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Ecartelé : au i et 4, d'azur, à 2 épêes d'argent mises en sautoir, la pointe en haut, les poignées et gardes d'or, accompagnées de 4 croissants d'argent, qui est de Coignet ; au 2 et 3, de gueules, à lacrcix d'or cantonnée de 4 croissants de même, qui est de l'Escai.opier.
COISLIN DU CAMBOUT (Pierre de),évëque d'Orléans et abbé commendataire de Saint-Victor , né à Paris en i636, mort à Versailles le 5 février 1706.
De gueules, à trois jasces éohtquetées d'argent et d'azur de 2 traits.
L*évêque d'Orléans hérita- de la fameuse collection du chancelier Seguier, par sa mère Marie Seguier, qui avait ■ épousé Pierre-Cesar, marquis de Coislin, colonel général des Suisses, mort en 1641. On ne sait si ce prélat avait un grand amour pour les livres; tout ce qu'on peut dire, c'est que lorsqu'il mourut les ouvrages imprimés avaient complètement disparu. Lus manuscrits passèrent à son neveu Henri-Charles du Cambout, duc de Coislin , évéque de Metz, pair de France et prince du Saint-Empire, qui les légua à l'abbaye de Sain t-Germain-des- Prés. Une partie de ces manuscrits furent détruits par
un incendie le 19 août 1794. Ceux que l'on put sauver sont aujourd'hui à la Bibliothèque Nationale. Quelquesuns de ces livres sont ornés des armes ci-dessus, frappées sur les plats, et tous les volumes provenant de la munificence de l'évéque de Metz portent au bas du premier feuillet l'étiquette imprimée qui suit : Ex Bibliotheca Noss. Coisliniana, olim Segueriana, quam illust. Henricus du Cambout, dux de Coislin, par Franciœ, episcopusMetensis, etc., monasterio S. Germant a Pratislegavit.An.M.D.CC.XXX.H.
Le P. Montfaucon, d'après l'ordre du duc de Coislin, avait dressé le catalogue des manuscrits grecs que renfermait la collection Seguier. Ce catalogue parut sous ce titre: Bibliotheca Coisliniana, olim Segueriana, stve manuscrtptorutn omnium grœcorum, quœ in ea contineniur... descriptio... studio et opéra D. Bernardi de Montfaucon... — Parisiis, L. Guerin, 172$, in-8, Siopag. Vqy. Seguier.
L'évéque de Metz (t), lui, passait à juste titre pour un véritable bibliophile. Il avait formé à Paris une fort belle collection de livres que les gens de lettres pouvaient fréquenter à leur gré. Outre celle-ci, il en possédait encore deux autres : l'une en son palais épiscopal, composée d'environ douze mille volumes; l'autre, non moins considérable, dans le splendide château de Frescaty, près Metz.
Ses livres, habilement reliés et ornés par les plus célèbres artistes de l'époque, portaient en graride partie les armes du possesseur. Ces armes se distinguent des précédentes par les
(1) Né a Paris, le 1 5 septembre 1664, mort en la même ville, le 28 novembre 173». 11 avait été commandeur de l'ordre du Saint- Esprit, premier aumônier du Roi et membre de l'Académie française.
I(j.f AttWORWL DU BIBLIOPHILE.
ornements de l'écu, comme il suit. | et le chiffre suivant formé' des lettres
Catalogue des livres... de la Bibliothèque de feu... Henri-Charles du Cambout, évéque de Metz, prince du Saint-Empire, duc de Coislin, pair de France... — Paris, J. de Nully, 1736, in-ia.
COISLIN (Pierre-Adolphe du Cambout, marquis de).
Comme ci-dessus.
Cette Bibliothèque, composée avec un goût éclairé, renfermait un Grolier ( Vico jEneas), le Imagini con tutti i riversi... 1S48, in-4, avec un grand nombre de reliures sorties des ateliers de Trautz et Bauzonnet, Duru et Niedrée. Les livres que cet amateur # avait fait relier étaient habillés en maroquin vert avec ses armes sur les plats
P. A. C. (Pierre-Adolphe Coislin), placé aux angles.
Catalogue des livres rares et précieux manuscrits composant la bibliothèque de M. le marquis de C"" (Coislin)... — Paris, Potier, 1847, in-8.
COISNARD (Etienne), seigneur delà Garenne, près Meulan, conseiller au Parlement de Paris, le 29 avril 1674, en la deuxième Chambre des enquêtes. Il naquit le 18 juin 1649, et mourut en sa terre de la Garenne, le 23 août 1722.
Eckiqueté d'argent et d'azur, à la trangïe d'or sous un chef émanehi d'argent et de gueules de 1 6 pièces.
