient de le voir, aux plus hautes dignités. On a dit qu'il ne devait son étonnante fortune qu'à sa grande habileté dans tous les jeux, et particulièrement au jeu de billard, que Louis XIV aima passionnément de longues années. Bien que rien ne puisse nous étonner de l'homme qui signa la révocation de l'édtt de Nantes et provoqua les dragonnades, il nous est difficile d'admettre que, pour un motif aussi puérile, le * grand roi » ait pu confier à Chamillart d'aussi importantes fonctions. La cause réelle de son avancement est peut-être dans son incapacité même.
Il n'était ni politique, ni guerrier, ni administrateur, ni financier. Son mérite, si c'en est un, consistait dans la possession de ces qualités négatives que les grands aiment et recherchent tant chez leurs inférieurs : l'honnêteté, la modestie, la douceur et la soumission, a C'était, dit Saint-Si- « mon, un homme aimable, obligeant, « modeste, compatissant, doux dans le
■ commerce et sûr, jamais enflé, cn-
■ core moins gâté par la faveur et t l'autorité, d'abord facile et honnête « à tous, mais à la vérité impar oneri, o peu d'esprit et de lumière, peu de «discernement, aisé à prévenir, à 0 s'entêter, à croire tout voir et tout < savoir... 1 Dans tous les actes de son administration, il était guidé et soutenu par les conseils de son puissant
patron, qui en cela trouvait lui-même la satisfaction de son immense amourpropre. Par hasard , faisait-il bien, le maître en recueillait tout l'avantage; si mal, rélève supportait à lui seul tout le poids de l'animad version publique. Quand sonna l'heure de sa chute, il rentra, calme, tranquille et sans haine, dans la vie privée, où il vécut depuis sans faste et dans la meilleure compagnie, passant son temps dans son hôtel & Paris, ou dans son château de Courcelles (Seïne-et-Oise).
C'est alors, comme tous les vaincus, qu'il chercha une compensation dansles choses de l'esprit. Il rassembla un grand nombre de bons et beaux livres, dont la plupart portaient ses armes frappées sur les plats. Il se composa, en outre, un cabinet d'antiquités et d'objets d'art d'une grande valeur, où il avait réuni des estampes, des gravures et des tableaux, dans le choix desquels il se montra un amateur de goût. A sa mort, les épigrammes tombèrent dru comme grêle. De toutes, nous ne citerons que la suivante, qui frappe à la fois et le maître et le serviteur :
Ci gît le fameux Chamillart,
De son roi le protonotaire;
H fut un héros au billard,
Un zéro dans le ministère.
Chamillart avait épousé, le 28 novembre 1680 , Isabelle-Thérèse Le Rebours, sa cousine germaine, fille de Jean Le Rebours, maître des Comptes, morte au château de la Suze, le 26 juillet 1731, âgée de74 ans. Madame de Chamillart, dans son domaine de l'Ëtang-la-Ville(Seine-et-Oise), s'était formée une Bibliothèque fort remarquable et de beaucoup supérieure à celle de son mari, soit par le choix des ouvrages, soit par le luxe et l'élégance des ornements. Tous les volumes qu'elle avait fait relier elle-même
étaient habillés en maroquin de différentes couleurs et doublés de même.
On les reconnaît facilement par ses armes, tantôt frappées sur les plats , avec son chiffre aux angles — deux C entrelacés , — tantôt à l'intérieur , comme il suit.
Comme ci-dessus , accolé de Lh Rebours , qui est de gueules à sept losanges d'argent, posés 3, 3 et 1.
Ces volumes sont aujourd'hui disputés avec ardeur par les bibliophiles.
A la vente de la splendide collection Brunet, ils se sont élevés à des prix fabuleux. Nous en citerons quelquesuns pourmontrer le goût du possesseur primitif.
Dans le Catalogue des livres de Brunet, nous trouvons : i* un exemplaire des Provinciales, 1700, 2 vol.
in-12, vendu 1,620 fr. à M. Potier, libraire de Paris; 2. un Théâtre dt Corneille, 1706,10 vol. in-12, reliés par Boyer, vendu 4,100 fr. au même libraire.
