‹ Armorial du BourbonnaisChapitre 11 sur 33 · VILLE DE CUSSET · texte numérisé non relu

VILLE DE CUSSET

He gueules, semé (fécussons dot. — PI. IV.

Armoriai manuscrit de la Généralité de Moulins.

Le « Dictionnaire des villes et communes de France • de M. Oiraull de Saint-Fargeau, attribue à la ville de Cusset, diaprés un armoriai manuscrit du XVIII* siècle, les armes de Tabbaye royale de cette ville que nous avons décrites plus haut, avec un champ de gueules, au lieu d'un champ d'azur; nous préférons nous conformer à rarmorial officiel.

VILLE D'EBREUIL.

Jf argent, à la belette de gueules. — PI. IV.

VILLE DE GANNAT. Ce fut Archambaud VIII, sire de Bourbon, qui affranchit les habitants de Gannat en 1236.

Ecartelé : aux 4 et 4 d'argent, au chardon fleuri au naturel; et aux Set S d^azur, au gant d^ argent. — PI. IV.

Armoriai manuscrit de la Généralité de Moulins.

■ L'Aimorial manuscrit de la Généralité de Moulins » place le gant aux premier et quatrième quartiers, mais nous avons adopté Técu tel que le

donne M. GirauU de Saint-Fargeau, diaprés TArmorial dont nous avons parlé plus haut, parce que ces armes sont ainsi figurées sur un sceau de la ville de Gannat, de la fin du XVI^ siècle, ou des premières années du XVII*, que nous avons vu dans la collection de feu M. Giat, de Gannat. Ce sceau ovale porte pour légende : sceav de la ville de gannat. Le chardon était Tun des emblèmes des ducs de Bourbon, on le trouve fréquemment accompagnant les armoiries de ces princes depuis le duc Louis II qui confirma, en -1367, les franchises de Gannat ; il est donc probable que les armoiries de la ville datent de cette époque. Le gant fait naturellement allusion au nom de Gannat. Nous trouvons, dans le deuxième volume des « Tablettes d^Auvergne », une notice sur Gannat de M. Peigue, il y est dit qu'au XY* siècle, Tune des portes de la ville était surmontée de reçu écartelé du chardon et du gant, avec cette devise : Qui s'y frotte s'y pique si gan n'a, La légende nous paraît un peu moderne pour Tépoque, aussi ne la donnons-nous que sous toutes réserves. M. Peigue a décrit, dans le même article, le sceau de la collection de M. Giat.

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