COLARD (Pierre), conseiller au Parlement de Bourgogne.
AUKOKIAL BU BIBLIOPHILE. j 65
D'or, à ta couleuvre en pal tor-
D argent, à deux Étoiles d'azur en chef et une tête de lion arrachée en pointe de même.
COLAS , seigneur des Francs, c seiller au Parlement de Parts.
D'or, au chêne de sinople, au sanglier passant de sable en pointe de Vécu.
COLBERT DE CROISSY (Charles), président à mortier au Parlement de Paris, le 26 août 1629, mort au château de Versailles, le 18 juillet 1696, âgé de 67 ans.
tillée d'a\ur.
COLBERT, marquis de Seignelay (Jean-Baptiste), le premier ministre de ce nom. Il naquit à Reims, le 29 août 1619, et mourut' en la même ville, le 6 septembre i683.
Comme ct-aeisus.
Colbert, comme chacun sait, fut un habile organisateur. Ce que l'on sait peut-être moins, c'est qu'il a été l'un des plus ardents bibliophiles que l'on connaisse. A ce tact merveilleux qui lui faisait voir vite, net et bien le côté pratique d'une situation difficile, il joignait un goût profond pour les hautes manifestations de l'esprit. L'amour des livres le rendit presque aussi célèbre que ses talents administratifs. La
▲RMORIAL DU BIBLIOPHILE.
Bibliothèque qu'il s'était créée à l'aide du savant Carcavi, au milieu d'une vie si laborieuse et si agitée, dès 1 662, jouissait d'une réputation telle que les savants de l'Europe demandaient comme une faveur insigne d'être admis à la visiter.
On y comptait plus de huit mille manuscrits des plus rares et des plus précieux, de toutes les époques et en toutes les langues. Parmieux figuraient deux livres, aujourd'hui au Musée des âSowverains,provenantdes trésors inestimables que renfermait avant la Révolution la cathédrale de Metz : l'un, fait pour Charles le Chauve, et qui passait pour le Livre d'Heures de Charlemagne; l'autre, la Bible connue sous le nom de Bible de Charles le Chauve.
La partie des imprimés était aussi très-cpnsidérable. Le catalogue qui en fut dressé lors de la vente mentionne dix-huit mille deux cent dix-neuf articles, dont la plupart sont doubles, tri-
pies et même quadruples; et ce ne serait point une exagération que d'évaluer le nombredes volumes à cinquante ou soixante mille.
AlamortdeColbert, sa Bibliothèque passa entre les mains de son fils aîné, Jean-Baptiste Colbert, marquis de Seigneiay, — né à Paris en 1 65 1 , mort le 5 novembre 1690, — qui devint ministre de la marine.
« Le marquis de Seigneiay , dit a M. Léopold Delisle , n'avait pas a pour les livres la même passion que a son père.* Cependant, il la conserva avec beaucoup de soin et l'augmenta encore sous la direction de Baluze , qui avait succédé à Carcavi dans la charge de bibliothécaire.
Quand le ministre de la marine vint à mourir, la Bibliothèque Colbertine échut à Jacques - Nicolas Colbert, frère du précédent, archevêque
de Rouen. Baluze fut alors remplacé par l'abbé Duchesne. Mais, selon le savant que nous venons de citer, l'administration Duchesne, pas plus que celle de Guillaume Milhet, son successeur,, ne fut marquée par aucune augmentation.