Dans le Catalogue des livres rares et précieux de M. J.-J. de Bure, Paris', i853, in-8, sous le n» 47, on lit 1 0 Heures pour madame Chamillart , a in-8, relié, maroquin, avec des fera moirs, doublé de mar. v., dent., 4 tr. dor. — Manuscrit sur vélin, corn- « posé de 401 pages et le titre. Il est 0 orné d'une miniature â la page 3a,
AKMORIAL DU BIBLIOPHILE.
a et de vignettes, culs-tk'-lampe et a lettres initiales en or et en couleurs. « L'écriture en est très-belle. Le nom
■ du calligraphie, J Le Coûteux, se
■ trouve à la page 368. — Ce joli ma-
■ nuscrit, fait pour madame de Cha-
■ millart, femme du ministre de ce « nom, est à ses armes. Cette Dame a possédait de très-jolis livres qui sont
■ actuellement fort recherchés.,. > Ce volume fut acquis 6o5 fr. par le célèbre bibliophile Hope. Il figure dans le Catalogue de cet amateur sous le n°5.
Enfin , M. Bachelin-Deflorenne , notre éditeur, a vendu récemment, en vente publique, un livre aux armes de madame de Chamillart , intitulé : Le Symbole des Apôtres, avec des explications pour servir de méditation aux âmes chrétiennes, par le R. P. Perduyn, de la Compagnie de Jésus, à Bruxelles. C'est un volume in-12, relié en maroquin noir janséniste , doublé de maroquin rouge, avec bordures. Chaque feuille de vélin, est encadrée d'or; les titres sont rouges , les majuscules sont ornées de peintures rehaussées d'or. Il est aujourd'hui en la possession d'un amateur qui descend de la famille des Chamillart.
Chamillart eut de sa femme trois filles, qui toutes trois professèrent pour les beaux livres le même culte que leur mère.
La première, Catherine-Angélique, morte le 19 février 1739, âgée de 5o ans, épousa, le 14 juin 1698, Thomas de Dreux, marquis de Brézé.
La seconde, Marie-Thérèse, morte sans enfants le 3 septembre 1716, fut mariée, le 24 novembre 1 70 1 , à Louis, d uc de la Feuillade, maréchal deFrance, mort le 29 janvier 1725.
La troisième, Geneviève-Thérèse, nr iaî 1714, avait épousé,
} 170a, Guy-Nicolas de
Durfort, duc de Lorges, dont elle fut la première femme,
Nous en parlerons aux noms respectifs de leurs maris.
CHANLATTE, directeur du commerce des Indes, 1670.
D'argent, au chevron d'azur accompagnêde trois mouchetures d'hermine de sable, 2 en chef, 1 en pointe.
Les livres à cette marque sont assez fréquents, et l'élégance avec laquelle ils sont reliés fait supposer que la Bibliothèque dont ils faisaient partie devait être celle d'un bibliophile de goût.
CHAPPONAY (François de), prévôt des marchands de la ville de Lyon,
D'azur, à trois coqs d'or, 2 et 1, membres, becqués, barbés et crêtes de gueules.
CHAPT DE RASTIGNAC (Louis- Jacques), archevêque de Tours, né dans le Périgord en 1684, mort le 2 août 1750.
D'azur, au lion d'argent couronné d'or.
L'archevêque de Tours avait réuni dans son palais épiscopal beaucoup de livres, en général classiques, qu'il avait fait relier avec une grande richesse d'ornementation. On y remarquait aussi bon nombre de manuscrits précieux, dont la plupart sont conservés aujourd'hui dans les différentes Bibliothèques de Paris.
CHARENCY (Guillaume), conseiller au Parlement de Grenoble, vers le commencement du xvn* siècle.
D'azur, à trois oiseaux d'argent , "olant en bande.
I BIBLIOPHILE. t4S
CHARPENTIER (Thierry), conseiller au Parlement de Metz, le 1 6 octobre i63y, pu isau Grand Conseil, le 25 janvier 1644, conseiller au Parlement de Parts et commissaire aux requêtes du Palais, le 5 avril 1645, mort en 168 1.
D'azur, à ta bande échiquetée d or et de gueules de deux tires, accompagnée de deux licornes effarées, alias saillantes d'argent.
Duleau, dans ses Portraits des membres du Parlement de Paris, dit :
Charpentier. — a Fort facile a gouc verner, quoyque en apparence d'hu- • meur bizarre, critique et mélancoli- ■ que; est fort attaché à ses interests, « au sacq; seur à ses amys... Ne inan- « que pasde capacité.! Nîdegoûtetde talents bibliographiques , ajouteronsnous, car les livres à cette marque que nous avons vus étaient habillés avec beaucoup d'élégance , et la plupart portaient des notes judicieuses tant sur le sujet propre, que sur l'édition. On trouvait dans sa Bibliothèque plusieurs incunables et quelques Livres d'Heures ornés de miniatures de la plus grande beauté. Les armoiries cidessus ont été prises sur un exemplaire de : La Loy salique de Guill. Postel.
— Paris, Séb. Nivelle, iS5z, in-16.
146 ARMORIAI.
CHARRIER, sieur de La Roche (J ean- Baptiste) , chevalier, né en 1734 , président en la Cour des Monnaies de Lyon, lieutenant particulier de la même ville en 1 755.
D*a\ur, à la roue d'or.
CHARRON, marquis de Menars (Jean -Jacques), président à mortier au Parlement de Paris, mort en sa terre de Menars-sur- Loire , près Blois, le 16 mars 1718, dans la 75" année de son âge.
D'a\ur, au chevron d'or accompagné de trois étoiles du même, 2 en chef, 1 en pointe.
< C'était, dit Saint-Simon, unetrès- « belle figure d'homme et un fort bon- « homme aussi, peu capable , mais « plein d'honneur, de probité et de « dignité, et modeste, prodige dans un
c présidente mortier.» Maupeou lui succéda dans la charge de président.
Jean- Baptiste Colbert, depuis ministre de ce nom, mort le 6 septembre i683, avait épousé sa sœur, Marie Charron.
Ce bibliophile, dont le cabinet était un des plus beaux de son époque, s'enrichit encore, vers 1679, de la presque totalité de la collection Thuanîenne, qu'il sauva ainsi, pour le moment, d'une dispersion complète. Cet événement parut si heureux pour les lettres, que le poète Sahteul le célébra dans une très-belle élégie en vers latins sous le titre de Bibliotheca Thuana, nunc Menarsiana. En 1706, le président Menars céda au cardinal de Rouan, alors évéque de Strasbourg, pour la somme de 40,000 livres, toute la Bibliothèque des de Thou.
A sa mort, tout ce qui restait de sa collection et qui contenait encore tant de richesses différentes, comme on peut le voir par le Catalogue cité ci-dessous, fut transporté et vendu a la Haye.
Seulement les manuscrits Dupuy , dont le nombre s'élevait a plus de 85o volumes de tout format, restèrent entre les mains de ses deux filles et héritières, Marie-Thérèse Charron de Neufville, et Marie-Erançoise-Thérèse Charron de Nozieux. Le 10 avril (720, ces manuscrits furent acquis, par le procureur général de Fleury, pour 25,000 livres, qui les céda, le 10 juillet 1755, à la Bibliothèque du Roi, moyennant la somme de 60,000 livres.
Bibliotheca Menarsiana,on Catalogue de la Bibliothèque de feu messîre Jean-Jacques Charron, chevalier, marquis de Menars, baron de Confiant- Sainte-Honorîne, seigneur de Neufville et autres lieux , conseiller du Roi en tous ses conseils, préaident ù
ARJtORHL DU BIBLIOPHILE.
mortier en la Cour du Parlement de Paris... Augmentée et embellie d'un grand nombre de manuscrits, dont les
uns sont considérables par leur antiquité et conservation, les autres par la délicatesse des miniatures; et en outre enrichie de ce qu'il y a de recherché en théologie, de curieux en jurisprudence et en philosophie, d'intéressant et de beau en histoire et en belles- lettres, et dece qu'il y a de rares éditions parmi les orateurs et poètes.
Le tout très-bien conditionné , et quelques-uns en grand papier... — La Haye, Abraham de Ilondt, 1 720, in-8.
CHARTRAIREDEBOURBONNE (Jean -François-Gabriel-Benigne), président à mortier au Parlement de Bourgogne, en 1735, né le 8 avril 1713, mort le 24 novembre 1760. Il a va i 1 é p 0 u s é Jea n n e-G u i 1 1 e ! m i 11 c, fi 1 1 e du célèbre président Jean Bouhieb.
De gueules, à la tour d'or.
Chartraire de Bourbonne avait hérité, en 1746, delà célèbre Bibliothèque de son beau-père. Il la laissa à son fils, et celui-ci au comte d'Avaux, son gendre, qui la vendit, en 1 784 , à l'abbé de Clairvaui, au prix de i35,ooo liv. Voy. Bouhisb.