L'archevêque de Rouen, appréciant tout le prix d'une pareille collection, et croyant suivre en cela la pensée paternelle, résolut de la substituer dans la famille, afin d'en prévenir la dispersion. En conséquence, par son testament daté du 5 décembre 1707, il disposa de la Bibliothèque Colbertine en faveur de son neveu Charles- Eléonor Colbert , alors abbé, depuis comte de Seigneiay, qui mourut le 27 mars 1747. L'héritier direct était le frère aîné de celui-ci, Marie-Jean- Baptiste Colbert, mort en 171 2. Ce prélat pensait tout naturellement que l'abbé, par état, conserverait mieux que tout autre un aussi important dépôt bibliographique. C'est ce qu'il ressort des termes même de son testament. Ainsi, il recommande à Marie- Jean-Baptiste de laisser à son frère puîné, Charles-Éléonor, « tous les liât vres manuscrits et autres qui comte posent sa Bibliothèque de Paris, « sans aucune réserve, pour la somme « de 60,000 livres, espérant ledit seia gneur testateur que ledit seigneur a abbé de Seigneiay, son neveu, dans a lequel il a toujours reconnu de bon- «t nés inclinations , conservera une a Bibliothèque qui convient à l'état « qu'il a embrassé, laquelle a été force mée avec tant de soin par un père a si respectable , lequel a toujours « désiré qu'elle ne fut point dissipée, a et que dans cette vue le sieur abbé a de Seigneiay, son neveu, prendra a des mesures pour la perpétuer dans c sa famille. »
Mais les goûts ne sont pas héréditaires. Vingt-un ans après cette transmission, Ch.-Éléonor Colbert ayant depuis longtemps abandonné la carrière ecclésiastique, songea à se défaire de la Bibliothèque fondée avec tant de peines et de dépenses par son aïeul, et si pieusement conservée et entretenue par ses deux oncles. En 1728, il fit une vente publique des livres imprimés". Quelque temps avant, il avait déjà vendu six cents manuscrits, pour la somme de 12,000 livres, à l'amateur MeîgretdeSerilly. Ce commencement de dispersion jeta l'alarme dans la République des lettres. Les réclamations surgirent de tous côtés en vue de conserver un cabinet dont la destruction était considérée par les travailleurs comme une perte publique. On demanda que tant de richesses fussent acquisesparle gouvernement. Le comte de Seignefay, il faut le dire à son éloge, en fît luî-méme la proposition par une lettre qu'il adressa au Roi, et dans laquelle il s'en remettait complètement à sa générosité pour l'indemnité qu'il avait droit d'espérer. Louis XV s'empressa de se rendre au vœu de tous, et signa en quelque sorte le contrat de vente par ces simples mots écrits de sa propre main, en marge de la lettre d'offre du comte de Seignelay : Bon, 3oo,ooo livres.
C'est ainsi, qu'en 1732 , la Bibliothèque du Roi s'augmenta de la plus précieuse et de la plus splendide collection de manuscrits qui jamais ait été formée par un particulier.
En 1 748, les manuscrits qui avaient été cédés àMeigretde Serilly furent réunis au fonds commun, et aujourd'hui, à part quelques volumes disséminés çà et là dans des cabinets d'amateurs tant français qu'étrangers, la Bibliothèque Nationale possède la
presque totalité des manuscrits amassés par Colbert.
La plupart des livres imprimés et presque tous les manuscrits portent sur leurs plats les armoiries du possesseur primitif. Ces armoiries, dont les fers ont été gravés en 1672 par un nommé Thomassin, varient quelquefois quant au module ;.mais le fond de l'écu , ainsi que les ornements qui l'accompagnent, restent toujours les Le chiffre qui figure ordinai-
rement sur le dos des volumes, entre les nervures, se compose tantôt des simples lettres J. B. C. entrelacées et couronnées, tantôt de ces mêmes lettres, mais redoublées comme dessus.
EJelisle. Cabinet des manuscrits de la Bibliothèque Impériale.
Langlois. Nouvelles recherches sur les Bibliothèques des archevêques de Rouen.
Bibliotheca Colbert ina : seu Catalogus librorum Bibliotheoe quœ fuit primum... J. B. Colbert, regni administra deinde... J. B. Colbert, mardi.
de Seignelay; postea...J. Nie. Colbert, Rothomagensis archiepiscopi ; ad demimi... Caroli Leonori Colbert, com iti s de Sei gnelay .— Paris, J. Martin, 1738, 3 vol. in-ia.
109 ARMOIMAL DU
COLBERT (Jacques-Nicolas), deuxième fils du précédent , d'abord abbé du Bec, ensuite archevêque de Rouen, et membre de l'Académie française. 11 naquit à Parisen 1634, et mourut le 10 décembre 1707.
Ce prélat, rccommandable par les ém inentes qualités qu'il montra sur le siège épiscopal et par ses vastes connaissances littéraires, posséda, comme on vient de le voir, la Bibliothèque Col berti ne. Mais il avait aussi la sienne propre à Rouen , où figuraient des ouvrages rares et datant du berceau de l'imprimerie. Les volumes de sa provenance se reconnaissent aux marques suivantes : la première, quand il n'é-
tait encore qu'abbé ; la seconde, après
ques sont quelquefois accompagnées du chiffre composé des lettres J. N. C.
qu'il fut élevé a l'épiscopat. Ces mar-
em relacets, initiales ûc ses nom et prénoms.
Une partie de ses livres passèrent à sa mort dans la Bibliothèque de son père. Ainsi, la seconde marque est frappée sur un magnifique exemplaire in-folio vélin des Annales desGaules, par Nicole Gilles, Paris, Galîot Dupré, i5a5, conservé a la Bibliothèque Nationale, que l'on retrouve dans la collection paternelle. (Bibl. Colb., 1. 1, p. 179, n» 2585.)
COLBERT DE CROISSI (Charles- Joachim), évêque de Montpellier,
^appelant de la bulle Unigenitvs. Il naquit le 11 juin i738,et mouru; le 8 avril 1783.