CHASSEBRAS {Jean- Baptiste), ancien docteur et seigneur de SorbonnCj prieur de Saint-Pierre de Çhaumont en Venin. Il avait été d'abord chanoine de l'églisede Chartres, puis, durant 35 ans, archiprêtre et curé de Ste-Marie-Magdeleine, à Paris. Mort en 1691, âgé de 773ns.
Coupé de gueules et d'or à trois roses , 2 en chef et 1 en pointe de Vun en Vautre.
Catalogue des livres composant la Bibliothèque de feu J.-B. Chassebras, ancien docteur de Sorbonne. — Paris, 1693, in-8.
CHASSEPOT DE BEAUMONT (Jean-François), chevalier seigneur de Mennecœur, conseiller du Roi en sa cour de Parlement. Mort a Paris, le 10 février 1724, à l'âge de 78 ans,
et 4, d'azur, à la
. fasee ondée d'or, accompagnée de 3 roses de même; au 2 et 3, d'azur, au chevron à" or accompagné en chef de deux molettes, et d'une tête de chérubin de même en pointe.
CHASTELLUX, duc de RAUZAN (Henri-Louis de), ancien ministre plénipotentiaire. Il venait d'être appelé à l'ambassade de Turin lorsque la Révolution de iS3o éclata.
A cette même époque, il était député de Saône-ct-Loire, C'est à l'occasion de son mariage avec M"* de Duras, que Louis XVIII lui accorda le titre de duc de Rauzan.
ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.
D'azur, à la bande d'or accompagnée de sept Hllettes de même, posées droites, six dans la direction de la bande, et la septième à l'angle senestre supérieur.
CHASTENET, comte de Puységur (Aimé-Jacques-Ladislas de), mort à Tours, le 2 mai 1844.
Ecartelé: au 1 , d'argent, au lion de gueules, à la bordure du champ, chargée de 8 écussons, surchargés chacun d'une fasce d'argent ; au 2, de gueules, à 3 /lèches d'argent futées d'or, posées en pal; au 3 , de gueules,à 3 pommes de pin d'or-, au 4,
«Tapir, à 3 étoilesd'or; etsurlet&Ut; d'azur, au chevron d'argent abaissé
sous un chef d'or, et accompagné en pointe d'un lion léopard é du second.
La Bibliothèque du comte de Puységur se faisait remarquer par le choix des livres, la beauté des éditions et le goût des reliures. C'est au comte de Puységur que M. d'Avaui, le dernier représentant de la famille de Mesmes, légua en mourant le fameux' psautier d'Ingelburge, dont MM. de Sourdeval et Léopold Delisle nous ont donne la curieuse odyssée.
CHASTILLON,en Bresse et Bugey.
Parti d'argent et de gueules, au ' lion passant de tun en l'autre.
ARMORIAI. DU
CHATEAUNEUF DE ROCHE- BONNE (Charles-François de), évéquc et comte de Noyon en décembre 1707. Il assista au sacre de Louis XV, le a 5 octobre 1722, et fut fait archevêque de Lyon en juillet 1731. Mort te ï8 février 1740.
De gueules, à trois tours donjonnées chacune de trois tourelles d'or ajourées et maçonnées de sable.
CHAULNES (Michel -Ferdinand
d'Albert d'Ailly, duc de), lieutenantgénéral des armées de Louis XV, membre honoraire de l'Académie des Sciences, né le 3t décembre 1714, mort le a3 septembre 1769.
De gueules, l'écu diapré de deux rinceaux embranchés de laurier a" ar gmt passés en sautoir, au chej éekiqtieté d'argent et d'azur de trotstraits qui est d1 Aîi-ly; sur le tout d'or, au
BIBUOPHILE. ' 149
lion de gueules armé, lampassi et Couronné d'or \ qui est <f Albert.
La Bibliothèque du duc de Chaulnes renfermait les ouvrages les plus rares et les plus curieux. Il avait aussi formé une splendide collection d'estampes.
La vente des livres produisit 41, iz3 livr., environ 225, 1 63 francs de notre argent.
Catalogue des livres manuscrits et imprimés et des estampes de la bibliothèque de M. le duc de Chaulnes, dont la vente se fera en son hôtel, rue d'Enfer. — Paris, Le Clerc, 1770, in-8.