Catalogua librorum bibliotheci:
Caroli Joachimi Colberti de Croissi, episcopi Montispessulani... {S. /.), 1740, 2 vol. în-8.
COLBERT (Michel- Edouard), doyen de l'Église d'Orléans en 1735/et abbé ccmmcndataire des abbayes royales deSaint-Mesmin et de Saint Michel en Thierache.
ARMORrAL DU BIBLIOPHILE.
COLBERT (Jean-Baptiste), marquis deTorcy, ministre secrétaire d'Étar, né le (4 septembre 1 665, mort le 2 septembre 1746. Ce futle quatrième et dernier ministre que cène famille donna à la France.
Catalogue des livres de M. le marquis de, Torcy, ministre et secrétaire d'État.— Paris, Barrois, 1755, in-8.
COLBERT (Louis), marquis de Linières, maréchal de camp par brevet endatedu i"janvieri748. Il naquit le 8 avril 170g, et mourut le 24 juillet 1761.
Ces armoiries sont frappées sur un exemplaire de : Austria... illustrata, 1722, in-folio, conservé à la Biblio- . thèque Nationale sous le ne M i3l.
On trouve encore au dos de ce volume le chiffre suivant :
composé des lettres L. C. entrelacées et couronnées, initiales des nom et prénoms de l'ancien possesseur.
L'on trouve beaucoup de volumes à cette marque dans les autres Bibliothèques de Paris, et presque tous sont reliés avec infiniment de goût et d'élégance.
ARMORIAI. DU BIBLIOPHILE.
C O L I G N Y (Gaspard-Alexandre , comte de). Il fut d'abord abbé de Saint-Denis de Reims, puis mestre de camp du régiment de Condé. Il mourut le 14 mai 1694, âgé de 3 a ans.
De gueules, à une aigle d'argent becquée , membrée et couronnée d'azur, armée et languée d'or.
Devise : le les épreuves tous.
COLIN, conseiller a Bourgogne,
Parlement de
D'azur, à trois colonnes d'or mises en pals.
CONFLANS (Godefroy-Mauricede), prieur de Vaisseaux en Vivarais, abbé d'Aiguebelle en 1608, grand vicaire de Soîasons, sacré évéque du
Puy le 20 juillet ifiai, moitié 14 mars iÔ25,figéde 498ns.
D'azur, semé de billettes d'or, au lion de même brochant sur le tout.
COQUEBERT (Simon), écuyer trésorier de France, conseiller échevin de la ville de Reims. 1727.
De gueules, à trois coqs d'or posés 2 et 1.
COSNAC (Dan ici- Joseph de), archevêque d'Aix en 1687. Il mourut, doyen des prélats de la Gaule, âgé d'environ 80 ans, le 2 1 janvier 1701.
Ce prélat avait une Bibliothèque remarquable par le nombre et le choix des ouvrages. Les reliures étaient belles, et la plupart portaient les armes suivantes sur les plats :
AKHORIAL DU BIBLIOPHILE.
D'argent, semé d étoiles de sable, au lion de même, armé, lampassé et
couronné de gueules brochant sur le tout.
COTTEREAU (Léon de), docteur de Sorbonne, prieur des Grands-Augustins de Paris, mort au mois de mai 1747, âgé de 67 ans.
D'argent, à trois lézards de sinoplc mis en pal, 2 et 1.
COUCY DE CHATEAUVIEUX (Louis), né le 16 août i55S, mort au mois de mars 1 583.
Écartelé: au letq., da\ur,à trois
fasces ondées d'or; au 2 et 3, d'azur, à unejlettr de lis d'or.
COURCILLON (Philippe de), marquis de Dangeau, Grand-Maître des Ordres du Mont-Carmel et de Saint- Lazare. 11 reçut ses provisions le 24 décembre 1693. Il avait été aide-decamp du Roi depuis 1672 jusqu'en 1684, puis ambassadeur en Suéde et deux fois en Angleterre, enfin chevalier des Ordres royaux et gouverneur de la Tourraine. Né le 2 1 septembre i638, mort le 9 septembre 1730. C'est l'auteur du journal si connu sous le titre de Journal de Dangeau.
D'argent, à la bande fuselée ds gueules, accompagnée d'un lion d'azur en chef.
I72 ABMOniAL DU BIBLIOPHILE.
COURTARVEL DE PEZÉ (Henri- Albert de), abbé commencfataire de Notre-Dame de Beaupré. Il mourut au château de Mont fort, près le Mans, en avril 1771, âgé de 0 ; aïs.
D'azur, au sautoir d'or accompagné d'un double orle de losanges de même.