Cet amateur possédait en outre une seconde Biblioth. en son château de Chaulnes, composée de 1 , t o5 vol., qui fut vendue à part, comme l'indique le catalogue suivant, toujours joint au précédent : Catalogue des livres de la Bibl. du château de Chaulnes, dont la vente sera indiquée par des affiches.
CHAUVELIN (Louis), seigneur de Grisenoy, président à mortier le 26 juin 1736, né le 23 janvier iyoô, mort le 29 avril (754.
D'argent, au chou sauvage, pommé et arraché de sinople, entouré par le fût d'un serpent d'or, la tête en haut.
Catalogue des livres de M. le président Chauvelin.— Paris, Damonnevilte, 1754, in-8.
ARBOWAL DU BIBLIOPHILE.
CHAUVELIN, seigneur de Grosbois, (Germain-Louis), branche de Grisenoy, garde des sceaux de France le 17 août 1727, ministre et secrétaire d'Etat des affaires étrangères jusqu'au 20 février 1737, et secrétaire et commandeur des ordres du Roï le 1" août 1736. Il naquit le 26 mars i683, et mourut le 2 avril
Comme ci-dessus.
Cet amateur, outre une fort belle Bibliothèque, avait réuni une collection tres-estimée de tableaux, d'estampes et autres objets d'art.
Les livres à cette marque sont assez fréquents, et se font tous remarquer par leurs belles reliures.
Catalogue des livres de la Bibliothèque de feu messire Germain-Louis Chauvelin, ministre d'Etat, commandeur des ordres du roi et ancien garde des sceaux de France, dont la vente commencera jeudi 1" juillet 1762..., en son hôtel, rue de Varennes. — Paris, Lotttn, 1 762, in-8, avec une table des noms d'auteurs.
Catalogue des tableaux , estampes , livres... après décès, de Germa in- Louis Chauvelin, ministre d'État, parRemy et Audran. — Paris, 1762, in-8.
CHA VANNES, en Bresse et Bugey.
De gueules, à 3 croissants montant d'or, 2 et 1 .
CHAVAUDON (Louis-Guillaume, seigneur de), président au Grand Conseil le 3i mars 1728, maître des requêtes honoraire, puis Président au Parlement le 16 décembre 1740, né le 6 mars 1 691, mort au château de Montmagny, le 16 juillet 1765.
Il avait épousé, le 19 juin 1715, Anne-Élisabeth Masson , fille de Jean-François Masson, secrétaire du Roi et fermier général.
D'azur, au ckevron d'or accompagné de trois besants de même, posés SCt 1.
Notice des principaux articles de la
ARMORIAI. BU
Bibliothèque de feu M. le président Chavaudon, après le décès de Mme la présidente de Chavaudon, son épouse.
—Paris, imprimerie de Didot, 177»,
CHÉON (Guillaume), conseiller, échevin de la ville de Reims, vers
D'argent, au chêne de simple, au chefd'a\ur chargé d'une molette (téperon d'or.
CHERIN (Bernard), né à Abouville en Champagne, le 20 janvier 1718, mort à Paris, le 21 mai 1785.
lef
D'or, à trois chérubins de gueules,
ai.
Chérin avait été historiographe des
ordres de Saint-Lazare, de Saint-Michel et du Saint-Esprit. Ce fut un généalogiste instruit, et, ce qui est rare, d'une haute probité. Sa Bibliothèque, considérable d'ailleurs, renfermait particulièrement des ouvrages manuscrits et imprimés sur toutes les familles nobles de France, et tous ses livres portaient les armes ci-dessus rapportées sur les titres. Son fils, Louis-Nicolas-Henri, mort le 14 juin 1799, généalogiste aussi, continua la Bibliothèque de son père avec la même marque. A sa mort elle fut dispersée, et l'on trouve aujourd'hui bon nombre de volumes ayant appartenu aux Chérin, dans la Bibliothèque Impériale.
CHEVALIER (Nicolas), président à la Cour des Aides , mort le a3 juin i633.
Ecartelé : au 1 et 4, d'azur, à la cordelière nouée dor liant deux E gothiques d'argent; au 2 et 3, d'argent, au lion rampant armé et lampassé de sable ; et sur le tout de gueules, à la licorne saillante d'argent.
Nicolas Chevalier était le petit-fils d'Etienne Chevalier, né à Melun vers 1410, mort le 3 septembre 1474, trésorier et ambassadeur de Charles VII, et ami particulier d'Agnès Sorel, qui